﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><Search><pages Count="52"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[ NOUVELLE FORMULE
        BY
                                                                                     N° 24- TRIMESTRIEL - 4,90 €
Le vrai
                                   coût d’une franchise
                      Les logiciels
du franchiseur
Reprise ? Les avantages et les inconvénients
                             • droit d’entrée, • redevance,
• loyer,
                     • installation...
                                                                                        Quelle enseigne à moins de
20000 €?
Les franchises accessibles,
lesquelles, pour qui,
pour quels investissements supplémentaires ?
              DéCRYPTAGE
Loi Doubin,
clé de la franchise
 franchise-concepts.ecoreseau.fr
BEL : 4,90 € - DOM/TOM : 4,90 € - N CAL/S 590 cfp - POL/S 650 cfp - CAN 6,50 $ca - MAR 46 MAd -
]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[                                        Devenez Franchisé(e) L’Onglerie®
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  33600 Pessac www.l-onglerie.fr Tél : 05 57 26 37 00 E-mail : franchise@l-onglerie.fr
              Photos : BERNARD/SGANDURA
]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[                        éditorial
La nature a-t-elle horreur Cdu centre-ville ?
’est l’histoire d’un franchisé de running installé idéale- ment au centre-ville d’une cité moyenne de l’Oise. Face à son magasin, un parking imposant. Las, au fil des trois ou quatre années de son activité, son CA baisse. La cause?
Le centre-ville en déclin, affirme-t-il, agressif. Le vaste parking en face? À d’autres, les gens veulent venir chez moi, ils se garent s’ils trouvent une place, vont payer le parcmètre et... oublient leur in- tention première. Curieux argument. Son salut, pense-t-il, passe par la zone commerciale la plus proche. Le voilà dans la foulée sous la même enseigne quelque part entre un cuisiniste et un luminaire, et face à quelques dizaines de places. L’année à venir lui donnera raison ou pas. Mais se demande-t-il s’il a su se rendre attractif? S’il a embelli ses devantures ? S’il a accru sa notoriété ? Pas vraiment. La faute en revient à ce centre-ville, « ce pelé, ce galeux d’où venait tout leur mal », aux édiles qui ne le défendent plus, aux propriétaires et leurs loyers. Et pourtant... la 3e édition du baromètre Centre-ville en mouvement (CSA, avec Clear Channel France) augure d’une vo- lonté des Français/e de retrouver leurs commerces au cœur du vil- lage qu’est le centre-ville, leur souhait d’acheter local, leur envie de flânerie et d’y donner rendez-vous à leurs proches. Méfions-nous des chalands. Il se pourrait fort que les zones industrielles, sous l’espoir d’une écologie réiventée, ne deviennent avant longtemps l’endroit à fuir... (lire p. 42) n
n DIFFUSION, ABONNEMENTS & VENTE AU NUMÉRO
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LMedia - ÉcoRéseau Business 13 rue Raymond Losserand 75014 Paris
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39 €TTC au lieu de 45 €TTC
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Julie Boullet (responsable développement) Élodie Coin, Bastian Uliczny
n ADMINISTRATION & GESTION gestion@lmedia.fr
secrétaire général Jean-Eudes Sanson Ressources humaines
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ÉcoRéseau Franchise & Concept(s) est édité par LMedia, RCS Paris 540 072 139 Actionnaire principal Jean-Baptiste Leprince
commission paritaire CPPAP n° 0224T92204 Dépôt légal à parution
numéro Issn 2271-7668
Toute reproduction, même partielle, des articles ou icono- graphies publiés dans EcoRéseau Franchise & Concept(s) sans l’accord écrit de la société éditrice est interdite, confor- mément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et ar- tistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.
le chat de
    olivier
Magnan
Rédacteur en chef
        panorama des réseaux
4 briefing actus entreprendre
                               13 rue Raymond Losserand 75014 Paris contact@lmedia.fr
Fondateur & directeur de la publication
Jean-Baptiste Leprince
n RÉDACTION redaction@lmedia.fr
Rédacteur en chef Olivier Magnan
chroniqueurs Laurent Delafontaine,
Jean-Baptiste Gouache, Michel Kahn, monRH@moi, Benoît Fougerais, Cedric Ternois, Laurence Vernay
ont collaboré
Anna Ashkova, Adam Belghiti Alaoui, Jean-Marie Benoist, Geoffroy Framery, Pietrre-Jean Lepagnot, Charlotte de Saintignon
Dessinateur Philippe Geluck secrétaire de rédaction
Anne-Sophie Boulard
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Responsable production
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& OPÉRATIONS SPÉCIALES
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Anne-Sophie Monthioux-Goujon Stéphane Le Sage
Yasmine El Kouil
FRAncHIsÉ/e
12 en couverture
pour un apport de moins
de 20 000 euros? possible! mais... 22 décryptage La loi Doubin a bouleversé
la franchise en France
26 interview croisée La compagnie du lit et passion beauté
28 en immersion Leonidas, roi grec du chocolat belge qu’aiment les Français
30 portrait Mondial Box stockage version drive
créer aujourd'hui
32 Le vrai coût d’une franchise
36 Reprise de franchise : atouts et dangers d’un
investissement plus lourd
40 têtes de réseaux Le franchiseur et l’ordinateur, tout un programme
42 membres de réseaux Implantation : centre-ville ou centre commercial ?
         stratégie
44 briefing juridique
histoire des réseaux
    46 saga temporis
48 la parole aux réseaux
 abonnez-vous P. 17, 24 et 39 franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 3
   ]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[ panorama des réseaux
briefing actus
   agenda
p 30 septembre-1er octobre : salon sMe
Que vous soyez dirigeant de petite entreprise, créateur, candidat à la franchise, consultant indépendant, rendez-vous au salon SME pour booster vos projets de création ou
de développement ! Le lundi 30 septembre sera orienté franchise. Conférence Devenir franchisé : les 3 étapes pour (enfin!) vous lancer, de 12h30 à 13h15,
Paris, Palais des congrès www.salonsme.com/
p 1er et 2 octobre : France Attractive
Le salon aborde l’économie et l’attractivité des territoires. Au programme, des exposants et des conférences dédiées aux dynamiques économiques des territoires dans plusieurs
grandes filières, une présentation de l’offre de services et des opportunités à destination de cadres en mobilité, entrepreneurs, chercheurs, étudiants... Atelier
animé par la Fédération française de la franchise le 2 octobre de 10 h 15 à 11 heures. Palais Brongniart à Paris www.franceattractive.com
p 17 octobre : Forum Franchise de Lyon
La 11e édition du Forum Franchise rassemble 150 exposants venus promouvoir leur enseigne auprès de porteurs de projets en franchise. Les futurs franchisés assistent aux
workshops interactifs afin
de s’informer sur le modèle économique de la franchise
et conforter leur projet entrepreneurial. Pour les visiteurs
et exposants à la recherche de locaux commerciaux,
des experts leur font découvrir les opportunités et les potentialités d’implantation sur les sites emblématiques de la région, au sein de l’Espace immobilier commercial. Lyon – Cité Centre de congrès.
www.lyon-franchise.com
p 22 et 23 octobre : entrepreneurs, salon de la création, transmission, reprise, financement et développement des entreprises.
