﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="52"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[        N° 27- JUIN/JUILLET/AOÛT - 5 €
BY
                                                                                             Pourquoi
se lancer
en période de crise
Santé : les enseignes spécialisées sont-elles avantagées ?
SORTIE DE CRISE
UN RESTAURATEUR TÉMOIGNE
                                                                        MÊMEAVEC LACOVID-19
LA FRANCHISE TIENT BON !
DES EXPERTS DRESSENT LE BILAN
ET SE PROJETTENT DANS LE MONDE D’APRÈS
Enquête
  Comment un franchiseur peut-il soutenir son réseau?
franchise-concepts.ecoreseau.fr
BEL/LUX:5.20€-Suisse:9FS-Canada:8.99$CAN-Maroc:55DH-Dom:5.50€-Tom:750XPF
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[olivier Magnan Rédacteur
en chef
éditorial
Les réseaux ont démontré à nouveau leur force
  Une certitude : en 2020, en France – mais c’est vrai partout sur la planète –, mieux valait se trouver à la tête d’une franchise que de se battre dans le confinement sans réseau ni soutien ! Toutes nos enquêtes le montrent : le commerce associé, à travers ses multiples formules, a ré- sisté et s’est adapté mieux et plus rapidement que les commerces indépendants. Une raison essentielle : quand on dispose de la notoriété d’une enseigne, primo les client.es confiné. es masqué.es se tournent plus facilement vers vous après s’être heurté.es au rideau de leur boutique de quartier, secundo la tête de réseau, quand elle n’est pas fragilisée par le choc, ap- porte tout son soutien : redevances reportées, conseils appropriés, soutien moral et logis- tique. Voilà qui nous rappelle un autre épi- sode, d’une tout autre nature, celui de la crise financière de 2008. À l’époque, la Fédération française de la franchise avait intelligemment fait mener un rapport de recherche sur la Ca- pacité de réactivité des réseaux de franchise en contexte de crise [la saisie de ce titre dans un moteur de recherche vous le fera trouver en ligne]. Or les ressorts de cette réactivité se sont montrés quasiment les mêmes en pleine crise sanitaire...
« Les capacités des réseaux de franchise ont fait face de manière plus efficace que les réseaux de
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succursales aux chocs externes. D’une manière plus générale, les réseaux de franchise, de par leur morphologie, auraient-ils une aptitude plus affirmée à la résilience et à la réactivité ? » La réponse est « oui », car « l’appartenance à un réseau de franchise protégerait le commerçant des effets les plus brutaux de la crise ». « La ré- activité du franchiseur est “intrinsèque à son métier lui-même et à ses compétences” » (le franchiseur garde une « vision » stratégique et donc adapte en permanence son concept commercial et les techniques d’animation du réseau). Et « la confiance et la communication entre les partenaires jouent un rôle clé. Ce sont effectivement les franchiseurs qui décident in fine pour leur réseau, mais [...] les franchiseurs ne peuvent remporter le défi de la réactivité qu’en convainquant les franchisés du bien-fon- dé de leur démarche et en aucun cas en leur imposant des décisions. »
Des constats de cet ordre, le rapport en regorge. Ce sont ces mêmes mécanismes qui ont joué pendant les trois mois d’activité suspendue, pendant lesquels têtes de réseau et adhérents ont multiplié les initiatives et les soutiens mu- tuels. Certes, toutes les enseignes ne sont pas sorties indemnes de l’épreuve. Mais les fran- chisé.es ne se sont pas laissé vaincre. Ils.elles sortent plus fort.es de la tempête. n
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panorama des réseaux
4 briefing actus entreprendre
interview croisée CrédiPro et Beauty Succes : Marché du prêt et marché plaisir, le pro et le perso...
en immersion De l’affaire familiale à la franchise Feu Vert, itinéraire d’un passionné
14 en couverture
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Dépôt légal à parution 34
28 portrait Dal’alu, gouttière made in France 30 créer aujourd'hui
- Crise sanitaire : faut-il renoncer à lancer sa franchise ?
- le bien-être, grand vainqueur de la pandémie ? stratégie
têtes de réseaux le franchiseur doit plus que jamais soutenir son réseau
   numéro iSSn 2271-7668
36 membres de réseaux Du confinement
à la réouverture
briefing juridique
histoire des réseaux
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   42 saga Mr Bricolage 44 la parole aux réseaux
  abonnez-vous P. 40 et 48 franchise-concepts.ecoreseau.fr juin/juillet/août 2020 | 3
   ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[panorama des réseaux
briefing actus
un Panorama quelque peu bousculé dans sa structure. Ce numéro « spécial covid » vous offre une sélection d’articles plus généralistes sur l’actualité de la crise sanitaire.
NOUVELLES DU FRONT
Enseignes touchées : MCamaïeu privé de PGE
 u1er au 3 septembre Salon des achats & de l’environnement du travail, Paris, Porte de Versailles
u 1er au 3 septembre Workspace Expo, Paris, Porte de Versailles
u 7 septembre
10 000 start-up pour changer le monde, Cérémonie finale au Grand Rex, 1 boulevard Poissonnière, 75002, Paris
u14 au 15 septembre
Big Data Paris, Convention Center • Porte de Versailles
u14 au 15 septembre
AI Paris, Convention Center Porte de Versailles
u15 & 16 septembre Journées du courtage
et Journées du Crédit, Palais des Congrès, Paris
u22 au 25 septembre IFTP Top Résa, Porte de Versailles, Paris
u4 au 7 octobre Franchise Expo Paris, Porte de Versailles, Paris
u12 & 13 octobre
Salon SME,
Palais des Congrès, Paris
u22 octobre
Forum franchise Lyon, Centre de Congrès, Lyon
u22 au 23 octobre Printemps des études, Palais Brongniart, Paris
u27 au 28 octobre Salon des entrepreneurs de Marseille
u6 au 8 novembre
MIF expo,
Porte de Versailles, Paris
u19 novembre Transfair,
Palais des Congrès, Paris
u24 au 25 novembre Salon des entrepreneurs de Nantes
                algré la résilience du commerce associé, la crise sani- taire a ajouté à sa « retail apocalypse » La Halle, Naf Naf et Alinea. Puis le secteur de la distribution non alimentaire s’est retrouvé quelque peu dévêtu avec
l’annonce de la mise en règlement judiciaire de l’enseigne d’habil- lement Camaïeu. En cause, le refus des banques de lui octroyer un prêt, fût-il garanti par l’État (PGE). L’enseigne n’a pas dévoilé l’en- cours demandé.
À Roubaix, le 26 mai, le Tribunal de commerce de Lille Métropole a entériné la protection de la marque sous forme de redressement judiciaire (les entreprises en état de cessation des paiements après le 12 mars 2020 ne sont pas tenues de déposer le bilan, dispositions de crise obligent). Camaïeu entraîne dans sa spirale 832 magasins dans le monde (4 714 salarié.es), dont 634 en France (3 844 salarié.es). De quoi susciter l’inquiétude du ministre de l’Économie lui-même : « Cela fait des semaines que nous travaillons sur le sujet Camaïeu et que nous cherchons un repreneur pour qu’il y ait une continuité de l’activité et donc qu’il n’y ait pas 4 000 salarié.es qui se retrouvent sur le carreau », a-t-il dit au micro de Radio Classique en son temps.
Le choc sur Camaïeu se traduit dans les chiffres : fermeture de plus de 800 magasins deux mois durant, effondrement de 95 % du chiffre d’affaires, manque à gagner de 162 millions d’euros.
Nouveaux investisseurs ?
Le plan de transformation imaginé et mis en œuvre par la nouvelle direction en octobre 2019 devait pourtant bien mettre en place un nouveau plan de financement sous l’égide des principaux action- naires – fonds Farvallon, Carval, Pimco et CVC. Mieux : la direction avait confirmé aux Échos qu’« un accord de financement de ce plan était sur le point d’être conclu avec les actionnaires et les banques », moyennant la fermeture des 125 magasins polonais, italiens, rou- mains, tchèques, slovaques et hongrois et la conservation des bou- tiques françaises, suisses, luxembourgeoises et belges (39 points de vente).
Il reste six mois à l’enseigne pour trouver de nouveaux investisseurs de poids. Les fonds actuels avaient absorbé en 2007 une dette de 459 millions pour sortir de la procédure. Pas sûr que de nouveaux « anges » se vêtent de camaïeu. n
4 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
p alinéa, point à la ligne
Dans la famille Mulliez, sortez la carte Alinéa. L’enseigne d’ameublement et décoration avait affronté les « gilets jaunes » en 2018 et le conflit social de la réforme des retraites fin 2019. La fermeture du confinement a obligé Alexis Mulliez, petit-cousin
de Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan, à sa tête depuis fin
2017, a demandé la mise en cessation de paiements le 13 mai. Les candidats à une éventuelle reprise avaient jusqu’au 16 juin pour se positionner. Signe encourageant pour les candidats à la reprise, quand Alinéa a rouvert ses 30 magasins le 11 mai, les clients se sont rués. Le franchisé de Beauvais se disait confiant dans l’avenir de la marque dans la presse locale.
Conforama, qui n’a pas obtenu un prêt garanti par l’État afin d’assurer sa pérennité, pourrait se voir racheter par But.
p naf naf, de Chine en turquie
Deux repreneurs aux offres inégales attendent l’issue de leurs offres de reprise des 160 boutiques et 74 affiliées de prêt-à-porter féminin de la marque fondée en 1973. Le groupe Beaumanoir est le moins-disant face à Sy International qui propose une « casse sociale » limitée. Le groupe turc, déjà repreneur de Sinequanone en novembre, soulagerait le précédent acheteur de l’enseigne, le chinois La Chapelle, qui avait engagé 52 millions auprès de Vivarte pour l’acquérir.
agenda
 ]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[panorama des réseaux
briefing actus
 Subway, Buffalo et
livre
Voilà comment l’on crée sa boîte
L’effectuation ou pourquoi une entreprise se monte sans rien connaître à l’entrepreneuriat.
Il est des livres dits de « management » ou de « comment créer sa boîte » qui vous tombent des mains, tellement ce genre d’apprentissage de l’art d’entreprendre répond à des schémas théoriques que la réalité du terrain ne rencontre pratiquement jamais. D’autres, comme Effectuation, 2e édition du petit livre de Philippe Silberzahn, vous saisissent dès les premières lignes. Vous souriez, vous sentez le vécu, le vrai, et vous vous dites, mince, alors j’avais raison, j’ai lancé ma boîte en me disant que j’étais à côté de la plaque, mais ce type est en train de me démontrer que j’ai fait de l’effectuation sans le savoir. Un fois qu’on le sait, on ne va peut-être pas s’en vanter, mais peu importe : mon affaire se développe, et la théorie du modèle, on s’en moque ! Une théorie puisée aux sources des réponses effectives
En réalité, l’effectuation relève bien d’un modèle étudié. Silberzahn le rappelle, « il y a vingt ans, Saras Sarasvathy, une chercheuse indienne émigrée aux États-Unis, elle-même ancienne entrepreneuse, décide de tout reprendre à zéro pour comprendre comment les entrepreneurs raisonnent et agissent vraiment. Élève d’Herbert Simon, prix Nobel d’économie, Sarasvathy met au point un protocole. Après avoir choisi quarante-cinq entrepreneurs relativement anonymes [...], elle leur soumet des problèmes ou situations typiques que rencontrent les entrepreneurs et leur demande de réfléchir à haute voix lorsqu’ils les résolvent. En les écoutant, elle met en lumière cinq principes [qui] forment la base de ce qu’elle va appeler “effectuation”, la logique des entrepreneurs experts. »
Silberzahn avait, avant de connaître ces cinq principes, créé une start-up.
Ce qu’il en dit est tordant : « [Les ouvrages] nous recommandaient d’être visionnaires – nous ne l’étions pas. Ils nous enjoignaient d’avoir un plan précis
– nous avancions en tâtonnant. Ils nous conseillaient de lever de l’argent, mais personne ne voulait nous en donner et d’ailleurs nous n’étions pas sûrs qu’il nous en fallait vraiment. [...] Nous étions les Monsieur Jourdain de l’effectuation. »
les 5 principes (se dépêcher de lire ce qu’ils suggèrent)
Coucher sur le papier l’improvisation du pragmatisme, du « tâtonnement », comme l’exprime Philippe Silberzahn, relève de la démarche à rebours. Mais cette « libération » des entrepreneur.ses de l’instinct ou de ceux et celles qui vont se lancer vaut son pesant de lecture. Celui qui, désormais, enseigne l’entrepreneuriat au sein d’emlyon business school,
à HEC Paris et au Cedep, agit comme consultant,
formateur et conférencier en innovation, aligne les cinq principes sans formulation savante : Principe n° 1 : Démarrer avec ce qu’on a. Principe n° 2 : Agir en perte acceptable. Principe n° 3 : Obtenir des
engagements. Principe n° 4 : Tirer parti des surprises. Principe n° 5 : Créer
le contexte. Au simple intitulé de l’effectuation, l’on sent à quel point ces réalités basiques sentent bon le réel.
Les autres chapitres sont à l’avenant : du pratique, de l’effectuation en action. On y apprend que l’on peut même se passer du business plan et de la recherche de capitaux. Philippe Silberzahn cite sur la chaîne XerfiCanal l’exemple de Mme Tao, Chinoise pauvre, analphabète, mais qui sait cuire le riz et l’accompagner d’une sauce à sa façon. Elle cuit pour les autres, puis ouvre un petit restaurant avant de finir par monter une... usine. Elle avait simplement appliqué les cinq principes sans savoir qu’elle « effectuait ».
À mes yeux, l’un des ouvrages essentiels (au sens vrai) pour les entrepreneur. euses, startupers d’aujourd’hui. oM
Effectuation, 2e édition, Philippe Silberzahn, Pearson
les autres, adaptation Srapide
ubway, assez vite, avait pratiqué dans 300 de ses 400 restaurants la vente à emporter après la livraison début mai. Le franchiseur dont tous les établisse- ments sont dirigés par des adhérents rappelle vo-
lontiers son implication auprès d’eux.elles : « Nous avons envoyé des messages à tous, organisé chaque jour des ate- liers de travail en ligne pour préparer la réouverture, infor- mé sur les multiples dispositifs d’aides accessibles à la pro- fession. De quoi resolidifier le réseau, de montrer l’esprit d’enseigne. Cette adhésion est indispensable pour aborder la suite », martèle Cédric Giacinti, directeur de Subway France et Belgique, lui-même franchisé à la tête de deux établissements. Une attitude positive après la polémique qui avait valu à nombre de franchisé.es de brandir le sand- wich de la révolte il y a plus d’un an face aux exigences de la tête de réseau américaine.
Le bison français arrêté dans son élan
Buffalo Grill a rouvert immédiatement, à la date du dé- confinement, la moitié de ses 360 restaurants dont une centaine sont franchisés, organisés pour livrer. Une option qui existait avant la crise dans une partie des Buffalo. C’est avec Ubert Eats que l’enseigne a organisé la logistique. Il s’est agi malgré tout d’un coup brutal pour la chaîne de restauration française inspirée par le modèle américain : Jocelyn Olive, directeur général, avait annoncé entre sep- tembre 2019 et fin février 2020 une croissance au-dessus du marché.
