﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="52"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[N° 25 - TRIMESTRIEL - 4,90 € BY
                                                 « J’AI PERDU MA  TÊTE DE RÉSEAU... » 
COMMENT RÉAGIR ?
                        SAGA : LES SECRETS  DES DÉMÉNAGEURS  BRETONS
JEUNE FRANCHISE,
SE LANCER AVEC UNE
RISQUÉ ?
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cherche franchisé
SÉRIEUX
• OUI, les banques prêtent volontiers • OUI, elles proposent 
un département spécial franchise
•  Ces franchiseurs qui accompagnent  
le candidat dans sa démarche...
     1re FRANCHISE
Limitez les incertitudes des chiffres et du contrat
                            franchise-concepts.ecoreseau.fr
BEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd -
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                 ]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[                        éditorial
Franchises alimentaires : ne tombez Lpas dans la qualité et le savoureux...
es images sont terribles. Elles ont mis du temps à alimenter les ru- briques des faits divers français, depuis le mois d’août 2019, date du drame : ce jour-là, un fou furieux doublé dans la file d’attente d’un fast-food franchisé du Maryland, aux États-Unis, a fini par
poignarder à mort le resquilleur, 28 ans. Pourquoi ? À cause d’un sand- wich au poulet frit de la franchise Popeyes...
Qu’a-t-il donc, ce poulet entre ses deux tranches de pain américain ? As-
surément, les Américains/es en raffolent. Peut-être n’est-il pas congelé, comme la norme l’exige ? En tout cas, la chaîne en question s’est fait dévaliser, et ses « queues » spéciales poulet frit ont abouti à cette rixe insensée. Jusqu’à ce que le franchiseur renonce à son sand- wich.
Attention, chers franchisés du fast-good. Attention, Pizza Cosy (lire p. 28), Speedburger, la Boucherie, Leonidas, Picard, Ar Poul Gwen, Meuh Restaurant et les autres, ne nous conce- vez pas des mets délicieux, frais, faits maison, concoctés sur place, comme une malheureuse tendance semble vous incliner à y sacrifier. Gardez-nous notre malbouffe sécuritaire pour laquelle aucun client de nos franchises OGM ne se battra avec ses congénères. Heureuse- ment, la marque Popeyes qui s’était franchisée en France à Roques, Blagnac et Montpellier sous la houlette de Lodarest s’est fait oublier au profit d’Independance Burger, restaurant revenu au bon vieux burger après son incartade dans le poulet, domaine réservé de KFC. Mais alerte : Independance Burger ose travailler sur de la viande fraîche, jamais congelée... La qualité et le goût ! Halte-là ! Le jour où son sandwich goûteux sera dévalisé par une clien- tèle un peu trop respectée, ce jour-là que l’on ne s’étonne pas qu’un client frustré ne prenne en otage le franchisé sacrilège ! Soyons raisonnables : restons-en à la malbouffe, renonçons au fast-good. Il en va de la santé publique... n
le chat de
    Olivier
Magnan
Rédacteur en chef
        panorama des réseaux
              n DIFFUSION, ABONNEMENTS & VENTE AU NUMÉRO
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Toute reproduction, même partielle, des articles ou icono- graphies publiés dans EcoRéseau Franchise & Concept(s) sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, confor- mément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des
4 briefing actus entreprendre
                 13 rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
fondateur & directeur de la publication
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Rédacteur en chef Olivier Magnan
chroniqueurs Laurent Delafontaine,
Jean-Baptiste Gouache, Michel Kahn, monRH@moi, Benoît Fougerais, Cedric Ternois, Laurence Vernay
Ont collaboré
Anna Ashkova, Adam Belghiti Alaoui, Jean-Marie Benoist, Jean-Baptiste Chiara, Geoffroy Framery, Marc Hervez, Pierre-Jean Lepagnot,
Charlotte de Saintignon
dessinateur Philippe Geluck Secrétaire de rédaction
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Responsable production
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crédits photos Shutterstock, DR n PUBLICITÉ
& OPÉRATIONS SPÉCIALES
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associés
Anne-Sophie Goujon Stéphane Le Sage
12 en couverture
BanQUIeR PRÊTeUR cHeRcHe fRancHISé SéRIeUX
s é s
textes et photos qui lui ont été adres- pour appréciation.
42 saga Les déménageurs bretons 44 la parole aux réseaux
22 décryptage Première franchise : les incertitudes 26 interview croisée vente urgente immobilier et edra,
holding d’axial et Best Repair
28 en immersion Pizza cosy, le fast-good qui disrupte la pizzeria
30 portrait Sport 2000
viser des agglos moyennes pour une offre largement unifiée
32 créer aujourd'hui
Se lancer avec une jeune franchise ? À vos risques
et à vos avantages...
36 têtes de réseaux aider le candidat à décrocher son financement
38 membres de réseaux Mon réseau a perdu sa tête...
      stratégie
   40 briefing juridique
histoire des réseaux
     abonnez-vous P. 10 et 24 franchise-concepts.ecoreseau.fr dec./jan./fév. 2020 | 3
   ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[ panorama des réseaux
briefing actus
 agenda
Salon dédié à l’hôtellerie, la restauration et les métiers
de bouche.
Parc des Expositions, Bordeaux
pdu25au27novembre:
créer et développer son
réseau de franchise
Trois jours de formation pour comprendre les fondamentaux de la franchise
FFF, 29 boulevard de Courcelles, Paris.
p 6 décembre : Grex, atelier
Graines d’exportateurs/
importateurs
Pour les entrepreneurs qui souhaitent partir à l’international sur de bonnes bases.
World Trade Center, 5 place Robert Schuman, Grenoble.
Franchise à 360°
Mieux protéger son
capital immatériel, c’est Lmaintenant possible !
a récente loi du 30 juil- sures de protection raison- let 2018 sur le secret nables, compte tenu des cir- des affaires présente constances, pour en conserver une belle opportunité le caractère secret.
pour les franchiseurs avertis, Sur la base de ces conditions,
pdu24au26
novembre :
exp’hotel
 p 18 novembre :
32e Trophées de l’Iref
Lire infra le palmarès de cette authentique fête du commerce associé, née de la volonté du fondateur de la Fédération des réseaux européens de partenariats et de franchise, notre chroniqueur, Michel Kahn.
p 20 et 21 novembre :
Salon des entrepreneurs de
nantes-Pays de la Loire
Salon de la création, transmission, reprise, financement et développement des entreprises. Cité des congrès, Nantes
p 26 et 27 novembre :
Salon des services à la personne
et de l’emploi à domicile
Des services essentiels pour faire face aux attentes des familles : mieux vivre chez soi est un souhait partagé par tous. C’est aussi un secteur créateur de valeur ajoutée et d’emploi. SAP signe sa 13e édition. Porte de Versailles, Paris
p 6 et 7 février 2010 :
Salon des entrepreneurs
Le plus grand rassemblement d’entrepreneurs accueille déjà les inscriptions des exposants. Palais des congrès, Paris
p21novembre:Salonde p22au25mars2020:
l’entreprise en Occitanie
Il rassemble en une seule journée et en un seul lieu l’écosystème de la création, de la reprise, du financement et du développement des entreprises Diagora-Labège, www.sempy.com
franchise expo Paris
Les inscriptions visiteurs du plus grand salon européen consacré à la franchise (Parc des Expositions, Porte de Versailles, Paris), ouvrent fin novembre 2019. Le salon a accueilli en 2019 près de 35 000 personnes qui sont venues rencontrer 580 exposants.
partenaireS
 4 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
COMMUNICATION
Truffaut se plante...
  Laurent
delafontaine
Associé fondateur Axe Réseaux membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise
rares aujourd’hui et c’est bien dommage. En effet, une in- formation, que nous pouvons définir comme un élément du savoir-faire d’une enseigne, pourra être protégée si :
1 Elle n'est pas, en elle-même ou dans la configuration et l'assemblage exacts de ses élé- ments, généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce type d'informations en raison de leur secteur d'activité
2 Elle revêt une valeur com- merciale, effective ou poten- tielle, du fait de son caractère secret
3 Elle fait l'objet de la part de son détenteur légitime de me-
ces éléments juridiques per- mettent aux enseignes com- merciales se développant en franchise de mieux défendre leur savoir-faire. Il convient au préalable de bien identifier les points marquants de ce dernier, de le protéger formel- lement et chronologiquement, puis de le faire savoir au travers de communications, tant en interne qu’en externe à l’entre- prise.
Éléments complémentaires à bien utiliser, les bases de don- nées internes, les signatures électroniques, les dépôts en ligne... autant d’innovations qui renforcent et facilitent la protection d’un savoir-faire.
Sachons en profiter.
D
de jardinerie française lancée en 1824 lance une opération de sensibilisation en faveur de la reforestation : pour 30 euros d’achat d’arbres ou d’arbustes, elle plante un arbre dans des zones situées près de ses ma- gasins pour favoriser l’impli- cation des collaborateurs de l’enseigne et de ses clients. Cha- cun/e est invité/e à participer à la reforestation de sa région. Truffaut veut encourager une agriculture durable et parti- ciper à préserver la qualité de
nos modes de vie. « Nos planta- tions visent à protéger les sols, à favoriser la biodiversité ainsi qu’une agriculture durable. » Depuis son premier lancement en 2009, l’opération Plantons pour demain a abouti à la mise en terre de 140 000 arbres par- tout en France. Objectifs à ve- nir : 30 000 nouveaux arbres plantés d’ici à 2020 et 100 000 à la fin de 2024. Les pépinières Naudet, partenaire spécialiste du reboisement, garantit dans l’aventure un taux de survie de 80 % des plantations tandis qu’Ecocert réalise un contrôle annuel de l’entretien des plan- tations. n
u 11 octobre au 25 novembre, Truffaut s’engage pour la
planète. L’enseigne
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                                               FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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briefing actus
 Véronique Discours-Buhot est la nouvelle déléguée générale de la Fédération française de la franchise (FFF), en poste depuis septembre 2019. Cette lobbyiste de talent succède à Chantal Zimmer, l’image de la franchise depuis 1985 (lire encadré).
Les entrepreneurs ont besoin de guidelines pour
ne pas se planter
VÉRONIQUE DISCOURS-BUHOT, nouvelle déléguée générale de la Fédération française de la franchise
on en parle
Naturalia
Den pleine forme
epuis son rachat en 2008 par Monoprix, Naturalia a multiplié par quatre le nombre de ses magasins. Avec un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros en 2018 hors franchise (contre 50 millions d’euros en 2008), elle est
devenue un poids lourd de la distribution de produits bios, notam- ment dans les grandes villes. L’enseigne bio du groupe Casino a beau rester loin du leader du secteur Biocoop (1 milliard d’euros de chiffre d’affaires), elle se rapproche du pionnier des magasins bio en France, La Vie Claire (300 millions de CA et 215,5 millions hors franchise). Naturalia est passé de 38 à 190 magasins entre 2008 et aujourd’hui, dont une vingtaine de franchises. Trente nouvelles boutiques de- vraient encore ouvrir cette année. Une croissance fulgurante sur un marché en plein essor : en 2018, les ventes de produits bio en France représentaient 8,4 milliards d’euros (+ 16 % par rapport à 2017). n
chantal Zimmer, en toute franchise
L’on doit à cette personnalité rayonnante, née du commerce, le Règlement d’exemption européen, l’évolution du
Salon de la franchise, l’export
du modèle français de la
franchise à l’international. En
plus de trente ans à la tête de
la FFF, elle aura créé les Entretiens de la franchise, la Semaine des entrepreneurs, l’Académie de la franchise... L’organisation professionnelle s’est modernisée sous sa houlette. Au moment où Chantal transmet la mission du rayonnement de la franchise à une autre femme de tempérament, nous la remercions pour son extraordinaire disponibilité envers les médias et Franchise & Concept(s) en particulier.
  « La franchise, un
outil de l’économie
moderne »
 Quel fut donc votre parcours, vous n’échapperez pas à l’épreuve du cv !
J’ai rejoint le groupe Promodès – 2e groupe de retail après Carrefour – en 1986 en tant que responsable des études de marché et d’implantation France et Espagne. Je suis ensuite passée par des postes de direction du merchandising pour Champion supermarchés avec ses 1 000 points de vente dont 500 franchisés, la direction des marques propres et premiers prix, celle de la qualité et du développement durable, de 2000
à 2003, avant de diriger la Responsabilité sociale des entreprises- affaires publiques pour Carrefour jusqu’en 2011). Une immersion qui
m’a donné envie de proposer en indépendante mon expertise en RSE, supply chain et stratégie auprès des entreprises. Puis je suis devenue
la directrice du GFSI, le Global Food Safety Initiative, programme international de référence pour la certification de la sécurité alimentaire et l’harmonisation des standards.
et vous voilà désormais la figure de proue de la fff. comment, pourquoi ?
Quand j’étais chez Carrefour, j’ai été missionnée par la Fédération du commerce et de la distribution, la FCD, pour la représenter au sein du CNC, le Conseil national de la consommation, et au Medef. Mais j’ai été également présidente du Comité environnement et logistique chez EuroCommerce pendant quatre ans. Des expériences qui m’ont donné vraimentl’idéeetl’enviedem’investirdansunpostededéléguéegénérale au sein d’une fédération. Figurez-vous que je venais de lancer des alertes professionnelles pour trouver un poste en alternance pour mon fils, j’en ai profité pour en créer une pour moi ! J’ai reçu l’offre de la FFF à laquelle j’ai naturellement répondu.
Quel regard portez-vous sur le secteur de la franchise ?
Je ne dévoilerai mon « rapport d’étonnement » qu’à la fin de l’année ! Mais je peux d’ores et déjà vous dire que je me sens bien au sein de la Fédération française de la franchise, très enthousiaste. La franchise est un modèle économique qui correspond aux besoins de notre pays et de notre société. Elle est utile au développement de notre économie, elle est l’occasion donnée à un plus grand nombre d’entrepreneurs de réussir. La France et son avenir ne se résument pas à des start-up qui réussissent. La France est irriguée par des entrepreneurs qui ont besoin d’être aidés et soutenus. Ils ont besoin de guidelines pour ne pas se
« planter ». En quoi la franchise reste un modèle rassurant et sécurisant pour monter une entreprise et développer son business rapidement
grâce à la transmission du savoir-faire du franchiseur. Ce modèle d’accompagnement offre de grandir dans le métier d’entrepreneur souvent porté à gérer plusieurs magasins ou plusieurs enseignes. C’est un outil de l’économie moderne.
Mais quid de vos ambitions pour la fédération ?
Par rapport aux générations précédentes, de plus en plus de jeunes
ont envie d’entreprendre. La franchise ne concerne pas seulement des reconverti/es en milieu ou en fin de carrière, elle séduit aujourd’hui aussi des trentenaires. À la Fédération de donner à la franchise une dimension jeune et dynamique qui n’est pas toujours perçue par tout le monde.
Elle doit jouer pleinement son rôle pour donner la vraie place que doit occuper la franchise dans l’économie française et collaborer avec tous les acteurs de l’économie. Je veux promouvoir et défendre ce secteur très dynamique qui favorise l’entrepreneuriat et contribue à entretenir la vie commerçante de nos territoires. La Fédération représente la franchise et nos adhérents. Elle doit continuer à faire valoir et rayonner le modèle en France et à l’international.