Demandez votre accréditation et participez au plus grand rassemblement d’entrepreneurs de Marseille- Provence-Alpes-Côte d’Azur ! Lieu de formation, d’information et d’échanges, il accueille tous les professionnels de la création et du développement des entreprises. Plus de 10 400 entrepreneurs mobilisés,
500 experts, 120 partenaires et exposants, 100 conférences et workshops... Le rendez-vous pour créer son entreprise, capter les nouvelles tendances entrepreneuriales, développer son réseau, bénéficier des meilleurs conseils, trouver des financements, accélérer sa croissance et partager l’expérience de grands entrepreneurs. Palais des Congrès Marseille Chanot.
p 5 novembre : Business Franchise Méditerranée à Marseille
Créateurs d’entreprise, repreneurs, salariés... Découvrez les franchises présentes et programmez vos rendez- vous d’affaires. Côté têtes de réseau, 94 % des enseignes présentes en 2018 sont reparties du salon avec une
ou deux perspectives d’ouverture. World Trade Center, Marseille, www.bfmed.fr/
polémiques
Les fast-foods rappelés à l’ordre
Quinze enseignes de restauration rapide sont sommées par le gouvernement de trier leurs déchets. McDonald’s, KFC, Burger
King, Starbucks, Domino’s Pizza, Subway, Class’Croute, Exki, Monts Fournil, La Mie Caline, La Croissanterie, La Brioche Dorée, Paul, Jour Healthy Groupe, Five Guys ont reçu le 22 mai une lettre de rappel du gouvernement qui a trait au tri des déchets. La secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, qui suit les dossiers liés à l’économie circulaire, a exigé qu’ils se conforment à leurs obligations dans 70 % de leurs établissements avant la fin de 2019. Une première étape puisque le gouvernement a fixé un échéancier sur trois ans : 90 % au 31 décembre 2020 et 100 % au 31 décembre
2021. Après avoir tenté la méthode « volontaire » pour contraindre les entreprises en matière environnementale, le gouvernement passe à la méthode coercitive et se réserve également la possibilité de donner publiquement des noms d’établissements concernés, ainsi que d’ouvrir des contentieux administratifs ou judiciaires.
     4 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[                                               FAITES DES ÉCONOMIES, PRENEZ L’AVION.
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Plan de départs Cà Carrefour
briefing actus
 arrefour incite au départ de ses hypers 3000 salariés dans le cadre d’un plan de restructuration du géant de la distribution confronté à une perte nette de 561 mil- lions d’euros en 2018. Ce projet de rupture convention-
nelle collective (RCC) avec volet de préretraites constitue une première dans le secteur. À la différence des autres dispositifs, ces RCC n’exigent nullement l’argument de difficultés économiques pour se justifier. n
on en parle
  McDo réinvente Mle recrutement
cDonald’s, qui prévoit d’ouvrir 2500 postes en CDI d’ici à la fin de l’année en France, veut casser les codes du recrutement. Il passera bientôt par une plate-forme unique sur laquelle les candidats seront
invités à montrer leur motivation, leur capacité d’organisation ou encore leur maîtrise d’une langue étrangère à travers des vidéos et des jeux de simulation. Finis les CV, lettres de motivation et autres entretiens traditionnels. Objectif: en finir avec la tyrannie des di- plômes et de l’expérience professionnelle, et recruter uniquement sur les compétences directement mobilisables. Le premier recru- teur chez les jeunes s’adapte bien à sa cible. n
p picard réchauffe, Franprix snacke
La « distri-ration », l’avenir de la distribution alimentaire ? Ça se pourrait bien. La stratégie fait recette. Dans une trentaine de Picard, un coin repas accueille les snackers. Après ses formules « Express » avec plat, dessert, boisson pour
5 euros, Picard propose à ses clients de réchauffer leurs surgelés dans un espace à
part équipé de micro-ondes et de les déguster sur des tables hautes et tabourets. L’ambiance se crée avec une télévision
et une machine à café. Vingt nouveaux points de vente devraient s’équiper dès cette année. D’autres acteurs de la distribution
s’y sont mis, comme Franprix, attirés par la forte croissance du marché du snacking – 52 milliards d’euros et 5 % de croissance par an. Face à l’essor du e-commerce, l’enjeu est aussi de transformer les magasins en lieux de vie. Prochain défi pour Picard, investir
les cantines d’entreprise via un distributeur automatique de plats surgelés préparés.
  6 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[                                                              ]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[ panorama des réseaux
briefing actus
  les chiffres
2 004
75193 pointsdeventeen
franchise (+1,5 %)
PRÈS DE
700000 emplois(directsetindirects)
Poids économique de la franchise en France en 2019, chiffres 2019 de la Fédération française de la franchise
COM FRANCE
p e.Leclerc parrain du tour de France
  réseaux de franchise (+ 1,4 %)
Pour la première
fois, l’enseigne de
distribution E.Leclerc
a été partenaire
officiel de la Grande
Boucle du 6 au
28 juillet. Son logo
s’est notamment
affiché sur le maillot
à pois du meilleur
grimpeur. L’enseigne
a en outre rejoint la caravane
du Tour, de quoi aller à la rencontre des spectateurs avant
62
l’arrivée des coureurs. Aux couleurs de la marque Nos régions ont du talent, les véhicules E.Leclerc ont distribué 1,2 million d’échantillons,
divers goodies et
des dégustations de produits de sa marque Bio Village de Marque
Repère via des stands fixes et des animations mobiles.
   milliards de chiffre d’affaires
p Boulanger joue la carte du recyclage
et des forêts
Boulanger a organisé dans l’ensemble de ses
magasins « la big collecte », une opération
nationale autour de la seconde vie des produits.
Le spécialiste des équipements de la maison
en électroménager et multimédia a profité de
la semaine du développement durable en mai
et juin pour mobiliser clients et collaborateurs
autour d’une consommation plus responsable
et solidaire. Objectif : sensibiliser le grand public à la seconde vie des produits en incitant les clients à rapporter en magasins les appareils électroménagers et multimédias dont ils ne se servent plus et des appareils électriques et électroniques hors d’usage ou dont ils n’ont plus l’utilité pour les revaloriser. Et au-delà, un projet concret, le renouvellement d’une forêt littorale dépérissante grâce à la plantation d’au moins 20 000 arbres en France, en partenariat avec Reforest’Action. Pour 40 kg de déchets collectes sur les sites de Boulanger par Écosystèmes, un arbre est planté. Boulanger a déjà tâté de l’économie plus responsable à travers ses services historiques comme la réparation en magasins ou à domicile, son offre de pièces détachées ou des services plus innovants comme Boulanger Second Life, Boulanger Location ou encore Happy 3D.
