Page 20 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°9
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n°9
ClUB ENtrEPrENdrE Interview croisée - Thiriet, Depil Tech, deux générations, deux visions de la franchise Meneurs d’hommes
Cinquante ans d’expérience pour le premier, cinq pour le second. l’un dans le surgelé, l’autre dans l’épilation. deux générations, deux parcours singuliers, et un entretien... au poil !
Comment définir
vos activités respectives ? Claude Thiriet : J’ai créé l’entreprise en 1966. Elle propose, presque 50 ans plus tard, plus de 1 200 produits surgelés, de l’apéritif au dessert, dont 450 recettes de glaces et pâtisseries toujours fabriquées dans notre usine historique des Vosges. Nous possédons aujourd’hui 90 centres de livraison à domicile répartis dans toute la France et en Belgique, 180 magasins en France métropolitaine, dans les doM toM et au Benelux, pour 1,5 million de clients. thiriet, ce sont plus de 2 800 collaborateurs pour un Ca de
l’avantage de notre service, c’est que la commande est prête en quelques heures seulement. de nos jours, les consommateurs souhaitent tout avoir rapidement et surtout garder le choix. la stratégie multicanal est un réel avantage car elle permet d’intégrer le changement de modes de consomma- tion. Je crois que nous avons aussi su nous entourer d’une équipe expéri- mentée composée de chefs et de spé- cialistes capables de décrypter les ten- dances et de répondre aux demandes des consommateurs pour faire de nous une marque singulière, à la fois de proximité et dans l’air du temps. JBM : la franchise fonctionne bien en France, l’esthétique fait 11% de croissance par an avec de belles réus- sites, à l’image d’Yves rocher, de Body Minute et de Beauty Success,
puissent par exemple nous proposer des locaux adaptés à nos critères d’im- plantation. En retour, nous leur mettons à disposition nos produits, notre marque, notre concept magasin, nos outils marketings, commerciaux et notre savoir-faire. de plus, la franchise nous permet de collaborer avec des entrepreneurs, des commerçants, des managers qui doivent être de véritables acteurs au sein de la vie du magasin, tout cela dans le but
habitudes alimentaires des Français, avec des produits axés sur la santé, la traçabilité, le rapport qualité-prix. C’est cela qui nous rend attractif dans le monde de la franchise. Cela permet à nos futurs partenaires de se projeter sur des zones géographiques bien ci- blées et à fort potentiel. reste qu’un futur franchisé doit être actif dans la recherche de locaux commerciaux et
400 M€.
Jean-Baptiste Mauvenu : Je me suis associé avec mon frère Paul pour créer depil tech et ouvrir notre premier centre en mars 2011, après avoir dé-
de dynamiser les Ca et points de vente.
JBM : Je connaissais bien le monde de la franchise dans l’optique et, en parallèle, avec mon frère, nous avions fait du marketing de réseau dans les télécoms. Nous avons beau- coup appris sur le networking, le travail en équipe et sur la façon de construire un réseau. Comme notre premier centre a très bien fonctionné et que nous voulions transmettre notre savoir-faire, nous avons décidé de créer un véritable pôle de formation, à Nice, un vaisseau amiral, rassurant à la fois en termes d’assise et d’accom- pagnement. tout est parti de là : apprendre aux autres à
La stratégie multicanal est le moyen d’intégrer le changement de modes de consommation
couvert la lumière pulsée. avec cette technologie, nous proposons, en six séances, une épilation garantie à vie. Cela représente 90% de notre Ca. la même machine permet aussi de faire du photo-rajeunissement en réépais- sissant naturellement le derme de la peau. Nous avons associé à cette offre des produits cosmétiques. tout est allé très vite pour nous avec 10 ou- vertures la première année, 24 la se- conde, puis 12 en 2013, 35 en 2014 et autant cette année. Nous aurons 100 centres en 2014, soit l’ouverture d’un centre par semaine en ce moment. l’objectif est d’en avoir 400 à terme, avec un développement important à l’international.
Quels sont les mutations et enjeux de vos secteurs ?
CT : l’arrivée du drive offre plus de flexibilité aux consommateurs. Nous proposons donc ce service dans l’en- semble de nos magasins. il suffit de passer sa commande en ligne et de passer le jour et l’heure de son choix en magasin pour reprendre ses produits.
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une hiérarchie où nous nous classons quatrièmes en chiffres d’affaires, Es- thetic Center étant devant nous en termes de points de vente. Nous restons la seule franchise à ne faire que de la lumière pulsée – nous avons d’ailleurs l’exclusivité sur la meilleure machine du marché. les autres acteurs sont des esthéticiennes indépendantes et des dermatologues. Nous devons aussi tenir tête au lobby des médecins qui voudraient faire croire qu’il s’agit d’une technologie médicale. Nous al- lons donc devant les tribunaux régu- lièrement, lesquels nous donnent raison parce que la lumière pulsée fait partie des technologies très sûres, sans risque pour la santé avec une efficacité avérée.
Pourquoi avoir fait le choix du dé- veloppement en franchise ? CT : le groupe a décidé d’ouvrir son réseau de magasins à la franchise afin d’accélérer son développement. Nous souhaitons bénéficier de la connais- sance terrain de nos candidats à la franchise sur leurs secteurs géogra- phiques de prédilection, afin qu’ils
© Luc Hautecoeur
Claude iriet, PDG de iriet
De formation comptable, inscrit à l’école de la Chambre de Commerce spécialisée dans les métiers de bouche à Paris, Claude iriet hérite brutalement de la boulangerie
paternelle située à Eloyes, dans les Vosges, en 1966. L’entreprise fournira ses premiers grossistes en 1970 avant de se spécialiser dans les crèmes glacées quelques mois plus tard, puis d’investir dans un site de production et de créer un réseau de distributeurs exclusifs dès 1975. 1985 verra la création de la première gamme de pâtisseries surgelées.
faire de l’épilation définitive en six séances, apprendre à vendre aussi, et savoir gérer son entreprise pour former de vrais franchisés, opérationnels lors de l’ouverture de leur centre.
Éprouvez-vous des difficultés pour recruter des franchisés ?
CT : C’est d’abord le marché qui guide le franchisé. Celui des surgelés est dynamique et répond aux nouvelles
force de propositions, ce qui freine parfois l’enthousiasme de candidats évidemment confrontés aux réalités d’un investissement initial, compris entre300000€et350000€Htavec un apport personnel de 30 à 40 %. JBM : À ce jour, la seule difficulté à laquelle nous pouvons être confron- tés peut être celle d’un profil qui ne cadre pas avec ce que nous recher- chons, c’est-à-dire des gens que l’on


































































































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