Page 41 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°13
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Saga - L’Onglerie l’HiStoirE dES rÉSEaUx
sonnes arrivaient à l’âge de la retraite, après avoir renou- velé quatre fois leur contrat. Nous comptons dans nos rangs des enfants de franchisées qui créent leur centre. En cinq ans nous avons renouvelé 65% des franchisées, et bien souvent ce sont les salariées qui ont ra- cheté à leur patronne. Cette pratique est dans notre ADN, j’en suis la preuve vivante. Elles ont la technique, et il leur est plus facile de convain- cre le banquier ». la moyenne d’âge est désormais de 42 ans, avec même une jeune franchi- sée de 22 ans à la rochelle. C’est donc ce melting pot, des jeunes, des seniors, multi-cen- tres, gros centres, petits cen- tres... qui fait la richesse du réseau. « Nous les consultons pour de nouveaux produits, par deux ou trois réunions régio- nales dans l’année où la par- ticipation n’est pas obligatoire mais est élevée, et par une convention nationale tous les 18 mois, plus festive. Le côté échanges et émulation fonc- tionne bien ».
serrées en amont », révèle celui qui se dit « peu dérangé par ces différences. Elles nous per- mettent de nous distinguer par rapport à ceux qui importent des produits lointains. Quand nous avons pignon sur rue, nous ne pouvons plaisanter avec des composants soupçon- nés d’être dangereux et can- cérigènes », ajoute le président de l’union des professionnels des métiers des cils de l’ongle et du maquillage (Upcom). l’onglerie assume donc son côté professionnel et rassurant, étant le seul réseau organisé dans ce domaine - Beauty Suc- cess, qui a racheté Esthétic Center, le faisant en activité connexe.
UN AVENIR PRÉPARÉ
VÉRITABLE INSTITU- TION DES ONGLES
le marché américain tire le marché mondial. « Les nou- veautés s’enchaînent. Au- jourd’hui quand on s’occupe des mains, il est courant de faire aussi les pieds à partir de mai, ce qui procure 20 à 30% de CA en plus. De même les vernis permanents ont fait leur apparition. Nous avons aussi étendu notre gamme, avec 90% des produits issus de notre marque, fabriqués en Europe, en France ou en Angleterre, pour répondre à une réglemen- tation drastique », décrit l’as- socié. l’onglerie achetait en effet des produits aux Etats- Unis, mais les fabricants n’ont pas voulu donner d’informa- tions précises quant aux com- posants, arguant qu’il s’agissait de secrets de fabrications. « C’est une autre mentalité, ils possèdent de puissantes as- sociations de consommateurs, entourées d’avocats, qui inter- viennent s’il y a un problème. En Europe c’est l’administra- tion qui impose des normes
le but affiché de parvenir à 150 magasins dans trois à cinq ans ne conduit pas à un déve- loppement à tout-va. « L’in- vestissement peut s’élever de 50 à 120 000 euros tout com- pris – pas-de-porte, mobilier... Il nous faut faire une vraie sé- lection », affirme celui qui a aussi signé un contrat de master franchise au Maroc. Beaucoup de demandes émanent du Ma- ghreb. « Nous distribuons en Tunisie, et espérons dans cinq ans couvrir huit villes au Ma- roc. Nous avons aussi une de- mande en projet en Suisse », précise le dirigeant qui caresse de grandes ambitions dans l’Hexagone : « il existe en France 420 villes de plus de 20 000 habitants, ce qui est un seuil pour nous. Le potentiel est donc élevé. Bien-sûr les configurations sont différentes, certaines communes privilé- giant leur centre-ville, quand d’autres ont favorisé les péri- phéries. Des centres commer- ciaux nous font des demandes,
vient bien parce
ce qui nous con.
qu’ils font généralement un ef- fort sur le loyer ». de telles velléités sont prometteuses, et il est fort à parier que le Ca, actuellement à 19 millions d’euros, atteigne vite les 25 millions visés.
Julien Tarby
dÉCEMBrE / JanviEr / FÉvriEr 41