  En travaillant ensemble et en réunissant nos
richesses, nous pouvons accomplir de grandes choses
Ronald Reagan, ancien président des États-Unis
   mouvements
p Apex (triskalia) nathalie Hagege
46 ans, docteur en biologie est promue présidente
p Arterris
Leïla veillon
40 ans, MBA marketing - essec Business school
est nommée directrice du marketing
p France Billet (groupe Fnac-Darty) Béatrice Isal
53 ans
devient directrice générale de BilletRéduc. com
p Groupe carrefour
Matthieu Benkerant
Inseec
a été promu directeur de l'open innovation Groupe et France
p Groupe casino
Jean-paul Mochet
est président de Franprix et de Monoprix
p Juste à temps
Mélissa Laura noyer
nouvelle responsable grands comptes
p Roche Bobois Groupe Guillaume Demulier
45 ans, Hec
est promu président du directoire
p saint-Gobain pierre-emmanuel thiard
36 ans, enA - sciences po paris
est promu directeur général adjoint offre et commerce de Placo-Isover
       8
| sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
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2 CONCEPTS
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DEPUIS 1979
40 ANS
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]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[ panorama des réseaux
briefing actus
Stratégie
COM FRANCE toma Intérim se lâche
Livraison express, lesréseauxs’ymettentLa livraison ra-
pide est deve- nue un atout concurrentiel
dans la distribution. Les franchisés du com- merce se rapprochent de partenaires logis- ticiens. Si l’enseigne Speed Burger, lancée en 1995 à Angers avec ses 46 points de vente, dont 41 en franchise, emploie ses propres li-
vreurs salariés, elle est aussi présente sur les sites de livraison de repas à domicile, comme Uber Eats, Deliveroo et JustEat. De plus en plus de franchises se sont rapprochées des agrégateurs dont la notoriété génère un boost de commandes, jusqu’à concurrencer les restaurateurs qui se sont emparés, eux aussi, du créneau de la livraison. Et pour cause: dans la restauration, le chiffre d’affaires lié à la livraison affiche une croissance de 20 % sur un an au 1er septembre 2018*. En pa- rallèle de la restauration, d’autres réseaux de distribution proposent des services de livraison à domicile, pour le mobilier de bureau (Bureau Vallée), les matériaux de bricolage (Brico Cash) ou les articles de sport (Intersport). Même chose dans la grande distribution alimentaire avec Carrefour, Casino, Monoprix... Bémol de ces services de livraison externes : la difficulté de standardiser les processus. n
* source: cabinet NPD Group
Franchise à 360°
LNe jamais lâcher l’effort
orsque le cycliste ne 2 - Pour le franchiseur, l’in- pédale plus, il tombe, novation et le développement c’est une histoire de sont nécessaires pour justifier dynamique ! le niveau de redevances qu’il
Au même titre que d’autres en- fixe à son réseau en contrepar-
Le spécialiste du BTP/industrie surfe sur
la vague des ouvertures. L’enseigne aux 30 agences s’installe à Pau, Mulhouse, Quimper
en 2020 avant Bordeaux et quelques autres
points de chute. Sa « formule » instituée par
les fondateurs Virginie Torres et Michael Marrel (To-Ma, photo) semble décidément réussir au
nom de ce concept audacieux qu’est la fusion
des fonctions commercial/recrutement : c’est un même conseiller qui prospecte, comprend le profil et part à sa recherche ! Un cocktail d’expertise commerciale, métier et juridique que les cinq semaines de formation rendent efficaces. Les chiffres 2018 : 1 100 clients, 85 % de fidélisation
des entreprises, 4 700 salariés intérimaires,
40 millions d’euros de CA en 2018, un ticket d’entrée de 20 000 euros plus 10 000 euros de formation et 50 000 euros d’apport, et sept ans de contrat.
Stratégie
Décathlon acquiert Alltricks
Alltricks, le spécialiste du vélo et de la course à pied rejoint l’enseigne Décathlon. Le géant des équipements sportifs renforce son offre dédiée
au vélo en adressant une cible plus experte et élargit son offre maison B’Twin. De son côté, Alltricks s’ouvre à l’ensemble du réseau Décathlon avec ses 315 points de ventes en France et 1 560
à l’international dans 55 pays. L’e-commerçant spécialisé dans le vélo, la course à pied, la vente de pièces détachées et d’accessoires a réalisé un chiffre d’affaires de 65 millions d’euros en 2018 et devrait atteindre les 80 millions d’euros
    Laurent
Delafontaine
Associé fondateur Axe Réseaux membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise
treprises, l’enseigne en franchise doit maintenir une stratégie de développement puissante et continue dans l’élaboration de produits et de services. Si Apple s’était contenté de concevoir des ordinateurs, il serait passé à côté de la téléphonie, si Accor était resté la marque Novotel, il ne se- rait probablement pas le leader mondial, si FaceBook n’avait pas racheté Instagram....
1 - Pour le consommateur, une marque se doit d’innover pour rester compétitive, pour faire évoluer son offre, pour alimen- ter les médias et pour gagner de la part de marché.
tie de l’usage de sa marque et de son savoir-faire. Si la marque tombe dans l’oubli et que le sa- voir-faire est obsolète, tout de- vient compliqué.
3 - Enfin, pour le franchisé, s’il est entrepreneur et boulimique de challenges, son caractère le poussera à se développer, avec ou sans son franchiseur, en trouvant les bons relais de crois- sance.
D’où une nécessaire stratégie de « remise en question per- manente », qui doit permettre au franchiseur de répondre favorablement à ces multiples enjeux. n
 10 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
cette année. Avec plus de 500 marques et 220 000 références disponibles dans 70 pays, la plate-forme revendique 1 million de clients en 2018 et a expédié 1,8 million d’articles de ses entrepôts. C’est Gary Anssens, ancien champion de VTT, qui a fondé l’entreprise en 2008. Il reste aux commandes de l’entreprise et en garde une part significative aux côtés de Décathlon.
]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[ Nouveaux concepts
Les Au Vide Grenier se remplissent...
e premier vide-greniers permanent de France devient une franchise nationale. Cette idée des kirppis finlandais inspira Romain Chassagne à l’été 2015. Depuis, il en essaime partout en France. Sa version du kirppi? Cent dix stands aménagés
2
dans un bâtiment de 1 100 m , avec un fonctionnement assez simple : la location
d’un stand à la semaine pour 10 euros, avec une durée maximum d’un mois (30 euros) pour faire tourner et une commission sur chaque article vendu. Le succès est immédiat : en 2016, les 110 stands du premier site de Fougères ont été loués rapidement. Après avoir structuré le concept pendant deux ans, le réseau a ouvert d’autres Au Vide Grenier, à Angoulême, Le Mans, Quimper, Évreux, Dunkerque... Et l’enseigne table sur une vingtaine d’ouver- tures d’ici à la fin 2019. n
p pleins feux sur Laurie Lumière
Le réseau Laurie Lumière accélère son développement en proposant à ses futurs partenaires un contrat de licence de marque. Alors qu’il compte déjà 60 points de
vente intégrés en France, le spécialiste du luminaire et de la décoration haut de gamme souhaite rapidement atteindre les 100 magasins.
Le réseau propose trois formats de magasins : Laurie Lumière « Mademoiselle », concept de centre-ville, Laurie Lumière « Shop In Shop », concept corner à positionner en complément de toute activité liée à l’équipement
de la maison (magasins de meubles, cuisinistes, etc.)
et Laurie Lumière « Version Originale », concept grand format historique dédié aux zones commerciales.
En parallèle de son développement en France,
le réseau envisage également son déploiement à l’international.
briefing actus
panorama des réseaux
   franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 11
]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[entreprendre
12 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
FRANCHISÉ/E POUR UN APPORT
DE MOINS DE 20 000,00 euros ? POSSIBLE ! MAIS...
 ]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[ 1
L’explosion des franchises abordables
bilier, la garderie, l’éduca- tion... Sans oublier la distri- bution alimentaire – l’apport personnel pour une enseigne de Carrefour Proximité (City, Contact, Express...) se monte au droit d’entrée exorbitant de 5 000 euros – et, bien sûr, les services à la personne et aux entreprises.
