Page 24 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°7
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n°7
CluB ENtrEPrENdrE Créer aujourd’hui - Les étapes pour se lancer en franchise
Mode d’emploi en toute franchise
LE CHOIX :
quels sont les incontournables et les chausse-trappes ?
Ca y est, c'est décidé : vous voulez devenir franchisé. Mais concrètement, par où commencer,
En franchise, comme dans beaucoup de domaines, tout commence par une question de choix. Choix du secteur d’activité, tout d’abord. les perspectives à moyen / long terme et la rentabilité du secteur doivent évidemment entrer en ligne de compte, mais attention à ne pas négliger les affinités. il sera en effet difficile pour le chef d’entreprise de s’investir durablement et efficacement dans un domaine qu’il ne maîtrise pas, et surtout, pour lequel il n’a aucune af- finité. une fois le secteur identifié, at- tention : tous les réseaux ne se valent pas. En matière de droits d’entrée, tout d’abord, mais aussi en matière de for- mation, de services, d’accompagne- ment... Pour s’y retrouver, des certifi- cations existent, comme celle attribuée par Bureau Veritas, en partenariat avec l’iref. agréée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et par la Cofrac, elle vise non seulement à ap- porter un gage de sérieux aux réseaux en matière de respect de la législation, mais également à distinguer ceux dont la structure est la plus à même d’aider les candidats à se développer et à réussir durablement.
des locaux, publicité... les frais se chif- frent en dizaines de milliers d’euros, et peuvent atteindre des sommes à 6 chif- fres dans certains réseaux. dans la plu- part des cas, le feu vert du banquier sera donc décisif. Bonne nouvelle pour
Courtage, géo-marketing, gestion... les conseils peuvent avoir leur utilité parfois
lafontaine, associé fondateur du cabinet de conseil axe réseau, « le travail de préparation du dossier bancaire est pré- pondérant dans un projet de franchise. le but du jeu pour le candidat est de convaincre le banquier de sa capacité
fonctionne », remarque Florent la- moureux, directeur du marché des pro- fessionnels de Caisse d’Epargne. Ce chiffre est également justifié par la né- cessité pour le franchisé de faire face à ses mensualités sans difficulté. « il ne s’agit pas uniquement de rassurer le banquier ou limiter les risques pour lui comme on peut l’entendre, mais bien de préserver la réussite de l’entreprise et de la pérenniser », ajoute Florence Soubeyran, responsable du Pôle fran- chise et commerce associé chez Banque Populaire. « le chiffre de 30% n’est pas choisi au hasard : c’est le niveau qui permet à une entreprise en démarrage de monter en puissance tout en assumant les charges d’exploitation et le rem- boursement de l’emprunt. Si la dette contractée est trop importante, le niveau des mensualités risque alors d’être trop élevé par rapport à la rentabilité dégagée par la structure ». Ce chiffre n’est tou- tefois pas gravé dans le marbre : il peut varier en fonction des dossiers. « Chaque cas est spécifique : on peut se trouver face à quelqu’un d’extrême- ment motivé un peu juste en termes d’apport personnel. C’est notamment le cas des candidats à la franchise jeunes qui n’ont pas accumulé beaucoup d’épargne. dans de tels cas, il peut nous arriver de donner notre feu vert alors qu’il n’a que 20% d’apport », ob- serve Florent lamoureux. le secteur a aussi son importance : dans le domaine des activités de services, qui offrent moins de garanties, les banques sont généralement plus exigeantes, et peuvent demander 40% d’apport personnel, voire davantage.
L’ADMINISTRATIF :
les candidats : la franchise a bonne ré- putation auprès des établissements. « toutes les grandes banques ont un département dédié. il est beaucoup moins difficile de financer une franchise qu’une entreprise traditionnelle », sou- ligne Chantal Zimmer. « le tarissement du crédit est beaucoup moins problé- matique. Quand le business plan tient
à exploiter le concept et à obtenir une bonne performance commerciale. » le recours du candidat à une assurance emprunteur, ou à la garantie apportée par Bpifrance, peut également faire pencher la balance. Cependant, c’est avant tout le fait de mettre sur la table un apport personnel important qui maxi- misera les chances de réussite. les
Sur ce plan, les démarches nécessaires pour créer une franchise ne diffèrent pas d’une création d’entreprise tradi- tionnelle : choix du statut juridique, rédaction des statuts de l’entreprise, enregistrement auprès du centre des impôts... le responsable d’une franchise est d’ailleurs un chef d’entreprise in- dépendant à part entière, comme le souligne Chantal Zimmer, déléguée gé- nérale de la FFF. « la seule différence entre un franchisé et un chef d’entreprise ‘classique’ est que le franchisé choisit une stratégie de développement parti- culière », observe-t-elle.
Il est beaucoup moins difficile de financer une franchise qu'une entreprise traditionnelle
LE COURTIER :
LE FINANCEMENT BANCAIRE :
rares sont les aspirants à la franchise qui peuvent financer en cash les frais liés au lancement d’une opération. droits d’entrée, frais de formation, équipements, pas de porte, aménagement
la route, les candidats obtiennent les financements. » Et ils auraient tort de se priver : conséquence des taux histo- riquement bas, l’argent n’a jamais coûté aussi peu cher ! les taux des prêts à 7 ans (période qui correspond en règle générale au financement des entreprises en phase de création) tournent autour de 2%. Encore faut-il obtenir l’accord du banquier... Celui-ci fonde sa décision sur une série de critères : qualité de l’enseigne, emplacement, valeur à la revente, budget prévisionnel... et surtout, solvabilité du profil. Pour laurent de-
banques demandent en règle générale au moins 30% d’apports de la part du porteur de projet. Ce chiffre porte sur la totalité des investissements : droit d’entrée, droit au bail, fonds de com- merce, travaux, aménagements, frais de création... Ce ratio est tout d’abord une garantie pour l’établissement ban- caire. « Pour nous, c’est une preuve que nous sommes en face de quelqu’un qui est véritablement prêt à s’investir. il met des moyens financiers, et nous avons donc des raisons de penser qu’il est réellement motivé pour que cela
Plus l’investissement est lourd, plus il est intéressant de faire appel à un courtier professionnel. Celui-ci va tra- vailler sur la meilleure façon de présenter la demande d’emprunt, et frapper à la porte des banquiers les plus enclins à l’accorder. « Chaque banque a des quotas sur les différents types de fran- chise. Si le candidat fait une demande à la Société Générale pour une franchise d’immobilier et que les quotas en la matière sont déjà atteints, le dossier ne sera même pas étudié. le courtier maî-
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