  6 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                                                     ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[ panorama des réseaux
briefing actus
 les chiffres
38%
des franchisés sont des femmes
47 ans
âge moyen des franchisés
56%
revendiquent un niveau d’études aumoinségalàbac+2
Source : 15e enquête annuelle de la franchise FFF/Banque populaire
mouvements
p cdiscount (groupe casino) Maxime Tassin,
eSSec Business School
est promu directeur de la stratégie
p fédération française de la franchise (fff)
véronique discours-Buhot,
58 ans
est nommée déléguée générale
p Mcdonald's france (Mcdonald's europe)
anne Lainé,
36 ans, neOMa Business School
est nommée chief marketing officer
STRATÉGIE
p Marionnaud se parfume au numérique
En matière de
transformation
numérique,
Marionnaud fait figure d’avant-garde du
secteur. Gabriele Betti,
directeur général
Marionnaud France,
annonce un plan d’investissements stratégique de 15 millions d’euros en 2019 et 2020 partout en France pour remodeler le réseau de boutiques de l’enseigne. En 2019, la marque avait déjà investi 6 millions d’euros dans la numérisation, avec un objectif : faciliter et améliorer
le parcours client online et offline et apporter des services à valeur ajoutée : mise en place dans les boutiques de tablettes pour mieux conseiller le chaland – produits
à recommander et préférés – et délivrer du contenu via des écrans. Pour fluidifier le parcours d’achat,
NOUVEAU CONCEPT
Marionnaud instaure le service de paiement mobile Lyf Pay. D’autres projets dans les bacs chercheront à faciliter l’acte d’achat en magasin (kiosque, encaissement
mobile...). Sur l’app, une section Ventes Flash proposera des offres avantageuses sur les meilleures ventes de parfums, maquillage et soin, chaque jour, sur une multitude de marques et de produits en stocks limités. En 2018 déjà, l’enseigne de parfumerie sélective avait investi
5 millions d’euros et avait mis en place le Click & Collect express
en une heure pour répondre à
une demande croissante des consommateurs, friands des achats sur Internet. Le service a été testé et approuvé par plus d’un client sur deux.
        Yiango, le petit nouveau du coaching en perte de poids et bien-être
Dernier né du marché de la diététique et du bien-être, Yiango entend réin- venter l’expérience du bien-être. Et « bousculer fondamentalement les codes traditionnels du secteur », en mixant coaching, conseil et animation d’ateliers bien-être autour du yoga, de la réflexologie ou encore de la cuisine saine. Oli- vier Roques, fondateur du réseau, a compris que pour séduire les personnes en quête d’aminissement, il faut leur proposer des solutions complémentaires, et plus seulement une approche alimentaire ou diététique. Le concept est ac- cessible via des contrats de franchise et s’exploite sous deux formats : l’Espace Yiango Store ou le Yiango Pharmacie, réservé aux pharmaciens. L’enseigne vise les dix ouvertures en 2020.
  p Mondial Pare-Brise (autodistribution)
Laurent ficot
est promu directeur du réseau Franchisé
p Monoprix
ferdinand Tomarchio,
37 ans, Mines ParisTech, Polytechnique
est nommé directeur e-commerce Alimentaire
p Oscaro.com (Parts Holding europe)
julie London,
43 ans, IHedn, deSS intelligence économique
est nommée directrice marketing
p Planet Sushi
Gilles Piquet-Pellorce est nommé directeur général
p volkswagen Group france (vaG) Gerrit Heimberg,
45 ans
est promu directeur de la marque Volkswagen en France
en remplacement de Pierre Boutin, qui devient president & chief executive officer de Volkswagen Group Canada
      8
| dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
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 ]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ panorama des réseaux
briefing actus
   32e cOncOURS IRef deS MeILLeURS fRancHISéS & PaRTenaIReS de fRance
DLE PALMARÈS
epuis plus de 30 ans, ce sont 1 500 lauréats qui auront reçu les presti- gieux trophées de l’Iref, la Fédéra- tion des réseaux européens de par-
tenariats et de franchise, celle qui rassemble, comme le répète son fondateur Michel Kahn, « absolument toutes les formes du commerce organisé indépendant ». Des réseaux de fran- chise aux concessions, des licences de marque, de commission-affiliation aux coopératives, ces expériences croisées se fertilisent.
Dès 1987, l’Iref a compté sur le concours du ministère de Commerce et de l’Artisanat, désormais éclaté entre plusieurs secréta-
riats d’État. D’où, en
2019, le haut parrai-
nage renouvelé de Bruno
Le Maire, ministre de l’Éco-
nomie et des Finances, aux yeux duquel la franchise dans son acception large ali- mente pleinement l’économie de la nation. La cérémonie de remise des prix de cette édition 2019 s’est déroulée le 18 novembre à l’Automobile Club de France à Paris où se sont donné rendez-vous les acteurs du sec- teur du commerce organisé indépendant dans l’hexagone les plus performants. n
 10 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
PaLMaRÈS 2019
+ Prix du meilleur espoir de la franchise
et du partenariat
Immotruck et Velicious Burger
+ Prix des meilleurs franchisés et partenaires
de france
Apef, Ewigo, Addict Paris, Vitalis médical, O2 Care Services, Agences réunies, Diet- plus, Activ’Expertise, Générale des ser- vices, Étape Auto, l’Orange Bleue et Help Confort. Mention de l’implication territo- riale au réseau Bleu Libellule, mention de la performance économique à Millepatte, mention de la satisfaction client à Esthé- tic Center, mention spéciale éco-respon- sable à Cosméticar, mention qualité des services à Âge d’Or Services. Mary Cohr obtient une mention pour son dynamisme commercial.
+ désignés ambassadeurs du réseau
Body’Minute, RNPC-Groupe éthique et santé, Dal’Alu, Del Arte, Campanile et Shiva.
+ Prix Révélation européenne
Réseau roumain 5 To Go.
+ Lauréats de la décennie Unicis, Théraform, Guinot, Léon de Bruxelles, Cuisine Plus et Jean-Claude Biguine.
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[ + Grands prix
Vival, pour l’excellence du service à la clientèle, La Pizza de Nico pour son développement commercial et ter- ritorial, Mobilier de France au nom de l’implication commerciale, Car- rément Fleurs pour la satisfaction client, Temporis, sacré champion de la communication orale, Obiz par son marketing sociétal, Cuisine Réfé- rences, grand prix de la progression économique et commerciale, l’Ap- part Fitness pour le management, Campanile pour le design hôtelier, Léonidas primé pour le partenariat, Alain Afflelou, grand prix de la fran- chise 2019-2020, Entendre, grand prix du commerce coopératif, Spar, du commerce de proximité, Vertikal désigné leader du réseau.
+ Trophées d’argent Attila et Casino Shop.
+ Trophée d’or Ixina.
+ Trophées intuitu personæ des personnalités œuvrant à la promotion du commerce organisé.
Le groupe Louvre hôtels/Jin Jiang,
grand prix de la transformation nu- mérique, Kaporal, prix du retail.
+ Prix jean-Paul clément Calzedonia
 Le jury
La sélection a été réalisée par un jury de professionnels présidé par Pierre Goguet, président de CCI France, et composé d’une trentaine de personnalités aux compétences reconnues dans les domaines de la distribution, des services, de l’artisanat et de l’industrie. Pour Michel Kahn, « ce concours donne une visibilité extraordinaire aux réseaux de toutes les formes du commerce organisé indépendant. Les prix remis aux lauréats représentent de véritables labels qu’ils sont libres d’utiliser pour toute leur communication. »
 briefing actus
panorama des réseaux
 Les critères d’attribution des prix
Le concours est ouvert à tous les franchisé/es et partenaires indépendants qui se sont distingués au sein de leur réseau par des actions remarquables. Parmi les critères de sélection, la performance économique, la contribution des lauréat/es
à la réussite globale de leur réseau, leur implication dans la promotion du commerce organisé, leur participation à la vie du réseau, la communication, l’insertion dans l’environnement local, l’attitude à l’égard des consommateurs, le dynamisme et l’expansion de l’entreprise.
franchise-concepts.ecoreseau.fr dec./jan./fév. 2020 | 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
12 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
 BANQUIER PRÊTEUR CHERCHE
FRANCHISÉ SÉRIEUX
Il est plus facile d’emprunter pour monter une franchise qu’une entreprise solo
]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[ 1
Des banques aux courtiers
Un réseau, surtout un réseau déjà établi, c’est un modèle économique prouvé, qui marche bien, testé en long, en large et en travers.
Les franchisés, des clients pas comme les autres
en large et en travers par la tête de réseau. « C’est non seule- ment rassurant, mais c’est aussi un facteur de transformation du coût – car la franchise, le concept, le modèle ont un coût – en investissement », souligne Be- noit Fougerais, directeur général de Prêt Pro, courtier national en prêts professionnels. Qui dit modèle économique éprouvé dit risque diminué. L’entrepreneur indépendant que reste, malgré tout, le franchisé, est accompa- gné de la naissance à la fin de son aventure entrepreneuriale par une organisation dédiée : aide au lancement, pendant la vie de l’entreprise et même à l’heure de la transmission – pour un prêteur, c’est autant de garanties. Du coup, une partie du travail des intermédiaires du secteur du financement pour les enseignes consiste justement à décrocher leur référencement auprès des pôles franchise des banques. « Le franchiseur est ré- férencé chez tous les organismes de la place : banques, aides régio- nales, crowdlending, organismes de leasing... De quoi donner une belle visibilité à l’enseigne et faciliter la vie du franchisé », explique Benoit Fougerais. Le
sérieux du projet s’en trouve ren- forcé.
Un critère, le sérieux del’emprunteur
Des secteurs sont-ils plus ou moins « bankables » ? Difficile d’établir si une banque a une préférence pour telle activité ou telle autre ou s’est davantage spécialisée dans tel domaine ou tel autre. « Dans le même établis- sement bancaire, il existe sou- vent des différences régionales entre les agences ou branches », constate Benoit Fougerais. Sans oublier les différences entre la direction nationale et les branches régionales... Certaines banques sont plutôt en phase de conquête, d’autres ont déjà rempli leurs objectifs... Autant de facteurs qui rendent difficile l’identification de préférences. D’autant que la relation entre un établissement bancaire et un franchisé relève de la proxi- mité, ce qui encourage chez le premier une certaine diversité dans les typologies de clients. « Il ne faut pas oublier le point zéro : l’attractivité du projet. Au- jourd’hui, un projet bien calcu- lé, bien calibré, sérieux, avec un
en couverture
entreprendre
     Vous êtes franchi- sé/e ? Vous nous in- téressez... Que les banquiers prêtent
plus volontiers aux candidat/es franchiseur/euses qu’à l’entre- preneur/euse lambda n’est pas une rumeur dénuée de fonde- ment. Mais elles ont de bonnes raisons. Toutes les banques ou presque ont créé un pôle fran- chise et n’hésitent pas à proposer des services pour attirer les can- didat/es. Mieux encore, elles ac- cueillent avec le sourire la mul- tiplication des acteurs dans le secteur, des courtiers aux fonds. Ce qui ne veut pas dire qu’on peut arriver les mains dans les poches...
Comparer le secteur du finance- ment de la franchise à un gâteau peut sembler étrange. Pourtant, l’appétit des établissements ban- caires – et d’une pléthore de nou- veaux venus – désireux de s’en octroyer une part justifie la com- paraison. Toutes les banques, ou presque, ont monté un pôle spécialisé dans la franchise
et le commerce associé : Bred Banque Populaire, BNP Paribas, Banque Postale, Société Géné- rale, LCL... Et si certains en font plus que d’autres pour commu- niquer vers les franchiseurs et les franchisés – par exemple, Bred Banque Populaire est partenaire de la Fédération française de la franchise, et produit une étude annuelle sur l’état du secteur qui fait référence –, elles n’hésitent pas à proposer des guides, de l’aide... Bref, les banques aiment les réseaux et le font savoir. Il existe même des établissements bancaires spécialisés franchise, comme Franchise Bank.
L’attraction
du moindre risque
Les raisons qui font que la fran- chise est séduisante – ou du moins plutôt rassurante – pour les établissements bancaires et autres prêteurs sont aisées à comprendre. Un réseau, sur- tout un réseau déjà établi, c’est un modèle économique prouvé, qui marche bien, testé en long,
 franchise-concepts.ecoreseau.fr dec./jan./fév. 2020 | 13
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
   bon ROI, se fait financer, estime Sylvain Bartolomeu, dirigeant associé chez Franchise Mana- gement. Ce n’est pas comme il y a dix ans, même s’il faut tout de même faire preuve de son pro- fessionnalisme. » Candidats pas sérieux, s’abstenir...
Les banques ne sont plus seules et ça leur plaît Naguère, le franchiseur em- prunteur n’avait affaire qu’aux banques. Les choses ont de- puis bien évolué. « Il existe au- jourd’hui de multiples sources de financement, souligne Syl- vain Bartolomeu. Les banques, les sociétés de courtage, les so- lutions pour muscler son apport
propres assez drastiques. De quoi compliquée quelque peu l’accès au financement. Juste- ment, l’arrivée des intermé- diaires et des nouvelles sources de financement apporte la ré- ponse à la tension de l’offre. On pourrait croire que les banques considèrent que leurs plates- bandes sont envahies par des in- termédiaires. Tout au contraire, ces pros du courtage dopent leurs affaires. Les pôles fran- chises des banques ne sont pas là pour réaliser des coups mirobo- lants, mais des investissements
Les pôles franchises des banques ne sont pas là pour réaliser des coups mirobolants, mais des investissements solides – et tout ce qui peut diminuer le risque est le bienvenu.
l’intégralité du flux subséquent. Pour elle, c’est gagnant-gagnant, et ce n’est pas un hasard si ces solutions mixtes se répandent de plus en plus. « Plus d’un dossier sur deux présente un profil mixte, confirme Benoit Fougerais. Les plus complexes vont jusqu’à combiner quatre ou cinq sources : dette bancaire, crowfunding, crowdlending, aides diverses... » Impossible – du moins difficile – pour une banque de gérer des dossiers de ce type (ce qui renforce au pas- sage encore la valeur d’un inter- médiaire bien choisi).
Un exemple de ces nouveaux ac- teurs montre bien leur diversité : Monte ta Franchise est un fonds d’investissement à vocation so- ciale, créé à l’initiative d’Impact Partenaires, qui – comme son nom l’indique – se spécialise dans les franchises. « À l’origine, l’idée était de financer l’entre- preneuriat dans les quartiers, dans la foulée des émeutes dans les banlieues, explique Yasmine Hamraoui, directrice associée chez Impact Partenaires. Et quand on a examiné les mul- tiples possibilités, nous nous sommes arrêtés sur la franchise, car nous voulions nous orienter vers un modèle solide. » Non content de proposer une aide pour augmenter l’apport per- sonnel, Monte ta Franchise pro-
   Benoit
fougerais
est cofondateur et directeur général de pretpro.fr, fintech en solutions de financement professionnel. Il est membre du collège des experts de la Fédération française de
la franchise depuis 2008. www.pretpro.fr
Obtenir un cré- dit bancaire avec peu d’apport est presque mission
impossible ! Les banques doivent respecter des critères stricts pour limiter leur risque. Faire porter à la banque la presque totalité du risque est une situation irréaliste dans la plupart des cas.