Ceux-là constituent une part importante des franchises ac- cessibles pour la simple raison qu’elles ne coûtent pas cher à créer de façon générale. Exi- gences réduites, voire inexis- tantes, en matière de locaux et de stock, peu ou pas de per- sonnel, matériel minimum... Parmi les activités qui cara- colent en tête, l’immobilier et le courtage – certains réseaux ne demandent même ni ap- port personnel ni droit d’en- trée. D’autres recrutent des franchisés en permanence, comme l’assistance aux per- sonnes âgées, les services aux animaux de compagnie... Ticket d’entrée modéré pour une bonne raison : les fran- chises de service les plus abordables sont des aventures individuelles, du moins au dé- but. Et même quand ce n’est pas le cas, les effectifs restent limités.
Moindre risque, grande récompense
Les franchises accessibles, avec un ticket d’entrée peu élevé, se multiplient ces dernières années dans tous les secteurs d’activité, particulièrement les services. Beaucoup se rapprochent de l’entreprenariat individuel. Bon nombre offrent des rentabilités intéressantes. Attention, ce faible coût peut avoir un prix.
Le dynamisme et l’implication du patron sont déterminants pour la réussite.
Et si l’on vous disait que pour moins de 20 000 euros, vous pouvez avoir votre
propre entreprise clé en main (ou presque) ? Voire moins de 5 000 euros ? C’est aujourd’hui possible grâce à la franchise. Ce n’est plus un secret : la franchise en France se porte bien, très bien même. Les for- mules (car « franchise » n’est qu’un mot-valise qui recouvre bien des formes de commerce associé) offrent aux aspirants entrepreneurs un vaste choix de professions. Mieux encore, il existe un choix presque tout aussi large de montants d’ap-
port personnel. De plus d’un million d’euros à... rien, ou presque. Alors que pendant longtemps, la franchise avait la réputation d’être chère, on a assisté ces dernières années à une véritable explosion de la franchise « accessible », où l’apport personnel navigue en dessous de 20 000 euros.
Pour tous les goûts
à petit prix
À ce prix-là, les secteurs que l’on pourrait croire restreints se révèlent multiples : les fran- chises accessibles intéressent l’automobile (lavage, entre- tien...), le bâtiment (travaux en tout genre), la beauté/santé, le fitness, le commerce (tous azimuts), la mode, l’aménage- ment (cuisine, meubles, déco, jardins...), la restauration (pizza, notamment), l’immo-
en couverture
entreprendre
Le service à la personne, exemple
type d’une franchise au ticket d’accès faible.
    franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 13
]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
Devenir pizzaïolo ? Il faut surtout mettre la main à la pâte plus qu’au portefeuille.
son réseau de clientèle et de partenaires...
« Accessible » ne veut pas dire forcément pas cher Ne pas confondre apport per- sonnel faible et montant glo- bal d’investissement. Pour es- timer les moyens financiers à mobiliser, il va falloir calculer tous les apports absolument incontournables.
• L’emplacement: de tous les secteurs d’activité mention- nés, seul celui des services se passe d’emplacement coûteux – parfois le domicile du fran- chisé – et de stocks – inexis- tants en l’occurrence. Pour toute autre activité, l’empla- cement joue un rôle déter- minant dans la réussite du projet entrepreneurial. Or, un bon emplacement suppose un prix, variable selon les villes et les quartiers visés (exception notable : la distribution ali- mentaire recourt souvent à la location-gérance à travers la- quelle le franchiseur n’est pas propriétaire mais locataire du local). Ce loyer entre dans l’estimation du montant glo- bal de l’investissement, tout comme son aménagement. Les réseaux de franchises communiquent volontiers
  De façon générale, quel que soit le secteur d’activité, qui dit franchise à petit prix dit entreprise de taille modeste. Les locaux, quand ils se ré- vèlent nécessaires, restent de surface réduite à moyenne. Et, comme on l’a déjà souligné, le franchisé n’a nul besoin d’une escouade de salarié/es. Seuls les besoins en stock et l’in- vestissement en matériel vont varier d’importante façon se- lon les secteurs (c’est le cas en santé/bien-être).
Ce n’est pas parce que l’investissement de départ est faible que les résultats seront à l’avenant.
   Qui dit petite entreprise sous-entend quantité de tra- vail à fournir ! Pour beaucoup de ces activités, le dynamisme et l’implication du patron sont déterminants pour la réussite. C’est vrai quel que soit le sec- teur, mais plus encore pour les services où le relationnel
devient essentiel. D’une cer- taine façon, pour nombre de ces réseaux, le profil type du franchisé se montrera très proche de celui d’un bon in- dépendant : envie d’être son propre patron, mais de garder les mains dans les rouages, bonne capacité à développer
 Y A-T-IL UN PILOTE DANS LE RéSEAU ?
  Quentin
tiburce
dirigeant Europe de CompliantIA. Il intervient
au sein d’un master franchise à l’IGR IAE de Rennes et d’un autre élaboré par Eklya et la CCI de Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne.
L’animateur et la courbe de vie du franchisé
e rôle de l’animateur est alors de visiter régulière- La mission reste bien la même pour chaque franchisé, tout au
évolue selon la courbe ment les magasins pour coa- – s’assurer de la bonne appli- long de sa courbe de vie, un de vie du franchisé. cher le réseau et transmettre cation du savoir-faire –, mais plan d’action spécifique. Alors, Au démarrage, l’ani- les bonnes méthodes in situ. les méthodes ont de quoi évo- la responsabilité de chacune
mateur agit comme un tuteur Arrivé à un stade plus mature, luer en fonction des besoins des parties (franchisé, fran-
pour sécuriser le franchisé dans sa phase de découverte. L’animateur ou le développeur ont à ce stade un rôle de séduc- tion et d’éducation. Une fois lancé, le franchisé se retrouve seul et a besoin de l’appui de l’animateur dans son déve- loppement. Dont la mission
le franchisé risque de prendre progressivement de mauvais réflexes, par omission ou rac- courcis. L’animateur a alors pour fonction de chasser les mauvaises habitudes et s’as- surer que les standards sont appliqués de façon homogène dans tout le réseau.
du terrain. Pour mener à bien son travail dans un souci d’ac- compagnement sur-mesure, l’animateur a besoin d’outils pour consigner et analyser les nombreuses informations recueillies lors de chaque vi- site dans le réseau. Ce qui lui donne le moyen de déterminer
chiseur, animateur de réseau) est engagée. Chaque difficulté ou chaque besoin est identifié, suivi et traité. Le réseau tend alors vers un processus d’amé- lioration continue. n
14 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[                               ]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
sur le ticket d’entrée mais n’indiquent que rarement un prix moyen pour le local. Et pour cause : les variations de loyer entre les emplacements sont tellement importantes selon les villes qu’il est diffi- cile pour la tête de réseau de figer une somme. Du coup, les franchiseurs préfèrent fonder leur discours sur les investis- sementsobjectivementfixés. • Le développement : c’est l’autre investissement au-
des collaborateurs ! Du coup, l’investissement global de la première année augmente de façon significative.
• La nature de la franchise : réseau de franchise, licence de marque, affiliation ou par- tenariat ? C’est déterminant puisque les obligations de la tête de réseau, en matière no- tamment de formation, d’ani- mation ou de transmission du savoir-faire ne sont pas les mêmes selon le type de l’asso-
ticket d’entrée de certains ré- seaux s’explique aussi parfois par un accompagnement mi- nimal dans le réseau.