Whopper contre Burger, deux tactiques opposées
Enfin deux attitudes diamétralement opposées pour Bur- ger King – suspension de toutes ses activités dès le confine- ment – et McDo – qui a poursuivi son drive et les livraisons à domicile. La marque qui occupe désormais les écrans pub des chaînés télé avec son « Revenez comme vous êtes » a d’emblée mis en place le sans contact par carte et smart- phone et le dépôt de sac aux pieds du client. n
 6 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[p optic 2000 :
pourquoi olivier Padieu a opté pour la fermeture
p Sursaut de projet(s) d’entreprises
Dès le déconfinement, le nombre de créations d’entreprises a bondi. Une lueur d’espoir, même si ce fichu virus Sars-Cov-2 a déréglé notre façon de vivre et de produire. Les entreprises ont redoublé d’efforts, d’imagination et d’innovation pour prolonger – tant bien que mal – leur activité le plus normalement possible. Certaines y sont parvenues, d’autres moins – en témoigne la récession de 5,8 % au premier trimestre 2020. Une étude publiée vendredi 12 juin par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a quelque peu redonné du baume au cœur à l’économie française. Post-confinement, les créations d’entreprises ont bondi.
le déconfinement provoque une hausse
des créations d’entreprises
Lundi 11 mai, le gouvernement annonce le déconfinement. Malgré quelques règles plus ou moins strictes selon les régions, les citoyen.nes français.
es peuvent de nouveau se projeter. Une longue période qui a sans doute suscité chez certain.es des vocations et l’envie de reprendre le contrôle sur leur avenir. Quoi de mieux que de créer une entreprise ?
C’est ce qu’a constaté l’Insee. L’institut révèle une hausse de presque 60 % des créations d’entreprises – toutes entreprises confondues
– durant le mois de mai. Bien entendu, il s’agit d’une augmentation qui intervient après deux mois compliqués (le mois d’avril avait subi
une baisse de 33 % des créations d’entreprises. Rien d’exceptionnel donc, mais un rebond tout de même, qui traduit un changement d’état d’esprit des entrepreneur. euses français.es. Une race d’individus actifs qui semblent emprunter progressivement le chemin de l’optimisme.
Boom dans le secteur de l’immobilier, les micro- entrepreneur.euses toujours plus nombreux.euses
La micro-entreprise séduit toujours et de plus en
plus. D’après l’Insee, les micro-entrepreneur.euses
ont encore accentué en mai leur part dans le total
des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Aujourd’hui, près de la moitié des créations d’entreprises correspondent à des demandes d’immatriculations de micro-entrepreneur.euses. Enfin, si tous les secteurs d’activité se montrent concernés par un rebond des créations d’entreprises, le champ des activités immobilières affiche une explosion de 130 % durant le mois de mai, le record. Si le nombre de créations d’entreprises liées aux activités immobilières dépassait péniblement le millier en
avril, presque 2 500 entreprises ont vu le jour le mois suivant. En parallèle, on observe également une hausse significative de créations d’entreprises dans le domaine du transport et entreposage (+122 % entre avril et mai). Encourageant.
L’ameublement français s’allie
avec ses distributeurs
L’organisation professionnelle déploie dans plus de 2 500 points de vente une campagne de promotion de la filière française. C’est un accord inédit que viennent de signer L’Ameublement Français et une vingtaine des plus importants distributeurs du
pays – But, Camif, Leroy Merlin, La Redoute L’organisation profession- nelle de l’ameublement, qui regroupe près de 350 fabricants français de meubles, s’est rapprochée de la distribution pour promouvoir les pro- duits français sur leurs lieux de vente et leurs sites Internet.
L’opération, mise en œuvre depuis le 15 juin, se déploie dans plus de 2 500 points de vente et sites marchands. Les clients identifient rapide- ment les productions françaises grâce à une signalétique dédiée sous forme d’un logo, Meublez-vous français, et d’un slogan Fabriqué avec cœur dans nos régions. Un hashtag #meublezvousfrançais aide au relais de l’opération sur les réseaux sociaux des enseignes.
« Cette opération donne l’occasion aux Français.es de découvrir une production de grande qualité, compétitive, et de contribuer à la protection de l’environnement en privilégiant les circuits courts. En outre, elle met en avant une filière responsable capable de recycler 94 % de ses déchets et de s’approvisionner en bois de forêts fran- çaises », explique l’organisation professionnelle. « Cet accord est un symbole fort de la volonté commune des enseignes et des fabricants de promouvoir les savoir-faire de la filière française », explique de son côté Philippe Moreau, le président de L’Ameublement Français. n
briefing actus
panorama des réseaux
 Le président de la chaîne Optic 2000 depuis le 1er janvier l’exprime clairement : « Au début de la crise, nous avons choisi de fermer nos boutiques pour protéger nos salariés et nos clients. Opticien est un métier qui nous oblige à une proximité physique. Il faut poser les montures sur le nez et les oreilles, prendre la mesure sur les verres pour les centrer. Comme, en plus, nous manquions de masques
briefing
et de gel, nous avons décidé de rester fermés, alors même que les arrêtés nous classaient parmi les commerces essentiels. » D’autres secteurs ont suivi la voie de la prudence et du respect des personnels et des clientèles en début de confinement : le bricolage, Les Fnac, Darty, Boulanger, surfaces de matériaux. Olivier Padieu rappelle le système de garde mis en place par la profession,
« sur la base du volontariat dans chaque département. J’ai moi-même effectué des gardes dans mes magasins de Dijon deux fois par semaine de 9 heures à
13 heures en suivant un protocole très strict ». Côté pertes, Optic 2000 prévoit 15 à 20 % de perte de chiffre d’affaires... seulement.
  franchise-concepts.ecoreseau.fr juin/juillet/août 2020 | 7
]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[panorama des réseaux
briefing actus
Prêts garantis : à la fin, qui paiera ?
Ne laisser personne sur le bord de la route. Le 16 mars, le président de la Ré-
publique, Emmanuel Macron, a exprimé sa volonté de venir en aide à toutes les entreprises – ou presque – qui se retrouveraient à l’agonie face à la crise covid-19. Remède miracle, le PGE – Prêt garanti par l’État – une aide fi- nancière, sous forme d’un prêt bancaire, d’autant plus distri- bué, calcule-t-on, que l’État en garantit le remboursement : les banques sont à l’abri de toute surprise ou presque.
Prêt garanti par l’État,
quelles conditions ?
Une activité à l’arrêt ou presque et nombre d’entreprises, notam- ment celles du transport aérien, les constructeurs automobiles – et tant d’autres –, se sont re- trouvées au bord de l’implosion. Même les plus grandes : Renault, Air France-KLM ou plus récem- ment Maisons du Monde. Un prêt garanti par l’État de 5 mil- liards d’euros pour le Losange, 4 milliards d’euros pour la com- pagnie aérienne – couplé à un prêt d’actionnaire de l’État fran- çais de 3 milliards – et Maisons
mouvements
p Feu Vert (Bpifrance) Christian lou
a été promu directeur des opérations Groupe de Feu Vert
p Fnac-Darty
alexandra Suire
est promue directrice de Retailink by Fnac Darty
p Hyundai Motor France Maxime nathan
est nommé directeur commercial de Hyundai Motor France
garantis, l’État fait l’hypothèse d’un remboursement futur des entreprises. Un pari risqué, car si une aide des pouvoirs publics se révèle essentielle pour relancer l’économie, penser que toutes les entreprises emprunteuses rembourseront à terme relève de l’utopie. Certaines feront faillite, c’est inévitable. L’État se devra d’assumer l’endettement public qui en découlera – on annonce déjà une dette publique à hauteur de 115 % du PIB –, un argument jugé absurde pour tout esprit keynésien. Mais tout de même. Et au-delà des frontières ? Parmi l’ensemble des pays européens, la France détient la première place des prêts garantis par l’État. Avec une enveloppe initiale de 300 milliards d’euros, l’État français a pour l’instant accom- pagné 490 000 entreprises pour un total de 93 milliards d’euros accordés. Dans le même temps, l’Allemagne affiche 28 mil- liards d’euros de PGE, l’Italie 22 milliards, l’Espagne fait un peu mieux avec 63 milliards d’euros versés à plus de 500 000 entreprises. La France sème ses graines et n’a plus qu’à espérer que la récolte soit bonne. n
 du Monde, plus modeste, avec ses 150 millions d’euros de PGE. Ces trois entreprises ont un point en commun : l’État s’est porté garant auprès des établissements bancaires qui ont financé le prêt. Généralement, la garantie se si- tue à hauteur de 70 à 90 % (selon la taille de l’entreprise) du mon- tant initial prêté. Un risque mi- nimisé pour les banques donc – pas inexistant non plus –, moins pour les finances publiques et les entreprises. D’abord parce qu’un prêt suppose le remboursement. Si, durant la première année, aucun acquittement n’est exigé, les entreprises devront ensuite choisir d’étaler leur rembourse- ment sur cinq ans au maximum. Le montant du prêt n’est pas
laissé à la libre volonté de l’en- treprise : il pourra atteindre trois mois de chiffre d’affaires. « Ce dispositif s’inscrit dans le pont aérien de cash que nous avons déployé pour que l’entrepreneur. euse puisse obtenir, en prêt, l’équivalent de trois mois de chiffre d’affaires, qu’il.elle n’a pas pu réaliser », a précisé Nicolas Dufourcq, patron de Bpifrance. Pour les start-up, dans la mesure où le chiffre d’affaires s’avère réduit, un autre critère est rete- nu : un prêt à hauteur de deux années de masse salariale hors cotisations patronales.
PGE, risque zéro ?
Une folie des grandeurs payée au prix fort ? En usant de prêts
  p les Comptoirs de la Bio laurent Huguet
a été nommé directeur de l’offre produit et du développement commercial réseau Christophe Bernillon
est nommé directeur des achats du réseau
p ManoMano.fr
lorraine Valsasina
est nommée directrice de l’activité BtoB de ManoMano.fr
p nissan Motor
laurent le Guilcher
est promu directeur du développement réseau et de la qualité de Nissan Europe
p PMu
Romain Rogister
est nommé directeur des réseaux commerciaux du PMU
p Presstalis
Martine Bolâtre
a été promue directrice des services informatiques
p PSa Retail (Peugeot) Guillaume Faurie
est promu directeur des ressources humaines France de PSA Retail
      8
| juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
Vous avez changé de fonction ? Faites part de votre nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !
]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[                                             ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[panorama des réseaux
Légère amélioration de la relation clients-fournisseurs
 Ce n’est pas encore l’euphorie, loin de là, mais c’est un premier signe positif : au 25 mai, pour la première fois depuis le début de la pandémie de covid-19, la
France connaît une très légère amélioration de la relation clients-fournisseurs avec un taux d’im- payés dix jours après échéance de 36 %, en baisse de 2 points par rapport à la semaine précédente.
Tel est le résultat du tracker Sidetrade-BFM Bu- siness, mis en place en avril pour suivre chaque semaine l’évolution des comportements de paiements de plus de 3,7 millions d’entreprises de 6 pays européens (France, Royaume-Uni, Es- pagne, Italie, Belgique, Pays-Bas).
Il n’en demeure pas moins, selon la dernière pu- blication datée du 3 juin, que « le taux de factures impayées reste très élevé et témoigne d’une situa- tion inquiétante pour beaucoup d’entreprises. »
En France, les retards de paiement ont augmen- té de 89 % en raison de la pandémie, ce qui en fait le pays le plus détérioré parmi ceux qui sont suivis par le tracker. L’impact de la pandémie sur la trésorerie des entreprises en France est estimé à 123 milliards d’euros, de quoi libérer 14 milliards d’euros en une semaine.
Services financiers et immobilier,
les plus touchés
Au 25 mai, le tracker révèle que les secteurs les plus impactés par la pandémie, en France, sont
les services financiers et l’immobilier, avec un taux d’impayé à plus de dix jours de 48 %. Les loisirs et le tourisme suivent de près, avec 44 % de factures impayées, de même que le service public et l’enseignement, avec 43 %. « Les services fi- nanciers et l’immobilier, de même que le service public et l’enseignement, sont des secteurs qui enregistraient déjà d’importants retards de paie- ment avant la pandémie, respectivement 27 % et 26 % », nuance toutefois le relevé Sidetrade-BFM Business. À l’inverse, l’agroalimentaire demeure le secteur le moins touché, devant le transport et la logistique régis par la loi Gayssot de 1998. Pour la première fois, les 6 pays suivis montrent ensemble un recul sensible et homogène. Les Pays-Bas, avec un taux d’impayé de 18 %, ont quasiment retrouvé leur niveau prépandémie quiétaitde15%.n
p Renforcer la sécurité numérique en télétravail
De nouvelles cybermenaces apparaissent à l’heure où la sécurité sanitaire impose un recours massif au télétravail. Dans
ce contexte, Infoblox, qui a constaté
une recrudescence des campagnes de
mails malveillants depuis le début de la pandémie de la covid-19, publie une série
de recommandations et de conseils pour renforcer la sécurité des employés à domicile. Bring Your Own Device (BYOD), apportez votre matos perso, c’est un peu la hantise des entreprises et des services informatiques. Au sein de la boîte, les réseaux et les ordinateurs sont sous contrôle. Mais si le.la salarié.e se sert de son PC à domicile, ou son téléphone, en se connectant aux serveurs de la société, c’est la porte ouverte aux malveillances de pirates de tout poil. Infoblox met en œuvre un ensemble de processus et de meilleures pratiques afin de garantir la sécurité des réseaux et des données de ses clients lorsqu’une grande partie de leur effectif travaille à distance.
Pénétrer l’entreprise via un PC perso
Le spécialiste des services réseaux gérés
et sécurisés dans le cloud s’attache essentiellement à trois aspects : l’élaboration et la diffusion de politiques de sécurité claires et cohérentes, l’exploitation des solutions
de sécurité déjà en place, la formation des utilisateurs distants. Infoblox estime qu’il est « essentiel que les employés disposent de directives clairement définies et que leur hiérarchie veille à ce qu’ils n’utilisent que des moyens et des systèmes approuvés pour accéder aux données de l’entreprise et les stocker. L’utilisation de mots de passe robustes est une solution plus efficace que les messages SMS ou mails facilement falsifiables. » De plus, « il est fort probable que les entreprises disposent déjà d’une solide infrastructure de sécurité pour protéger leur réseau. Dès lors que le modèle traditionnel de sécurité périmétrique a disparu, les responsables doivent s’assurer que les solutions en place soient pleinement exploitées par les employés : mises à
jour opérées, impossibilité d’utiliser des applications non reconnues ou gérées par l’entreprise, etc. » Enfin, « les employé.es distant.es doivent être sensibilisé.es aux risques accrus générés par les nouvelles menaces. En particulier, les entreprises doivent veiller à leur fournir une liste de bonnes pratiques : être attentif aux mails suspects, éviter de cliquer sur les liens contenus dans les mails non sollicités et d’ouvrir les pièces jointes de ces messages, etc. ».
alléger la cotisation foncière des entreprises (CFe)
Secteurs concernés : hôtellerie, restauration, tourisme, événementiel.
Un dispositif d’allègement de la fiscalité professionnelle, en l’occurrence la cotisation foncière payée par les entreprises (CFE) des secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, du tourisme et de l’événementiel va prévaloir.
Deux mesures s’appliquent immédiatement
• Le paiement de la CFE est entièrement reporté au 15 décembre. Un report sans pénalité est automatiquement accordé aux entreprises concernées jusqu’au 15 décembre, date de paiement du solde de CFE. Les entreprises mensualisées suspendent purement et simplement les versements mensuels : le solde de l’impôt dû sera alors entièrement reporté au 15 décembre, sans pénalité.
• Dans le cadre du prochain projet de loi de finances rectificative, le gouvernement met
en place une nouvelle mesure de soutien : les communes et intercommunalités partantes auront le moyen d’accorder un dégrèvement de
2/3 du montant de la CFE aux entreprises de ces secteurs d’activité. Aux collectivités de décider jusqu’au mois de juillet d’activer ou non cette mesure d’allègement de la fiscalité locale. En contrepartie, l’État prendra en charge la moitié du coût du dégrèvement (alors qu’il ne perçoit pas cet impôt).