Et pourtant, il existe bel et bien des solutions pour dimi- nuer l’exposition en banque.
Peu d’entrepreneurs le savent ! Certes, il est toujours possible de mobiliser l’entourage fami- lial pour générer ce qu’on ap- pelle la « love money »... Mais ça ne fonctionne pas toujours. A contrario, les financements structurants sont des solu- tions rapides et efficaces pour augmenter ses fonds propres et/ou réduire le montant de la demande de crédit.
• Le crowfunding va financer des besoins que les banques
refusent de couvrir habi- tuellement tels que le BFR, le stock, les achats d’immaté- riel... Mieux encore, les res- sources financières obtenues sont considérées comme des quasi-fonds propres par les banques.
• Le leasing va financer des biens matériels (véhicules, ou- tillage...) sous forme de loca- tion longue durée et diminuer le montant du crédit d’autant.
Pour l’entrepreneur, ces solu- tions alternatives ont l’avan- tage de ne pas exiger de caution, ni d’assurance per- sonnelle, ni d’indemnités an- ticipées. La banque, en outre, verra arriver d’un très bon œil un dossier soutenu par d’autres financeurs non concurrents qui prendront à leur charge une partie du risque. Alors, pourquoi s’en priver ? n
personnel – crowdfunding, love money, aides diverses... L’offre est pléthorique. »
Et les banques ne voient pas ça d’un mauvais œil, bien au contraire. Même si la situation économique s’est améliorée de- puis dix ans, les établissements bancaires sont sujets à la régle- mentation Bâle III, introduite en 2010 après la crise des subprimes. Elle impose notamment des exigences en matière de fonds
solides – et tout ce qui peut di- minuer le risque est le bienvenu.
Vive la mixité
Car un élément clé gouverne la relation banque-franchiseur, la notion de partenariat et la durée. Par exemple, sur un besoin de fi- nancement total de 300 000 eu- ros, la banque ne finit par cou- vrir que 200 000 (le reste assuré par des aides, du crowdlending, de l’apport, etc.), mais elle garde
 Y A-T-IL UN PILOTE DANS LE RéSEAU ?
  Comment créer ou reprendre une entreprise avec peu d’apport ?
14 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
 La relation entre un établissement bancaire et un franchisé ne se limite souvent pas au prêt, elle enchaîne logiquement
sur la vie de l’entreprise.
sera préparé. Compte tenu du nombre élevé d’éléments à dis- cuter – les conditions de taux, bien sûr, mais aussi les taux d’as- surance, les conditions de mou- vement, la carte bancaire... –, le rôle du facilitateur s’avère plus important qu’on peut le croire. Autrement dit, l’entretien sera sérieux et productif, une façon pour les deux interlocuteurs de se découvrir vraiment.
Ce relationnel entre l’établis- sement bancaire et son client, le franchisé, devait dans l’idéal aboutir à ce que recherchent les deux parties, une relation de type partenariat, et non une
pure négociation sur des taux d’intérêt. « Aujourd’hui, plus d’une offre sur deux choisie par nos clients n’est pas celle qui ob- tient le meilleur taux, constate Benoit Fougerais. Au-delà d’un financement négocié dans les meilleures conditions, le plus important reste de savoir si les deux personnes peuvent travail- ler ensemble. » Et pour cause, la relation entre un établissement bancaire et un franchisé ne se limite souvent pas seulement au prêt, puisqu’elle enchaîne logi- quement sur la vie de l’entreprise par la suite.
jean-MaRIe BenOIST
   Prêt Pro, bâti sur les réseaux
  pose également d’accompagner le candidat dans ses démarches, y compris son rendez-vous.
Au cœur, reste la relation
Car tout ce qui peut faciliter l’entretien, de part et d’autre, est
bienvenu – et un intermédiaire comme un courtier, même s’il est là pour négocier au mieux pour son client, assure cepen- dant que le dossier présenté sera solide et complet, et que l’interlo- cuteur (ou du moins son conseil)
Les franchises marchent tellement bien dans
l’hexagone – la France, après tout, est particulièrement friande du modèle – que
Prêt Pro, l’un des acteurs de référence actuel du secteur
du financement, a construit
son succès uniquement sur
les réseaux. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes, avec
près de 300 millions d’euros financés depuis la naissance
de la société. « Nous avons traité exclusivement avec
des franchises jusqu’en 2010, puis des indépendants sont venus frapper à notre porte, attirés par notre réputation », explique Benoit Fougerais, le directeur général de Prêt Pro. Tout ça parce qu’un de leur premier client, à la naissance
de l’entreprise en 2006, était
un franchisé Speed Burger, et que l’enseigne avait apprécié l’approche du courtier et lui avait proposé d’accompagner leur réseau sur toute la France. Une sorte de vocation accidentelle, mais qui a porté ses fruits.
« Chez Prêt Pro, le commerce associé représente aujourd’hui 65 % de notre chiffre d’affaires. Et nous accompagnons actuellement plus de 200 enseignes. » Prêt Pro est devenu franchiseur désormais,
ce qui accentue la part des indépendants dans les activités de l’enseigne. Il a mis en place une organisation dédiée à la franchise et aux réseaux, avec une direction et des référents groupements. « Nous sommes des courtiers, mais formés à la franchise, avec un rôle double : accompagner le franchisé
et son dossier en banque, et accompagner le franchiseur dans son environnement ? » En phase de conquête, la marque vise entre 15 à 20 nouvelles enseignes par an, tout en générant 200 à 250 demandes de financement par mois. D’où un élargissement de ses services. Jusqu’à l’année dernière, Prêt Pro se positionnait sur quatre étapes clés : la création, le développement, l’achat des murs et la cession/transmission. Sous les demandes répétées
de réseaux en quête d’évolution de leur concept, parce qu’ils mettaient en place un service livraison ou une flotte de véhicules, le courtier s’est fait prêteur pour investissements
« courants » et la demande augmente fortement. Même accélération du côté de
sa nouvelle plateforme de crowdlending, lancée en
mars 2019. Encore une affaire de réponse à la demande...
 16 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[                         SYLVIE HOUE
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]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
2 Toutes les grandes banques – ou presque – se sont dotées d’un pôle dédié à la franchise
discret que son partenaire, ne s’en montre pas moins efficace. En fait, Caisse
d’Épargne, fidèle à son modèle,
privilégie les contacts au plan
local et dans les principaux
salons et événements de la
franchise. De façon similaire à
Banque Populaire, les 17 Caisses
d’Épargne disposent toutes de
référents franchises qui servent à
la fois d’experts et d’interlocuteurs dédiés. Elle est également partenaire de la Fédération française de la franchise et de la Fédération du Commerce associé.
+ Contact : franchise-ce@bpce.fr
+ www.caisse-epargne.fr/professionnels- commercant-franchises.aspx
LcL : services personnalisés
LCL est, là encore, un établissement engagé depuis longtemps dans le domaine de la franchise. La filiale de Crédit Agricole SA dispose d’un pôle
d’expertise dédié à la franchise constitué d’une équipe d’experts pour répondre au mieux aux attentes des réseaux. La banque y accompagne les franchiseurs dans le développement de leur réseau, en France et à l’international, en leur proposant des services personnalisés pour le financement et la gestion de
 Petit guide
des banques
qui prêtent
Toutes les banques ou presque ont constitué des pôles franchise et commerce associés. Les candidat/es à la franchise les rencontrent du reste facilement dans les salons. Fiches à conserver. jean-MaRIe BenOIST
Il n’est jamais inutile, pour un franchiseur, de se faire connaître et d’entretenir de bonnes re- lations avec les pôles franchise et commerce associés des divers établissements bancaires.
Un candidat franchisé trouvera auprès de ces pôles conseils et assistance dans son projet. Pour autant, la décision finale n’appartient pas au pôle, mais aux agences bancaires locales, et les dossiers qui lui sont confiés sont répartis sur le terrain. En fait, l’analyse du Pôle Franchise & Commerce associé d’un réseau bancaire va donner des informations au banquier local sur la pérennité du réseau et le respect des fondamentaux du système de fran- chise.
Banque Populaire : 16 branches
régionales
La Banque Populaire est l’une des plus actives en termes de communication avec la franchise. Son partenariat avec la FFF, pour laquelle est produit notamment une étude annuelle qui sert
de référence à tout le secteur, dure depuis plusieurs années déjà. Et les résultats sont là : selon l’édition 2018 de l’étude, le quart des franchisés lui font confiance. L’organisation :
leur réseau grâce, notamment, à la mise en place de solutions pour la gestion de leurs flux et leurs besoins de financement d’investissement ou de haut de bilan. Des conseillers professionnels, répartis dans le réseau d’agence, couvrent le territoire, ce qui assure une réelle proximité.
 + Contact : en agence
+ www.lcl.fr/decouvrir-lcl/banque-franchise- commerce
  chacune des 16 branches régionales héberge un correspondant franchise qui connaît son sujet sur le bout des doigts. Le pôle se montre très proactif : en plus de services d’accompagnement personnalisés, des articles conseils sont disponibles sur le site, avec un quiz préparatoire, et la banque organise aussi, par exemple, des rendez-vous avec des experts.
Société Générale :
des documents en ligne
Parce qu’elle revendique la proximité, Société Générale s’appuie sur son réseau de 2 000 agences au plus près des réseaux. Le pôle
dédié de la banque propose un accompagnement au candidat
franchisé dès le début de sa réflexion. Le site propose notamment un ensemble de documents pour orienter au mieux sa réflexion. Société Générale est partenaire de la FFF, preuve supplémentaire de son attachement au secteur.
+ Contact : Philippe.Javelot@socgen.com
+ https://professionnels.societegenerale.fr/ espace_createur_et_repreneur/franchise.html
BnP Paribas : prêts aux durées
compatibles et crédits-bails
De façon similaire aux pôles dédiés des autres établissements bancaires, celui de BNP Paribas
+ Contact : franchise-bp@bpce.fr
+ www.franchise.banquepopulaire.fr
caisse d’épargne : banque sœur
L’autre versant du groupe BPCE a, lui aussi, son pôle dédié, qui, même s’il semble se montrer plus
18 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
se compose d’une équipe d’experts en contact per- manent avec les franchi- seurs qui suivent l’évolu- tion du marché, la stratégie des enseignes, leurs besoins en accompagnement des franchisés... Leurs services sont disponibles dans le ré- seau de 2 000 agences de la
banque. Grâce à des relations étroites nouées avec les principaux franchiseurs évoluant sur le terri- toire, BNP Paribas propose également des services spécifiques aux candidats franchisés à des condi- tions privilégiées, comme des prêts professionnels avec des durées compatibles avec les contrats de franchise ou des solutions de crédit-bail mobilier pour l’acquisition du matériel ainsi que de cré- dit-bail immobilier pour l’achat éventuel des lo- caux.
+ Contact : en agence
+ https ://mabanquepro.bnpparibas/fr/vos- besoins-pro/votre-activite/franchise
crédit du nord : un pôle commun
à toutes les enseignes
Les huit banques qui composent le groupe Crédit du Nord – Crédit du Nord, Banque Courtois, Banque Kolb, Banque Laydernier, Banque Nuger, Banque Rhône-Alpes, Banque Tarneaud, Société Marseillaise de Crédit – se sont dotées d’une structure commune
dédiée à la franchise,
au commerce associé
et/ou organisé. Elle
apporte son expertise
et ses services à
toutes les agences des
banques du groupe.
L’enseigne travaille
du reste sa réputation
dans le secteur en participant aux principaux événements du secteur (salons, guides...) et en multipliant les contacts entre son pôle et les principaux acteurs du secteur, FFF et Fédération du Commerce sssocié incluses.
+ Contact : en agence
+ www.credit-du-nord.fr/professionnels/ contenu/multicanal/Contenus/Metiers/ Professionnels/m_franchise?m=u&
HSBc france : franchises
à l’international
Début 2018, la banque a créé un réseau dédié de 40 référents experts, piloté par un pôle dédié, présents dans les 23 centres d’affaires de HSBC. Son positionnement diffère de celui de ses concurrents. L’un des arguments de poids de HSBC passe par sa dimension internationale : son pôle franchise se concentre sur cette dimension, ciblé sur
les 50 % de franchises qui veulent exporter – et s’exporter. Non seulement HSBC est présent dans 72 pays dans le monde, mais la banque a déjà créé quatre autres pôles similaires, au Royaume-Uni, au Mexique, aux États-Unis et au Canada. La banque propose également des prestations de conseil et d’accompagnement personnalisé à toutes les étapes de la vie d’un réseau et d’un franchisé.
+ Contact : contact.franchise@hsbc.fr
+ www.business.hsbc.fr/fr-fr/hsbc-franchise
franchise Bank : pôle dédié
Le cas de Franchise Bank est un peu particulier : c’est tout entier un pôle franchise. L’établissement se décrit lui-même comme « une banque d’affaires dédiée au financement des têtes de réseau de franchise ». C’est un intermédiaire financier qui accompagne les franchiseurs dans les trois étapes clés de leur parcours d’enseigne : démarrage, développement, valorisation, à l’aide d’outils financiers développés spécifiquement pour ces étapes. L’équipe est composée de financiers expérimentés et de spécialistes de la franchise. Particularité intéressante : la rémunération se calcule au résultat.
+ Contact : contact@franchise-bank.com + www.franchise-bank.com
Et en plus
Prêt Pro : courtier et prêteur
Le courtier n’est pas à proprement parler un établissement bancaire, mais son pedigree dans le monde de la franchise
n’est plus à prouver – et
les réseaux constituent
encore les deux tiers de son
activité. Il s’est même lancé
en franchise et diversifie ses
activités avec le lancement
d’une plate-forme de crowdfunding et de solutions pour des prêts courant durant la vie de l’entreprise. + Contact : par le site internet ou l’un des 18 centres d’affaire
+ www.pretpro.fr
finkey : courtier et prêcheur
Comme Prêt Pro, Finkey est un courtier dont la force tient à sa taille : avec 200 experts métiers sur toute la France, Finkey est capable de trouver la réponse à probablement tous les problèmes de financement. Le courtier se targue notamment d’avoir référencé plus de 5 000 dispositifs de financement – et de trouver celui qui convient à la situation. + Contact : contact@finkey.fr
+ www.finkey.fr
      20 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
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]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
décryptage
 Première franchise : les incertitudes
Il/elle est au bord de la falaise. Son deltaplane bien arrimé. C’est sa première fois, son premier saut. Alors le/la candida/te prend son
élan et... arrête sa course ! Minute, papillon. Il/elle se souvient que le 30 septembre, la conférence inaugurale du salon SME de la micro- entreprise s’intitulait Entreprendre dans l’incertitude, même pas peur ! Entreprendre dans la franchise relève des mêmes questions. Petit résumé adapté.
L’incertitude ? Elle est inhérente à tout projet entrepreneurial. Le/la franchisé/e qui signe-
rait son contrat sans son lot de questions devrait s’alarmer : risque et incertitude sont les deux mamelles de toute entre- prise ! Mais au fait, le système de la franchise n’a-t-il pas pour atout majeur de les réduire a priori, ces incertitudes ? Les ré- duire, certes, pas les éliminer. Petit voyage dans le domaine du doute.