Plus qu’une simple plate-forme de lancement Une fois ces mises en garde intégrées, les franchises ac- cessibles offrent, comparées à leurs homologues plus chères, quelques avantages spéci- fiques.
• Le premier est évidemment
trer rude. Par exemple, dans le cas des services à la personne ou aux entreprises, nombre de concepts ne demandent ni lo- caux, ni stocks, ni même per- sonnel – qui viendront le cas échéant avec le développement de l’« affaire ». Rien à voir avec les tourments que risquerait un nouvel entrepreneur fran- chisé d’un hypermarché dans un centre commercial, par exemple.
• Dans le cas de la franchise à proprement parler, la for- mation et la transmission du savoir-faire vont grandement aider à acquérir les autres compétences indispensables – sans oublier la notoriété of- ferte par l’enseigne, qui offre un booste plus qu’appréciable pour se lancer dans des mar- chés souvent concurrentiels où les indépendants abondent.
• Enfin, ce n’est pas parce que l’investissement de départ se montre faible que les résul- tats seront à l’avenant, c’est- à-dire petits. D’abord, parce que l’avantage de partir sur un investissement faible et des charges abordables est que le point d’équilibre sera atteint d’autant plus rapidement, ce qui diminue le risque global du projet. Ensuite parce que faible investissement ne dit pas faible rentabilité. Un supermarché de proximité, par exemple, est de nature à offrir un CA proche de l’ordre du demi-million d’euros, voire bien plus : Vival cite un chiffre d’affaires à deux ans de 400 000 euros pour un apport personnel de 20 000 eu- ros. Carrefour Proximité an- nonce un CA à deux ans entre 900 000 euros et 10 millions d’euros. Et les points de vente de réseaux de franchise en ser- vice à la personne et en service aux entreprises réalisaient en 2017 un CA moyen d’un peu moins de 350000euros pour les premiers et de 400 000 pour les seconds. Dans ce cas de fi- gure, le moindre risque génère une grande récompense... JeAn-MARIe BenoIst
 Monter une agence immobilière sous l’égide d’une enseigne connue : pas si cher...
quel il faut prêter attention lorsqu’on évalue le coût d’en- trée dans une franchise. Un investissement initial n’est – comme son nom l’indique – que le premier d’une, a prio- ri, longue série. C’est normal (et sain) dans tout réseau : par exemple, une expansion, un renouvellement de l’aménage- ment du magasin... Et ces in- vestissements ultérieurs sur- viennent généralement plus tôt que l’on ne pense. Cer- tains concepts comportent même des investissements à plusieurs étages : le début de l’activité se fait en solo, à son domicile, mais au bout de six mois il faut chercher un emplacement et recruter
Faible investissement ne veut pas dire faible rentabilité. Un supermarché de proximité est de nature à offrir un CA proche du demi-million d'euros, voire bien plus.
      16 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
ciation. S’il s’agit bien d’une franchise, est-ce que les coûts associés à ces prestations – qui sont une des raisons im- portantes d’aller vers ce type de projet entrepreneurial – se justifient par une authentique qualité de service ? Le faible
le prix. Cette accessibilité constitue un excellent moyen de vivre un premier entre- preneuriat à moindre risque (financier, du moins) – chef d’entreprise, c’est un métier bien particulier dont la décou- verte risque parfois de se mon-
]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ 2 Tickets d’entrée abordables
AVATACAR
pure-player n° 1 de l’accessoire auto
Dix franchises
+ Activité
Garage automobile, réparation à domicile
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2018
+ Fondé par
Le Groupe Massa
+ Nombre de franchisé/es
24, plus de 1 500 garages partenaires certifiés
+ Investissement global
13000 euros
+ Atouts
Avant d’être un réseau de franchise
de MRA (mécanicien réparateur au-
tomobile), Avatacar a été – et le reste
– un des sites de référence de l’entre-
tien automobile. Le réseau se targue
d’être le n° 1 en France des sites pure-
players de vente d’accessoires auto,
le premier à vendre des prestations
d’entretien auto en France et le pre-
mier site de vente français d’entretien auto « packagé » en ligne – autant dire que la notoriété est là. Avatacar propose trois façons d’intégrer son réseau : soit en devenant un garage partenaire, soit en devenant un affilié – il existe deux niveaux d’affiliation, le deuxième offre notamment une personnalisation plus poussée que le premier.
abordables
à scruter
Pour quelques milliers d’euros, les candidats franchisés s’ouvrent au monde du commerce associé. Voici une salve
de dix enseignes sélectionnées à moins de 20 000 euros le ticket d’entrée. Une évidence : il ne s’agit pas de marques de sous-catégorie, bien au contraire !
en couverture
entreprendre
   franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 17
]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
ILLICO TRAVAUX
19 ans de recul... pour avancer !
+ Activité
Courtier en travaux
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2005
+ Fondé par
Nicolas Dumont, président du réseau
+ Nombre de franchisé/es
70
+ Apport personnel
17000euros
+ Atouts
Dans le secteur du courtage en travaux, qui a le vent en poupe, illiCO Travaux fait figure de référence. Non seulement ils sont leader sur le marché en matière de CA moyen d’un franchisé, mais le chiffre d’af- faires de leurs agences a augmenté de 43 % depuis le début de l’année 2019. Ils ont été les premiers à se lancer sur ce domaine il y a 19 ans – ils bénéficient d’une solide expérience en la matière. Le réseau est également une franchise à proprement parler : pour le prix, on a donc droit à une formation initiale et continue, des stages d’immersion, du coaching, des séminaires... Mieux encore: la carte des zones à pourvoir offre des options un peu partout sur le territoire.
GUINOT
Aux petits soins
+ Activité
Produits esthétiques, beauté et
soins du corps
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2010
+ Fondé par
René Guinot
+ Nombre de franchisé/es
320 implantations en affiliation en France
+ Apport personnel
12000 euros
+ Atouts
L’enseigne Guinot est, tout simplement, le réseau numéro 1 sur le marché de l’institut de beauté en France. Son envergure mondiale garantit une bonne notoriété du nouvel emplacement dès son ouver- ture. La proposition d’affiliation du réseau offre plusieurs avantages: notamment le mobilier technique, excepté les lits de soin, est proposé à la location, ce qui diminue l’investissement initial. De plus, chaque affilié dispose d’un site Internet propre avec prises de rendez-vous en ligne. Guinot dispense une formation initiale de trois semaines pour assurer une bonne maîtrise des soins, ainsi qu’un suivi technique et commercial durant toute la durée du contrat.
BIOCOLD PROCESS
souffle le froid... et le chaud
+ Activité
Réfrigération pour l’alimentaire + Date de création du réseau Lancement en franchise en 1997
18 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
+ Fondé par
Jean-Marc et Albert Paré
+ Nombre de franchisé/es
52
+ Droits d’entrée
13 650 euros
+ Atouts
Biocold Process est une franchise particulière à plus d’un titre. Tout d’abord par son concept, basé sur un procédé mis au point par ses fondateurs: il améliore la conservation et l’hygiène dans les espaces réfrigérés: chambres froides, meubles froids... Ensuite par son mo- dèle de revenu, la location aux clients du matériel nécessaire au pro- cédé Biocold Process et par sa maintenance, génératrice de revenus récurrents. Enfin, Biocold Process ne demande pas à ses franchisés d’acheter du stock: les produits sont mis à leur disposition par le franchiseur, qui en reste propriétaire et assure leur retraitement.