Contribution économique territoriale : l’acompte de CFE amputé de l’estimation du plafonnement Toutes les autres entreprises seront exceptionnellement autorisées à anticiper,
dès l’acompte de CFE de juin 2020, l’effet du plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) en fonction de la valeur ajoutée (VA). Les entreprises qui prévoient de bénéficier, au titre de 2020, du plafonnement de la CET
en fonction de la VA pourront en tenir compte au moment de l’acompte de 50 % de la CFE de juin 2020. Elles amputeront cet acompte du montant dont elles estiment pouvoir bénéficier in fine au titre du plafonnement. Une marge d’erreur de 30 % sera tolérée sur le montant versé au 15 juin.
10 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
briefing actus
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[panorama des réseaux
briefing actus
Discrimination à l’emploi :
la bataille continue
En pleine journée de manifestations contre le racisme et les violences policières, le 13 juin, le ministre de la Ville, Julien Denormandie, est revenu sur le sujet des discriminations dans un entretien accordé au Parisien. L’occasion de brandir le testing qui rend visible les pratiques discriminatoires au recrutement – couleur de peau, appartenance ethnique, genre – de certaines entreprises. L’initiative avait déjà
été lancée il y a quelques mois – sept entreprises suspectées de discriminer. Elle sera reconduite. Séance de rattrapage.
Une situation de discrimination apparaît lorsqu’une entreprise ne réserve pas les mêmes attributs (accès à l’emploi, à la formation, niveau des salaires, promotions, etc.) à deux futur.es salarié.es
aux caractéristiques productives parfaitement identiques mais de caractéristiques non productives différentes (telles que le genre ou l’origine). Il s’agit de la notion de discrimination définie par James Heckman (1998), économiste à l’Université de Chicago. Moins précis,
 Franchise à 360°
La révolution commerciale
moins complexe que la définition proposée par le Code du travail, mais terriblement plus efficace.
en février, sept entreprises
avaient déjà été épinglées
Pour lutter contre les discriminations, à l’embauche notamment, Julien Denormandie a plébiscité la méthode du testing : envoyer pour un même poste
un CV identique avec pour seules différences
l’origine du.de la candidat.e et/ou une adresse relevant d’un quartier populaire. C’est d’ailleurs
cette méthode, en février, qui avait pointé du doigt sept entreprises suspectées d’être à l’origine de pratiques discriminatoires. L’ancien conseiller de Pierre Moscovici croit « beaucoup à la technique du name and shame qui consiste à rendre public le nom des entreprises responsables de discriminations,
car elle réussit à faire bouger les lignes et les consciences », pense-t-il. Très bien, petite piqûre de rappel : Renault, Air France, Accor, Altran, Arkéma, Rexel et Sopra Steria. Voilà pour le name and shame des sept entreprises épinglées en début d’année. Qui va ajouter sa marque au tableau d’infamie du nouveau testing lancé ?
une formation obligatoire
Mieux vaut prévenir que guérir. En dehors des discriminations au travail et à l’embauche, le logement demeure un des domaines les plus concernés. Le ministre de la Ville a reconnu le caractère essentiel de la formation, c’est pourquoi il va « signer un décret qui oblige toutes les agences immobilières et les associations professionnelles
à suivre une formation de lutte contre les discriminations avant chaque renouvellement de leur carte professionnelle, c’est-à-dire tous les
trois ans ». La mesure envisagée s’avère tout à fait louable. Mais alors, elle signifie qu’il faut former pour apprendre à ne pas discriminer. On en est là.
  laurent
Delafontaine
Associé fondateur Axe Réseaux membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise
L
enseignes se développant en réseau physique. L’avenir ap- partient, en partie, aux logis- ticiens, capables de livrer au plus vite la demande la plus excentrique du consomma- teur pressé.
Pour autant, la capacité de rebonds des distributeurs est notable. Nous pouvons saluer l’ingéniosité de nombreux dirigeants. Ainsi, le très in- novant vélo à assistance élec- trique Angell sera distribué au sein des magasins Fnac et Darty, ce qui ouvre immédia- tement un réseau de plusieurs centaines de magasins. Ce même vélo sera fabriqué par une usine bourguignonne du groupe SEB.
Autre exemple dans la res-
tauration, plusieurs chefs proposent depuis quelques semaines leur carte, mais à emporter, à l’exemple de #du- cassechezmoi qui pousse la réf lexion jusqu’à utiliser une coopérative de cyclo-logis- tique pour les livraisons. Ou encore ce chef multi-étoilé du Castellet qui se déplace chez les particuliers pour y produire un dîner gastrono- mique pour une dizaine de convives.
Cette crise offre le mérite d’avoir bousculé les habitu- des et de positionner le client au centre des préoccupations. Amazon, avec ses conditions commerciales protectrices du consommateur, l’a bien compris ! Hormis des aspects sociaux discutables, gageons qu’il engage chacun à repen- ser sa vision du client satis- fait. n
L’actuelle crise fait émerger de nom- breux changements dans les principales
12 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[                             briefing actus
panorama des réseaux
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franchise-concepts.ecoreseau.fr juin/juillet/août 2020 | 13
  ]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
14 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
 TEMPÊTE SUR LA FRANCHISE
le tsunami épidémique a fermé les entreprises du jour au lendemain, indépendants comme franchisés. Mais à l’heure de la réouverture, le modèle du commerce associé montre sa résilience : si les franchiseurs ont bien rempli leur mission, les chef.fes d’entreprise associé.es à la marque ont beaucoup plus de chance que les commerces indépendants de remonter la pente. enquêtes sur les enseignes agiles... et les autres.
Comment réagir quand son réseau est touché .....
Le contexte nouveau des enseignes qui ont passé le cap.... Avis d’experts
p. 15 p. 18 p. 20
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[1
Les noms tombent, au fur et à mesure. Ca- maïeu, Naf Naf, La Halle, Alinea, André,
pour ne citer que les premières : les réseaux victimes de la co- vid-19 multiplient leurs an- nonces de débâcle. Une liste qui risque fort de s’allonger dans les semaines à venir. « Pendant le confinement, les tribunaux étaient fermés, la justice à l’ar- rêt, rappelle Michel Kahn, pré- sident du cabinet Michel Kahn Consultants et de l’Iref. Il était donc impossible de déposer le bilan. » Mais avec la reprise, les procédures devraient tomber. « On prévoit, d’ici à la fin de l’année, 800 000 destructions d’emplois – et les réseaux ne seront pas épargnés », chiffre Michel Kahn.
Dans certains secteurs, comme celui du prêt-à-porter, des enseignes déjà en difficulté ont vu leurs espoirs de reprise réduits à zéro avec l’arrivée du confinement ou leur situation s’aggraver. « Selon certaines estimations, la coup pourrait concerner près de 20 % des en- seignes », précise Sylvain Barto- lomeu, associé chez Franchise Management. Mais d’autres réseaux sont en danger pour des raisons différentes. « Frap- pés par des difficultés managé- riales, les gens veulent partir, il y a de la rancœur », constate Sylvain Bartolomeu. Et le confi- nement n’a, parfois, fait qu’ag- graver des griefs préexistants. Il existe un vrai risque d’explo- sion en vol. Or, en général, les contrats prévoient rarement ce
Comment réagir quand son réseau est touché
Reprendre l’initiative
Les mois à venir s’annoncent difficiles pour bon nombre d’enseignes. Pour les franchisés de celles qui se retrouvent déjà en grande difficulté et de celles qui risquent d’en connaître, il va falloir décider de la façon dont ils vont poursuivre leur aventure entrepreneuriale.
genre de cas. Il faut alors savoir improviser.
Rester en franchise
Pour les franchisés de ces ré- seaux, l’avenir paraît parfois sombre. Mais il s’offre à eux, selon les cas de figure, plusieurs possibilités pour continuer leur aventure entrepreneuriale. La première question à se poser : le réseau va-t-il survivre ? Oui ? À quel prix, et avec quels ajus- tements – et surtout, est-ce que la tête de réseau est prête à lan- cer les évolutions nécessaires ?
Si ce n’est pas le cas, l’option la plus disponible, si l’on peut dire, et qui intéresserait le plus les multi et plurifranchisés, est... de changer d’enseigne.
Plusieurs offres de reprise ont déjà été déposées pour des secteurs
de La Halle ou de Naf Naf.
en couverture
entreprendre
    Les opportunités sont déjà là. La défaillance d’un réseau offre des espaces à ses concurrents pour se renforcer et évoluer. Pour preuve, plusieurs offres de reprise ont déjà été dépo- sées pour des secteurs de La Halle ou de Naf Naf. Sans ou- blier les nouveaux réseaux qui se lancent riches de concepts originaux, inspirés par les nou- veaux modes de consomma-
tion – le zéro déchet, le drive... L’occasion est belle : ce sont, d’un seul coup, des centaines d’emplacements de qualité qui se libèrent. Certes, une re- conversion n’est pas une tâche facile, mais l’opportunité est réelle.
Une autre option, plus rare, est de se rapprocher d’autres franchisés du réseau et de le reprendre. Raid extrême ? mais
 franchise-concepts.ecoreseau.frjuin/juillet/août2020| 15
© Wikimedia Commons/Lionel Allorge
]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
en couverture
 On prévoit, d’ici à la fin de l’année, 800 000 destructions d’emplois, et les réseaux ne seront pas épargnés – Michel Khan
« pas une possibilité à négliger », souligne Emmanuel Jury, direc- teur associé de Progressium. Les associés, par définition, gardent une vision plus proche du ter- rain de ce qui marche ou pas, et sont les plus à même de faire évoluer le concept, qu’ils maî- trisent déjà. C’est une solution particulièrement intéressante quand la marque dispose d’une forte notoriété.
Y A-T-IL UN PILOTE DANS LE RéSEAU ?
Votre réseau est-il sécurisé ?
Retrouver son indépendance
Une dernière option est de redevenir indépendant. Pour le prêt-à-porter notamment, de passer en « multimarque ». « Ce type de commerce a connu beaucoup de soucis, notamment parce que la ges- tion des stocks, essentielle, est complexe, explique Jury. Mais il revient sur le devant de la scène, grâce à un retour d’af-
Plombé par ses magasins en propre, Mr Bricolage trouvera la solution en cédant ces surfaces à...
des adhérents franchisés.
fection de la part du consom- mateur, qui apprécie de trouver plusieurs marques sur quelques centaines de mètres carrés. » En accord avec les évolution du comportement des consomma- teurs, qui ont besoin de retrou- ver une certaine confiance et d’être « réenchanté.es ». Si l’on se trouve sur un emplacement déjà saturé, l’option pourrait se révéler intéressante, mais tout dépend vraiment de la concur- rence en place. Si des com- merces du même type tiennent le haut du pavé, le jeu n’en vaut probablement pas la chandelle.
Pour s’orienter, il sera plus qu’utile de pouvoir bénéficier de conseils extérieurs, et de pers- pectives nouvelles. Heureuse- ment, les cabinets de conseils et experts divers mettent les bou- chées doubles pour trouver des solutions. « Nous avons créé les commissions Cepa – Centre d’écoute, de prévention et d’accompagnement pour aider spécifiquement les entreprises en difficulté du commerce en réseau, souligne Michel Kahn. Ils prodiguent une assistance psychologique par des spécia- listes du soutien de chefs d’en- treprise qui ont déjà connu la défaillance, en passant par des avocats, des magistrats... » Ex- cellente initiative.
j-M B
généralisée avant le confine- ment. Aujourd’hui, tout point de vente qui accueille du pu- blic est dans l’obligation d’ap- pliquer des règles strictes to- talement nouvelles. Une phase parfois délicate à mettre en œuvre par les têtes de réseau, par manque d’expertise et manque d’outils. n
       Quentin tiburce
est dirigeant Europe de Compliantia. Intervenant au
sein du Master marketing - spécialité Franchise et Commerce en réseau - de l’IGR
IAE de Rennes et du Master « Animation et développement de réseaux d’enseignes » élaboré par Eklya et la CCI de Lyon Métropole Saint Étienne Roanne, en partenariat avec l’iaelyon School of Management.
La sortie du confine- ment remet la sécu- rité au cœur des pré- occupations des têtes
de réseaux. Il était temps car, covid ou pas covid, le respect des règles est une condition indispensable à la survie d’un réseau. Pourquoi ?
Au-delà des enjeux strictement sanitaires liés à la conjonc- ture actuelle, les réseaux se doivent de contrôler la bonne application des règles dans les
points de vente. Il en va de la confiance que les consom- mateurs vont accorder à l’en- seigne : si leur expérience n’est pas conforme en tout point du réseau, l’image de marque globale de l’enseigne en sera altérée. Il en va également de l’efficacité et de la performance des collaborateurs dans cha- cune de leurs tâches au travail. En ce sens, mettre en place des checklists et contrôler leur bonne application sur le ter-
rain est une condition sine qua non à la sécurité du réseau et sa viabilité.
La crise que nous venons de traverser a montré que si la mise en place de process ri- goureux en matière de sécurité est devenue un point straté- gique, elle n’était pas toujours maîtrisée. Certains secteurs sont confrontés à cet enjeu de longue date (la restauration, le médical...), mais cette prise de conscience était loin d’être
16 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ Ouvrez
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]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
2 Les enseignes qui ont passé le cap se retrouvent dans un contexte nouveau
Grâce à une bonne gestion de crise, des enseignes ont réussi à passer le cap du confinement sans
– trop – de dégâts. Pour ces réseaux, cependant, la tâche ne fait que commencer : il va leur falloir s’adapter au nouveau contexte du post-confinement, aussi bien économique que face aux attentes des consommateurs.trices.
en couverture
Saisir ses opportunités
Pour comprendre comment construire l’après-confinement, il faut déjà saisir les
changements qu’il a induits. Dans certains cas, des réseaux n’ont pas eu le choix, ils ont baissé le rideau. Pour d’autres, dans une zone plus grise, l’ac- tivité a connu des reprises sporadiques. Très souvent, le comportement du réseau a résulté d’un dialogue soutenu au sein même du réseau. La communication a été souvent la clé pour réussir à passer le cap : « Les enseignes qui ont réussi à parler au client et à
rester soudées sont celles qui s’en sortent, souligne Sylvain Bartolomeu, associé chez Franchise Management. La gestion de la crise a demandé de gérer le dialogue, y compris dans les réseaux qui devaient fermer par décret. » Pour in- former d’abord : comment de- mander des aides, lesquelles sont disponibles, comment mettre ses salariés au chô- mage partiel et qui mettre au chômage partiel... Mais aus- si pour prendre, rapidement, des décisions communes. Par exemple, Pizza Cosy a réuni un comité avec ses franchisés le lendemain de la première annonce du gouvernement et a pris la décision de fermer tout de suite leurs emplace- ments – et d’écouler tout leur stock en l’offrant aux hôpi- taux. Et quotidiennement, le
Les enseignes qui ont réussi à parler au client et à rester soudées sont celles qui s’en sortent –
Sylvain Bartolomeu,
Franchise Management.
       18 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
comité analysait et communi- quait à ses franchisés combien de temps le réseau pouvait tenir. L’enseigne en est sortie ressoudée, a bénéficié d’une très bonne communication et est en train de très bien réussir sa réouverture.
Pour autant, même si le plus dur est passé, la guerre n’est pas forcément gagnée. La co- hésion tirée du confinement
sera essentielle pour naviguer au cours des prochaines an- nées avec succès. Elle passe d’abord par un soutien accru, dans tous les domaines. Par exemple, « durant la crise, l’animation de réseau est passée à un degré supérieur : très rapprochée, en temps réel, avec beaucoup d’éner- gie et d’aller-retour... décrit Sylvain Bartolomeu. Et elle
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[en couverture
L’installation d’un système de drive par Intersport dans 300 de ses magasins ou le recours à la livraison avec des partenaires tels qu’Uber Eats pour les restaurants ont contribué à la sauvegarde des franchisés.
entreprendre
     va continuer à s’appliquer. » D’une part pour gérer la mise en place immédiate des dispo- sitifs d’hygiène et de sécurité, d’autre part pour assurer un suivi rapproché des difficultés pendant les prochaines an- nées. Ce ne sont pas les seules mesures à conserver : par exemple, les aides financières pratiquées pendant le confi- nement – jeu sur la redevance, conditions de règlement as- souplies, etc. – pourraient probablement se voir prolon- gées pour aider les franchisés à garder de la trésorerie et à réaliser les investissements qui vont s’imposer.