L’incertitude financière
C’est l’incertitude mère de toutes les autres ! Moyen et fi- nalité du projet, le « problème » et la « solution ». La première question financière se nomme droits d’entrée. Certes, il existe des franchises abordables (Franchise & Concept(s) n° 24) aux droits parfois inexistants. Mais en règle plus que géné- rale, se lancer en franchise représente un gros investis- sement, toujours facteur de risques. Si les banques prêtent plus facilement au vu d’un dossier de franchise, le futur franchisé se doit de mener son enquête indépendamment et se faire sa propre opinion sur la viabilité de son projet. Pour l’avocate Charlotte Bellet, du cabinet BMBG, spécialisé de- puis près de 50 ans dans la franchise, « les banques ne s’inquiètent pas toujours de la rentabilité du réseau de fran-
chise en question. » Or le/ la candidat/e doit, lui/elle, en réduire l’incertitude : un in- vestissement conséquent doit se coupler immanquablement à une rentabilité appréciable, surtout quand le patrimoine personnel est engagé. Le poids de cette incertitude financière en engendre d’autres, plus ou moins importantes.
Toutes les données impactent la rentabilité Face à une concurrence considé- rable, en augmentation, chaque élément du projet constitue une source d’incertitude, surtout si l’on se lance seul dans le projet. La question du lieu d’implan- tation et de la taille du point de vente, parfois sujets à des erreurs d’appréciation, risquent de coû- ter la vie de l’entreprise et consti- tue l’une des principales incerti- tudes du franchisé. Charlotte Bellet illustre ainsi le dilemme : « Dans la restauration, on a des 300 ou 400 m2 à Bordeaux ou à Lyon, qui tournent très bien. Mais on ne peut pas prétendre que ça va marcher de la même façon dans la ZAC de je ne sais quelle ville. Des échecs ont été liés à la taille. Untel avait jeté son dévolu sur telle franchise, le bon produit au bon endroit. Mais le projet s’est vu complètement dé- séquilibré en termes d’investis- sement : il avait ouvert 1 500 m2 de vitrine dans une ZAC où la moitié suffisait. Il aurait suffi de réduire la surface de moitié, et le projet cartonnait. » Ce genre de situation naît souvent d’un manque de données chiffrées fournies par le franchiseur. C’est au franchisé de remplir les cases blanches de son tableur. Malgré une loi Doubin qui a exigé la transparence des franchiseurs, il reste souvent difficile de bor- der son projet si l’on se contente du minimum syndical.
• Il me faut le maximum de données chiffrées pour simuler la rentabilité du projet.
• Je dois les obtenir du franchi- seur.
• Et, sinon, les évaluer moi- même.
Si la loi obligeait le franchiseur à donner les chiffres d’affaires de son réseau, on perdrait 70 % des réseaux de franchise.
– Charlotte Bellet, BMBG.
    22 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
décryptage
 Les franchisés ne consentent à livrer que rarement les données tues par le franchiseur. Ceux qui publient leurs bilans tournent autour d’un petit 30 %.
d’un petit 30 %. Vos terrains d’enquête seront Internet et les salons spécialisés, votre ar- deur à estimer la rentabilité ne faiblira pas. Le piège serait de faire preuve d’une trop grande confiance. Charlotte Bellet : « Comme les gens pensent que le secteur de la franchise est balisé, ils ne se méfient pas, ils sont dans une relation de confiance. »
• Un DIP insuffisamment pré- cis doit constituer une alerte.
• Je mène l’enquête pour ré- duire l’incertitude.
Contrat & clauses
Êtes-vous véritablement un entrepreneur indépendant qui s’inscrit dans un réseau de confiance ? Pour répondre à cette incertitude, scrutez les clauses du contrat. Interrogez la jurisprudence qui révèle de nombreux cas de requalifica- tion de contrat : vous n’étiez pas indépendant, vous étiez un employé du franchiseur ! L’article L7381-2 du Code du travail autorise la requalifica- tion de contrats de franchise en contrats de travail quand le degré de sujétion à la tête de réseau se montre patent. Le franchisé doit, pour justifier de son statut, prouver devant le conseil des prud’hommes que les quatre critères d’un contrat de franchise sont rem- plis : l’activité porte sur la vente des marchandises. Le local a-t- il été imposé ou agréé par le franchiseur ? Une clause de
    Un DIP insuffisant
La loi Doubin n’oblige pas le franchiseur à communiquer le montant des charges, les taux d’endettement, la rentabili- té, le chiffre d’affaire moyen du réseau ni le résultat d’ex- ploitation. Mais bon nombre dépassent la réglementation pour se montrer transparents. Ils ont d’autant plus raison que favoriser la réussite de son ré-
seau, c’est assurer son succès. Charlotte Bellet n’affirme pas autre chose : « Un franchiseur droit dans ses bottes qui consi- dère que son concept est très rentable a évidemment tout in- térêt à communiquer tous ses chiffres. » Mais le verdict de la conseillère se révèle accablant : « Si la loi obligeait le fran- chiseur à donner les chiffres d’affaires de son réseau, on perdrait 70 % des réseaux de franchise. » Un océan d’incer- titudes...
Les franchisés aussi devraient faire preuve
de transparence
Si vous n’obtenez pas, à tra- vers le Document d’informa- tion précontractuel, un détail chiffré suffisant, il vous reste à mener l’enquête, parfois direc- tement auprès des autres fran- chisés de l’enseigne. Mais rien n’est simple : lesdits franchisés ne consentent à livrer que ra- rement les données tues par le franchiseur. Ceux qui publient leurs bilans tournent autour
 24 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[ Le nouveau départ, l’indépendance, la rentabilité fabuleuse promise par les franchiseurs font rêver, mais ne doivent pas éclipser la rationalité que requiert la création d’une entreprise à l’investissement majeur et aux multiples enjeux
décryptage
entreprendre
      fourniture exclusive ou qua- si-exclusive existe-t-elle ? Des conditions et des prix imposés par le franchiseur compro- mettent-ilsl’indépendancedu franchisé?Unetellerequalifi-
ments du franchisé, des péna- lités, jusqu’à 100 000 euros et davantage. D’autres, au nom assez barbare (non-concur- rence post-contractuelle), encadrent les conditions de
m’efforce de réduire l’incerti- tude parfois savamment géné- rée par le partenaire.
• Je prévois le recours à une aide extérieure spécialisée danscetyped’entrepreneuriat.
 cation, relativement courante, constitue une véritable incer- titude pour les futurs franchi- seurs. Chez Yves Rocher par exemple, plus de cent contrats de franchise ont déjà été re- qualifiés. Certaines clauses contractuelles sont elles aussi sujettes à de grandes incerti- tudes. Elles se soldent par un abandon du projet face au re- fus de négociation de la part du franchiseur.
Fin de contrat : ne soyez pas « piégeable »
Trois clauses en particulier représentent une inquiétude pour le futur franchisé. Les premières sont celles qui pré- voient, en cas de manque-
sortie du franchisé. Une fois la date de fin du contrat dépas- sée, l’ancien franchisé sous la dépendance de telles clauses n’a plus le droit d’exploiter son local pour la même activité. Pour Charlotte Bellet, ce type de clause manque gravement à l’équité. Les articles du contrat qui prévoient la résolution des litiges font elles aussi douter. Lorsque la loi américaine s’ap- plique, le litige se réglera sur le sol américain... Cette clause ne passe pas inaperçue et re- présente souvent une grande source de questionnements.
• Bref, je lis avec attention, comprends la portée de chaque clause.
• Au besoin, je les conteste et
• Et si le franchiseur ne veut pas retoucher son offre, je la repousse.
Le dernier mot revient à notre juge de paix, Charlotte Bellet : « Il arrive qu’on ne veuille pas voir les oiseaux de mauvais augure lorsqu’on se lance dans un projet avec de grandes espé- rances. »
Le nouveau départ, l’indépen- dance, la rentabilité fabuleuse promise par les franchiseurs font rêver, mais ne doivent pas éclipser la rationalité que re- quiert la création d’une entre- priseàl’investissementmajeur etauxmultiplesenjeux. jean-BaPTISTe cHIaRa
franchise-concepts.ecoreseau.fr dec./jan./fév. 2020 | 25
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
Interview croisée
claude Burlot,
est aujourd’hui Le fondateur du premier réseau spécialisé 100 % ventes urgentes a mené une vie professionnelle aussi passionnante que mouvementée. Ce père de
six enfants a
débuté comme
négociant en
fruits et légumes
à Rungis avant de tenir une brasserie, puis un restaurant-night club en région parisienne... avant de proposer des baptêmes en offshores (ces bateaux
à moteurs très rapides prisés de la jet-set) entre Ibiza et Formentera, puis entre Cannes et Saint-Tropez... tout en gérant un restaurant de montagne, à Isola 2000 l’hiver.
votre dernier coup de gueule ?
Sans fausse modestie, je n’en pousse jamais. Je ne me plains jamais. Je suis autodidacte. Ma philosophie, c’est qu’il faut travailler et faire en sorte de parvenir à ses fins. Si les difficultés sont trop dures, la barre trop haut, eh bien il faut admettre ne pas être en capacité et partir sur autre chose.
Une anecdote ?
J’ai aujourd’hui 62 ans. Il y a environ quatre ans, et malgré mon « grand âge », je souhaitais lancer une activité sur Internet. Je me suis mis dans l’idée de créer un site d’échange et de partage. Je me suis lancé alors à la recherche d’un créneau encore peu exploité et je me suis rendu compte,
à force de pérégrinations, que de nombreuses annonces, notamment dans l’immobilier, comportaient la mention de « vente urgente ». À ma grande surprise, elles n’étaient pas enregistrées ni RCS ni à l’Inpi. J’ai saisi immédiatement l’opportunité.
Si vous étiez président
de la République ?
J’essaierais de redonner à la France le goût de l’effort et du respect des valeurs de la République.
Vente urgente immobilier et Edra, holding d’Axial et Best Repair
  La vente urgente constitue une niche en plein boom en raison de la nécessité de nombreux vendeurs de céder leurs biens vite afin de respecter certains délais – Vente urgente immobilière
Quel est votre cœur de métier ?
Claude Burlot : l’immobilier. Vente urgente immobilier est un accélérateur de projet immo- bilier. L’objectif de ce nouveau concept est de proposer une al- ternative à tous les clients qui souhaitent vendre rapidement leur bien au juste prix. Nous avons un site spécialement dédié à la vente urgente d’immobilier qui dispose de nombreux outils de communication, de la visite virtuelle vidéo au reportage photo... Nous sommes en outre extrêmement bien référencés sur les principaux portails immobi- liers où nous achetons beaucoup d’encarts. J’ai ouvert la première agence physique, exclusivement dédiée à la vente urgente d’im- mobilier, je l’ai baptisée du nom éponyme en mai 2017 à Perpi- gnan. Depuis, sous le modèle de la licence de marque, une première agence a été ouverte à Saint-Cyprien et des ouvertures sont programmées à Narbonne et au Canet en Roussillon d’ici à la fin de l’année.
Alexis Saccardo : nous nous consacrons à la réparation de carrosserie. Axial a été créé en 1986 par un cercle de carrossiers indépendants qui anticipaient les bouleversements technologiques qu’allait connaître l’industrie au- tomobile. C’est en cultivant cet esprit novateur que la marque Axial s’est depuis imposée dans le monde de la réparation auto- mobile en regroupant un nombre croissant de professionnels sur
tout le territoire. Aujourd’hui, le réseau compte 360 carros- siers-mécaniciens en France mé- tropolitaine, 100 en Belgique et une dizaine dans les Dom-Tom. Un garage Axial emploiera de quatre à quatre-vingts salariés selon les prestations offertes. Si notre spécialité d’origine est la carrosserie, nos adhérents sont également en mesure de propo- ser du vitrage, du pneumatique et la climatisation. Nous travaillons très peu avec la clientèle parti- culière. Nos principaux clients sont les courtiers en assurance, les assureurs, les entreprises, les responsables de la gestion des flottes automobiles ou encore les loueurs de voitures.
comment qualifieriez-vous votre marché ? Qu’est-ce qui vous distingue de la concurrence ? CB : L’immobilier est, ce n’est pas un scoop, hyperconcurren- tiel. Pour tirer son épingle du jeu, il faut innover et investir un créneau non exploité. Or, la vente urgente constitue une niche en plein boom en raison de la né- cessité de nombreux vendeurs de céder leurs biens vite afin de respecter certains délais, notam- ment dans les ventes relatives aux successions, aux divorces qui requièrent une vente rapide, sans oublier les mutations pro- fessionnelles, etc. Notre concept offre aux vendeurs pressés de
se décharger assez rapidement de cette procédure souvent dif- ficile, une vente immobilière. Nous nous adaptons au marché local. Il ne s’agit pas pour autant de penser que nous incitons les clients à baisser leurs prix. Les transactions que ne nous réali- sons sont d’ailleurs totalement en ligne avec les prix du marché. Je dirais que ce qui nous distingue de la concurrence, c’est une esti- mation précise au préalable à la prise du mandat, réalisée en toute impartialité, ce qui implique de l’efficacité et de la réactivité. Nous accompagnons nos clients en les aidant à vendre rapide- ment et au juste prix leurs biens. C’est tout un processus que nous avons mis en place que matéria- lise un tableau de bord : une fois toutes les étapes maîtrisées, nous sommes à même de vendre très rapidement un bien.
De plus, contrairement à de nombreux confrères et concur- rents, nous travaillons sans ex- clusivité, nous agissons en par- tenariat avec nos clients, sur un contrat moral gagnant-gagnant. AS : Le marché de la réparation automobile, corrélé à l’activité économique, a progressé ces der- nières années. La concurrence y est réelle et la tendance s’oriente clairement vers le groupement. Il existe encore environ 2 000 ga- rages indépendants. Tous savent parfaitement que s’ils restent
     26 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ seuls, ils finiront par disparaître. Pour se développer, ils doivent s’affilier à un réseau. Adhérer à Axial confère immédiatement un effet de taille dans les achats de matières premières de plus en plus coûteuses, via notre centrale d’achats. À la fin de l’année, nos
AS : Comme je l’ai dit, l’indépen- dance est une valeur cardinale pour Axial. Au-delà, j’ajoute- rais la qualité de nos services. La recherche du travail parfai- tement exécuté pour satisfaire pleinement le client fait partie de l’ADN depuis la création du
formation dite de « bienvenue ». Ensuite, les dix responsables ré- gionaux, sous ma responsabilité, parcourent la France pour ap- porter leur aide aux adhérents, connaître leurs difficultés et les résoudre. Nous mettons égale- ment à la disposition des adhé- rents des spécialistes pour les soutenir dans leurs démarches administratives, leurs opérations de communication...
Quelles sont vos perspectives de développement ?
