Page 30 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°13
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ClUB EntrEPrEndrE Créer aujourd’hui - Focus sur le marché du bio verdissement tous azimuts
SPlace à la démocratisation extrême et au mouvement sociétal. les belles surprises vont encore survenir.
a transparence prétendue, son distribution. » toutefois, côté com- dans ce secteur, créé en 1986, qui 2008, l’offre de burger gourmet n’exis- cahier des charges plus scru- portements d’achat, la grande distri- s’est développé sous forme de coo- tait pas encore. Nous avions envie puleux, son respect pour l’en- bution l’emporte toujours. 81% des pérative fédérant 380 points de vente, avec mon associé de faire dans la
vironnement et ses consommateurs consommateurs achèteraient leurs a ouvert en 2015 à Paris le premier qualitatif que l’on peut manger plus
exigeants font du bio un créneau prisé. ajoutez en sus un peu de scan- dale alimentaire pour faire de ce sec- teur d’activité un des plus dyna- miques. En 2015, selon le baromètre
produits en grandes et moyennes sur- face. Mais les usages évoluent et chaque circuit de distribution est en croissance : marchés, magasins spé- cialisés en produits bio, ferme, artisans
point de vente éphémère bio, son Biocoop 21 pour surfer sur la Cop 21. les autres enseignes historiques ne sont pas en reste dans cette crois- sance sectorielle et connaissent une progression de 20%, portée par le développement en franchise. tel est le cas par exemple de la vie Claire, l’Eau vive, naturalia, Bio C Bon... Ce faisant, naturalia, rachetée par Monoprix en 2008, s’est imposée comme le premier réseau de produits biologiques en Île de France avec 141 points de vente dont près d’une centaine en région parisienne et 37 nouvelles ouvertures en 2015. les cosmétiques, casiers réfrigérés, paniers aMaP, pressings, boulangeries, res- taurations rapide sont autant d’autres segments qui se sont verdis. outre l’historique franchise d’Yves rocher, la première à avoir lancé une gamme de produits bio dans les années 1960, la juvénile Mademoiselle Bio, entre autres, est une enseigne qui propose à la vente des produits certifiés et éco-responsables. Côté restauration rapide, si le secteur du bio se carac- térise par une embellie, tout n’a pas toujours été rose. les récentes dé-
souvent avec moins de culpabilité et 100% Bio. Nous nous sommes vite aperçus que le concept était porteur grâce notamment à l’actuel image du bio qui est connotée branché et s’adressant à tout le monde ». Enfin, sur le segment du pressing bio, des enseignes comme H2o, aqua blue, Sequoia et Eco Clean dominent sur leur secteur d’activité.
de l’agence Bio / CSa, son chiffre d’affaires a enregistré un taux record de consommateurs et d’acheteurs. En outre, le nombre de personnes qui se convertissent à ces nouveaux modes de consommation est aussi à la hausse. toujours selon les estima- tions de ce baromètre, 80% des Fran- çais, contre 43% en 2003, achèteraient des produits bio et 55% le feraient régulièrement.
Bio a rimé avant-hier
avec hippie, hier avec bobo. Plus aujourd’hui...
commerçants, aMaP, drive... Bonne nouvelle pour les réseaux de franchise et leurs ouailles, car 2015 se carac- térise aussi par une croissance forte dans les magasins spécialisés : de l’ordre de 15% en moyenne qui se concrétisent par davantage d’ouver-
GRANDE DISTRIBUTION VS ENSEIGNES SPÉCIALISÉES Malgré le développement de ces ré- seaux, le marché reste très concur- rentiel en raison du positionnement sur ce marché des marques de distri- buteur et du positionnement des grands groupes agroalimentaires et cosmétiques qui souhaitent maintenir l’intérêt de leur clientèle en mettant en valeur leur souci de transparence et d’écologie. les marques de la grande distribution écrasent le reste de la concurrence avec 42% des ventes en valeur en 2015. Mais leur faiblesse réside dans l’infidélité de consommateurs exigeants, n’hésitant pas à se tourner de temps à autres vers des magasins spécialisés. Franck
MATURITÉ ET CROISSANCE À DEUX CHIFFRES
Franck Berthouloux, directeur du cabinet de conseil adventi Franchise, membre du Collège des Experts de la Fédération Française de la Fran- chise, souligne : « le marché est ma- ture. On ne parle plus de early adop- ters. Aujourd’hui, tout le monde est attentif, avec comme première raison la santé, de laquelle découlent des exigences de qualité et de traçabilité. Il existe côté réseaux une course au maillage. Les enjeux de développe- ment sont en partie liés à la recherche de leviers de négociation possible pour un réseau en matière de prix d’achat et de revente. Une manière de lutter également contre la grande
Cosmétiques, casiers réfrigérés, paniers AMAP, pressings, boulangeries, restaurations rapide sont autant de segments qui se sont verdis
convenues ou la mise en pause de certains développements d’enseignes telles que Green is better, concept de bar à salades ou encore Planetalis, créé en 2001 et comptant 24 restau- rants, en attestent. Cela dit, d’autres enseignes semblent prometteuses à l’image des Basilic & Co, concept de pizza bio, en phase de recrutement ou Bio Burger, jeune enseigne qui vient de se lancer en franchise. louis Frack, cofondateur de BioBurger, qui prévoit l’ouverture de trois à cinq franchises l’année prochaine, té- moigne : « lors de notre création en
Bertouloux, directeur adventi Franchise, ajoute : « ce qui fera de la différence au-delà du savoir-faire ? C’est la puissance d’achat de la marque, la logistique et la relation client : nous arrivons sur des éléments concurren- tiels maitrisé par la grande
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tures, d’aménagements et mécani- quement de hausses de fréquentation. Un marché qui pesait 5,8 milliards en 2015 et qui devrait peser le double d’ici 2020.
distribution. Toutefois des “magasins de destination” au maillage dense ont leur place. Ces franchises doivent rester différenciantes grâce à une qualité de service et d’accueil meil-
ULTRA CONCURRENCE ET NOUVELLES NICHES
Fini le préjugé qui auréole le bio comme produit de prédilection du hippie. le bio a singulièrement mo- dernisé son image et investi de nou- veaux segments de marché. Par exem- ple, malgré un petit coup de mou il y a quelques années, Biocoop, leader
leure que dans la G.
surfaces n’ont toutefois pas abandonné ce secteur aux enseignes spécialisées. Comme l’illustre le dernier atout sorti de leur manche : des franchises de supérettes bio à l’image des Car- refour Bio ou Cœur de nature du groupe auchan...
MS ». les grandes
Geoffroy Framery