Travail de longue haleine
Car, qu’ils le veuillent ou non, les réseaux vont devoir évo-
luer. Le contexte économique, mais aussi les changements de comportement des consom- mateur.trices sont à prendre en compte. Au prix de l’inven- tivité et de l’agilité. On n’est pas encore dans une vague de consommation humaniste et durable, mais le confine- ment a accéléré la montée en puissance des tendances au recyclage, au vrac, au recours au e-commerce, au phygital... « Près de 2,5 millions de mé- nages ont commandé en ligne alors que ce n’était pas dans leurs habitudes, souligne Mi- chel Kahn, président du cabi- net Michel Kahn Consultants et de l’Iref. Ils ne resteront pas tous, certes, mais cer- tains conserveront le réflexe de l’e-commerce. » Avec la
Gratien leroy (à g.),
lauréat d’ Objectif Top Chef, a élaboré la nouvelle
recette de Pizza
du Marché. Avec Mehdi Douimry, chef pizzaïolo exécutif et champion du monde de pizza chez Pizza Cosy, l’enseigne a réagi avec justesse dès l’annonce du confinement.
mise en place de nouvelles pratiques, comme l’instal- lation d’un système de drive par Intersport dans 300 de ses magasins ou le recours à la livraison avec des parte- naires tels qu’Uber Eats pour les restaurants – une pratique qui exige de repenser en partie le concept et les équilibres de valeurs, compte tenu de son coût.
Autre exemple, la montée en puissance du Web a forcé cer- tains réseaux à s’équiper ra- pidement d’outils, développés à marche forcée. Maintenant que le confinement est levé, les consommateur.trices vont revenir en magasin, mais les nouvelles pratiques vont res- ter, par exemple avec « l’éro- sion des achats d’impulsion », estime Michel Kahn. Il faudra donc stabiliser les outils, et, surtout, « sur le moyen-long terme, la question de la ré- partition de la valeur entre les magasins et le Web doit être posée et suivie, souligne Syl- vain Bartolomeu. Il va falloir refaire tourner les modèles, trouver les nouveaux points d’équilibre entre franchi- seur et franchisés... » Ces ré- flexions valent également pour les questions d’investissement initial, de redevance, etc. Pendant le confinement, les banques ont beaucoup lâché. Elles ne pourront pas – et ne voudront pas – continuer sur le même rythme. Une façon de prévenir cette difficulté future à obtenir des financements est d’optimiser son concept et son recrutement : alléger certains coûts, se montrer très regar- dant sur les candidats pour maximiser les chances d’ob- tentions de prêts... Tout se prépare maintenant.
j-M B
 franchise-concepts.ecoreseau.frjuin/juillet/août2020| 19
]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
en couverture
3 Cinq expert.es de la franchise analysent le coup d’après
Le tandem franchiseurs-franchisés est allé puiser dans ses réserves pour affronter la crise et tenter de rebondir, prendre conscience des failles et s’appuyer sur les forces d’un système qui a su innover et se soutenir pour passer le cap du fléau covid-19. Trois professionnel.les de terrain se projettent dans le redressement.
 Le tiercé des secteurs les plus atteint, selon Laurent Delafontaine : « La restauration,
les coiffeurs et même les salles de sport ». Mais plus globalement, c’est tout le commerce qui a été touché en plein cœur.
Comme un effet mi- roir à l’urgence sa- nitaire, les réseaux de franchise n’ont
pas tardé à recourir à l’aide de conseiller.ères et d’avocat. es pour appréhender ce qui a été qualifié par Me Jean-Bap- tiste Gouache, avocat au Bar- reau de Paris, d’« atteinte aux libertés fondamentales, et no- tamment celle d’interdire le droit d’exercer sa profession ». En première ligne face à un vrai mouvement de panique, Me Laurence Vernay, cette avocate au Barreau de Nantes qui étudie la franchise depuis vingt ans, a dû gérer le début des incertitudes : « Durant la
première semaine, nos client.es voulaient savoir s’ils.elles avaient la possibilité de rester ouverts ou non, et s’il fallait le faire ». Or la rapidité avec laquelle cer- taines enseignes ont dû fermer a créé une vague de flou. Un constat que partage Laurent Delafontaine, dirigeant du ca- binet Axe Réseaux. Lui, parle d’une « première semaine de sidération où les compteurs se sont arrêtés, le temps a fait une pause ». Il a donc ensuite fallu réagir très vite, d’autant plus pour les secteurs dure- ment frappés par la crise dont l’ancien directeur de franchise qu’est Delafontaine donne le tiercé : « La restauration, les coiffeurs et même les salles de sport ». Mais plus globalement, c’est tout le commerce qui a été touché en plein cœur, pléthore d’enseignes ont multiplié les appels auprès de spécialistes.
Un besoin rapide
de se faire épauler
Parmi les problématiques
e
principales, M Laurence Ver-
nay a noté la chronologie des demandes qui ont déboulé de la part des réseaux de fran- chise : « D’abord comment gérer l’activité partielle ? Puis le sujet des baux commerciaux comme la gestion des loyers est arrivé, enfin des demandes d’information sur les prêts ga- rantis par l’État et les prêts de soutien bancaires. » Un océan d’informations juridiques. Les avocat.es se sont littéra- lement « défoncé.es » pour « comprendre ces textes qui changeaient toutes les nuits »,
e
commente M Cécile Peskine,
avocate et membre du Collège
      20 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[                 DEVENEZ FRANCHISÉ !
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]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
en couverture
Obliger la fermeture des commerce fut « une atteinte aux libertés fondamentales, et notamment celle d’interdire le droit d’exercer sa profession » Jean-Baptiste Gouache
      Céline Peskine
lés jusqu’à « décaler, voire suspendre des redevances », remarque Cécile Peskine. Et dans le sens, Laurence Vernay considère la franchise comme « le meilleur système de re- bond aujourd’hui ». Le poids de l’enseigne joue qui permet
« l ’ é c o n o m i e s o c i a l e e t es o l i - daire ». Plus prudente, M Cé- cile Peskine pense qu’il serait aussi judicieux « d’attendre les prochains mois pour com- prendre comment les consom- mateur.trices vont réagir ». Laurent Delafontaine, lui, ne
  isabelle Saladin
des experts de la Fédération française de la franchise (FFF). Informer, encore et toujours. C’est l’une des clés de la sortie de crise pour Laurent Delafon- taine : « Signifier le retour à la normale, prévenir son carnet d’adresses de la réouverture, se montrer de nouveau à dispo- sition des client.es » et même « faire en sorte de redoubler de services auprès de cette clientèle. » Côté organisation interne, Me Laurence Vernay a souligné l’importance de « se rapprocher des banquier.ères pour se renseigner sur les prêts garantis par l’État », accessibles jusqu’au mois de décembre. Indispensable donc de sauve- garder la trésorerie, « le nerf de la guerre pour toutes entre- prises », insiste Isabelle Saladin, entrepreneuse, présidente de l’association Les Rebondisseurs français. Pour Me Jean-Bap- tiste Gouache, « celles et ceux qui s’en sortiront le mieux au- ront anticipé l’adéquation des charges au chiffre d’affaires ». Il recommande à ses client.es de procéder à un reporting finan- cier et en cas de discordance entre charges et résultats, ne pas hésiter à demander une ré- vision de son loyer.
S’appuyer sur les forces de la franchise
Dans chaque crise, il est es- sentiel de retenir le positif. Les réseaux de franchise ont montré leur capacité à faire preuve de solidarité, « la plupart des réseaux ont ac- compagné les franchisés, ne serait-ce qu’au nom de leur intérêt commun », confirme Jean-Baptiste Gouache. Des franchiseurs sont même al-
 laurence Vernay
 laurent Delafontaine
 jean-Baptiste Gouache
de « faire valider des dossiers de financement auprès de ban- quiers, dossiers qui ne seraient pas passés sans franchise ».
La franchise a de belles heures devant elle, crise ou pas crise. Pas question de stopper l’élan des entrepreneur.euses qui voudraient se lancer. « Pas de raisons d’attendre, il est important d’y aller », estime Isabelle Saladin, consciente de l’avantage que prendront les entreprises tournées vers
considère pas qu’il existe abso- lument un moment opportun pour entrer en franchise : « La franchise est une solution : que ce soit avant, pendant, ou après covid, c’est un choix de vie important, pas un produit d’épargne, c’est un projet qui mérite réflexion. » Pas sûr que la sortie de crise ne soit pas même un moment propice pour investir. GeoFFReYWetZel
22 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[                     + DE SÉRÉNITÉ
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     ]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
Interview croisée
 Véronique Gentilhomme
Responsable développement réseau et services grands comptes CrediPro
la belle histoire
du moment ?
Notre franchisé du Morbihan qui
a commencé avec nous à 23 ans après des études en entrepreneuriat, accompagné avec son père ! Depuis deux ans, il est le meilleur du réseau en performance alors que son démarrage a été délicat. Aujourd’hui, il est multifranchisé dans le Morbihan et en Loire-Atlantique.
Votre apport personnel ?
Je suis un point d’ancrage pour nos franchisés, la relation s’établit dès
leur entrée dans le réseau, lors de
la formation, et nous gardons un
lien régulier par nos rencontres trimestrielles. Il faut parfois faire
du soutien psychologique, répondre
à toutes les questions. Je suis leur référente sur de nombreux points, mais pas la seule heureusement. L’écoute active est une notion importante pour animer durablement un réseau.
Vous, présidente
de la République ?
(rires) C’est un poste que je ne souhaite pas et que je ne souhaiterais jamais.
Il faut encourager la reprise. Il faut relancer l’éco. Susciter une baisse des charges. Assurer une pression sur les bailleurs et les assurances. En général, prendre les bonnes mesures pour remettre les gens sur les bons rails.
Quel est le cœur
de métier de votre réseau ? Véronique Gentilhomme : Nous sommes un réseau de courtiers spécialisé dans l’ac- compagnement des profession- nels. Rappelons que les TPE constituent 97 % de notre éco- nomie. Nos services s’adressent en particulier aux TPE-PME, PMI, artisans et professions libérales. Disons que générale- ment notre offre couvre toutes les entreprises qui génèrent jusqu’à 30 millions d’euros de chiffres d’affaires. Mais notre portefeuille client se compose en grande majorité de com- merces, de professions indé- pendantes et libérales. Nous sommes aussi un réseau de franchisés au service des autres enseignes en franchise. Nous accompagnons les réseaux et leurs candidats dans leur de- mande de financement, d’im- plantation, de reprise... Dominique Munier : Notre cœur de métier, c’est le monde de la beauté et de l’esthétique. Nous avons historiquement développé des enseignes spé- cialisées dans la parfumerie, le maquillage. Puis nous nous sommes diversifiés vers le soin, la beauté plaisir et la beauté bien-être avec, entre autres, nos instituts minceur. Aujourd’hui le groupe se compose d’en- seignes complémentaires dans le domaine de la beauté.
le métier de franchiseur évolue avec la maturité du réseau. Comment définir
votre rôle aujourd’hui ?
VG : Dans ce contexte inha- bituel, il nous a tenu à cœur d’être encore plus proches de nos franchisés.
Aujourd’hui, nos outils numé- riques nous permettent de gar- der le lien, de les accompagner et de les soutenir moralement pour mieux passer cette pé- riode difficile. Ce fut possible car nous avons la force et l’ex- périence d’un réseau de 10 ans qui a su garder ses franchisés de la première heure.
Notre rôle de franchiseur est de créer et de développer pour nos franchisés de nouveaux outils et supports de communication pour les accompagner dans leur développement avec pour objectif que chaque franchi- sé puisse bénéficier des expé- riences réalisées par le réseau et nos deux agences pilote.
Nous nous considérons comme des « quasi-associés » de nos franchisés, leurs problèmes et leurs réussites sont également les nôtres.
DM : Nous avons des réseaux matures et plus jeunes. Nous devons continuer le dévelop- pement tout en confortant nos acquis et faire évoluer nos sa- voir faire. En d’autres termes, il faut continuer à ouvrir avec de nouveaux partenaires et as- surer en parallèle la pérenni- té de notre parc de franchisés existant. Nous avons engagé un changement de cap stratégique en allant vers la prestation de service par l’institut de beauté avec l’intégration d’Esthetic Center..
Bien évidemment, nous tra- vaillons également à l’évolution du concept et du savoir-faire
pour coller aux nouveaux com- portements et attente de nos clients. Ce fut fait pour l’en- seigne Esthetic Center avec une transformation, d’un point de vue visuel et architectural, de son concept, mais aussi sur les sujets du parcours clients. Ce sont des transformations longues. Nous nous devons en tant que tête de réseau d’être à l’écoute des évolutions de nos métiers et de nos marchés et c’est cet aspect qui est plaisant : le réseau nous pousse à évoluer. Cela dit, ces évolutions sont réussies qu’à la condition que le réseau adhère et soit enclin à les mettre en œuvre. Cette ad- hésion n’est possible que si les partenaires ont confiance en vous.
Quelle est votre vision
du marché ?
VG : Le retour terrain des fran- chisés est encourageant. On note déjà quelques signes d’un redémarrage qui s’amorce. Reste, cela dit, la problématique des réseaux bancaire, très solli- cités en cette période. Mais les relations que nous entretenons avec nos partenaires financiers depuis de nombreuses années et la confiance accordé aux membres de notre réseau va nous permettre de redémarrer sur de bonnes bases. Ce que nous constatons déjà depuis quelques semaines.
DM : Le marché de la parfu- merie est un marché plaisir, de nombreux achats se produisent sous forme de cadeaux. Rappe- lonsque25%denotreCAse réalisent pendant les fêtes de fin d’année Le marché accuse une légère régression depuis quelques années. Le parfum est un produit de luxe sur un mar- ché fortement concurrentiel.
Les dossiers des primo-accédants vont être finement épluchés et examinés à la loupe. À nous d’être encore plus performants dans l’accompagnement pour apporter notre expérience.
CrediPro et Beauty Success
Marché du prêt et marché plaisir, le pro et le perso...
     24 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[Le marché est également plus concurrentiel avec l’e-com- merce. Sur le marché de l’ins- titut de beauté et de la minceur, nous sommes sur de la presta- tion de services. Le numérique ici est un moyen et non une concurrence. Sur ce segment, nous ne sommes pas inquiets. Le point de vente physique et le numérique ne font plus qu’un. L’omnicanalité est devenu une évidence et nous devons encore accélérer dans ce sens et dé- velopper toutes les possibilités d’acheter un produit ou un ser- vice à distance via le click and collect, le call and collect, l’achat en ligne...
Nous avons fait le choix d’une stratégie de diversification qui a commencé par la parfume- rie pour aller vers la prestation de service avec nos instituts de beauté, pour sécurisés notre ac- tivité.
Chez nous, chaque partenaire associe nos concepts selon son projet et ses capacités finan- cière : parfumerie, parfume- rie-institut de beauté, centre de minceur et institut de beau- té... L’idée est d’être multi-en- seigne mais avec un esprit de proximité.
Quelles valeurs animent
votre réseau ?
VG : Le réseau se compose de gens loyaux, experts et mo- tivés qui croient vraiment en notre métier. Encore plus maintenant ! Le réseau a été créé dans l’après crise de 2008. On sait que chaque crise crée des difficultés dans le finan- cement. Nous sommes fiers depouvoircomptersurunré- seau d’agences dans lesquelles nos franchisés sont agiles, s’adaptent avec beaucoup de dynamisme. La transparence et la confiance sont également très importantes.