CB : Elles sont nationales et florissantes, et le succès ren- contré par notre concept au dernier salon de la Franchise en témoigne. Les candidats comme les agences immobilières sont réellement séduits par notre concept et notre performance. La première agence a réalisé un chiffre d’affaires de 400 000 eu- ros en deux année d’existence ! Les agents indépendants sont particulièrement intéressés dans un environnement devenu de plus en plus difficile. Les clients recherchent de plus en plus la confiance d’une enseigne recon- nue. Enfin intégrer un réseau génère des économies d’échelle substantielles, précisément dans l’achat d’espaces de diffusion au- près des sites Internet spécialisés. AS : Nous allons chercher notre croissance. Les responsables commerciaux vont démarcher les carrossiers indépendants afin de les convaincre de nous rejoindre. Notre objectif est d’in- tégrer un nouvel adhérent par mois et par responsable. Le mar- ché se redessine très rapidement. D’ici à quatre ans, il n’y aura plus aucun carrossier indépendant ! Et nous déployons toute notre énergie pour qu’ils intègrent notre réseau plutôt que celui de la concurrence !
PROPOS RecUeILLIS PaR PIeRRe-jean LePaGnOT
alexis Saccardo,
Responsable animation réseaux & marketing d’Edra, deux réseaux de carrossiers réparateurs Axial et Best Repair. Il est arrivé chez Axial en mai 2019 après une expérience de plus de vingt ans dans la grande distribution. Embauché chez Lidl en 1997 comme responsable régional de réseau, il a gravi les échelons jusqu’à devenir responsable régional du développement des approvisionnements, un poste particulièrement stratégique dans ce secteur. Chez Axial, ses responsabilités sont doubles : il est à la fois le responsable de l’animation du réseau et de la communication/marketing.
Une anecdote ?
J’ai pris mon poste chez Axial seulement 15 jours avant l’arrivée de mon supérieur hiérarchique, le directeur des opérations. Cette arrivée simultanée nous à rapprochés au point de créer un véritable binôme.
Si vous étiez président de la République ?
Je m’emploierais à éradiquer la misère dans le monde, mais c’est une vaste tâche qui demande plutôt une baguette magique...
garagistes perçoivent en outre les remises de cette période. Outre l’assurance de bénéficier de prix compétitifs, rejoindre Axial ouvre aux adhérents l’accès à nos partenaires « peinture ». L’enjeu est d’importance tant la pein- ture s’est sophistiquée ces vingt dernières années. Dans ce cadre, nous avons conclu des accords avec trois des principaux fabri- cants mondiaux : BASF, PPG Industries et Axalta Coating Systems. La grande différence d’Axial par rapport à la concur- rence, c’est son indépendance. Les garagistes sont adhérents d’une coopérative, et, à cet égard, juridiquement et financièrement indépendants. La tête de réseau n’a pas vocation à s’enrichir mais à accompagner les garagistes dans leur développement.
Quelles valeurs caractérisent votre réseau ? Quels profils recherchez-vous au sein de votre point de vente ?
CB : Sans hésitation, l’efficacité et l’honnêteté. Notre valeur ajou- tée par rapport aux concurrents demeure la vente urgente. Nous recherchons des agents immobi- liers d’expérience et qui prouvent une très bonne relation client, un atout essentiel du métier. Les franchisés qui nous rejoignent sont la plupart du temps des in- dépendants qui ont été séduits par notre concept novateur.
réseau, et c’est sans aucun doute ce qui explique son succès plus de trente ans après sa création. Nous cherchons des garagistes qui montrent une forte impli- cation dans leur travail et qui répondent, bien sûr, à nos cri- tères très exigeants. Le cahier des charges soumis aux candidats est très précis : nombre de places de parking, nombre d’ateliers, nombre et qualité des voitures relais de moins de trois ans, chiffre d’affaires égal ou supé- rieur à 300 000 euros, détention de logiciels de chiffrage, etc.
Quelle place occupe la formation au sein de votre réseau ?
CB : La formation est fonda- mentale dans le métier de l’im- mobilier et encore plus avec notre concept de vente urgente. La formation de départ dure 15 jours et se décompose en plu- sieurs étapes, directement dans notre agence fondatrice de Per- pignan. Nous enseignons les bonnes pratiques, la manière de suivre le client, mais aussi le fonctionnement de nos logiciels. La méthode de Vente urgente immobilier est singulière dans le métier, sa force est de garantir la vente des biens dans des délais vraiment réduits.
AS : Elle est prépondérante afin de continuer à délivrer des ser- vices à haute valeur ajoutée à nos clients. Nous dispensons une
D’ici à quatre ans, il n’y aura plus aucun carrossier indépendant ! Et nous déployons toute notre énergie pour qu’ils intègrent notre réseau plutôt que celui de la concurrence ! – Edra
Interview croisée
entreprendre
       franchise-concepts.ecoreseau.fr dec./jan./fév. 2020 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
Pizza Cosy, le fast-good qui disrupte la pizzeria
745 millions de pizzas vendues en France en 2017, autant dire que le marché de la pâte à pain avec tomate et tout le reste n’en a pas fini avec les beaux jours. De la place, il y en a, certes, mais imposer son identité dans une forêt d’acteurs est une autre paire de fours. C’est le défi que s’est lancé Pizza Cosy depuis 2010, avec son concept de pizzeria fast-good à la française.
en immersion
la main jusqu’à la cuisson au feu de bois. » La formule est simple : associer la qualité et localité des produits français au savoir-faire italien traditionnel. Rien de plus naturel pour les fondateurs, tous deux piqués par le virus de la pizza dès le plus jeune âge. Aux valeurs fondatrices s’ajoute la conscience écologique. Pour le réseau labélisé Care Eat (label anti-gaspillage alimentaire), les
portent Pizza Cosy. L’un, Licata, est passé par L’Oréal et Ama- zon, l’autre, De Sanctis, fut le plus jeune franchisé de France à 18 ans chez Naturhouse. Leur intégration correspond pour les fondateurs au nouveau cap fran- chise. Trois ans plus tard, le ré- seau compte 21 points de vente, dont 5 succursales et 3 mul- tifranchisés. Aimer la « bonne bouffe », les bons produits, se montrer bon gestionnaire, c’est suffisant en théorie pour devenir franchisé Pizza Cosy. Pas besoin de venir de la restauration, la majorité des nouveaux « patrons pizzaiolos » sont en reconver- sion. Julien Licata : « les résultats suivent nos attentes, 2018 fut une belle année avec 11 ouvertures, l’année 2019 est plus réservée en termes de développement, mais
     «Pizza cosy com- mence là où les autres pizze- rias s’arrêtent. » Bigre, le ton est donné. La jeune enseigne entend bien défariner le marché de la pizza. Lancée en 2010 à Saint-Étienne dans la Loire par deux amis d’enfance, Florent Mercier et David Cellier, la marque s’est développée en franchise en 2016. Depuis, Pizza Cosy trace son chemin. Le réseau compte aujourd’hui 21 points de vente en activité et 15 projets d’ouverture sont d’ores et déjà silhouettés pour 2020. Objectif : atteindre les 50 unités d’ici à la fin de 2021. Pour satisfaire leurs ambitions au sein d’un mar- ché partagé entre les chaînes de fast-food américaines et les artisans aux racines italiennes, les porteurs du projet comptent avant tout sur leur positionne- ment. Julien Licata, directeur marketing et communication de Pizza Cosy depuis 2016 : « Nous nous positionnons sur un nou- veau segment de marché, qu’on
appelle fast-good ou pizza à la française. Il s’agit d’allier restau- ration rapide et exigence d’un bon restaurant avec des produits frais d’origine française. »
Rapide, bon et français !
Secouer un secteur de la pizza en panne d’inspiration grâce à un positionnement fort et assumé, c’est tout le pari de Pizza Cosy. « Le marché de la pizza était très vieillissant et assez monotone, avec peu de place laissée à l’inno- vation. Nous l’abordons comme une start-up et nous sommes là pour disrupter le marché », lance Julien Licata. Les mots sont un peu calzone, soufflés, non ? Ou pas. Car à force de prendre bien soin de ne pas être associée aux fast-food et à leur « malbouffe », l’enseigne mise sur la qualité de ses produits et sur l’expérience client : « L’ADN du concept, c’est le produit, 100 % frais et français, c’est pour ça que nous confec- tionnons la pâte sur place et que nous préparons les pizzas devant les clients, de l’étalage du pâton à
Le marché de la pizza était très vieillissant et assez monotone, avec peu de place laissée à l’innovation, nous l’abordons comme une start-up et nous sommes là pour disrupter
le marché – Julien Licata, directeur marketing et communication
et associé de Pizza Cosy.
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objectifs sont clairs : 0 % de perte de matières premières, produits fabriqués minute et 0 plastique dans les pizzerias (100 % d’em- ballages recyclables). Si le réseau Pizza Cosy est aujourd’hui bien étoffé, il ne comptait « que » quatre pizzerias en 2016. Le tournant ? L’arrivée de deux nouveaux associés et le début du développement en franchise.
La franchise, choix gagnant
Aux côtés de David Cellier et Florent Mercier, s’en sont venus en 2016 Julien Licata, expert en marketing et en communica- tion, puis Jonathan De Sanctis spécialiste de la franchise et développeur du réseau. Ce sont désormais quatre associés qui
nous nous structurons pour pré- parer 2020. » Une structuration qui verra l’enseigne internali- ser sa logistique et sa centrale d’achat, et investir de nouveaux locaux de 2 500 m2, pour un in- vestissement total de deux mil- lions d’euros. Le développement de Pizza Cosy à l’étranger ? Un rien prématuré d’après le direc- teur marketing, mais pas impos- sible. À l’instar du point de vente à Saint-Denis (La Réunion), le plus gros du réseau (850 000 eu- ros de CA), la marque s’exporte bien hors de l’hexagone. For- mule Margarita : « Grâce à son positionnement, Pizza Cosy s’inscrit dans un marché où il y a de la place. » Cosi Cosy.
adaM BeLGHITI aLaOUI
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                                 REJOIGNEZ LA 1ère ENSEIGNE DE BOUCHERIES EN FRANCHISE
26 boucheries dans 13 départements, l’enseigne a un gros potentiel
« Nous avons ouvert nos premières boucheries en 2003, créé l’enseigne du Bœuf Tricolore Boucheries en 2013 et l’avons franchisée en 2016. Nos boutiques se développent dans tout l’hexagone, preuve que le concept trouve l’adhésion des consommateurs. Nous sommes convaincus qu’il est possible de fournir de la viande française de qualité au meilleur prix. Nous soutenons les éleveurs locaux et mettons un point d’honneur à valoriser le métier de boucher. Nous sommes sans cesse sur le terrain aux côtés de nos franchisés en leur proposant un véritable accompagnement depuis la recherche de l’emplacement commercial jusqu’à la formation à nos méthodes. Rejoindre notre enseigne, c’est faire partie d’un groupe solide et structuré où l’esprit d’équipe et le professionnalisme règnent en maîtres » expliquent Jean-Jacques et Sonia Pineau.
LES VALEURS DU BŒUF TRICOLORE BOUCHERIES
       ]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
portrait
 Sport 2000
tion pour l’équipe dirigeante de retomber dans les errements quand l’indépendance réelle des adhérents avait tendance à produire de l’individualisme. « Quand chacun achetait ce dont il avait envie... »
Le numéro trois du sport loisir en France – loin derrière les hy- permarchés Decathlon et Inters- port – a travaillé son offre pour viser un modèle efficace : 35 à 40 % des achats sont communs désormais à tous les magasins qui fuient comme la peste les très grandes agglomérations pour viser les villes de 50 000 à 80 000 habitants – 80 % du réseau. Un géomarketing à travers lequel Stéphane Solinski tient la ligne de crête des prix et l’omnicana- lité : « L’expression du meilleur des deux mondes » en une long- tail qui réconcilie le repérage sur le Web et la disponibilité en magasin (« J’ai », aujourd’hui ou dans les 24 heures). En rationa- lisant son réseau, Sport 2000 a déployé un concept enfin com- mun, ce qui, dans une coopéra- tive d’adhérents indépendants, n’est pas le plus simple.
Engouement
pour le loisir sportif
Avec des magasins de 1 200 m2 en moyenne, des boutiques de proximité prêtes à répondre à la demande de territoires souvent négligés où le client, conseillé, trouve 100 % de marques, Nike, Adidas et les autres, mais pas de marque de distributeur, Sport 2000 dit disposer de réservoirs de croissance « spectaculaires » avec des rotations de stocks mul- tipliées par deux, servies par une logistique fluide des approvi- sionnements qui ne « chargent » pas les magasins. Dans ces points de vente où les linéaires ne « font » pas trois mètres de long, la « mère de famille type
qui achète pour les siens et pour elle façon sneaker aboutit à un panier moyen plus important que la concurrence » et trouve réponse à ses questions : aux « j’ai envie et j’ai besoin », l’en- seigne apporte des réponses – « la fonction conseil est primor- diale » – que valide l’école Sport 2000 des adhérents. L’adhérent type est à la tête en moyenne d’un personnel d’une dizaine de personnes capables de générer, toujours en moyenne, un CA de l’ordre de 2 millions d’euros.
« Je suis confortable », sourit le promoteur du plan Cup 2024 qui voit « s’enquiller les années de croissance », au nom d’un « véritable engouement » pour le loisir sportif.
Casting exigeant
Est-ce à dire que n’importe quel profil de commerçant serait éli- gible à Sport 2000 ? Le holà de Stéphane Solinski se nomme « compétence ». À cette aune, le « casting » se révèle « très impor- tant ». Vous êtes un cadre d’une quarantaine d’années hors le secteur de l’habillement qui disposez d’un apport et le loisir sportif vous tente ? Ce ne sera pas suffisant pour convaincre le coopérateur. « Il s’agit d’un mé- tier complexe pour lequel il faut connaître son marché », prévient Stéphane Solinski. Savoir anti- ciper en surfant sur les deux va- gues d’achat dans l’année exige que l’on sache quoi acheter six mois à l’avance. Expérience du « textile » bienvenue...
OLIvIeR MaGnan
Les chiffres clés du réseau
Près de 600 magasins.
Plus de 400 adhérents coopérateurs.
Réseaux spécialistes : Mondovélo, Sneakers Specialist, Espace Montagne
À l’international
3 200 points de vente en Europe, 25 pays.
5,1 milliards d’euros de CA
Un réseau Montagne dans les grands massifs européens
Viser des agglos moyennes pour une offre
Qlargement unifiée
 partir des premiers objectifs at- teints en 2016, est désormais en plein déploiement après l’uni-
uel métier imaginer
quand on s’appelle
Jean Djorkaeff, Just
Fontaine ou Al- fication de l’actionnariat et la
bert Batteux, en 1966, une fois vente des parts du fonds pour
Stéphane Solinski, directeur général
la compétition derrière vous ? Ouvrir un magasin... de sport semble tout naturel. Avec 36 détaillants, nos ex-footballeurs fondent le groupement Sport 2000, et bien leur en prend. « Ce furent des années prolifiques », confirme le directeur général Stéphane Solinski, né deux ans après la création de l’enseigne. Prolifiques mais risquées quand la direction du réseau, plus tard, en 2007, se lance dans un plan d’ouvertures de succursales à coups d’emprunts jusqu’à cu- muler 50 millions de pertes. Le penalty à peine sifflé, le bras de fer contre le fonds majoritaire Activa Capital réglé, les adhé- rents rachètent 100 % des parts et autofinancent le nouveau Sport 2000. « Un strike », image- ra dans une interview Stéphane Solinski, arrivé, lui, en 2012 aux côtés de Christophe Mostaert et de Thierry Lavigne, président de la coopérative, pour gérer la phase de désendettement et for- ger l’avenir. Un plan « sportif », dénommé Cup 2024, lancé à
clarifier le capital.
