Page 15 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°5
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Interview croisée CLUB ENTREPRENDRE
propriétaires réclament des valeurs locatives qui ne sont plus en adéquation avec le marché.
Quel accompagnement leur proposez-vous ? NL : C’est surtout au départ que le franchisé a besoin d’accompagnement. Nous lui expliquons comment
considérons qu’il est autonome. Nous n’allons pas avoir une flopée de gens de bureaux qui vont venir vérifier la façon dont il travaille au jour le jour. De toute façon, le juge de paix reste le chiffre d’affaires. Si le franchisé reçoit deux clients par jour, il sait que cela ne fonctionne pas. Nous
proposons un accompa- gnement classique. Une fois que le franchisé est validé, nous l’accompagnons dans la recherche de l’emplacement, les travaux... S’ensuit une formation très spécifique de deux mois sur le concept du magasin, la gestion, l’optimisation des produits de beauté, les machines que nous utilisons... La formation couvre aussi les protocoles de soin que nous offrons, et qui sont très spécifiques. Si le franchisé n’est pas titulaire d’un diplôme d’esthétique, nous formons aussi sa responsable. Nous lançons aussi des opérations de communication, avec un planning de lancement de magasin. Par la suite, la formation continue est un élément crucial, puisque nous sommes dans un métier où la réglementation évolue en permanence. Nous proposons aussi toute une boîte à outils pour la communication locale, dans laquelle le franchisé vient choisir les opérations qu’il veut mener. Enfin, nos
franchisés ont accès à un outil informatique de gestion qui permet de gérer les abonnements, suivre les clientes...
Quelle est votre perception de l’échec ? NL : Nous avons eu deux mauvaises expériences. L’un de nos franchisés, dans le sud de la France, était un excellent commercial, mais un très mauvais gestionnaire. Ce qui ne pardonne pas sur un modèle low-cost. L’autre cas se situait en région parisienne. Nous avons dû nous retirer par manque de flux, en raison d’une concurrence à très bas coût. Nos concurrents ne respectaient pas la législation, donc nous avons
Heureusement, sur un réseau de 180 magasins, ce type d’erreur existe de moins en moins. Ensuite, vous avez l’erreur de casting, qui survient dans n’importe quelle entreprise. Quiconque peut se méprendre dans le
qu’elle n’est pas faite pour ce métier, et de l’accompagner dans la revente de sa boutique. Autre cas de figure : le franchisé qui est très performant sur un point de vente, mais qui n’arrive pas à en gérer un
Ouvrir un point de vente au mauvais endroit est pratiquement impossible à rattraper Dominique Munier
Nous n'allons pas envoyer une flopée de gens de bureaux pour vérifier le travail du franchisé. Le juge de paix reste le chiffre d'affaires
Nicolas Langer
valoriser son emplacement, n’organisons pas de comment développer son séminaire, par exemple. Ce business, comment tout qui ne veut pas dire que maîtriser sur le plan nous ne sommes pas à sa technique. On ne peut pas disposition, bien sûr. Tous faire d’économies sur ces les franchisés ont notre sujets. Nous le coachons numéro, ils ont une personne pendant six mois, voire un dédiée au siège.
préféré fermer le site.
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an. Ensuite, l’accompa-
gnement est plus léger, nous DM : Avant ouverture, nous
Propos recueillis par Antoine Pietri
DM : Vous avez toujours des échecs en franchise. A nous de les anticiper. L’erreur que le franchiseur ne doit pas connaître est celle de l’emplacement. Ouvrir un point de vente au mauvais endroit est pratiquement impossible à rattraper.
recrutement, par exemple en découvrant après coup que telle personne était un bon salarié, mais qu’il ne sait pas tenir une entreprise. Cela concerne une minorité de personnes, mais cela arrive. L’enjeu est d’amener cette personne à comprendre
deuxième. Là aussi, des solutions existent, même si cela n’est pas toujours
simple.
DÉCEMBRE / JANVIER / FÉVRIER 15


































































































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