Notre rôle à présent est d’en- tretenir la flamme malgré le contexte actuel.
DM : Confiance et bienveil- lance, partage... Et l’humain avant tout. Telles sont nos valeurs centrales. Elles se tra- duisent dans notre relation
avec nos partenaires. Nous sommes dans un dialogue très participatif. Nos parte- naires via des commissions et groupes de travail valident et discutent les nouveaux projets qui vont s’appliquer à tout le réseau. Notre objectif est d’ob- tenir 80 % d’adhésion au pro- jet. Et généralement les 20 % restants voient le bénéfice ra- pidement.
Quelle est la place
de la formation au sein
de votre réseau ?
VG : Le réseau CrediPro s’est doté de clubs professionnels pour assurer la formation continue et initiale. Tous les trois mois, un club régional réunit ses franchisés. Et l’on a bien évidemment poursuivi sous la forme de visio-confé- rences durant le confinement. Ces réunions donnent le moyen aux franchisés de s’ac- culturer sur des sujets finan- ciers et techniques. Dernière- ment, nous faisions intervenir des experts sur le thème du LBO [Leverage buy-out, rachat de l’entreprise parv ses salarié. es avec effet de levier]. Le but de ces formations est double : former et faire monter en compétences chaque franchi- sé, mais également les fidéliser et établir un lien régulier et de confiance en leur montrant que nous les accompagnons au plus proche de leur probléma- tiques métiers.
DM : C’est un pilier de notre enseigne. Ce qui va nous dis- tinguer, c’est le sens du ser- vice qui va être apporté par de l’humain. La formation des équipes y tient donc une place prépondérante. Nos partenaires bénéficient d’un catalogue d’une trentaine de formations. Et nous avons également des conventions où nous invitons les responsables de magasins – sans les fran- chisés mais avec leur accord, conscients que ce sont ces per- sonnes qui portent le business. Le contexte nous a aussi fait évolué vers une offre de forma- tion 100 % numérique.
Qu’espérerentermesde développement?Quelle stratégie appliquer ?
VG : Nos objectifs 2020 étaient ambitieux au regard de l’année 2019 qui a été une bonne année. Avec la pandémie, nos objec- tifs de développement restent identiques mais ils seront peut- être plus difficiles à atteindre. On peut, cela dit, se réjouir des nouveaux contrats enta- més il y a quelques semaines qui viennent de se concrétiser. La crise aura certainement un effet d’aubaine pour nous. L’ac- compagnement et le conseil joueront un rôle crucial pour les projets de financement d’en- treprises dans les années à ve- nir. Et il nous faudra renforcer cet accompagnement
DM : Malgré cette crise et l’évolution de l’e-commerce nous restons persuadés que le monde physique a encore sa place. Nous visons pour l’heure 30 à 40 ouvertures d’ici à la fin de l’année.
leprofiltype
de vos franchisés ?
VG : Idéalement, des banquiers du monde de l’entreprise dotés d’une fibre commerciale. Dans notre réseau, certains franchi- sés viennent de la finance par leurs études ou leur expérience, d’autres ont une fibre commer- ciale développée ce qui est un atout également.
Notre rôle est de les faire mon- ter en compétence et de leur ap- porter un soutien technique ré- gulier. Aujourd’hui certains de ces profils performent plus que des profils issus de la banque. DM:C’esttrèsvariable.Cequi importe, c’est la motivation de la personne.Nousavonsdespro- fils variés au sein de notre réseau issus de la grande distribution, de la chimie, de l’ingénierie. PRoPoS ReCueilliS
PaR GeoFFRoY FRaMeRY
Dominique Munier
Directeur des enseignes Beauty Success
la belle histoire
du moment ?
Notre réseau est familial. Il est né
en 1971 avec la mère de Philippe et Christophe Georges qui a ouvert
une parfumerie à Périgueux. Puis l’enseigne Beauty Success a été
créée en 1995. Nous avons ensuite fait l’acquisition d’Esthetic Center en 2016 et avons lancé le concept Beauty One en 2019 avec la troisième génération de la famille aux commandes. Nous sommes là pour construire sur le long terme. Nous ne sommes pas un réseau de financiers, mais une famille qui réinvestit pour assurer et développer notre réseau.
Votre apport personnel ?
Voilà 30 ans que je travaille dans
le secteur de la franchise et le management des réseaux. Mon apport personnel en tant que directeur de toutes les enseignes en franchise de Beauty Success ? Mon expérience, ma passion pour les réseaux et l’envie de faire adhérer les gens à un projet.
Vous, président
de la République ?
Je donnerais un nouvel élan à l’économie, simplifierais les organisations pour en tirer plus d’agilité et d’efficacité. J’obtiendrais des bailleurs et des assureurs des annulations de loyers et de charges et des indemnisations pour faciliter la reprise d’activité.
Interview croisée
entreprendre
 Nous demeurons persuadés que le monde physique a encore sa place. Nous visons pour l’heure 30 à 40 ouvertures d’ici à la fin de l’année.
   franchise-concepts.ecoreseau.frjuin/juillet/août2020| 25
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
en immersion
Jean-Philippe Labé
qui baigne dans le secteur des ateliers de carrosserie depuis l’enfance. Mais aussi un serial entrepreneur. Il enchaîne les postes à responsabilité au sein de grands groupes automobiles : « J’ai repris l’entreprise familiale qui est devenue agent Peugeot, puis je l’ai vendue en gardant la direction chez Opel, qui m’a confié en parallèle la direction de concessions automobiles. » Des concessions Opel à Mercedes, en passant par Chevrolet, notre franchisé souhaite ensuite se remettre à son compte. Il quitte Mercedes et remonte plusieurs affaires. Ce « jamais rassasié » prend finalement la direction de la franchise Feu Vert. Un choix de carrière que l’intéressé ex- plique simplement : « Je me suis naturellement tourné vers le concept de centre auto, j’adore
Feu vert pour la reprise
D’un côté, un franchisé au projet ambitieux, de l’autre un fran- chiseur décidé à l’accompagner. Jean-Philippe Labé et Feu Vert sont partis du bon pied. L’entre- preneur avait aussi présenté son projet de centre auto à Feu vert à son concurrent Norauto, mais c’est bien Feu Vert qui a décidé de lui faire confiance. Depuis, la relation franchiseur-franchi- sé est au beau fixe. Le franchisé se dit très satisfait du support de son réseau : « Le service dévelop- pement réseau a été d’un accom- pagnement solide et sans faille, notamment pendant la phase d’étude. Le directeur régional du développement en franchise s’est beaucoup investi pour l’ou- verture. »
Une relation maintenue du- rant le confinement et la fer-
De l’affaire familiale à
la franchise Feu Vert,
itinéraire d’un passionné
Avec son modèle du centre auto qu’elle a grandement aidé à populariser, l’enseigne Feu Vert se développe en franchise depuis plus de quarante ans. Et continue d’attirer des entrepreneurs automobiles passionnés. Jean-Philippe Labé, néofranchisé Feu Vert du cru 2020 installé à La Teste- de-Buch (33), a rejoint le réseau en début d’année. Il se tourne déjà vers la reprise post-confinement.
Lancement en 1972, ou- verture au développe- ment en franchise et adoption du concept de
centre auto en 1979... Feu Vert fait office de spécialiste fran- çais de l’entretien et de la vente d’accessoires automobiles. Avec ses quelque 456 centres auto ré- partis en France, en Espagne et au Portugal, l’enseigne cultive son maillage et diffuse sa fa- meuse « patte de l’expert ». Un rayonnement construit autour d’un concept simple et efficace, le centre auto, qui mêle sur un seul site de plus de 850 m2 d’ate- lier de réparation et d’entretien automobile et de magasins de vente en libre-service. Sur les 350 centres Feu Vert français, 177 sont des centres en franchise.
Parmi les nouveaux venus au sein du réseau, Jean-Philippe Labé a ouvert son centre Feu
     Vert le 13 février 2020, du haut de ses 48 ans et de sa longue ex- périence du secteur automobile français. Il se décrit lui-même comme un « franchisé tout neuf ». Notre directeur connaît des premiers mois d’activité bien particuliers, à l’heure de la crise sanitaire. Certes, la co- vid-19 est passée par là, mais Jean-Philippe Labé se tourne vers ses prochains objectifs, fort d’un riche parcours dans l’auto- mobile et de l’accompagnement de son nouveau réseau.
Le choix du centre auto
en franchise
Et quel parcours ! Fils et petit-fils de carrossier, Jean-Philippe Labé intègre l’entreprise familiale de carrosserie en apprentissage, avant de passer un bac pro en carrosserie. « Je suis du milieu », résume-t-il. Un mordu d’auto,
cette façon de travailler, tout va vite, on est sur des prestations courtes et j’y ai retrouvé tout ce qui m’amusait et me manquait : un atelier auto très réactif et un magasin avec du conseil de vente. » Le futur franchisé vend ses affaires en Île-de-France et accomplit le grand saut, pour en- tamer sa carrière d’adhérent dans la région bordelaise : « Même si je me suis retrouvé sans les atouts d’avant ni le même réseau, passer sous enseigne m’a assuré une no- toriété immédiate. »
meture du site sur consigne de l’enseigne. De l’euphorie de l’ouverture le 13 février à la brusque fermeture le 17 mars, Jean-Philippe Labé et ses huit employés encaissent le coup. Malgré tout, l’activité survit : « Sur le mois d’avril, l’enseigne a mis en place un numéro d’ur- gence où le personnel de santé et les particuliers pouvaient lancer une demande de dépannage, ça m’a permis de me sentir utile. » Place maintenant à la relance, qui s’annonce positive : « On a rouvert le 4 mai et depuis on est reparti sur les chiffres qu’on avait mi-mars. La progression est constante. On va avoir la saison pour nous aider. » Le tandem fonctionne. « J’ai choisi Feu Vert et je m’en félicite tous les jours. » Pourvu qu’il ne passe jamais au rouge.
aDaM BelGHiti alaoui
Je me suis naturellement tourné vers le concept de centre auto, j’adore cette façon de travailler, tout va vite, on est sur des prestations courtes et j’y ai retrouvé tout ce qui m’amusait
et me manquait : un atelier auto très réactif et un magasin avec du conseil de vente – Jean-Philippe Labé
     26 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[                       Créez votre entreprise
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La solution anti-crise
                   ]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
portrait
 Dal’alu,
gouttière made in France
Près de quarante ans d’innovations et d’histoire faites de gouttières et d’aluminium, voilà l’héritage que porte aujourd’hui l’enseigne Dal’alu. Solidement ancré sur le territoire et précurseur du développement en franchise dans le bâtiment, la marque cultive son savoir-faire made in France et anime un réseau de franchisés qui devrait s’épaissir dans les prochaines années.
Les codirecteurs, Bernard Houtin et Ludovic Lafargue, avec Ludovic Bagrin (ag.), responsable marketing et communication Dal’Alu
de promouvoir ses deux valeurs essentielles : l’innovation et le sa- voir-faire français. « On défend tous les jours depuis quarante ans notre statut de fabricant français, qui produit et innove sur le territoire. Notre réseau en franchise représente aujourd’hui environ 600 emplois », rappelle fièrement Ludovic Lafargue. Et innovation il y a eu en effet, en particulier ces dernières années. Outre son concept de gouttière en continu sur chantier, jamais vu à l’époque, Dal’alu élargit sa gamme depuis 1996, année de l’ouverture de sa centième
ses premiers amours à la fin de l’année en entamant la commer- cialisation d’une nouvelle gout- tière.
Ambitions réaffirmées
Malgré l’épisode de la crise sani- taire, Dal’alu prépare son futur avec ambition. Si ses franchisés sont restés fermés de deux se- maines à un mois et que l’en- seigne a été contrainte au chô- mage partiel, le pire a été évité. « On a pris la décision de rouvrir dès que possible pour expédier les produits à nos franchisés en respect des consignes sanitaires, rapporte Ludovic Lafargue. On a la chance d’intervenir en chantier sur des éléments exté- rieurs, ce qui a facilité un retour au travail, finalement on a perdu l’équivalent d’un mois de chiffre d’affaires. » Côté chiffres juste- ment, l’impression se confirme : au plus bas de l’activité durant le confinement, Dal’alu est tombé à60%,puisestremontéà85% dès le mois de mai.
La tempête est passée, Dal’alu se tourne désormais vers les beaux jours. La marque, qui se développe en franchise depuis ses origines, aura été l’une des premières à adopter le modèle économique du contrat de fran- chise dans le bâtiment. Près de quarante ans plus tard, elle se positionne encore comme une enseigne pionnière. Particulari- té que le codirecteur du réseau explique simplement : « On la chance d’affronter peu de concurrence, en franchise il n’y a pas d’autre enseigne position- née sur la totalité de l’enveloppe du bâtiment comme nous le sommes. Il s’agit surtout de pro- duits en provenance de l’étran- ger qui n’assurent pas la totalité de la gamme. » Après deux ans de stabilité, l’heure est à l’élar- gissement : « On a ciblé 40 villes en France pour s’y développer, l’objectif est d’atteindre 200 franchisés sur le territoire d’ici à 5 ans. » Dal’alu espère séduire à nouveau. Et surtout « cultiver l’attractivité vers nos métiers du bâtiment », insiste Ludovic La- fargue.
aDaM BelGHiti alaoui
 « Dal’alu, c’est un réseau de franchise et une histoire fami- liale lancé en 1982 et construit autour d’un concept innovant : la fabrication et la pose de gout- tière aluminium prélaqué en continu sur chantier » : Ludovic Lafargue, codirecteur de Dal’alu aux côtés de Bernard Houtin, pose les bases de son enseigne. Voilà donc ce qui fonde l’identi- té de la marque : sa gouttière en aluminium continu, fabriquée à partir d’une profileuse mobile, installée dans un fourgon atelier qui se déplace sur les chantiers. « C’est vraiment notre cœur de métier », souligne Ludovic Lafargue. Avec son concept ex- clusif, Dal’alu s’est assuré une place au soleil dans le secteur de l’aménagement de l’habitat individuel. Aujourd’hui, le fils des fondateurs, Jean-Pierre et Marie-Françoise Micouleau, est à la tête d’une holding qui gère Dal’alu ainsi qu’une vingtaine de sociétés du bâtiment dans le monde. Sacrée réussite. Et réus- site française qui plus est, pour une enseigne qui se positionne aujourd’hui comme un leader sur son secteur, avec 150 fran- chisés sur le territoire.