Concept partagé
par des commerçants indépendants
Les premiers fruits sont ré- coltés : en tenant le rythme de 15 créations par an, l’enseigne vise 700 millions de CA en 2021, 900 millions à partir de 2025. Elle joue à fond la carte du mo- dèle coopératif sur lequel mise un patron exécutif arcbouté sur les avantages des achats collec- tifs quand la création de richesse naît des adhérents. « C’est la bonne spirale », persiste et signe Stéphane Solinski pour qui la fourchette de résultats de 3,5 à 7 % se démarque à juste titre du modèle de la franchise. Pas ques-
Les premiers fruits sont récoltés :
en tenant le rythme de 15 créations par an, l’enseigne vise 700 millions de CA en 2021, 900 millions à partir de 2025.
    30 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
créer aujourdhui
Se lancer avec une jeune
seulement. Il faut garder en tête qu’un jeune réseau est toujours en construction sous de mul- tiples aspects. Reste à savoir si vous souhaitez faire monter en gamme l’enseigne dans une re- lation étroite avec un franchi- seur qui itère (fait son chemin) sur de nombreux sujets.
Trois choix
de réseau possibles
Choisir une enseigne flambant neuve est-il risqué ? Plusieurs cas de figure :
a Il s’agit d’une nouvelle mas- ter franchise d’une marque étrangère encore méconnue sur le territoire qui veut s’im- planter sur le marché français. La France demeure une ex- cellente porte d’entrée sur le marché européen, pour trois raisons : la taille de son mar- ché intérieur, la maturité de la franchise dans ce pays et les exigences réglementaires qui font du pays un cas d’école pour celui/celle qui envisage de conquérir ensuite l’Europe. La France est effectivement l’un des pays les plus exigeants au monde sur la question, entre autres, du document d’infor- mation précontractuelle (DIP). Une façon de démarrer par le plus complexe avant de se déployer dans le reste de l’Eu- rope.
a L’on a affaire à un concept tout à fait neuf, peut-être l’éma- nation d’un réseau historique. Les exemples sont nombreux. Beerstro, nouveau concept de taverne qui profite d’une appé- tence grimpante pour la bière. L’enseigne est, cela dit, née de l’idée des fondateurs d’un pre- mier concept de bar à bière à succès qui s’appelle Au Fût et à Mesure. De même pour Happy, boutique de fleurs branchée, dernier né du groupe Emova qui rassemble en son sein des marques telles que Rapid’Flore,
Monceau Fleurs ou encore Au nom de la Rose... Dans ce cas de figure, le nouveau concept s’appuie sur des équipes déjà rodées à l’exercice de la fran- chise capables de mutualiser les forces qui accompagnent les réseaux, aussi jeunes soient-ils. a Ou bien l’on se trouve face à un concept tout à fait origi- nal qui ne s’appuie sur aucun réseau antérieur solidement établi... Reste à choisir ce qui vous sied. Dans tous les cas, le jeune franchiseur doit prouver au jeune (ou vieux) franchisé que son concept le dote d’un avantage compétitif indéniable – innovation de service ou de produit, actions de commu- nication ou de marketing, méthodes commerciales qui sortent des sentiers battus, ou d’un savoir-faire unique qui repose parfois sur le dépôt de brevet. Tel est le cas du jouven- ceau Mental’O : « Nous nous appuyons sur une méthode protégée en droits d’auteurs à l’Inpi, qui se base sur un pro- cess unique de questionnaires et d’études qualitatives et quantitatives. Notre méthode est héritée du monde de l’en- treprise, mais s’adresse aussi bien aux jeunes qui décident de dresser un bilan scolaire comme aux adultes désireux de réaliser un bilan de com- pétences, un virage de carrière ou un point sur leur vie profes- sionnelle », décortique Armelle Riou, PDG du réseau.
Les réseaux jeunes : artisan de la franchise avant de devenir un industriel aguerri Savoir-faire, duplication, in- dustrialisation, process... Le développement d’un jeune réseau passe par des effets de seuils qui redessinent à chaque fois les rôles du franchiseur et du franchisé. Chez le franchi- seur, la montée en puissance du réseau s’accompagne d’une inéluctable professionnalisa- tion des métiers dans chaque aspect stratégique : savoir-faire, animation, formation, accom-
franchise ? À vos risques
et à vos avantages...
Gare aux effets de mode. La cigarette électronique, le bagel, les points ou corners de réparation de téléphones portables... autant de jeunes franchises jetées dans le grand bleu où elles coulent. Vous hésitez face à une enseigne sans réel passé ? Étayons votre raisonnement...
 Que l’échec d’une franchise adossée à une enseigne toute récente relève d’un
marché trop concurrentiel ou à un manque de vision du fran- chiseur frais émoulu qui n’a su faire évoluer son concept et son savoir-faire une fois le soufflé de l’effet de mode re- tombé, tout est possible. Se lancer dans l’aventure d’une jeune enseigne, aussi porteuse de promesses soit-elle, n’est pas toujours un gage de réussite à long terme. Or ce long terme, cette longtail, reste une notion centrale de la franchise dans le rapport de confiance instauré entre têtes de réseaux et par- tenaires indépendants. Après tout, un contrat de franchise dure en moyenne 5 à 7 ans...
Votre position dans le réseau en tant que membre fondateur – vous co-construisez l’enseigne – vous facilitera,
la réussite venue, l’accès à la multifranchise.
    32 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                                                                             ]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
créer aujourdhui
  pagnement dans la communi- cation et le marketing, conseil sur l’emplacement, aménage- ment du point de vente et, dans le meilleur des cas, soutien de la demande de prêt auprès des banques (lire dans ce numéro p. 36). Le métier de franchi- seur évolue par palier et par le nombre d’ouvertures. Donc, par définition, les patrons d’un jeune réseau de franchise mettent les mains dans le cam- bouis en permanence pendant la phase de maturité.
À celui ou celle qui rejoint un jeune réseau incombe de le par-
Dans tous les cas, le jeune franchiseur doit prouver au jeune
(ou vieux) franchisé que son concept le dote d’un avantage compétitif indéniable – innovation de service ou de produit, actions de communication ou de marketing, méthodes commerciales qui sortent des sentiers battus, ou d’un savoir-faire unique qui repose parfois sur le dépôt de brevet.
Faire partie des premiers, des avantages non négligeables
Un jeune franchiseur finalise son modèle de sa franchise et l’éprouve grandeur nature. À ce stade, il est inscrit dans les bonnes pratiques de la tête de réseau de se montrer très récep- tive aux retours d’expérience de ses premiers franchisés pour faire évoluer le concept. Cette période, presque itérative, laisse la liberté au franchisé, dans certains cas, d’aménager la relation de façon plus souple : négociation des droits d’entrée, signature avant le contrat de franchise d’un contrat pilote (un à trois ans généralement) qui servira à tester le point de vente dans les conditions d’ex- ploitation d’une unité fran- chisée avant de passer sur un contrat de franchise...
Les premiers
ne seront pas les derniers Votre position dans le réseau en tant que membre fondateur – vous co-construisez l’enseigne – vous facilitera, la réussite ve- nue, l’accès à la multifranchise. Autre avantage pour le franchi- sé essuyeur de plâtres, l’instau- ration de rapports privilégiés entre tête de réseau et indépen- dants sous enseigne franchi- sée. « Nos premiers franchisés historiques testent en primeur les nouveaux outils avant une future implémentation à l’échelle du réseau », constate Arnaud Guérin, co-directeur du réseau Cash Express. De là à chouchouter dans la durée les premiers franchisés, il n’y a qu’un pas que franchit Laurent Delafontaine, juriste et conseil : « Ces franchisés sont les pre- miers et meilleurs ambassa- deurs de l’enseigne. Ce sont eux que les candidats iront voir pour comprendre comment le savoir-faire vit et se perpétue. » Moralité : choisir une enseigne jeune reste risqué. Mais si le concept prend, les premiers en- trés dans le cercle des franchi- sés apparus seront les hérauts de l’enseigne...
GeOffROY fRaMeRY
      faire, de tester et peaufiner ses méthodes commerciales, son savoir-faire et son identité. En d’autres termes, c’est œuvrer en exerçant son métier à tester un concept qui n’a pas totale- ment fait ses preuves dans de nouvelles conditions. Laurent Poisson, dirigeant de Participe Futur, conseil pour les réseaux de franchise, nous rappelle que « tout développement se réalise par palier. La première force d’un réseau, c’est d’accumuler de l’expérience pour la dupli- cation ».
Risque plus grand mais appétence plus prononcée pour le concept Effectivement, le manque d’an- cienneté d’un réseau signifie par définition que les mailles du filet de sécurité que repré- sente le modèle de la franchise sont un peu moins resserrées. Un tempérament d’entrepre- neur et de pionnier semble ici tout indiqué. L’investisseur pur est prié de passer son chemin.
Idem pour le porteur de projet qui choisit d’abord la franchise pour se rassurer. L’appétence pour le produit, le savoir-faire, la vision de la tête de réseau doivent primer. Fabienne Her- vé, dirigeante de FH Conseil, modère toutefois le côté « pionnier » : « À propos des jeunes réseaux, il faut se poser les questions des moyens à dis- position du jeune franchiseur en termes d’accompagnement, de qualité de services et d’in- novation sur le savoir-faire. Rejoindre un jeune réseau si- gnifie en quelque sorte tomber amoureux du concept. Ne nous leurrons pas. Si on cherche de la rentabilité, on va chercher des réseaux matures. Si l’on voit émerger chaque jour des concepts originaux, les déve- loppements qui paient sont toujours raisonnables et rai- sonnés. »
Des risques évidents
Bien évidemment, les garanties que va offrir la jeune enseigne
ne sont pas comparables à celles d’un réseau mature. Im- possible de comparer un géant de la franchise avec plusieurs centaines d’implantations à son actif et un concept origi- nal à peine lancé. La question épineuse sera donc celle de la rentabilité économique du concept. Si le franchiseur ne possède pas en nombre suffi- sant des établissements qui vé- rifient la rentabilité d’un point de vente similaire à votre pro- jet, il importe de se renseigner sur les résultats du franchiseur, de ses succursales et, idéale- ment, de ses établissements pilotes. Autant d’indices qui pourraient rassurer les pion- niers. De même, le franchisé ne va attendre de sa jeune en- seigne le soutien de pairs ex- périmentés qui renouvellent leur contrat ou se trouvent en position de multifranchisés. Il ne faut pas espérer non plus une notoriété marketing qui augure d’un décollage rapide grâce à l’effet marque.
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têtes de réseaux
Aider le candidat à décrocher son financement
Le coup de pouce du franchiseur fait la différence
L’étape d’obtention du financement est essentielle et demande à être préparée par le/la candidat/e. La tête de réseau, si elle ne peut pas accomplir cette démarche à sa place, a tout intérêt à l’aider de multiples façons...
du projet entrepreneurial du franchisé qu’il a choisi, il est capable de maximiser les chances de son poulain en l’assistant de plusieurs façons. « Toutes les enseignes pra- tiquent l’accompagnement à l’ouverture, souligne Sylvain Bartolomeu. On aide à mettre en œuvre le local, à annoncer le lancement... Il faudrait, en fait, intégrer l’obtention du fi- nancement dans ce service. » Car si le candidat franchisé en est au stade du financement, c’est que l’aval du franchiseur est là.
Principal coup de pouce : ai- der son candidat à monter son dossier. Le franchiseur va proposer, par exemple, des contacts avec des prestataires de confiance et de qualité chargés, en toute indépen- dance, d’accompagner au plus proche le/la candidat/e. « Il existe quatre étapes clés pour obtenir un financement, es- time Sylvain Bartolomeu. La première est de mener une bonne étude de marché. La deuxième, d’établir des pré- visionnels sérieux et solides. La troisième, de présenter un bon dossier, bien monté. En- fin, la quatrième, se montrer convaincant – autrement dit, se préparer à présenter et dé- fendre son projet. »
Le franchiseur est souvent en mesure de recomman- der des experts pour les deux premières étapes : des ex- perts-comptables, des sociétés de géomarketing... et fournir le plus d’informations utiles dans le DIP – Document d’in- formation précontractuel. Mais la tête de réseau ne four- nira jamais un dossier déjà prêt au candidat. Ce serait du reste inefficace : le futur fran- chisé connaîtra et défendra bien mieux le dossier si c’est lui ou elle qui l’a monté – sans ou- blier qu’il/elle démontre alors
sa capacité à gérer un projet. Mais comme bon nombre des candidat/es sont novices dans cet exercice, le franchiseur a tout intérêt à le/la former – démarche la plus efficace et de plus utile par la suite – et/ou lui fournir une matrice type, ce qui l’aidera à ne pas oublier d’éléments. « Par exemple, face à un ou une “primo-entre- preneur/euse”, il faudra passer plus de temps à le/la former, à s’assurer qu’il/elle maîtrise bien le projet, le concept, les chiffres... », conseille Emma- nuel Jury, Progressium.
Reste la dernière étape, face au financeur:coacherle/lacandi- dat/e, l’entraîner, le/la faire ré- péter se pratique dans certaines enseignes. Pareils coups de pouce deviennent du reste des critèresdechoixpourle/lafran- chisé/e : ma future tête de réseau a-t-elleconçudesoutilsd’aide?
Etenplus...
Légalement, impossible pour la tête de réseau d’aller plus loin dans l’aide qu’elle apporte à cette étape. Mais rien n’em- pêche que le franchiseur aille lui-même à la rencontre des pôles franchise des banques – et pas seulement la direc- tion nationale, mais aussi les antennes régionales. L’inté- rêt ? En montrant ses résul- tats, la solidité du modèle, le taux de réussite, il rassurera l’établissement bancaire sur la solidité de la marque et du réseau. Se présenter en amont offre l’avantage de renforcer la relation du réseau avec l’éta- blissement. « La transparence aidera en bout de chaîne, sur le terrain », souligne Sylvain Bartolomeu. Le projet du ou de la candidat/e n’en sera que plus attractif aux yeux du banquier. Et au pire des cas, si l’on n’a vraiment pas envie de laisser partir le candidat, « il existe toujours des solutions, comme la location-gérance du local, de quoi considérablement di- minuer le coût de départ », fait remarquer Emmanuel Jury. Avec tant d’anges gardiens... jean-MaRIe BenOIST
                                                                                                                                                                        «P
our un candi- dat à la fran- chise, comme
économique : même sous les conditions les plus favorables (et elles ne sont pas trop mal aujourd’hui), quelqu’un qui n’est pas préparé, ne sait pas ré- pondre à toutes les questions, défend mollement son projet, n’obtiendra pas son finance- ment. Or, s’il est plus aisé pour une franchise de décrocher son prêt que pour un projet individuel – le poids du réseau joue, lire En couverture – rien n’est gagné d’avance. « C’est le franchisé qui doit faire ce travail, souligne Emmanuel Jury, directeur associé chez Progressium. Le développeur ne devra pas trop s’impliquer. Mais il peut aider. »
Aide périphérique
mais essentielle
Il va de soi que si le franchi- seur n’est pas autorisé à assis- ter à l’entretien d’évaluation
pour une tête de réseau, un refus de finance- ment est la pire des situations, estime Sylvain Bartolomeu, dirigeant associé chez Fran- chise Management. On est en bout de recrutement, le fran- chiseur a investi du temps et de l’argent, et le franchisé a mené toute sa démarche, a réfléchi, bouclé son étude de marché, pris la décision de s’engager et de réorienter son projet de vie, a engagé des ressources... » Inutile de dire que la réussite de cette étape est absolument essentielle. Pas de secret : il faut que le/la candidat/e à la franchise se prépare en amont, intensément, pour transfor- mer autant que possible ce rendez-vous clé en formali- té. Quel que soit le contexte
S’il est plus aisé pour une franchise de décrocher son prêt que pour un projet individuel
– le poids du réseau joue – rien n’est gagné d’avance.