CUISINES RAISON
3D chez le client
+ Activité
Concepteur-agenceur de cuisine à domicile
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2000
+ Fondé par
Claude Raison
+ Nombre de franchisé/es
100
+ Apport personnel
12000 euros
+ Atouts
Cuisines Raison est la première
franchise de concepteurs-agenceurs de cuisine... sans magasin. Grâce à un logiciel de gestion commerciale et une autre application de conception assistée 3D, les rendez-vous se tiennent chez le client, d’où un travail plus personnalisé. Une modélisation 3D photoréa- liste, disponible sur tablette et en réalité virtuelle, aide le prospect à s’immerger dans le projet. La réalisation effective de la cuisine est confiée à un artisan partenaire. Sans magasin ni stock à financer, les prix des prestations proposées parviennent à se montrer très compé- titifs, sans nuire à la qualité ni rogner la marge du franchisé.
CARREFOUR PROXIMITÉ
enseignes à tous les coins de rue
+ Activité
Distribution alimentaire
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2000
+ Fondé par
Le Groupe Carrefour
+ Nombre de franchisé/es
Plus de 1 900 magasins de proximités en franchise
+ Apport personnel
5000 euros
+ Atouts
Pour un même apport modeste, Carrefour Proximité donne accès à plusieurs enseignes, à chacune sa typologie : Bio, Contact, City, Mon- tagne, Express, 8 à Huit, Promocash... Autant de profils de magasins avec des clientèles très diverses, mais tous orientés vers le commerce
     ]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[                                                                         #ChangerDeVie
                      Devenez entrepreneur, choisissez de
    #C
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Vi
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         Les Mousquetaires, ce sont 8 enseignes, 3 métiers : grande distribution, bricolage et entretien automobile.
                                                GRAZIELLA & SÉBASTIEN ONT CHOISI L’UNIVERS DU BRICOLAGE
                           3enseignes :
Bricomarché, millions d’euros de chiffre Brico Cash et Bricorama d’affaires moyen par point de vente
points de vente
en Europe
5,8       864
       Pour en savoir plus, rendez-vous sur devenez.mousquetaires.com ou téléchargez l’application Devenez Mousquetaires
      Conception et réalisation : R2 Agence Digitale
        ]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en couverture
de proximité, domaine dans lequel le nom Carrefour fait office de référence. Point particulièrement intéressant, Carrefour propose des contrats en location-gérance, avec la possibilité au bout de trois ou quatre ans de devenir propriétaire du magasin, ce qui diminue fortement l’investissement initial... Si le commerce de proximité, globalement, se porte bien, l’enseigne Carrefour Bio est doublement intéressante car elle conjugue cet engouement avec un engagement écologique.
ARLIANE
Diagnostiqueurs/euses diplômé/es
+ Activité
Diagnostic immobilier
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2010
+ Fondé par
Christophe Piotin
+ Nombre de licencié/es
70
+ Apport personnel
5000 euros
+ Atouts
Arliane est l’un des premiers à s’être lancés dans le secteur du dia- gnostic immobilier, en 2007. Un bon instinct, puisqu’avec l’arrivée des diagnostics obligatoires pour la location, ce qui était déjà un mar- ché en plein boom devient plus attractif encore – plus de récurrence et plus de flux. Le réseau, qui a choisi de se développer en licence de marque, est aujourd’hui l’un des acteurs majeurs du secteur et vise l’ouverture de son centième emplacement. Il se distingue notam- ment par sa formation initiale aux métiers de diagnostiqueur, une des rares du secteur à revendiquer le niveau 3 en techniques du bâ- timent – et de surcroît diplômante. Le réseau dispose à cette fin de quatre antennes de formation dédiés. Mais l’assistance n’est pas en reste: hotline, service juridique et veille juridique, forums...
KANGOUROU KIDS
Le meilleur de la nounou
+ Activité
Garde d’enfants
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2011
+ Fondé par
Quatorze chefs d’entreprises qui exploitent l’activité de garde d’enfants
+ Nombre de franchisé/s
124 implantations dont 109 en franchise
+ Apport personnel
15000 euros
+ Atouts
Dans un marché où la demande est
loin d’être satisfaite – la garde d’en-
fants –, Kangourou Kids fait figure
de leader. Le réseau propose d’ou-
vrir des agences de garde à domi-
cile et/ou des micro-crèches, avec
pour objectif d’offrir des presta-
tions sur-mesure aux clients. Outre
la garde, Kangourou Kids propose
20 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
une activité de découverte de l’anglais et une plate-forme d’e-lear- ning pour les enfants. Si l’on y ajoute la formation initiale de quatre semaines, l’accompagnement par un animateur réseau, un plan qualité certifié par le label Qualisap et un programme de formation au CAP Petite Enfance, Kangourou Kids a de quoi séduire par son sérieux.
KIDILIZ
Du site au store
+ Activité
Mode enfant
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en
2015
+ Fondé par
Kidiliz Group
+ Nombre de commissionné/es
18 en commission-affiliation en France
+ Droit d’entrée
6 000 euros
+ Atouts
Avant même son rachat en 2018 par le groupe chinois Semir, Kidiliz Group était le leader de la mode enfantine en Europe. Son concept unique de magasin est à la fois multimarque (13 marques dispo- nibles) et très orienté web-to-store : les clients passent leurs achats sur une application riche de plus de 5 000 références. Ce n’est pas la seule particularité du concept: les stocks sont automatiquement réappro- visionnés et les invendus sont totalement repris en fin de saison. De quoi assurer une position solide dans un secteur qui ne connaît pas vraiment de crise.
LE KIOSQUE À PIZZAS
pizzatruc(k)
+ Activité
Pizza à emporter ou en livraison
+ Date de création du réseau
Lancement en franchise en 2004
+ Fondé par
Hervé Choquel, Bruno Courcellas, Murielle Heullant, Georges Gei- ter (tous alors propriétaires d’un Kiosque à Pizza)
+ Nombre de franchisé/es
276 implantations et franchisé/es
+ Apport personnel
18000euros
+ Atouts
Dans un secteur fortement concurren-
tiel, le Kiosque à Pizzas est une fran-
chise un peu unique puisqu’elle ne de-
mande ni droit d’entrée, ni royalties sur
le chiffre d’affaires, ni participation à la
publicité nationale. Même son empla-
cement est particulier: en périphérie proche d’agglomération ou sur des axes à forte fréquentation, il s’agit d’un kiosque, le plus souvent installé sur des parkings de petits centres commerciaux, stations de lavage automobile, parking de boulangeries ou autre (en centre-ville, une boutique plus traditionnelle doit s’envisager).
enseIGnes RepÉRÉes et ÉvALUÉes pAR JeAn-MARIe BenoIst
    ]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[                                 ENTREPRENEUR COMMERÇANT
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 ]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
décryptage
 La loi Doubin a bouleversé la franchise en France
François Doubin,
ancien ministre du commerce, élu local, disparu le 18 juin.