Innovations et savoir-faire
made in France
C’est depuis son site pilote dans la région bordelaise que Dal’alu approvisionne ses franchisés de ses produits en aluminium, comme l’explique le codiri- geant : « Nous transformons les produits aluminium sur site à Bordeaux, puis nous expédions sur tout le territoire à nos 150 franchisés. » Autrement dit, la maison mère gère essentielle- ment la logistique de son réseau, dont la production s’élabore en totalité sur un seul site. Une fa- çon pour la marque de cultiver et
Habillage de planches de rives
franchise, à l’ensemble de l’en- veloppe de l’habitat individuel, sur le marché du neuf comme sur celui de la rénovation. De- puis 2015, l’enseigne s’attaque aussi aux toits-terrasses, de plus en plus prisés. « En 2015, nous avons lancé notre concept An- napurna, une convertine en continu profilée sur chantier qui assure une étanchéité optimale. En 2018, on a innové sur notre toiture aluminium, avec du joint debout aluminium. » Attention, c’est technique ! Et la marque ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’elle retrouvera
On défend tous les jours depuis quarante ans notre statut de fabricant français, qui produit et innove sur le territoire – Ludovic Lafargue
   28 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
créer aujourdhui
Crise sanitaire : faut-il
société de conseil spécialisée dans la franchise. « Avec la pan- démie et ses conséquences, les candidats à la franchise ont tout intérêt à interroger directement les autres franchisés du réseau pour connaître la réactivité de leurs franchiseurs. » C’est es- sentiel. Le choc a mis en lumière les têtes de réseau efficaces et les autres, défaites ou peu réactives. « Quel que soit le type de fran- chise, je conseille en tout état de cause, de bien connaître le niveau de soutien proposé par les têtes de réseaux. Il s’agit de vérifier, dans le détail les outils d’accom- pagnement : en matière d’anima- tion réseau, d’accompagnement juridique, d’aide à l’installation, de formation », insiste Magali de Bienassis. Cet aspect est ca- pital dans la mesure où un tel appui constitue un avantage de poids par rapport aux indépen- dants, sans l’appui marketing des marques qu’ils commercialisent, sans la mutualisation des bonnes pratiques, sans l’économie d’échelle qui caractérisent le mo- dèle de la franchise. L’appui de la tête de réseau pour sécuriser l’ob- tention de son financement ban- caire est également un point dé- terminant. « L’enjeu est de taille. Dans la tempête, le franchisé doit voir que le franchiseur tient la barre comme un bon capitaine. Si ce n’est pas le cas, le risque est que les franchisés prennent le pouvoir, ne respectent plus le concept ou quittent le navire. Des situations qui risquent de déstabiliser la marque, voire la faire disparaître », rappelle l’ani- matrice d’Esprit-Réseau. La crise agit comme un révélateur. Dernière « révélation » née du confinement : l’apparition de nouveaux concepts et leur per- tinence sur le marché. « Par exemple, une franchise d’op- tique qui fonctionne unique- ment par des visites à domicile s’est montrée particulièrement adaptée aux besoins des clients dans le contexte du confine- ment », illustre la coach. Sortir de son cabinet, de son pas-de- porte, livrer ont été des réflexes qui perdureront. Merci la crise ! PieRRe-jean lePaGnot
renoncer à lancer sa franchise ?
Réponse : surtout pas !
Essor considérable en France depuis vingt ans, occasion, pour des salarié.es, de devenir leur propre patron, le commerce associé reste une dynamique exceptionnelle. Une tendance confirmée en 2019, avec 45 nouvelles enseignes (réseaux) et 3 025 nouvelles entreprises franchisées (points de vente).
La franchise est devenue au fil des ans le principal secteur en termes de création d’emplois dans l’hexagone, puisque qu’il représentait l’an passé près de 758 000 emplois (directs et indirects), selon une croissance de 8,7 %. La crise sanitaire a-t-elle, va-t-elle briser cet élan ? Pas du tout. Voici pourquoi.
 Essor considérable en France depuis vingt ans, occasion, pour des salarié.es, de devenir
leur propre patron, le commerce associé reste une dynamique exceptionnelle. Une tendance confirmée en 2019, avec 45 nouvelles enseignes (réseaux) et 3 025 nouvelles entreprises franchisées (points de vente). La franchise est devenue au fil des ans le principal secteur en termes de création d’emplois dans l’hexagone, puisque qu’il représentait l’an passé près de 758 000 emplois (directs et in- directs), selon une croissance de 8,7 %. La crise sanitaire a-t-elle, va-t-elle briser cet élan ? Pas du tout. Voici pourquoi.
Le succès commercial des franchises repose sur la consom- mation. Forte chez les Français. es. La crise économique pro- voquée par la covid pourra-t- elle changer la donne et mettre à mal un modèle basé sur la croissance ? À l’évidence, les en- treprises les plus fragiles, dites « zombies », vont disparaître. Raison première pour occuper le terrain ! Un.e candidat.e à la franchise, qui a muri depuis plu- sieurs mois son projet, ne doit en aucun cas attendre le retour des « jours heureux » tant es- péré par Emmanuel Macron !
Loin de mettre en sous-régime l’un des principaux moteurs de l’économie française, la pandé- mie pourrait, au contraire, lui redonner de la puissance.
La force de la marque, bouclier contre la crise
« Aujourd’hui, le client est rassu- ré par une marque qui symbo- lise un ensemble de promesses pour le client. Chez McDo par exemple, vous êtes certain de trouver un parking, un jouet pour enfant, accessoirement un burger ! Cette attirance pour la marque se renforce par le jeu des réseaux sociaux à travers lesquels les consommateurs. trices échangent leurs expé- riences tandis que les enseignes y multiplient les actions pro- motionnelles. Or, la marque est une composante principale de la franchise avec le savoir-faire et l’assistance », rappelle Laurent Delafontaine, associé-fondateur d’Axe Réseaux. Dans cette pers- pective, la crise a peu entamé la détermination du candidat en cours de création. « Éton- namment, depuis quelques se- maines, les candidatures ont progressé de 20 % et beaucoup se tournent géographiquement vers les littoraux français. Le confinement leur a donné l’envie de changer de vie. La franchise
représente pour eux une nou- velle aventure. Certain.es ont en outre mal vécu le télétravail et la perspective d’une pérennisation du télétravail dans les années à venir ne leur convient pas. Ils ne conçoivent pas la vie profession- nelle chez eux.elles, entouré.es de leurs conjoints et enfants. Ils.elles cherchent le contact humain, les rencontres, etc. Pour certain.es, la crise a plutôt été un déclen- cheur. Il est d’ailleurs singulier d’observer que les candidatures dans le secteur de la restauration à emporter n’ont guère reculé malgré la situation actuelle », constate Laurent Delafontaine. Notre expert a observé que les banques n’avaient pas abandon- né les candidats en rase cam- pagne dès lors que le projet tenait la route.
Séparer
le bon grain de l’ivraie
Autre point majeur, la crise ap- paraît source d’opportunités pour les candidats qui peuvent tester in vivo la qualité de la tête de réseau. « Je pense que cette situation exceptionnelle est l’oc- casion pour le candidat à la fran- chise de vérifier auprès du fran- chiseur ce qu’il a mis en place pour soutenir ses franchisés », remarque Magali de Bienassis, fondatrice d’Esprit-Réseau, une
Le confinement a poussé certaines franchises à livrer leurs clients. Ce «plus»a instauré un nouveau modèle.
30 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                  Professionnel de la banque ou de la finance ? Décidez de votre avenir.
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]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
créer aujourdhui
Le bien-être,
en boutique une relation per- sonnalisée avec un coach dont l’expertise porte à la fois sur la perte de poids et le rééquilibrage alimentaire mais aussi sur l’ac- ceptation de soi avec la carte des soins esthétique et détox. Le concept a tellement le vent en poupe côté candidatures que le réseau a pris la décision d’élargir les critères de recrutements en ne hissant plus les diplômes en critère discriminant. L’enseigne mise donc sur son savoir-faire et l’appétence et l’enthousiasme des candidats pour le concept. En outre, la tête de réseau a éga- lement élargi son vivier de can- didats en supprimant ses droits d’entrée !
Efféa surfe sur la même vague depuis 23 ans. Elle vient d’étendre ses implantations dans ce contexte de post-confi- nement. L’enseigne propose un concept qui appréhende le client de façon holistique (dans tout son être) et se décline en en une thématique qui mêle bien-être et beauté : soins en cabine, cos-
se décline en dix programmes « bien-être » : gestion du poids, harmonisation des fonctions psychologiques et cognitives (stress, sommeil, mémoire), équilibre hormonal (bien-être, humeur), soutien des défenses naturelles, confort des articula- tions, entretien de la peau, vita- lité, etc.
Secteur de niches
en développement
D’autres concepts de niche, très originaux, émergent en ces temps troublés.
Avec un positionnement grand public et bien-être, 1001 Herbes souhaite démocratiser l’usage du CBD (cannabidiol). Les ap- plications concernent la ges- tion du stress et de l’anxiété, les douleurs chroniques... Le traitement se décline sous forme d’huiles sublinguales, huiles corporelles, cosmétique, choco- lat, infusion, vapote...
À l’image des professionnels de l’environnement de travail,
Yiango opte pour le coaching en face à face ou à distance
grand vainqueur
de la pandémie ?
Certains secteurs ont mieux résisté à la période de confinement. La grande distribution, parce que jamais fermée. Et... la santé. Mine de
rien, une crise sanitaire semble bel et bien avantager les enseignes qui, justement, s’en préoccupe. Sanofi en témoigne : ses titres ont le mieux résisté avec un recul de 8 % quand le reste du CAC40 plongeait de 30 % durant le mois de mars. Existe-t-il un « effet d’aubaine » que la pandémie et ses conséquences ont pu exercer sur certains marchés « bien-être » investis par les réseaux de franchise ? Un boulevard aux enseignes santé...
  Pendant deux mois, les Français.es ont épar- gné, fait la cuisine, net- toyé le moindre recoin
de leur domicile et surtout ont rêvé de sport en plein air, repen- sé leur mode de vie... du moins pour les citadins. Le marché du bien-être rentre dans cette nou- velle dynamique de consom- mation. Le secteur enregistre une croissance de 7 % chaque année pour un chiffre d’affaires de 37,5 milliards d’euros. Mal- gré la crise sanitaire qui touche la France depuis plusieurs se- maines, le réseau Dietplus, spé- cialiste du rééquilibrage alimen-
taire, continue de déployer son concept sur le territoire, comme l’attestent les sept ouvertures en mai. Une façon de répondre aux 2,5 kg pris en moyenne par 57 % des Français.es pendant les 8 semaines de confinement, d’après un sondage Ifop pour Darwin Nutrition en date du 6mai2020!
Pas de ralentissement dans le bien-être, au contraire ! Dans la même veine, la Fran- chise BodySano fait également le plein en termes de recrute- ment.
Le concept est simple : proposer
Efféa, un concept très«tech»: marche sur tapis en dépression + infrarouges
Le secteur enregistre une croissance
de 7 % chaque année pour un chiffre d’affaires de 37,5 milliards d’euros.
métique, coaching, diététique... Avec une formation initiale de 8 semaines, le concept Efféa bâtit un business model à l’excellent taux de marge et faible coût à l’entrée. De quoi satisfaire les projets modestes.
Un nouveau concept s’incarne en Yiango, nouvelle marque française sur le marché du bien- être née en Occitanie :
Il s’agit d’une méthode de coa- ching globale et personnali- sée pour « aboutir à l’équi- libre de l’individu ». Yiango
certains services aux entre- prises ont également profité du contexte sanitaire inédit. Créé en 2001, le réseau Galstint, spé- cialisé dans la pose de films bâ- timent, a connu un regain d’ac- tivité grâce à la mise en avant de son film antibactérien multi- surface. Ce produit répondrait à de nombreux cas d’usage qui concernent les sites de santé, les commerces de proximité mais également l’immobilier profes- sionnel.
GeoFFRoY FRaMeRY
   32 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[stratégie
têtes de réseaux
Comment aider ses franchisés à se relancer
financements, un élément im- portant quand les banques vont très probablement resserrer les cordons de la bourse. « Une autre possibilité est de propo- ser à son réseau des entretiens avec des experts en divers do- maines : ressources humaines, banques, avocats... », imagine Emmanuel Jury. Et même si, dans la plupart des cas, le fran- chiseur n’est pas impliqué dans la location de l’emplacement, il aidera ses franchisés dans leurs relations avec leurs bailleurs en se penchant sur chaque cas, ou encore en proposant, là encore, de travailler avec des experts en la matière (comme un cabinet d’avocats).
Point régulier
Pour certains franchisés, la pause forcée aura eu l’avantage de les inciter à se plonger dans les rouages de leur magasin, alors que d’habitude la gestion de l’activité même prend tout leur temps. « Il est important, du coup, de mener un point bilanciel avec chacun, car ils n’ont en temps ordinaire pas le temps de le faire », suggère Em- manuel Jury.
La relance est ainsi, du coup, l’occasion de réparer ou d’amé- liorer le fonctionnement interne de point de vente : par exemple, après avoir resserré les rangs, l’on va renforcer l’équipe d’une autre façon, plus productive. C’est aussi l’occasion d’installer de nouveaux outils de pilotage, plus performants... « Au-delà du bilan, du loyer, etc., il faut faire tourner le magasin, insiste Jury. Le panier moyen aug- mente en ce moment. Moins de ventes, mais elles sont plus belles. Il faut porter l’accent sur la productivité. » En proposant, par exemple, des formations pour aider les vendeurs à se perfectionner.
Il ne faut pas hésiter non plus, le cas échéant, à faire évo- luer son modèle d’affaires. Par exemple, pour la restauration, envisager de travailler avec des services tels Uber Eats en dépit du coût, qui exige de rééquili- brer d’autres postes. « Il est im- portant, dans cette perspective, de ne pas ignorer les bonnes idées des franchisés », souligne Emmanuel Jury. Pour la restau- ration toujours, pourquoi ne pas se transformer en traiteur et livrer ? De façon générale, et quelle que soit l’activité, il va falloir de montrer plus incita- tif, trouver des façons de réat- tirer, développer les livraisons, créer des corners dans des en- treprises, des pop-up stores... Bref, il va falloir sortir du point de vente. Dans le même ordre d’idée, la tête de réseau garde la capacité d’inciter – et aider – à entreprendre quelques tra- vaux, à renouveler le concept physique, etc., pour améliorer l’attractivité de l’enseigne.
Booster l’animation
Pour réaliser tous ces projets, un dernier point, essentiel, re- pose sur l’évolution du métier d’animateur. Dans une période où le contact est essentiel, le- dit.ladite formateur.trice se retrouve en position centrale. Passer à l’animateur 2.0 sera l’une des clés de la relance : « Les visites physique restent bien sûr essentielles, souligne notre expert. Mais il faut faire plus, avec, par exemple, des contacts par visioconférence réguliers pour des points d’étape entre les visites physiques. » Même une présentation vidéo du ma- gasin sera le moyen de déceler des améliorations possibles et accélérer la mise en place de ce qui a été préconisé.
Pour le franchiseur qui s’im- plique ainsi, d’autres avantages en découlent : des contacts plus réguliers, des tournées plus rapides décèleront plus tôt les emplacements les plus faibles pour les soutenir de façon plus intense.
jean-MaRie BenoiSt
Le franchiseur
doit plus que jamais
soutenir son réseau
Réussir sa réouverture dans un contexte post-confinement ne va pas être une tâche facile pour bon nombre de franchisés. Or le franchiseur dispose de nombreuses options pour le soutenir.
 L’indépendance du franchisé limite, par essence, l’aide que son franchiseur est cen-
sé lui apporter : il ne faut pas tomber dans l’assistanat. Mais il reste de nombreuses possibi- lités à une tête de réseau pour soutenir et aider ses franchi- sés à se relancer avec succès en cette fin de confinement, après des mois difficiles. Ne serait-ce que sur un plan financier, par exemple. « Délais de paie- ment, suspension des royal- ties, reports d’échéances... », énumère Emmanuel Jury, di-
recteur général du cabinet Pro- gressium. Autant de mesures qui allégeront les charges du franchisé et lui ouvriront les investissements nécessaires.
L’autre soutien classique que le franchiseur peut apporter est l’information : les dernières obligations légales et comment les respecter dans le cadre de l’activité, les dernières aides disponibles et comment les obtenir (par exemple les PGE), la santé du réseau lui-même... Le franchiseur, en renseignant les banques sur l’état de santé du réseau, aide à l’obtention de
La tête de réseau garde la capacité, entre autres, d’inciter –
et aider – à entreprendre quelques travaux, à renouveler le concept physique, etc., pour améliorer l’attractivité de l’enseigne.
   34 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
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 ]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[stratégie
membres de réseaux
 Du confinement à la réouverture
La quasi-totalité des franchises se sont retrouvées sans chiffre d’affaires et ont subi de plein fouet les effets économiques dévastateurs de l’épidémie du coronavirus. À l’image du secteur de la restauration, durement éprouvé.
