Page 26 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°5
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n°5
CLUB ENTREPRENDRE Créer Aujourd’hui - Habillement et textile
Des enseignes qui retrouvent des couleurs !
Baisse du pouvoir d'achat, développement des réseaux de ventes privées, soldes "flottantes"... les habitudes de consommation évoluent, le marché de l'habillement est contraint de suivre le mouvement s'il veut tirer son épingle du jeu. Les réseaux les plus porteurs sont, sans surprise,
ceux qui ont su le mieux intégrer ce grand boule.
Dans les années 2000, la stratégie privilégiée par les réseaux était celle de la pour le développement par voie de stratégie différenciante. Le travail de la marque et multiplication du nombre de points de vente pour développer le chiffre l'attention portée au client sont devenus les nouvelles priorités. Certaines enseignes d'affaires. Rappelons que le contexte économique était particulièrement favorable ont retravaillé leur offre, d'autres ont réorganisé leur réseau, développé leur site à cette option : taux de change, coût des matières premières et de production faibles,... marchand ou étendu leurs ventes à l'international. Pour les plus dynamiques, les Depuis 2009 et le recul du chiffre d'affaires annuel du secteur, les enseignes ont opté résultats sont au rendez-vous.
Par Marie Bernard
versement.
à fouille remplis de fripes dépareillées. Les vêtements sont aujourd’hui posés sur tables, sur meubles bas ou bien sur cintres. Une stratégie à contre-courant, qui n’a pas manqué d’étonner les spécialistes du secteur au regard de la tradition « populaire » de la marque. Le mot Tati suffit à lui seul à évoquer la notion de prix bas. Alors, le changement de codes visuels haut de gamme à l’intérieur de ses magasins ne risque-t-il pas d’écorner son image ? L’avenir le dira.
n LA QUALITÉ PAYE !
Il semblerait que dans le secteur de la grande distribution d’habillement, l’option de la qualité soit payante. L’un des leaders du secteur, Vêt’Affaires, a fait le choix d’allier les prix bas avec la qualité de ses produits. La marque dispose de son propre bureau de style, choisit avec soin ses acheteurs et fait travailler une dizaine de stylistes qui étudient en temps réel les évolutions des tendances. Autre point fort de l’enseigne, la clarté et la lisibilité de son offre. Depuis deux ans, l’enseigne intègre dans ses rayons des produits de marque. Ainsi peut-on y acheter du Nike, Naf Naf ou Hello Kitty. Le franchisé dispose de 5 000 références. L’enseigne est ouverte 7 jours sur 7, jours fériés compris. Généralement, les
Consommation
En 2014, les français renouent
avec le shopping !
Un rebond de la fréquence d’achat sauve le marché du textile ! Tandis que l’année 2013 marquait un net repli, les chiffres de l’année 2014 sont encourageants. Les Français ont acheté davantage d’articles de mode. Malgré la stabilisation du prix moyen, ils ont dépensé plus. Excepté le segment chaussant, tous ont bénéficié de la reprise. La fréquentation des circuits de distribution a augmenté. C’est à nouveau Internet qui gagne du terrain, et dépasse les 10% de parts de marché en valeur et devient le troisième circuit de distribution... derrière les enseignes de périphérie. Avec plus de 30% des parts de marché, ce sont les chaines de centre-ville et centres commerciaux qui occupent la première place du classement. Enfin, deux autres circuits reprennent des couleurs : les discounters et les chaines de périphérie.
Source : Worldpanel, échantillon de 12 500 individus panélistes de Kantar Worldpanel, et calculées sur un univers textile/chaus- sures/accessoires au total France.
Le plus chronophage pour les points de vente ? Les indécises...
n L’ULTRA DISCOUNT, MIEUX QUE PRÉVU Marseille, Dijon, Villeneuve-la-Garenne, Aulnay-sous- Bois ou Créteil, toutes ces villes ont pour point commun d’accueillir les premiers franchisés Primark. Le discounter originaire d’Irlande a investi l’Hexagone voilà quelques mois et le concept “ultra discount” a de quoi faire trembler les Gémo, Tati, H&M, La Halle, Kiabi et autres adeptes des prix cassés ! La marque ouvre des magasins d’au moins 4 000 m2 où les moins de 35 ans, cible favorite de ce genre d’offre, trouveront à leur guise des robes à moins de 10 euros. Succès garanti ! Particularité du concept, les vêtements ne portent pas d’antivol. Alors certains se targuent sur les réseaux sociaux d’être sortis sans payer... Si la marque refuse de révéler le montant du manque à gagner, une chose est certaine, c’est qu’elle en sort gagnante. L’absence d’antivol permet en effet de
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limiter les manipulations. Agrafer chaque dispositif représente un coût au temps passé non négligeable. En caisse aussi, ce choix représente un gain de temps qui permet de limiter les files d’attente et favorise ainsi l’achat d’impulsion. Il faut bien avouer que les prix très bas incitent les clients à augmenter leur volume d’achat. On y entre parce qu’on a besoin d’un jean, on en sort ha- billé pour l’hiver ! Faibles prix et gros volumes, ce point est essentiel dans la stratégie de la marque. Autre enseigne phare du hard discount qui fonctionne bien, Tati. Le roi de Barbès a su se réinventer, fixant à six le nombre d’ouvertures de magasins XXL d’ici la fin de l’année 2014. Objectif à cinq ans, passer de 129 à 250 magasins. En août 2013, la marque rose et blanche a ouvert sa pre- mière boutique de 4 000 m2 à Thiais (94). La marque a opté pour un changement de présentation. Finis les bacs


































































































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