Doubin a bouleversé l’enca- drement du commerce asso- cié. Avec un résultat plus que positif : la franchise a plus que jamais le vent en poupe, des réseaux existent dans presque tous les domaines d’activité... et le modèle français est une référence mondiale, le modèle d’inspiration d’autres pays. Pourtant, l’article L330-3 du Code de commerce – son nom officiel – n’est pas bien long :
seulement quatre alinéas et moins de 200 mots (il fau- drait aussi, techniquement, inclure dans le décompte le décret d’application, qui a été codifié sous l’article R330-1 du Code du commerce). Mais il instaure ce qui est devenu une pierre angulaire du sys- tème français de la franchise : le DIP, Document d’infor- mation précontractuel qui a généré une littérature et une jurisprudence abondantes.
Question de transparence
À l’époque, la loi avait été vo- tée dans le cadre d’un train de lois dévolu « au dévelop- pement des entreprises com- merciales et artisanales » et à « l’amélioration de leur envi- ronnement économique, juri- dique et social ». Le contexte était alors bien différent. Ap- parue en France dans les an- nées 1970, la franchise a rapi- dement connu un vif succès. Mais les années 1980 virent sa véritable explosion. Le Code européen de déontolo- gie posait bien des exigences de transparence du franchi- seur envers les candidats à la franchise, mais il n’exis- tait aucune obligation légale ni même formelle, capable de « protéger » le franchisé. La question de l’informa- tion préalable à la signature du contrat était totalement entre les mains des réseaux eux-mêmes, tant sur la forme que sur le fond. L’absence de cadre législatif dédié, conju- gué à un développement ra- pide et non maîtrisé, a attiré des entrepreneurs peu scru- puleux – certains scandales retentissants en témoignent. Des réseaux s’écroulaient en quelques mois, des franchi- seurs se contentaient d’en- caisser les royalties sans ap- porter de contrepartie... Bref, le besoin était criant. La loi Doubin a réglé d’emblée la question dans son premier paragraphe :
« Toute personne qui met à la disposition d’une autre
 Affaire de confiance
La loi Doubin n’a pas institué la franchise, mais presque. Ce texte clé a chamboulé, pour le meilleur, l’univers de la franchise en France, en instaurant une obligation légale d’information précontractuelle – le fameux DIP.
Un décès n’a pas fait la une des gazettes économiques, le 18 juin, celui de
François Doubin. Ministre rocardien, conseiller général, l’homme politique immergé dans le commerce et l’artisa- nat a compris comme jamais l’importance de la montée de la franchise et l’urgence à lui donner un cadre. Il n’est pas exagéré de dire que la loi
La loi Doubin instaure ce qui est devenu une pierre angulaire du système français de la franchise : le document d’information précontractuel, DIP.
    22 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
décryptage
  personne un nom commer- cial, une marque ou une enseigne, en exigeant d’elle un engagement d’exclusivité ou de quasi-exclusivité pour l’exercice de son activité, est tenue, préalablement à la signature de tout contrat conclu dans l’intérêt com- mun des deux parties, de fournir à l’autre partie un document donnant des in- formations sincères, qui lui permette de s’engager en connaissance de cause. »
Des termes plus psychologiques
que juridiques
Surprise : la loi ne
plique pas seulement aux réseaux de franchise, elle concerne toutes les formes de commerces organisés sous contrat, dès lors qu’est trans- mise, au titre du contrat, une enseigne et/ou une marque en contrepartie d’un engage- ment d’exclusivité ou de qua- si-exclusivité. La loi Doubin englobe donc la commission affiliation, la coopérative, la licence de marque, etc. Les notions d’exclusivité et (sur- tout) de quasi-exclusivité font l’objet d’une abondante juris- prudence, toujours suscep- tible d’évoluer – un constat qui s’applique à d’autres par- ties de la loi Doubin. Mais les deux termes essentiels restent « informations sincères » et « en connaissance de cause ».
Ils résument bien l’esprit de la loi : instaurer de la morale et de la transparence dans la relation franchisé-fran- chiseur. Ce ne sont pas des paroles en l’air. Les informa- tions fournies dans le cadre de la remise du DIP sont lé- galement opposables en cas de litige après signature du contrat. À la clé, potentielle- ment, pour le franchiseur, la nullité dudit contrat (ce qui explique pourquoi les DIP au- jourd’hui ne comportent pas de comptes prévisionnels). D’innombrables pages de ju- risprudence s’appuient sur les termes du DIP pour faire valoir les droits d’un candi- dat et pour cause : les notions du caractère « sincère » et la mention « en toute connais- sance de cause » ne sont pas vraiment des notions juri- diques. Les interpréter devint un sport de juriste.
Des exigences
parfois floues
Autrement dit, la loi Doubin a beau avoir été bien reçue à son arrivée, elle s’est attirée, tout au long de ses quasi 30 années d’existence, bon nombre de critiques. Le « flou » se ma- nifeste aussi dans le contenu du DIP, évoqué dans les deu- xième et troisième alinéas de laloi:
« Ce document, dont le contenu est fixé par décret, précise notamment l’an- cienneté et l’expérience de
s’ap-
La clé de la loi Doubin, c’est l’idée de confiance. Pour que le système de la
franchise, fondé sur la transmission d’un savoir-faire, prospère vraiment, il fallait absolument que la confiance régnât entre la tête et le corps.
       24 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[   l’entreprise, l’état et les pers- pectives de développement du marché concerné, l’im- portance du réseau d’exploi- tants, la durée, les condi- tions de renouvellement, de résiliation et de cession du contrat ainsi que le champ des exclusivités.
Lorsque le versement d’une somme est exigé préala- blement à la signature du contrat mentionné ci-des- sus, notamment pour ob- tenir la réservation d’une zone, les prestations assu- rées en contrepartie de cette somme sont précisées par écrit, ainsi que les obliga- tions réciproques des parties en cas de dédit. »
Le décret d’application, qui établit une liste complète des éléments, cite un « état géné- ral et local du marché des pro- duits ou services », sans plus de précision sur son contenu, son étendue... Ces quatre mots – état local du marché –, d’apparence simple, sont à l’origine d’innombrables contentieux, débats et juris- prudences parfois contradic-
toires. À l’heure actuelle, le franchiseur est tenu de four- nir certaines informations de base, mais le candidat à la franchise a le devoir de se renseigner sur son marché et de mener sa propre étude. Autre reproche adressé à la loi Doubin : la plupart des in- formations contenues dans le DIP ne sont, en fin de compte, pas très utiles au franchisé. Adresse, K-Bis, domicilia- tions bancaires... Et si le do- cument d’information pré- contractuel contient bien des informations sur les réseaux, elles restent limitées: pas d’obligation, par exemple, de donner des chiffres d’affaires (même moyens) de points de vente comparables ni leurs charges ou leurs résultats d’exploitation – autant d’élé- ments plus qu’utiles pour que le candidat à la franchise éta- blisse ses propres prévision- nels.
