Page 10 - EcoRéseau Franchise & Concept(s) n°5
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n°5
PANORAMA A la Une - La franchise en duo
amener à gérer plusieurs points d’enseigne en même temps, dans la logique d’un multi-franchisage où chaque personne contracte avec le franchiseur pour devenir gérant d’une seule unité, même si l’ensemble sera regroupé derrière une seule et même personne
dérives ou imprévus : dé- finition des rôles et com- pétences de chacun, règles en cas de séparation... « On va souvent avoir le cas de figure qui présente un actionnaire majoritaire à 51% et un minoritaire qui bénéficie du statut salarié, avec les avantages liés à
d’un couple d’entrepreneurs comprend sur le plan hu- main la recherche d’un consensus qui concilie in- timement les sphères pri- vées et professionnelles. Cette raison explique d’ail- leurs pourquoi les couples divorcent moins dans ce cas de figure. La franchise
Pas question de donner les clefs d'une enseigne à une aventure sans lendemain. Des questions quant à la solidité du couple seront posées
morale. « Dans les faits, la SARL couvre une très large majorité de franchisés car la forme, bien connue et peu coûteuse, correspond le mieux à la formule de 2-3 associés. On est rare- ment sur de plus grosses associations », note Me Laurence Vernay, avocat associée au cabinet Saje. Et dans bien des cas, un pacte d’associés sera signé pour gérer les éventuels
la retraite, les arrêts et le chômage », constate Sté- phanie Cinati di Fusco. Le cas se vérifie, entre autres, avec Ludovic Osberger, gé- rant mais dont la conjointe a racheté une part pour fa- ciliter les démarches de cession ou de reprise en cas d’accident.
est à considérer bien plus pour le meilleur que pour le pire. Et la gestion de la boite comme thérapie et métronome du couple. Ces nombreux motifs poussent certaines enseignes à jouer le jeu du tandem et à leur faire les yeux doux. En par- ticulier dans les domaines de l’artisanat, de la restau- ration ou de la fleur par exemple. Les enseignes ap- précient également les cou-
LE FRANCHISEUR PASSE POUR L’APÉRO
De fait, la mise en place
Ah la compta du samedi avec les enfants...
ples dans leur manière ex- trêmement bien rodée de monter leur projet. Nombre de projets en couple pré- sentent ainsi un dossier pre- nant en compte chaque as- pect de la franchise, en y incluant les répercussions sur leur vie privée. Un plus qui ne saurait déplaire à la tête de réseau. Toutefois, les contreparties existent.
Le contexte familial doit
être abordé avec le fran-
chiseur. L’un des premiers
facteurs d’échec ? Ce sont
les accidents de la vie, à
l’image d’un déménage-
ment dont les impacts sur
la famille n’ont pas été an-
ticipés, ou encore un pos-
sible désaccord du conjoint
sur la participation dans
le projet. Des interroga- de la commission avant
Souvent un pacte d'associés sera signé pour gérer les éventuels dérives ou imprévus : définition des rôles et compétences de chacun, règles en cas de séparation...
du futur franchisé. La ren- contre peut donc faire partie du process de recrutement, en particulier dans des fran- chises qui nécessitent des investissements lourds ou de larges amplitudes ho- raires en matière d’heures de travail. « Chez Weldom, on pose la question du mon- tage en couple ou non lors
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Et l’intimité dans ce qu’elle peut dévoiler à la sphère professionnelle, est passée aux cribles des exigences de la tête de réseau. Ce faisant, le franchiseur s’en- quiert systématiquement de la solidité du couple. Pas question de donner les clefs d’une enseigne à une aven- ture sans lendemain. La tête de réseau posera aussi la question de la durée de l’engagement de chacun. «
tions à soulever avant de décider de créer ou repren- dre. Il faut que l’ensemble de la famille soit partie prenante. Cela semble évi- dent, mais demeure une des premières sources d’échec », exprime Christine Molin, responsable du pôle fran- chise et commerce associé chez LCL. Il n’est donc pas rare que les franchi- seurs organisent une ren- contre à même le domicile
agrément. Mais c’est une question à laquelle je n’ai pas su répondre. Ma conjointe a décidé de se joindre au projet une fois seulement l’agrément ac- cordé », témoigne Ludovic Osberger. Toutefois, l’ins- tauration de ce dialogue autorise les candidats à questionner le franchiseur sur le succès de couples ou d’associés dans la réi- tération du savoir-faire sous