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]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ stratégie
membres de réseaux
Dans tous les cas, il faut mener une analyse froide de la situation et ne pas traîner,
agir vite et prendre la bonne décision – Jean-Paul Zeitline, fondateur du cabinet Progressium.
au risque de solitude dans ses démarches, avec ses inquié- tudes, face au flou qui entoure la cession. « Ainsi regroupés, les franchisés vont davantage peser dans les négociations, mainte- nir l’équilibre économique du contrat et s’assurer de l’inten- tion du cessionnaire de prendre le pli de celui qui vend. Si la tête de réseau décide de changer la politique d’approvisionnement ou les fournisseurs, vos points de marge pourraient subir un impact. L’équilibre économique du contrat serait ainsi mis en pé- ril », analyse Charlotte Bellet. Or si un contrat n’est pas respecté, alors le juge pourrait y voir un motif objectif de résiliation.
Rachat ?
 Mon réseau
a perdu sa tête...
Cession ou dépôt de bilan : la tête de réseau change ou disparaît. Aléa pas si rare. Il fait partie de la vie des franchisés avec son cortège d’inquiétudes légitimes. Le point sur les bonnes pratiques à adopter dans de pareils cas.
chambouler les habitudes d’un
indépendant sous enseigne. Il
arrive bien plus souvent que la
tête de réseau change suite à une
cession, source d’inquiétudes
pour les franchisés. Qui dit que
les bons rapports entretenus
avec l’enseigne cédante vont per-
durer avec une nouvelle direc-
tion que le franchisé n’aura par
définition pas choisie ? « Rien
n’interdit à un franchiseur de
revendre son activité. Sinon
que l’annonce d’un changement
de tête de réseau via un rachat
provoque un sentiment d’alerte
assez compréhensible. C’est bien
souvent au nouveau venu de ga-
gner la confiance de son réseau
et d’assurer la transition », note
le fondateur de Progressium. S’il
apparaît délicat d’intenter une
quelconque action en justice en
l’absence d’éléments tangibles
d’entorse au contrat de franchise
de la part de la nouvelle tête de
réseau, il n’est pas interdit d’agir
pour la préservation de ses inté-
rêts. « Le premier réflexe est de
relire le contrat. Est-ce qu’une
clause mentionne la cession de Nicolas Charara, consultant en
Àla tête du cabinet de consulting Progres- sium, spécialisé dans l’organisation et le
développement des réseaux de franchises, Jean-Paul Zeitline fut lui-même, dans une ancienne vie, un franchisé, dans le secteur de la location de voitures. Car- rière émaillée d’un événement peu commun : sa tête de réseau a déposé le bilan. « C’est un choc sur le coup, mais après réflexion, ce n’est pas la fin du monde, analyse l’expert. Certains cas se révèlent peut-être assez gênants, par exemple si des flux financiers transitent par le franchiseur, s’il fait centrale de paiement ou si la totalité des approvisionnements passe par lui. Mais ces cas de fi- gure ne forment pas la majorité. L’événement sera vu comme une opportunité pour passer en pur indépendant. » Les cas où la mai- son mère dépose le bilan alors que les franchisés se portent bien ne sont pas rarissimes. Pour re- prendre un exemple récent, tous les voyagistes sous la bannière de Thomas Cook n’étaient pas né- cessairement en mauvaise santé,
mais ils ont dû composer avec un paramètre qui les dépasse. Les franchisés n’ont bien souvent rien à voir avec les causes à la base de la liquidation : mauvais investissements, décision d’un actionnaire étranger de se retirer d’un pays, etc. Un dépôt de bi- lan entraîne ipso facto la fin du contrat qui lie la tête de réseau à son franchisé. Lequel est libre de s’allier avec une autre enseigne nationale. Avec, malgré tout, une contrainte : le secteur géo- graphique. Si une enseigne est déjà présente sur un territoire, elle n’aura pas forcément envie de créer un deuxième point de vente sur la même zone de cha- landise. « Dans tous les cas, il faut mener une analyse froide de la situation et ne pas traîner, agir vite et prendre la bonne dé- cision. Et rapidement, acter la fin du contrat auprès du tribunal de commerce », conseille Jean-Paul Zeitline.
Franchisés en région, unissez-vous!
Le cas extrême du dépôt de bilan n’est pas le seul aléa capable de
Le regroupement de franchi- sés va en outre servir les inté- rêts de ceux et celles qui sou- haitent continuer à exploiter une marque en cas de liquida- tion de l’enseigne. Il est possible pour eux/elles de la racheter en formant par exemple un GIE.
l’enseigne ? Si oui, le franchisé
franchise internationale (cabi-
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ne peut rien dire, relève Char- lotte Bellet, avocate associée au cabinet BMBG, spécialiste de la défense des franchisés. Si ce n’est pas le cas, il est possible de négocier sa sortie. Il est en tout cas préférable de s’entou- rer de conseils avisés. » Dans tous les cas, les franchisés an- xieux auraient tout intérêt à se regrouper, via une association, puis d’élire un bureau qui sera l’interlocuteur privilégié du franchiseur. Non seulement la parole des franchisés acquiert un poids supplémentaire, mais de plus se fédérer coupe court
net Gagner en franchise) a no- tamment planché sur le cas du rachat de Quick par le groupe Bertrand et sur la reconversion des restaurants en établisse- ments Burger King : « En Bel- gique, les franchisés locaux se sont regroupés afin de continuer à exploiter la marque sous cette enseigne, et ils sont tombés d’ac- cord avec le groupe. L’idée de se fédérer est efficace, mais ce n’est pas si simple : il n’y a plus de tête de réseau derrière pour assurer la politique marketing nationale ou uniformiser la logistique. » MaRc HeRveZ
]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[ stratégie
briefing juridique réuni par Jean-Marie Benoist
NON-CONCURRENCE POST-CONTRACTUELLE
obligations contractuelles
Un échange de mail ne constitue pas un avenant
nécessaire limitation dans l’espace
Les clauses de concurrence non- contractuelles, pour être valables, doivent être précises
et respecter certaines
limites. Il en va de même des
limitations dans l’espace : elles
doivent d’une part exister, mais
aussi se montrer précises et
non excessives. Ce critère-ci sera sans doute plus délicat à évaluer, mais il est essentiel. Dans le cadre d’une assignation pour rupture brutale de relation commerciale d’une
gérance mandat, était notamment demandée l’annulation de la clause de non-concurrence qui établissait une interdiction d’exercer dans un rayon de 50 km à vol d’oiseau de tout
fonds de commerce exploité par le mandant pendant deux ans. La Cour d’appel de Paris a annulé cette clause, jugée disproportionnée à plus d’un titre : notamment, compte tenu de la densité du
réseau national du réseau en question, elle conduisait de fait à une interdiction d’exercer une activité concurrente sur l’ensemble du territoire français...
Deux sociétés, l’une commercialise des produits capillaires pour professionnel, l’autre est un réseau national de salons de coiffure, avaient signé un contrat de partenariat d’une durée de cinq ans. En échange d’une aide
au développement,
le réseau utilisait uniquement les produits de la première société et en assurait la promotion active. En milieu de contrat, la première société, après une mise en demeure, résilie le contrat aux torts du réseau de salons, et assigne le réseau pour, notamment, obtenir remboursement des subventions versées.
En retour, le réseau a
reproché notamment à la première société de ne pas avoir respecté un avenant résultant d’un échange de mail entre les parties, mais qui n’a en fait jamais été finalisé ni formalisé. Aussi bien en première instance qu’en appel
et en cassation, il a été jugé que la réalité de l’avenant n’était pas démontrée, notamment parce que certaines des obligations n’avaient pas été clairement définies.
  restriction de concurrence
Les franchises participatives en question
Dans certains réseaux, il arrive qu’une société appartenant au franchiseur détienne une participation minoritaire dans une société franchisée. Un cas récent, déposé devant le Tribunal de commerce de
Lyon, vient remettre en question cette pratique. Une société franchisée, qui se trouvait dans ce cas, avait notifié à son franchiseur le non-renouvellement de son contrat à son terme,
ce qui est son droit le plus strict. Mais l’associé minoritaire a contesté cette décision au motif qu’elle est contraire à l’objet social de la société franchisée (qui portait exclusivement sur l’exploitation de l’enseigne concernée). Or tout changement de l’objet social demande une décision unanime des associés. En réaction, la société franchisée et son dirigeant ont formé une demande pour saisir l’Autorité de la concurrence sur la conformité des pratiques en question – arguant, en un sens, que le libellé de l’objet social, associé à la prise de participation, serait anticoncurrentiel. Le tribunal de commerce a accepté la demande, et l’on attend maintenant que l’Autorité de la concurrence se prononce. On surveillera...
contrat de franchise et contrat de bail
L’interdépendance n’est pas systématique
Dans le dernier numéro, nous avions évoqué le
cas d’une société hôtelière qui s’était vu donner
son congé sans renouvellement et qui avait par conséquent rompu, sans dommages, son contrat de franchise. Dans une autre affaire, une société avait signé un contrat de franchise pour l’exploitation d’un commerce de distribution alimentaire dans des locaux loués. Le bailleur avait ensuite cédé les locaux, et le nouveau propriétaire avait donné son congé au franchisé, qui avait en retour notifié à son franchiseur la résiliation du contrat de franchise. Lequel, enfin, avait du coup demandé au franchisé une indemnisation de résiliation anticipée. Le Tribunal de commerce
de Bordeaux, comme la Cour d’appel de Paris, ont tous deux donné raison au franchiseur, faute, pour le franchisé d’avoir démontré l’interdépendance du contrat de franchise
et du contrat de bail. Ils avaient été, tout d’abord, conclus par des parties différentes, à des dates
et pour des durées différentes. Le franchisé ne prouvait pas que l’exécution du contrat de franchise fût devenue impossible. Enfin, que la clause contractuelle selon laquelle le franchiseur doive donner son accord avant tout transfert était là pour protéger le franchiseur de mouvements non agréés.
 jean-Baptiste
Gouache
Avocat associé – Gouache Avocats, membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise.
Tjuridique ?
out accord commercial pour-
consentie.
Le contrôle du prix déséquilibré se passe désormais de la condition de sou- mission. Cela ne concernera pas que la grande distribution. Le texte permet par sa formule générale de l’appliquer à toute personne qui exerce des activités de production, de distribution ou de services et donc aux franchiseurs.
Le risque d’insécurité juridique est total. Dans le contentieux de la fran- chise, on peut parfaitement imaginer que ce texte soit évoqué pour remettre en cause le prix qui est la contrepartie de la mise à disposition du savoir-faire et de la marque et donc tenter de faire revoir, d’obtenir la nullité des rede- vances parce que celles-ci auraient été disproportionnées au regard de la valeur du savoir-faire. Prouver la libre négociation de la redevance ne servira strictement à rien. Elle n’était d’ailleurs pas négociée.
La franchise maîtrisée
  Déséquilibre significatif : insécurité
rait être remis en cause sur le fondement du déséquilibre significatif, sans condition de
soumission, depuis l’adoption de l’or- donnance du 24 avril 2019. Il en résulte une grande insécurité juridique.
Le 1° de l’ancien article L.442-6, I du code de commerce, incriminait la pra- tique restrictive qui consistait à obtenir ou tenter d’obtenir d’un partenaire commercial, un avantage quelconque ne correspondant à aucun service commercial effectivement rendu ou manifestement disproportionné au re- gard de la valeur du service rendu. Dans le texte adopté au terme de l’or- donnance du 24 avril 2019, est incri- miné comme pratique restrictive, le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir de l’autre partie un avantage ne cor- respondant à aucune contrepartie ou manifestement disproportionné au regard de la valeur de la contrepartie
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]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                  ENVIE DE DONNER DU SENS À VOTRE PROJET D’ENTREPRENDRE ?
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]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
saga
 Les Déménageurs bretons
seigne naturellement évoquée à propos du déménagement pour 75 % des personnes interrogées au fil des années.
Transformation numérique : cible, la clientèle
Le réseau a évolué avec son temps, côté métiers. Le dévelop- pement durable et la multimo- dalité sont entrés en force dans le système LDB. En témoignent depuis 2006 la signature d’une charte du développement du- rable alors que Les Déména- geurs bretons a joué les précur- seurs dès la fin des années 1990 ! Dans le déménagement par fret ferroviaire, 800 caisses mobiles portent aujourd’hui la coiffe bretonne dans le cadre d’une combinaison rail-route pour des déménagements d’une distance supérieure à 500 kilomètres (il est le seul réseau certifié NF « Déménagement de Particu- liers »).
facture et le paiement ont suivi la même « démat » via un partena- riat avec Payplug. Seule la lettre de voiture n’est pas numérisée pour des raisons légales. « Nous avons tenu à offrir le meilleur service à nos clients, mais tous ne font pas le choix du numé- rique », déplore Marc Buigues.
Nous vous déménageons... avec votre nouvelle adresse
À la pointe ou non, ces clients sont plus exigeants car plus renseignés et plus connectés. Ils attendent également plus de services. Pour éloigner le spectre d’une « ubérisation » de leur mé- tier, Les Déménageurs bretons a créé une nouvelle palette de services, à la croisée du déména- gement et de la location. « Pour qui le désire, nous offrons la possibilité de louer un véhicule avec chauffeur et du matériel de déménagement. L’idée est d’al-
40 années de réseau en franchise
Avec leur chapeau rond, vive Les Déménageurs bretons, enseigne Phistorique et parfaitement moderne. Le déménagement innove.
arce que Roger Danie- sionnelle (2010, sous la houlette lou, le fondateur, était d’Emmanuel Le Guen, un Bre- breton, il imprime sa ton chez les déménageurs, relayé Breizh sur ses camions par Grégory Masanet en 2014
en 1961, mais... à Bordeaux. Ce – Ghislain Leunens à la tête du
Dans le déménagement par fret ferroviaire, 800 caisses mobiles portent aujourd’hui la coiffe bretonne dans le cadre d’une combinaison rail-route pour des déménagements d’une distance supérieure à 500 kilomètres.
  n’est que sept ans plus tard qu’il monte un petit réseau de Brest à Lyon, et en 1982 seulement que l’Européenne de location-in- dustriel-franchise (Elif) achète le déménageur et en franchise la marque en parallèle de la crois- sance en propre. Le voilà désor- mais l’un des plus grands réseaux nationaux de déménagement b to b et b to c. L’arrivée d’un nou- vel actionnaire dans les années 2000 accélère la professionnali- sation des multiples métiers du franchiseur – savoir-faire, com- munication, formation... Le cap des 100 franchises est atteint au tournant du millénaire. Depuis, l’innovation joue les leitmotivs : notoriété, RSE, transformation numérique. Le réseau compte 147 agences au compteur des 700 véhicules en France et 1 600 sa- larié/es (dont 400 collaborateurs administratifs). Métiers ? Quatre piliers : le déménagement natio- nal et international des parti- culiers, le transfert d’entreprise, l’archivage et la mutation profes-
réseau depuis 2014).
