Page 26 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°7
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CluB ENtrEPrENdrE
Créer aujourd’hui - Les étapes pour se lancer en franchise
trise ces problématiques, et sait où s’adresser », remarque laurent dela- fontaine. le courtier est aussi un allié qui a l’avantage de préserver le moral du candidat en lui évitant d’être confronté directement à d’éventuels refus des banquiers. « lorsqu’un can- didat sollicite 8 banques et qu’on refuse son dossier 8 fois de suite, il va com-
Négocier une clause supplémentaire sur son contrat ? Facile !
cialisés dans certains secteurs, comme le syndicat du meuble. Ceux-ci peuvent le faire bénéficier de leur expertise, mais aussi l’orienter vers des profes- sionnels certifiés. Pour des questions plus pointues, l’expert-comptable ap- paraît souvent comme une figure in- contournable. « le candidat a tout intérêt à faire valider son modèle éco-
Le DIP
Un support écrit fondamental
Les règles spécifiques à la franchise sont spécifiées par la loi Doubin, mise en place en 1991. Celle-ci impose au franchiseur de transmettre à tout nouveau franchisé un DIP (document d'information précontractuel). Ce document doit permettre au candidat d'avoir une vue d'ensemble du réseau : situation juridique et financière, comptabilité, parcours des dirigeants, historique du réseau, état local du marché... Il doit permettre de rejoindre la franchise en toute connaissance de cause. Son importance est capitale : si les informations qu'il contient sont erronées, le contrat de franchise peut être rompu. En cas de doute, le candidat peut le faire relire par son expert-comptable ou par son avocat.
mencer à douter : est-ce qu’il a le bon profil ? Est-ce que son emplacement est mauvais ? le courtier retire cette dose de stress superflu par rapport à cette demande de financement. »
nomique par un professionnel, surtout lorsque l’investissement est lourd », insiste laurent delafontaine, qui cite l’exemple de la franchise acadomia, où le droit d’entrée est de 50 000 euros, et l’investissement global peut atteindre 100 000 à 120 000 euros. outre l’étude
En théorie, les contrats de franchise, appelés contrats d’adhésion, ne sont pas négociables : ils sont identiques sur l’ensemble du réseau, et il est im- possible d’appliquer une clause spéci- fique pour un franchisé. la marge de manœuvre est donc ténue... mais elle existe. « tout dépend du réseau. Chez Mcdonald’s, rien n’est négociable. ail- leurs, on peut discuter par exemple de l’étendue que recouvre l’éventuelle ex- clusivité territoriale », remarque laurent delafontaine. Et même si les différentes clauses du contrat d’adhésion ne peuvent pas varier au cas par cas, il est possible d’y apporter des avenants. Par ce biais, il est légalement possible d’abaisser le droit d’entrée, mais cette baisse doit être justifiée : difficulté de la région, ou encore mauvaise image de l’enseigne sur cette zone... les raisons de ce rabais
LES CONSEILS :
Faut-il se faire accompagner, et par qui ? Pour Chantal Zimmer, tout est une question de compétences, notam- ment juridiques. « Ceux qui ont l’habi- tude de la création d’entreprise savent en général mettre sur pied un business plan. » S’il est possible de se lancer seul, d’autres professionnels du secteur recommandent aux aspirants à la fran- chise de se faire entourer avant de se lancer. Pour les questions d’ordre gé- néral, le candidat peut dans un premier temps se rapprocher des fédérations professionnelles ou des syndicats spé-
tées par écrit sur l’ave-
Les marges de négociation avec le franchiseur sont ténues, mais elles existent
de la viabilité du modèle économique, prises. « C’est un point qui peut aussi celui-ci pourra conseiller le candidat avoir son importance lors de la négo- sur la structure à donner à son entreprise ciation avec la banque : le fait de pro- (SaS, SaSu...) les grands réseaux duire un document chiffré réalisé par d’experts comptables, comme KPMG un expert crédibilise le dossier », sou- ou Fiducial, ont généralement des struc- ligne laurent delafontaine.
doivent être por.
nant. Cependant, même si la perspective d’un rabais peut être séduisante, les experts invitent à la prudence. « Je n’aurais pas confiance en un franchiseur qui fait des prix à la tête du client », avertit Chantal Zimmer. « Soit il est sûr de sa prestation, soit il n’en est pas sûr. S’il en est sûr, il ne doit normalement pas négocier. »
tures spécifiques dédiées à la franchise. autre sujet sur lequel il est important de recueillir un avis extérieur : l’em- placement. « Nous le répétons depuis 1975 et je continue de le répéter : l’em- placement est déterminant, primordial », martèle Michel Kahn, président de l’iref, paraphrasant l’adage selon lequel la recette du succès d’un magasin est « l’emplacement, l’emplacement et en- core l’emplacement ». d’où l’intérêt de faire réaliser une étude de marché par un cabinet de conseil en géo-mar- keting. Celui-ci détermine un chiffre d’affaires minimum, maximum, et mé- dian en se basant sur une multitude d’indices : phénomènes de migration, indices de disparité, potentiel client... un service qui a un coût : autour de 1 200 euros, en fonction du dossier... mais qui peut éviter les mauvaises sur-
CE QUI EST NÉGOCIABLE :
26 JuiN / JuillEt /août 2015
Antoine Pietri


































































































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