S’ouvre alors une période longue et incertaine. « Les restaurants “assis” avaient obligation de fermer. Mais le décret stipulait que les établis- sements capables de vendre à l’emporté pouvaient ouvrir. Ce qui n’a pas convaincu cer- tains, soucieux de ne pas ex- poser leurs personnels. »
En ces temps de covid-19, un franchisé est-il davantage enclin à souffrir économi- quement qu’un indépendant ? « Non je n’y crois pas, répond spontanément Laurent De- lafontaine. Malgré la baisse vertigineuse des chiffres d’af- faires enregistrée pendant près de trois mois, un fran- chisé comme Fernand dis- pose d’un avantage de taille : l’aura de l’enseigne apposée au-dessus de son restaurant. Ce dont ne bénéficie pas un restaurateur indépendant. Ni des moyens publicitaires d’un grand groupe. L’indépendant, contrairement au franchisé, aura beaucoup plus de mal à redémarrer. »
Notoriété, savoir-faire, ac- compagnement tous azimuts : le franchisé est de fait moins fragilisé. « Nombre d’indé- pendants n’ont pas su, osé ou souhaité entreprendre les dé- marches du PGE ». Le réseau jouit donc de son effet. « Mais il est certain que bon nombre de restaurateurs vont réali- ser une année blanche sur le plan financier, sans réaliser de bénéfices. il s’agit d’un perte comptable. Le PGE est destiné à absorber le trou de trésore- rie. Ceux qui étaient pure- ment en restauration “assis” devraient perdre en 30 à 50 % de leur CA annuel. On assiste et on va assister à des cam- pagnes publicitaires incitant le consommateur à retourner au restaurant. le déplafonnement par l’État des tickets-restau- rants (à 38 euros) participe également à cet effort », ré- sume Laurent Delafontaine. La franchise a encore une fois prouvé son efficacité. jonatHan naHManY
Dimanche 14 juin 2020. Fernand, la cinquantaine, qui gère une franchise
d’une enseigne de restaura- tion, figure parmi les 24 mil- lions de téléspectateurs qui écoutent l’allocution du Pré- sident de la République. Ré- ouverture maintenant ou le 22 juin ? Maintenant. Soula- gement. Ses confrères.soeurs et lui entrevoient la sortie d’un tunnel angoissant de presque trois mois.
Selon une récente enquête sur la reprise post-confine- ment menée par la Fédéra- tion française de la franchise, 68,5 % des personnes inter- rogées pensent survivre à la crise, 29,6 %, non.
L’électrochoc, mi-mars, a engendré une bonne semaine de « sidération ». Objectif des réseaux : passer la vague du tsunami pandémique.
« Dans une certaine urgence,
le franchiseur a mis en œuvre les outils d’accompagnement spécifiques pour les membres de son réseau », confirme Laurent Delafontaine, co- fondateur du cabinet conseil spécialisé en franchises, Axe Réseaux, et chroniqueur de Franchise & Concept(s). Dis- positifs d’organisation de la structure humaine, les de- mandes de chômage partiel, la relation avec les fournisseurs (mise en stand-by de cer- taines commandes) ou encore la réduction immédiate des charges variables (logiciels de caisses...).
Des dispositifs d’accompagnement multiples
Les franchiseurs n’ont pour la plupart pas été en reste pour l’obtention du PGE (prêt de garanti par l’État) en ouvrant à la disposition du franchi- sé une cellule dédiée. « Un dispositif très apprécié », re- lève l’expert. « En définitive, le franchiseur a répercuté de façon optimale le mode d’em- ploi des mesures gouverne- mentales sans jamais placer le franchisé dans une situation à risques. »
Malgré la baisse vertigineuse des chiffres d’affaires enregistrée pendant près de trois mois, un franchisé dispose d’un avantage de taille : l’aura de l’enseigne apposée au-dessus de son restaurant. Laurent Delafontaine
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]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                                        Créateur de la gouttière aluminium en continu
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 ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[stratégie
briefing juridique réuni par Jean-Marie Benoist
Contrat de franchise et renouvellement
De l’importance du langage du contrat
Site Internet du franchiseur
Frais de fonctionnement
Les frais de fonctionnement du site Web d’un franchiseur sont prévus
au contrat, dont la lecture doit, du coup, se montrer attentive. Plusieurs franchisés d’un même réseau contestaient ainsi de devoir payer des frais de fonctionnement, puisque, selon eux, le franchiseur se servait de leurs redevances publicitaires
à cette fin. Le site Web, à l’origine
Il est toujours essentiel, même dans le cadre d’une relation
de longue date, de relire le contrat de franchise lors
de son renouvellement. Un
franchisé, après seize ans de
partenariat avec son enseigne
et trois renouvellements de
contrat, a reçu en 2017 un
courrier de rupture (avec
préavis de 18 mois compte
tenu de la longueur de la
relation). La durée du contrat
était de cinq ans. Selon le
franchiseur, l’avant-dernier
contrat, arrivé à échéance en 2016, n’a pas fait l’objet d’un renouvellement explicite, et donc la collaboration s’est poursuivie dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée, qui peut être rompu à tout moment sans justification particulière. Or les renouvellements précédents s’étaient déroulés tacitement, d’où la surprise du franchisé et sa décision
de se tourner vers la justice. Il se trouve que dans les premiers contrats signés, le contrat stipulait l’objet d’un renouvellement sous réserve de l’accord réciproque. Mais dans le
  jean-Baptiste
Gouache
Avocat associé – Gouache Avocats, membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise.
eprésentants des bailleurs et des les mises en demeure au visa des clauses preneurs ont souhaité une solu- résolutoires : les bailleurs ne pouvaient tion politique à la question du agir pendant une période juridiquement paiement des loyers pendant la protégée. Celle-ci prend fin le 23 juin 2020.
période de fermeture administrative des N’ayant plus rien à attendre d’une média-
38 |
juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
dernier contrat, la formulation avait changé : « pourrait faire l’objet » d’un renouvellement. Un changement suffisant pour, selon les juges de la cour d’appel de Versailles, débouter le franchisé de ses demandes. Pour les juges,
il serait passé d’un renouvellement quasi- automatique à une configuration où les parties s’étaient ouvertes à des possibilités de nouvelles négociations ou de non- renouvellement. Quand tout ne tient qu’à un conditionnel...
Loyers commerciaux Ret covid-19 : point mort
de 40 % du chiffre d’affaires des franchisés, était financé en partie par les redevances et en partie – pour la rémunération de prestations telle que la transmission des commandes et la gestion des réclamations, assurées par un prestataire extérieur – par les franchisés directement. Lequel prestataire extérieur, après plusieurs dysfonctionnements, a
été remplacé par une société liée
au franchiseur. Les franchisés contestataires refusent de payer
le nouveau prestataire, qu’ils considèrent comme une coquille vide, arguant du fait qu’ils ont déjà payé, pour les mêmes prestations, l’ancien prestataire, et ne veulent pas payer deux fois le franchiseur pour les mêmes prestations. Or le contrat précise que le franchiseur « doit seulement permettre au franchisé de traiter la commande en ligne », ce qui ne l’engage pas à procéder lui-même, et la cour a jugé que le nouveau prestataire n’était pas une « coquille vide », déboutant les franchisés de toutes leurs demandes.
La franchise maîtrisée
  commerces. La médiation des loyers a échoué et les fédérations de commerçants l’ont massivement rejeté. Ce texte est en ef- fet bien moins disant que les résultats que le droit commun permet d’obtenir : paralysée par la force majeure (art. 1218 C. civ.), l’obli- gation de délivrance du bailleur (art. 1719 C. civ.), qui fonde seule la contrepartie des loyers, n’a pu être exécutée pendant toute la période de fermeture administrative, fon- dant le preneur, en opposant l’exception d’inexécution (art. 1219 C. civ.) à ne pas payer les loyers et à ne reprendre qu’à par- tir du moment où il a pu jouir du local. Par ordonnances, le gouvernement avait gelé
tion avortée, les bailleurs reprennent leur liberté. Les preneurs ont les moyens de ré- sister aux commandements de payer pour faire valoir leurs droits légitimes à ne pas payer les loyers sans contrepartie, à l’heure où leur activité a repris, le plus souvent bien en deçà du niveau d’avant fermeture : ils peuvent assigner en suspension des effets de la clause résolutoire, assigner en nulli- té du commandement, qui n’est fondé sur aucune créance certaine, et solliciter à titre subsidiaire des délais de paiement pouvant aller jusqu’à 24 mois. Il n’y a donc nulle rai- son pour eux de capituler face à un com- mandement de payer. n
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[                  BSM Avocats met son expérience et son savoir-faire à votre service
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]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[stratégie
briefing juridique réuni par Jean-Marie Benoist
Liquidation judiciaire
irrecevabilité des demandes du dirigeant de la société franchisée
Lors d’une liquidation judiciaire, le seul à pouvoir agir au nom et dans l’intérêt collectif des créanciers de
la société est le
liquidateur judiciaire. Le
dirigeant de la société franchisée, au titre de son apport en capital et de son compte courant d’associé, est un créancier parmi d’autres. Ses demandes déposées à titre personnel sont irrecevables à partir du moment où un liquidateur judiciaire a été désigné, comme la cour d’appel de Lyon l’a souligné dans une affaire récente. Ce qui
ne signifie pas que les demandes ne sont pas sans fondement. Mais le dirigeant, en tant que créancier parmi d’autres, n’a pas capacité à agir.
Étude de marché
le franchiseur doit laisser le candidat réaliser son étude de marché
 Parmi les éléments figurant au DIP, l’étude du marché local, comme
les comptes
prévisionnels, doivent
être réalisés par le
candidat franchisé,
et ne sont pas de
la responsabilité
du franchiseur.
Cependant, depuis
février 2016, l’article
1112-1 du Code civil
prévoit que « toute
personne qui
s’apprête à contracter et qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre doit l’en informer dès lors que, légitimement, cette dernière ignore cette information. » Traduction : le franchiseur doit fournir au candidat les éléments nécessaires à la réalisation de cette étude de marché, ce que souligne la cour d’appel de Nîmes dans une
affaire récente où le candidat ignorait, jusqu’à l’ouverture, « les produits à vendre et la politique commerciale qui allait être promue et développée par le réseau ». Dans cette affaire, raison a été donnée, logiquement, au franchisé qui se prévalait d’une insuffisance de l’information précontractuelle.
jean-MaRie BenoiSt
  40 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                                      ]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[histoire des réseaux
saga
 Mr Bricolage, Mr Proximité ?
Les 40 ans sont vraiment l’âge de la maturité. La preuve avec
Mr. Bricolage. Retour sur la genèse et l’avenir d’une enseigne historique.
Outre cet esprit de proximi- té, la serviabilité est également une notion centrale dans notre concept. Notre adage : la rela- tion passe avant la transaction. Une relation entretenue, non seulement avec les clients, mais aussi avec les entreprises et les collectivités locales, les cabinets d’architecture, les entreprises du bâtiment, les artisans, les élus...
Une gestion de la crise sanitaire anticipée
On pouvait le lire dans de nom- breux titres de la presse écono- mique en 2012 après la crise éco- nomique de 2008, « la franchise est un modèle qui résiste bien à la crise ». En 2020, Mr. Bricolage en sera également un parfait exemple. « La première de nos
travail et l’encouragement des équipes et des salariés à devenir plus agiles, plus autonomes, plus responsables. Cette transforma- tion est également numérique ou plutôt phygitale, dans l’apport de nouveaux services de proximité aux clients. Le concept évolue et propose désormais un comp- toir dit « L’entraide », espace de convivialité en magasin où se retrouvent les professionnels du bâtiment par exemple. Le point « Deliverie », néologisme curieux, réinvente le parcours client en apportant du conseil et la possibilité de commander en magasin avec l’expertise du conseiller à partir du catalogue numérique en click and collect ou en livraison. « Le fond de maison » ou l’emplacement « So- lutions inventives » se proposent de trouver des solutions et du conseil pour pallier toutes les difficultés des travaux à réaliser dans l’urgence.
1 000 points
de vente en 2028
Le réseau est ancré nationale- ment mais tend encore à se dé- velopper. En 2019, plus d’une douzaine de nouveaux adhé- rents ont grossi les rangs. Autre signe de la force de l’enseigne, son mode de développement. « Nous sommes en train de pas- ser d’un modèle mixte minori- taire à un réseau composé uni- quement d’indépendants. Nous sommes en train de finaliser la cession de nos 65 magasins. Aujourd’hui, 61 ont été cédés. En termes de développement, nous plébiscitons aussi le mul- tisite, notamment par rapport aux économies d’échelle et à la solidité financière déjà éprou- vée de nos adhérents », ajoute le directeur du développement. De nouvelles ouvertures ont été officialisées en février à Avi- gnon, en centre-ville sur moins de 300 mètres carrés et au mois de mars à la Ciotat sur 1 000 m2, emplacements qui jouent sur la proximité. Sur le long terme, à horizon 2028, l’objectif est fixé : 1 000 points de vente. » GeoFFRoY FRaMeRY
Mr. Bricolage fait partie de ces en- seignes qu’on qualifie de « top of
mind ». Derrière l’anglicisme, il s’agit des marques qui viennent naturellement à l’esprit lorsque l’on pense à un secteur d’acti- vité, un produit ou à un service en particulier. Le bricolage, la maison, l’entretien du jardin en l’occurrence.
Une réputation qui s’est construite progressivement de- puis 40 ans. Un âge de maturité en 2020 qui augure encore de belles perspectives de dévelop- pement malgré un contexte iné- dit qui oblige le groupe et ses ad- hérents à redoubler de prudence et à faire preuve plus que jamais d’agilité.
La proximité avant tout
Historiquement, le réseau, dès avant la création de l’enseigne Mr. Bricolage, naquit en 1965. Treize entrepreneurs, sous la direction de Bernard Ivernel, se réunissent alors au sein de l’ANPF, premier groupement de magasins indépendants de bricolage en France. Quinze ans plus tard sonne la création de l’enseigne Mr. Bricolage. Avec une « faute » historique, l’abréviation de « Monsieur » en Mr, qui veut dire « Mister ». En français, il eût fallu qu’il se dénommât M. Bricolage. Mais
l’on ne va pas chercher des bricoles à ce qui va devenir très vite une success story dont les jalons sont rappelés en encadré.
En 2020, l’enseigne fête ses 40 ans, avec, à ce jour, 837 magasins sous enseigne ou affiliés et près de 70 magasins à l’international implantés dans 9 pays. « Nos partenaires détiennent 65 % du capital. Ils sont donc en quelque sorte propriétaires de la marque. Cet esprit entrepreneurial est constitutif de l’ADN du groupe depuis ses débuts », campe Da- vid Moulin, directeur dévelop- pement France.
En 2016, Mr. Bricolage se dote d’un nouveau comité de direc- tion. Un signe fort pour engager de nombreuses transformations et conforter sa place de leader de la proximité sur son marché.
« Cette proximité est géo- graphique, bien sûr. Nos parte- naires sont prescripteurs de so- lutions sur le terrain. Ce sont des entrepreneurs engagés au cœur de leur zone d’implantation.
Dates clés
2000 : introduction en Bourse
2002 : intégration du groupe Tabur (250 magasins) 2003 : Mr. Bricolage franchit la barre des 400 magasins
2009 : achat du Club/Les Briconautes
2013 : mise en place de la stratégie cross canal 2016 : Mr. Bricolage entre dans une nouvelle dynamique avec le plan stratégique Rebond
En 2020, l’enseigne fête
ses 40 ans, avec, à ce jour, 837 magasins sous enseigne ou affiliés et près de 70 magasins à l’international implantés dans 9 pays.