Branding à tout va
La notoriété de la marque se tra- vaille. Les Déménageurs veut devenir partout en France une marque reconnue pour sa qua- lité et son professionnalisme. C’est gagné en 2005 quand le réseau, selon une enquête Ifop commanditée par la Maison, se classe en tête d’une concurrence pressante (de Demeco au réseau France Armor, en passant par Les Gentlemen du déména- gement et Demepool). Près de quinze ans plus tard, les Bretons se sont maintenus en notoriété et en reconnaissance les numé- ros 1 du domaine, marque Top of mind – autrement dit une en-
Le réseau s’est récemment re- positionné au nom d’une nou- velle stratégie d’entreprise et commerciale. Mots clés : qua- lité et satisfaction clients. « Ils sont aujourd’hui au cœur du projet », confirme Marc Bui- gues, développeur du réseau en franchise et porte-parole. Une stratégie qu’accompagne un plan de communication natio- nal d’envergure mené plusieurs années durant sur Canal Sports Club, TPMP et même Netflix... Tous les médias aux audiences pharaoniques sont visés par des campagnes marketing !
La mue « digitale » a abouti no- tamment à la dématérialisation des dossiers. Devis ? Sur ta- blettes. Déclaration de valeur ? 100 % en ligne. L’émission de la
ler plus loin que la seule offre de location qui n’est pas dans le gi- ron de notre métier. Avec notre réseau, nous voulons accompa- gner les mutations du marché et sommes dans une démarche constante d’innovation. Par exemple, nous apportons des solutions à certains “irritants”, comme le changement d’adresse pour la CPAM, le certificat d’immatriculation, les impôts, la téléphonie et Internet... que nous réalisons gratuitement. » Ce métier ne s’improvise pas. La profession, très réglemen- tée, obéit à la réglementation du transport de marchandises. Raison pour laquelle la franchise LDB ne recrute que des profes- sionnels du déménagement. GeOffROY fRaMeRY
   42 | dec./jan./fév. 2020 franchise-concepts.ecoreseau.fr
Slogan : La confiance a un nom
Cette société à responsabilité limitée dont le siège social est situé à Beauchamp est dirigée depuis 2014 par Grégory Masanet. Chiffres Infogreffe 2017 : 3 657 214 euros de CA hors franchisés, pour un résultat net de 896 200 euros.
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                                 Devenez acteur de la transition énergétique de votre territoire
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]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
la parole aux réseaux
  Le bœuf tricolore, vivement 2020
L’enseigne créée en 2003 et qui
se fournit exclusivement auprès d’éleveurs français de races à viande, garantissant une traçabilité maximale à ses clients, s’apprêtent à agrandir son réseau, déjà fort de 26 boutiques réparties sur toute la
France. Ce sont quatre nouveaux franchisés qui sont attendus pour 2020, à Étampes (91), Saint- Malo (35), Saint-Germain (10) et Monéteau (89). www.leboeuftricolore.fr
L’Onglerie fait son congrès
Trente ans déjà pour Au Bureau
Avec ses 140 pubs-brasseries, dont 90 % en franchise et son CA de 250 millions d’euros sous enseigne, la filiale
de Bertrand Restauration s’affirme comme un leader du secteur. Son trentième anniversaire est l’occasion
d’un renouveau. Au programme du nouvel esprit de marque, transformation de l’identité visuelle, programme de fidélité, expérience client 100 % digitale et démarche RSE et anti-gaspillage.
CosmétiBoat, de la voiture au bateau
Pour sa 20e édition, le congrès annuel du leader français de la pose d’ongles et de la french manucure, s’est déroulé sur le bassin d’Arcachon (33). Réunissant plus d’une centaine de personnes, employés du siège et franchisés de toute
la France, le congrès a
vu L’Onglerie s’associer à Regards Croisés by, expert en écoute client, pour mettre en place des talks participatifs. De quoi fêter un réseau fort de 115 instituts. www.l-onglerie.fr
  Quinze ans après avoir fondé CosmétiCar et après être devenu l’un des leaders du lavagedevoitures(70agences en France), Florian Benoit lance la marque CosmétiBoat. Même principe : le nettoyage de véhicules sans eau, même
objectif : devenir rapidement le leader français, cette fois
ci du lavage de bateau. Les futursfranchiséspourrontsoit rejoindre les deux enseignes, soit se spécialiser dans un des deux secteurs. www.cosmetiboat.fr
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Nouveau volet chez Repar’Stores
L’enseigne pour qui la réparation et la modernisation de stores et autres volets n’a pas
de secrets poursuit sur sa lancée. Son réseau qui compte déjà plus de 200 agences s’étend avec l’intégration de trois nouveaux magasins à Istres (13), Nancy (54) et Épernay (51). Une fois la phase de formation initiale de six semaines passées, les néo- franchisés se sont mis au travail le 28 octobre. www.reparstores.com
]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[ ]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
la parole aux réseaux
  Gautier, franchiseur recherche franchisé
Déjà forte de 120 magasins, dont 70 en France, la franchise Gautier recherche le bon candidat pour une prochaine ouverture àAmiens(80).L’enseignead’oresetdéjàréservélelocal commercial, il n’y a plus qu’à dénicher le franchisé. Un nouveau point de vente qui viendra compléter le maillage dans les Hauts- de-France (déjà 4 magasins à Lille, Boulogne, Le Touquet et Hénin-Beaumont).
Droit d’entrée : 20 000 euros
Apport : 100 000 euros/Pas de royalties
www.gautier.fr
La convention franchise
du réseau Midas, tenue début octobre à Lisbonne a permis de mettre en lumière les récents résultats de l’enseigne.Leleadermondial de l’entretien et des services automobiles en franchise (726 implantations dans 10
pays, dont 367 en France) fait état d’une hausse du chiffre d’affaires et d’un taux de pérennité des franchises conséquent (91 % des centresouvertsilya5ans sont encore en activité). www.midas.fr
Créé en 2008 en Provence, le réseau de boulangeries Ange compte aujourd’hui 140 unités réparties dans toute la France. Le 9 octobre dernier, un nouveau franchisé a ouvert la 141e boulangerie à Tours (37), complétant la couverture du
Centre-Val de Loire, après Olivet, Amilly et Chambray-les-Tours. Un nouveau point de vente qui s’inscrit, comme ses prédécesseurs au sein de la filière CRC (Culture Raisonnée Contrôlée). www.boulangerie-ange.fr
Beauty Success sur sa lancée
L’heure du bilan pour Midas
 Ange Boulangerie renforce son maillage
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L’entreprise familiale de
vente de parfums et produits cosmétiques fondée par Nicole Georges n’en finit plus d’étendre son réseau, qui dépasse les 520 magasins franchisés. Après déjà près de 15 ouvertures en 2019, une nouvelle parfumerie
Beauty Success s’est implantée La Baule (44), le 2 novembre dernier. D’autres ouvertures sont prévues d’ici à la fin de l’année.
Droits d’entrée : 17 000 euros/ Apport : 120 000 euros www.beautysucess-group.com
 Subway soigne son impact environnemental
Le second acteur du marché français de la restauration (450 points de vente dans l’hexagone) s’engage pour l’environnement. Limitation de la production de déchets, suppression des pailles en plastiques et réorganisation du tri et de la valorisation
sont au programme. À long terme, l’enseigne envisage de supprimer définitivement tout emballage à usage unique. Des mesures qui viennent consolider la politique de réduction des déchets engagée depuis 2017. www.subway.com
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                                  Devenez franchisé Keymex
                                                      Master Franchisé en Argentine
Centres Keymex Ouverts
          Aix-en-Provence, Lyon, Nantes, Versailles, Angers
Rennes, Corse, Bordeaux, Saint-Denis, Paris
...
          ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
la parole aux réseaux
 Docteur Ordinateur consolide son circuit
 metiRi, technologie made by RMS
Revenue Management Solutions (RMS), spécialiste mondial de l’analyse des données des points de vente, a dévoilé metiRi, une application Saas (software as a service / logiciel en tant que service) permettant de visualiser la situation financière d’une franchise et de produire des analyses interactives pour mieux identifier et planifier des actions. Une nouvelle solution qui positionne RMS comme un leader du marché
des sciences de la décision dans le commerce de détail et la restauration. www.revenuemanage.com
Le recrutement de nouveaux franchisés se poursuit pour
le spécialiste de la réparation d’ordinateurs et d’objets connectés, avec l’ouverture d’une nouvelle agence à Lille (59). Disposant de l’intégralité de l’offre commercialisées par l’enseigne au
niveau national, le nouveau point de vente propose des interventions en magasine et chez le client. Dans le cadre de la loi sur les services à la personne, il bénéficie également d’une réduction d’impôt de 50 % sur les prestations réalisées. www.docteurordinateur.com
 Nouvelle floraison chez Carrément Fleurs
Créée en 2006 et développée en franchise depuis 2012, l’enseigne, troisième acteur du marché des fleuristes en franchise, a dévoilé son nouveau concept magasin à Agen (47), au sein de l’unité pilote. Les franchisés
du réseau ont contribué directement à l’élaboration
du nouveau design, qui doit insuffler modernité et dynamisme à l’ensemble des magasins, dont le concept architectural date de 2012. Des travaux de rénovation menés par le cabinet Félix & Associées. www.carrementfleurs.com
First Stop vitesse grand V
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Le leader européen du pneumatique
et de l’entretien automobile, qui compte déjà près de 2 000 points
de vente dans 25 pays, dont 300 en France, franchit une nouvelle étape de développement. Depuis le 1er juillet dernier, ce sont 25
nouvelles boutiques adhérentes, appartenant au groupe Leroy Accessoires Distribution, qui viennent enrichir le réseau First Stop. L’objectif affiché de 50 nouveaux centres pour 2019 est en bonne voie. www.firststop.fr
]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
la parole aux réseaux
 BSM, au service de la franchise
 Dédié, depuis son lancement en 1980, à la défense des franchisés et des entrepreneurs dans le droit de la distribution et de la franchise, le cabinet BSM Avocat propose un accompagnement sur mesure aux aspirants franchisés. Du choix de
l’emplacement, jusqu’à la clientèle cible, la nature
de l’activité et l’étude de la concurrence locale, la firme juridique aide à prendre les bonnes décisions avant
de tenter l’aventure de la franchise. www.bsm-avocats.com
XOne, le « vélo du XXIe siècle »
Rayvolt Bike, start-up espagnole spécialisée dans les vélos électriques, a dévoilé le premier modèle d’une nouvelle génération de vélos électriques : le XOne. Destiné à devenir le vélo du XXIe siècle et né de la vision du concepteur Mat Rauzier,
ce vélo au design futuriste et à reconnaissance faciale incarne une manière de vivre « healthy », responsable et écologique. Fait d’aluminium et de fibre de carbone, le XOne embarque une série de technologies intégrées. www.rayvoltbike.com
 Nouvelle conquête pour Storistes de France
 Leréseaud’artisanspartenaires, spécialistes de la vente et de l’installation de stores, fenêtres et volets, accueille un nouvel adhérent, basé à Vias (34) bien que nommé Stores Béziers. Une adhésion qui vient renforcer l’implantation du réseau dans
l’Hérault,aprèsunerécente ouverture à Mudaison. Séduit par l’accompagnement assuré par le réseau Storistes de France, le couple de co-gérants n’a pas hésité à se lancer. www.storistes-de-france.com
La Boucherie à nouveau récompensée
Pour la seconde
année consécutive, le
« professionnel de la viande » et son concept de restauration à thème grill se classe première dans la catégorie « restauration servie à table » du palmarès des meilleures enseignes pour leur qualité de service, décerné par le magazine Capital.
Une enquête en ligne réalisée en ligne auprès de 20 000 consommateurs par l’institut Statista et 340 000 évaluations ont permis de classer 389 enseignes selon leur secteur. www.la-boucherie.fr
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Cap des 200 agences pour Shiva
Spécialiste du ménage et repassage à domicile et fort d’une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années, Shiva annoncé l’ouverture de sa 200e agence, après l’intégration de six nouveaux franchisés à Sucy-en-Brie, Dieppe,
Ferney-Voltaire, Rennes, Cholet et Vendôme. Une étape significative pour la marque, qui a organisé pour l’occasion une remise de trophées symbolique avec les six néo-franchisés. www.shiva.fr
]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                                                         ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ
MAÎTRISE PRODUIT
Créer votre entreprise en franchise avec La Boucherie, c’est adosser votre projet à un groupe structuré, c’est être accompagné par des équipes dédiées et rejoindre les valeurs d’une entreprise familiale ayant plus de vingt ans d'expérience en tant que franchiseur.
La Boucherie est désignée MEILLEURE ENSEIGNE 2020 de restauration à table par le magazine Capital pour la 2e année consécutive !
FORMATION PERMANENTE
                          J’ai intégré un groupe en plein essor, où chacun est impliqué au quotidien pour garantir une qualité irréprochable dans le service aux clients et un accompagnement personnalisé aux franchisés.
Hervé Cornille, Franchisé de Savenay
Les restaurants La Boucherie sont reconnus pour leur accueil et le souci permanent de leurs clients. Pour y parvenir, le groupe met en place une assistance technique, un accompagnement opérationnel avant, pendant et après l’ouverture et nous garantit le soutien des services supports réactifs.
Lise Turlais, Franchisée de Royan
           Envie d’en savoir plus ? Contactez nous !
RESTAURANTS LA BOUCHERIE - SERVICE DÉVELOPPEMENT Tél. 02 41 969 277 - franchise@la-boucherie.fr https://pro.la-boucherie.fr -   Restaurants La Boucherie
                                       Entreprendre en toute franchise !
     ]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[                                        ÉPILATION MANUCURE LUMIÈRE PULSÉE INTENSE SOINS
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                   DEVENEZ FRANCHISÉ D’UN INSTITUT DE BEAUTÉ NOUVELLE GÉNÉRATION
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 SANS RENDEZ-VOUS, AVEC OU SANS ABONNEMENT
 ET UNE ARCHITECTURE INTÉRIEURE REPENSÉE
UNE COMMUNICATION NATIONALE FORTE (CAMPAGNE TV) ET DES ACTIONS LOCALES PERSONNALISÉES
UNE FORMATION ET UNE ASSISTANCE PERMANENTE DES MARQUES NATURELLES ET MADE IN FRANCE
20ÈME ANNIVERSAIRE
PLUS DE 90 INSTITUTS
RÉPARTIS SUR TOUTE LA FRANCE LISTE DES INSTITUTS
RCIA DÉVELOPPEMENT
LE ROND POINT D’ÉCULLY 1, CHEMIN JEAN-MARIE VIANNEY - 69130 ECULLY TÉL : 04 72 86 99 81 - FAX : 04 72 86 99 83 candidatures@rcia-citronvert.fr
         ]]></page></pages></Search>