GEA Invest mise aussi sur les réseaux de franchise en Europe

GEA Invest, saison 1 épisode 2. Dans ÉcoRéseau Business n° 72, daté septembre, nous avions abordé avec Paul-Luc Pérez – président de GEA Invest –, le noyau du groupe auvergnat, Bonbonprint et OTC Concepts. Et si l’avenir des petits bonbons – artisanaux et 100 % made in France –, passait aussi par Candyprint ? Une marque qui vise à transposer le savoir-faire français à l’international. Condition sine qua non pour grandir. Éclairage avec Franck Mathot, export manager chez GEA Invest.

Avec Candyprint, GEA Invest espère bien s’implanter au-delà de nos frontières. Faire en sorte que le tandem boîtes-bonbons rayonne à l’international : « D’abord en Suisse et en Allemagne », précise Franck Mathot. Et c’est là que réside tout l’intérêt de l’export manager. Candyprint ? Le benchmark de Bonbonprint. Ni plus ni moins. Après tout, quand un concept fonctionne, il faut l’exporter. D’où la volonté de développer un réseau de franchise.

Un savoir-faire de A à Z

Bien sûr, l’ouverture à d’autres territoires prendra du temps : « L’activité à l’international demeure récente, pas plus de quatre ans. » Franck Mathot est conscient de l’intérêt qu’auraient de potentiels franchisés à opter pour Candyprint : des bonbons artisanaux, 100 % naturels et français. Des bonbons à base de sucre cuit – « car oui, les bonbons sans sucre, tout le monde en parle mais personne n’en achète », dixit Paul-Luc Pérez –, qu’il s’avère possible de confectionner dans des boîtes métalliques recyclables. Avec en filigrane ce désir profond d’une intégration verticale. Bonbonprint a mis au point une imprimante écoresponsable, « qui travaille avec des encres alimentaires et qui imprime sur des supports multiples : le métal, le bois, le cuir même, se félicite l’export manager Franck Mathot.

D’autres imprimantes en voie de développement seront livrées à nos franchisés. » Bien sûr, des droits d’entrées s’imposent : « Environ 100 000 euros pour une taille d’imprimante standard et son installation, un stock de départ de produits et une aide au site Internet. Il faudra compter 300 000 euros pour s’attacher les services d’une imprimante supérieure, réputée pour une meilleure cadence de production. »

Rester visible… malgré la crise

Face à la péripétie Sars-CoV-2, Paul-Luc Pérez nous confiait il y a quelques semaines que l’activité de GEA Invest avait souffert de la crise, puisque liée à l’événementiel, un des secteurs les plus touchés par le contexte sanitaire. Au-delà du prêt garanti par l’État (PGE) – nécessaire pour rebondir –, Franck Mathot rappelle l’importance de conserver « tous les contacts en vue de l’après-crise ». Notamment ceux qui avaient été noués lors de l’ISM Cologne, la foire internationale de la confiserie. La communication a joué un rôle majeur dans cette crise et constituera un des piliers de l’accroissement de GEA Invest, « l’internationalisation doit aussi passer par de nouveaux outils de communication », pour faire résonner les marques Saint-Ange, Respival ou API Pharma. Entre autres. Une nécessité pour conquérir de nouveaux marchés.

Dans ce sens, la deuxième participation au salon de Cologne pourrait y contribuer. En 2021, « notre groupe aura deux stands : l’un pour la confiserie, l’autre pour l’imprimante », se réjouit Franck Mathot : « Nous pourrons imprimer sur place pour illustrer notre capacité de production. » Une impression possible à l’unité, une des forces de Bonbonprint et – a fortiori – de Candyprint.

Donner une marge de manœuvre aux franchisés

Libre aux franchisé.es d’utiliser – ou non – les bonbons made in France fabriqués par Bonbonprint. Libre à eux.elles de recourir aux boîtes créées par le savoir-faire auvergnat, puis utiliser leur propre gamme de bonbons, « afin de s’adapter à des marchés qui seraient davantage tournés vers le bio ou le vegan ». Idem pour les réseaux de distribution, « nous accompagnerons nos franchisés, mais à eux de s’adapter » pour qu’ils soient les plus conformes aux attentes de leur cible. Quoi qu’il en soit, GEA Invest se projette dans un avenir positif, « à partir du moment où l’on a bien testé, intégré la production et que l’on perçoit d’énormes opportunités de marché, on pourra faire décoller ce concept à l’international », conclut l’un des poumons du groupe basé à Aubière.

Geoffrey Wetzel

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