      42 | juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
priorités depuis cet hiver a été de préserver la santé et la sécurité de nos équipes, de nos adhérents et des clients. Aujourd’hui, nous pouvons dire que ce qui a fait la différence, c’est l’agilité de nos adhérents sur le terrain qui ont su mettre en place rapidement des solutions pour, progressive- ment, reprendre l’activité dès le 16 mars tout en pouvant garan- tir la sécurité des équipes et des clients. Côté siège, nous avons anticipé la crise sanitaire en mettant à jour notre PCA, plan de continuité de l’activité, dès l’hiver dernier tout en réalisant en parallèle des tests pour orga- niser les équipes en télétravail. L’ensemble de ces mesures nous donne le moyen aujourd’hui de poursuivre notre projet de trans- formation de nos magasins, mais également de notre organi- sation », explique David Moulin.
Humainement, la transforma- tion concerne les méthodes de
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                                                                ]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[histoire des réseaux
la parole aux réseaux
  Shiva repart de plus belle
Quart d’heure de gloire pour L’Onglerie
Le spécialiste du ménage et du repassage à domicile soigne sa relance, après deux mois et demi de pause forcée par la crise sanitaire. C’est dans la région PACA, à Aubagne (13) qu’une nouvelle agence Shiva a rejoint le réseau,
portant à plus de 220 le nombre d’implantations sur le territoire, dont 210 en franchise. La nouvelle franchisée compte travailler avec une dizaine d’employés, pour le compte d’une trentaine de clients. www.shiva.fr
Depuis la fin du confinement, l’enseigne de beauté ongulaire
a droit à une belle couverture médiatique. Et elle le fait savoir ! Non sans une légère vantardise. Tournage d’un reportage pour Envoyé Spécial à Bayonne (64), reportage en prime time sur TF1 chez la franchisée de Plaisir les
Clayes (78) pour présenter les mesures d’hygiènes mises en place, passage au JT de France Info et invitation de son directeur associé sur Sud Radio, L’Onglerie aura décidément eu droit à une belle exposition en ce mois de mai. www.longlerie.com
    Éléphant Bleu n’oublie pas ses clients
La mie câline, réussite en chiffres et en sucre
Qui dit déconfinement dit retour de l’entretien de nos chères voitures, qui en ont bien besoin après des semaines qui ont laissé des traces
! Pour optimiser le retour de ses clients, Éléphant Bleu a prévu un protocole sanitaire balisé dans ses 470
centres et stations
de lavement sur le territoire. Pour pouvoir laver sa voiture en toute confiance et en respect des mesures sanitaires. Tout en assurant un cercle écologique vertueux. elephantbleu.fr
L’ambiance est au beau fixe chez l’enseigne de vente de produits de boulangerie et de restauration rapide. Depuis son lancement en 1985 en Vendée, le réseau a ouvert 240 magasins, dont 95 % en franchise. Et affiche aujourd’hui sa réussite
avec fierté§ 180 millions d’euros de CA en 2019, 30 postulants à sa franchise par an, 90 % de taux de satisfaction des franchisés et 8 ouvertures prévues en 2020. Jusqu’ici tout va bien. lamiecaline.com
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L’entreprise de jardinerie bicentenaire s’engage pour la biodiversité. Avec l’opération
« oui aux abeilles », l’enseigne accompagne ses clients dans des actions de pollinisation avec une sélection de produits et des conseils disponibles en magasin, au profit des abeilles
en voie de disparition et victimes de la pollution. Une initiative qui s’effectue dans le cadre de la
« Semaine des fleurs pour les abeilles », organisée fin juin par l’interprofession française du végétal et l’observatoire français d’apidologie.
truffaut.com
Truffaut et les abeilles
Nouveau cap pour aix&terra
La marque qui mêle épicerie fine bio et restaurant et qui propose une expérience gustative made in Provence, fête cette année ses 10 ans. Après une première ouverture de son concept table-épicerie en franchise en 2017 et plusieurs ouvertures en 2019 (Marseille, Nice et Romans-sur-Isère), aix&terra vise une nouvelle salve de lancements et de nouveaux franchisés pour 2020.
+ Droit d’entrée :
25 000 euros/Royalties : 4 % du CA/5 000 euros de CA moyen TTC au m2/Investissement : de 150 000 euros à 200 000 euros.
aix&terra.com
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[histoire des réseaux
la parole aux réseaux
 Babychou prépare sa rentrée
Le réseau Babychou Services, spécialiste de la garde d’enfants à domicile, compte 86 agences agréées. Élue « meilleure enseigne de l’année » en 2018, 2019 et 2020 par le magazine Capital dans la catégorie
« services à la personne :
garde d’enfants », Babychou poursuit son expansion malgré
la crise sanitaire. Après deux ouvertures au mois de mai, ce sont deux nouveaux franchisés qui ouvriront leurs portes à Vannes (53) et à Bordeaux (33).
À cette occasion, l’enseigne poursuit son Babychou Tour, pour rencontrer ses franchisés par visioconférence. www.babychou.com
Repar’stores soigne ses franchisés
  Centrakor, esprit associatif
« Le bonheur c’est maintenant ». Il ne
s’agit pas d’un slogan publicitaire mais bien du nom de la formation en développementpersonnelet en communication positive que propose Repar’stores à sesfranchisés.L’enseignede réparation et modernisation
de stores et volets roulants aux 240 agences compte sur ces deux jours de formation pour permettre à ses partenaires de faire deleursémotionsunatout et d’appréhender la gestion du stress pour maintenir un équilibredevie. www.reparstores.com
L’enseigne spécialiste de la décoration et de l’équipement de la maison à petits prix lance cette année la seconde édition de son concours de dessin pour les enfants de 4 à 12 ans. Le concours intitulé « Dessine-moi un bracelet » (ndlr : et non un mouton), a
sans surprise pour objectif
de faire imaginer un motif de bracelet à nos chérubins. Une initiative qui vise une mise en vente des bracelets au profit de l’association Petits Princes, qui réalise les rêves des enfants malades.
centrakor.com
Offres estivales chez Midas
 Pour répondre à la demande accrue de la saison estivale et aux nouvelles exigences des automobilistes en cette période de crise sanitaire, Midas place la révision,
les pneus, la climatisation et les plaquettes au cœur de son dispositif été 2020.
Un dispositif qui prévoit notamment douze mois d’assistance/dépannage pour toute révision effectuée avant le 26 septembre. Mais aussi des réductions sur les prix des pneus et des recharge climatisation.
www.midas.fr
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Écolave : cap sur Orléans
Les services de lavages écologiques sans eau et l’éventail de services et de prestations de smart repaira proposés par Écolave sont désormais accessibles
pour les habitants de l’agglomération d’Orléans (45). C’est par internet que notre franchisé tout neuf
découvre l’enseigne et ses procédés de nettoyage non polluants et aux produits biodégradables. Le voici membre d’un réseau qui compte près de soixante implantations en France et des master franchises en Suisse et au Maroc. www.ecolave.fr
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                                                                        Rejoignez Décostory
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     ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[histoire des réseaux
la parole aux réseaux
  Guy Hoquet chiffre la reprise
Après plusieurs semaines de mise à l’arrêt, le marché de l’immobilier est en phase de reprise. Et Guy Hoquet, réseau immobilier aux 580 agences et cabinets d’affaires rend compte de cette relance
avec son baromètre chiffré. Selon ses conclusions, le nombre d’estimations de
biens est en hausse de 50 % par rapport à l’an passé, le mandat exclusif bondi lui de
55 %, et la signature d’actes augmente de 36 %. Autant dire que le confinement aura été pour beaucoup de Français l’occasion
de murir leurs projets immobiliers. www.guy-hoquet.com
Aviva consolide
Seul distributeur indépendant, Cuisines Aviva soigne son réseau de franchise depuis son lancement en 2007. Et, ce mois de juin, le groupe accueille un nouveau venu à La Seyne-sur-Mer. Cette seconde ouverture de 2020 marque le lancement du huitième magasin
dans la région Paca, et du troisième dans le Var (83). De quoi asseoir d’autant plus la présence d’Aviva dans le Sud. Le réseau des Cuisines Aviva s’étend désormais à 81 points de vente et 425 collaborateurs répartis sur tout le territoire. www.cuisines-aviva.com
 Addict Paris, coiffure sur abonnement
 Nouveau marché pour EatSalad
Lancée en 2015, l’enseigne qui compte démocratiser la coiffure en salon compte aujourd’hui 26 centres sur tout le territoire. Son idée supposément inédite pour «révolutionnerlemondede la coiffure » : proposer des abonnements à la carte,
sans engagement et à prix attractifs, à des salons de coiffure haut de gamme. Une belle promesse qui aura convaincu un nouveau franchisé, qui vient d’ouvrir sonsalonAddictParisà Vigneux-sur-Seine (91). www.addict-paris.fr
Après un dur confinement, EatSalad repartauxaffaires.
La jeune enseigne de restauration rapide spécialisée dans les salades composées
à partir de 11 bases,
36 ingrédients et 8 sauces maison, fête l’ouverture de son
35e établissement
en franchise. C’est à Angers (49), que les
deux nouveaux venus du réseau ont été séduitsparleconcept contemporain et dynamique d’EatSalad, qui attire des franchisés depuis 2015.
+ Droits d’entrée : 35 000 euros/Apport personnel : 130 000 euros/Royalties : 7%duCAHT eatsalad.fr
Carrément Fleurs privilégie le circuit court
  Du neuf chez Ace Crédit
Valoriser le savoir-faire français
et favoriser le circuit court en collaborationavecdesproducteurs, autant de priorités de Carrément Fleurs depuis son lancement
en franchise en 2012. Face au contexte sanitaire actuel et aux évolutions des comportements d’achats des Français vers
plus de consommation locale, l’enseigne d’artisans fleuristes accélèresadémarche écoresponsable. Le réseau s’est associé à un producteur français supplémentaire, qui vient enrichir le panel qui approvisionne ses 37 magasins en made in France. carrementfleurs.com
Fort de 85 agences sur le territoire, le réseau de courtage en crédit immobiliercrééen1995 lance son nouveau produit : le Budget Certifié. Ce certificat fourni par le courtier donnera le moyen à tout acquéreur de bien immobilier de prouver sa solvabilité et le
sérieux de son projet. Ace Crédit assure
de son côté l’étude desolvabilitépour déterminer la capacité d’emprunt et dresser le budget. De quoi rassurer vendeurs et agents immobiliers au moment de construire son projet immobilier. www.acecredit.fr
Attila se la joue master class
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juin/juillet/août 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
Le réseau national spécialisé dans la maintenance de tous les types de toits, lui-même très actif sur le marché B2B, proposera prochainement un webinaire consacré à l’entreprenariat
dans le B2B. À l’occasion de ce
rendez-vous en ligne prévu le
7 juillet prochain à 11h, Benoit Lahaye, fondateur et président d’Attila abordera les grandes lignes d’une reconversion et d’un entreprenariat réussis.
attila.fr
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[histoire des réseaux
la parole aux réseaux
  Retour à la réalité pour Virtual Center
Bureau Vallée à l’épreuve de la crise
Après plusieurs semaines de fermeture contrainte, le premier réseau
de centres de divertissement entièrement dédiés
à la réalité virtuelle va rouvre ses portes. L’enseigne assure avoir mis en place les actions et adaptations nécessaires pour protéger et accueillir
les visiteurs dans les meilleures conditions de sécurité sanitaire. Suivant à la lettre les recommandations
du gouvernement quant ou réouvertures, Virtual Center peut donc désormais à nouveau accueillir du public dans ses six centres. Un retour à la réalité...virtuel. virtual-center.com
Classifié parmi les acteurs d’un secteur de première nécessité, Bureau Vallée, spécialiste français de la papeterie et fournitures de bureau, a été autorisé
à ouvrir ses 330 magasins
pendant toute la durée du confinement. Dès le 16 mars, les franchisés se sont donc organisés pour accueillir les clients, malgré une baisse de fréquentation de moitié. À l’heure du bilan post crise, le
CA est revenu quasiment à l’équilibre, grâce notamment àunbonduCAduwebde
540 % durant le confinement ! bureau-vallee.fr
 Démocratiser la beauté, rien que ça. C’est la promesse de Carlance et de son réseau d’instituts et bars à beauté sans rendez-vous. L’enseigne a mis à profit la période du
confinement pour peaufiner sa stratégie de reprise et affirmer son concept. Le réseau, qui compte plus de 70 salons en France, accueille en juin trois nouveaux
instituts, près de Lyon (69), Le Mans (72) et Reims (51). D’autres ouvertures sont d’ores et déjà programmées pour la fin 2020. www.carlance.fr
Franchise & Partenariat
L'émergence d'enseignes restructurées
Carlance revient en force
  Michel Kahn
Consultant expert en franchise et partenariat, président
de l’Iref - Fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise, Auteur de Franchise et Partenariat (Dunod, 2009)
Le consommateur est plus fort que ja- mais. Il renforce son pouvoir.
Jamais – covid oblige – une telle pression n’avait été mise sur les enseignes pour (re)gagner ses faveurs. Quelle sera la feuille de route des réseaux et comment pourront-ils la mettre en œuvre ?
Priorité à la sécurité et au redémarrage
Les réseaux ont dû apporter des éclai- rages auprès de leurs affiliés dans bon nombre de problématiques : sanitaires, sécurité, aides et possibilités de prêts, gestion du personnel, relations fournis- seurs, évolution de l’offre et digitalisa- tion du service... et bien souvent, leur sauvegarde, leur confiance et leur réen- gagement.
Pour retrouver le chemin de la rentabi- lité, les enseignes vont devoir établir des feuilles de route précises. Sans tomber dans l’ingérence, elles devront suivre de plus près leurs franchisés, pour leur propre bien. Cela implique de suivre les indicateurs.
Les enseignes ont besoin, plus que jamais, d’être accompagnées dans leur restructu- ration et de trouver les points d’appui mé- thodologiques et opérationnels.
Cap vers la « réinvention »
Aujourd’hui, priorité aux canaux digi- taux dans la vente, la distribution et la satisfaction des consommateurs. Ceux- ci ont dû opter plus massivement que d’habitude pour les commandes en ligne (+ 10 %). Ne pas les avoir mis en place, c’est déjà se condamner.
En réalité, la crise accélère la convergence des canaux. Distribution physique et vir- tuelle cohabitent (phygital). Emergeront des univers plus fluides et adaptatifs : un commerce « unitaire » en somme (phy- gital + omnicanalité). Ce cadre nouveau fera émerger des innovations de rupture.
Tout comme le télétravail et le noma- disme, le consommateur surfera de plus en plus sur les canaux à sa disposition, depuis l’information produits jusqu’à l’achat. Lui qui a toujours eu le pouvoir, compte tenu des nouvelles tensions sur son pouvoir d’achat, il freinera ses achats d’impulsion. Ceux-ci seront beaucoup plus réfléchis. Il sera en quête de plus d’humanité et de confiance dans un par- cours global réenchanté.
Les experts du Cabinet Michel Kahn Consultants sont fortement mobilisés
pour accompagner les réseaux à se réin- venter dans cette nouvelle perspective.
Être en réseau : une « survaleur » deve- nue indispensable
Jamais la capacité des réseaux à faciliter la vie de leurs affiliés n’aura été autant valorisée. Ce qui est difficilement à la portée d’un commerçant isolé.
C’est d’autant plus vrai pour en formule de Partenariat, donnant aux réseaux la possibilité de stimuler la fertilisation croisée entre ses membres pour trouver les bonnes solutions, réduire les risques d’erreurs, innover, en allant à la ren- contre du marché.
Un réseau, c’est un collectif humain, technologique et infrastructurel qui se renforce dans le temps, de par l’implica- tion continue de chacun et la saine ému- lation qui y règne. Indiciblement, le ré- seau devient chaque jour plus fort et crée de la valeur. De nombreux commerçants isolés viennent de prendre conscience de leur fragilité et devraient adresser des candidatures spontanées pour s’affilier à des réseaux. n
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]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                                SE LANCER DANS L’IMMOBILIER C’EST DÉJÀ UNE BONNE IDÉE,
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