Une influence
au-delà de la période précontractuelle Techniquement, la loi Dou- bin ne porte que sur la pé- riode précontractuelle de la relation entre un franchisé et son franchiseur. Mais elle a eu aussi une forte influence sur toute la période contrac- tuelle en rendant obligatoire la transmission d’éléments d’information sur le contrat de franchise lui-même – au- paravant, il n’était pas rare que le franchisé ne découvre son contrat que le jour de la signature. Le deuxième ali- néa cite notamment « la du- rée, les conditions de renou- vellement, de résiliation et de cession du contrat ainsi que le champ des exclusivités », autant d’éléments qu’il paraît aujourd’hui absurde de ne pas connaître avant de s’en- gager. Le quatrième alinéa va d’ailleurs plus loin :
« Le document prévu au premier alinéa ainsi que le projet de contrat sont com- muniqués vingt jours mini- mum avant la signature du
contrat, ou, le cas échéant, avant le versement de la somme mentionnée à l’ali- néa précédent. »
S’il fixe, au passage, un délai légal minimum de transmis- sion du DIP, il mentionne sur- tout « le projet de contrat ». Le mot a eu son influence sur la façon dont les réseaux ont envisagé la gestion de leurs contrats, sur leur contenu et leur rédaction. Avec les der- nières lignes du décret d’ap- plication, ces dispositions ont beaucoup contribué à instau- rer un climat de confiance entre le candidat à la fran- chise et le franchiseur :
« Le document précise, en outre, la nature et le mon- tant des dépenses et inves- tissements spécifiques à l’enseigne ou à la marque que la personne destinataire du projet de contrat engage avant de commencer l’ex- ploitation. »
La clé de la loi Doubin, c’est l’idée de confiance. Pour que le système de la franchise, fondé sur la transmission d’un sa- voir-faire, prospère vraiment, il fallait absolument que la confiance régnât entre la tête et le corps. Et malgré ses li- mites, malgré ses défauts, la loi Doubin a sans aucun doute atteint son objectif. Les relations entre franchiseurs et franchisés se sont considé- rablement assainies. Et si l’on débat beaucoup, encore au- jourd’hui, des informations qui doivent figurer dans le DIP, avec quel degré de pré- cision, la question de savoir s’il faut fournir des informa- tions pour que la signature du contrat soit équitable ne se pose plus. Certaines fran- chises fournissent même des informations en plus du mi- nimum légal, de leur propre gré. D’une certaine façon, la bataille principale est gagnée. Après, ce n’est plus qu’une question de réglages... JeAn-MARIe BenoIst
décryptage
entreprendre
franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 25
]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
Interview croisée
La Compagnie du lit et Passion beauté
Affaire(s) de proximité et de bien-être
Deux visions complémentaires pour des réseaux spécialisés dans le confort et le bien- être. La concurrence est rude. Mais le succès demeure au rendez-vous.
Dominique chartrou, La compagnie du lit,
est aujourd’hui directeur des opérations. Il possède une expérience sectorielle et commerciale de 27 ans dans le secteur. Il
a occupé de nombreux postes tels
que directeur commerce électronique & compléments literie ou encore directeur régional pour le groupe Cofel.
Une belle histoire
J’occupe le poste seulement depuis deux ans, pas de
quoi faire le plein d’histoires vécues. Mais la réussite de nos multifranchisés est en soi une belle histoire entre la tête de réseau et les franchisés.
Un « coup de gueule »
À l’encontre des entreprises et des réseaux qui nous proposent de recruter pour nous. Il faut comprendre que le monde de la literie présente de nombreuses spécificités et qu’il s’agit d’un métier et d’un produit, tous deux méconnus.
Moi, président de la République
J’inciterais les villes qui parlent de redynamiser leurs centres à tout mettre en œuvre pour réussir ce chantier.
Quel est votre métier ?
Jean-Michel Pollet: Nous fonc- tionnons sous le mode d’une coo- pérative. Notre métier de franchi- seur peut se résumer à plusieurs missions essentielles: celles de dé- velopper le réseau par la création de nouvelles implantations ou la cession de point de ventes sous tutelle. Nous opérons également à cette fin une veille concurren- tielle sur les locaux commerciaux. L’autre mission essentielle est celle d’accompagner nos partenaires et ainsi d’assurer la pérennité du réseau.
Dominique Chartrou: La literie est un secteur particulier. Une personne qui cherche à créer une franchise va naturellement se tourner vers un métier ou un sujet qui le passionne et se lever le ma- tin pour faire de la cuisine, vendre du vin ou des biens immobiliers. En ce sens, le monde de la literie n’est pas le premier métier auquel on pense pour devenir franchisé. Ça reste encore aujourd’hui un produit caché, acheté une fois tous les 14 ans en France. Ce n’est donc clairement pas un métier réflexe en franchise. La première difficul- té est donc de travailler la notorié- té de notre secteur d’activité et de notre marque, et d’ensuite attirer les bons candidats à la franchise.
Quelle est
votre vision du secteur?
J-M.P: Passion Beauté est un sec- teur où les commerces physiques sont extrêmement concurrencés par Internet. En 2018, aucune
enseigne n’a fait du développe- ment positif. En revanche, nous nous sommes attelés à développer et améliorer l’expérience client. Nous avons réorganisé le parcours client dans nos points de vente pour faire vivre de nouveaux mo- ments de détente et de bien-être à travers, entre autres, notre bar à ongles, notre bar détox ou encore notre bar à masques.
Le numérique nous sert aussi à travailler la notoriété de l’enseigne. Nous travaillons avec des influen- ceurs ou des bloggueuses qui ré- alisent des tests de produits. La finalité est de drainer le client vers le point de vente. Nous avons aus- si développé une gamme d’objets connectés. Nous sommes les pre- miers du secteur à avoir sorti une trousse de beauté ou un miroir par lesquels visionner des tutoriels beauté.
D.C: Voilà 27 ans que je travaille dans le secteur. C’est un marché étale, stable et sans surprise. Il est tenu par les géants de la distribu- tion de mobilier, les généralistes comme But, Ikéa ou Conforama qui trustent 55 % des parts de marché. Les spécialistes, comme La Compagnie du lit, se répar- tissent 27 % des parts de marché. Et Internet draine entre 13 et 14 % de parts. Contrairement à d’autres marchés, les plates-formes de
vente en ligne ne progressent pas car la notion de confort et d’in- vestissement en conséquence ne se traduit pas numériquement. Et les pure players, généralement, se spécialisent dans le marché d’en- trée de gamme. La Compagnie du lit est présente sur le numérique avec un site marchand depuis 1999. Nous avons plus 1,5 million de visiteurs uniques et nous inves- tissons fortement sur la visibilité et la notoriété de l’enseigne afin de créer du trafic dans les magasins. Les spécialistes, eux, proposent des paniers moyens qui valent généralement le double. Et finale- ment, Internet est un concurrent des géants du meuble et des hy- permarchés, même s’il nous prend quelques ventes.
Quelles valeurs
animent votre réseau?
J-M.P: L’humain et la proximité qui se traduisent par de nom- breuses interactions entre les asso- ciés, la tête de réseau et nos parte- naires. L’accompagnement est un pilier chez Passion Beauté. Nous fonctionnons par préconisation et par actions correctives pour aider au quotidien notre réseau. Notre devoir de tête de réseau est donc de leur apporter cette capacité à prendre de la hauteur sans que l’opérationnel en pâtisse. Nous leur donnons ainsi toutes les clés
  On mesure la qualité du réseau non à son nombre d’ouvertures mais à son nombre de fermetures – Dominique Chartrou, La Compagnie du lit.
    26 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[ stratégiques et opérationnelles pour piloter leur point de vente de façon optimale.
D.C: Notre entreprise depuis ses débuts cultive l’esprit familial. Ce qui s’applique chez nos partenaires qui sont des professionnels ac- cessibles dotés du sens du service et de la proximité. Cet esprit est
nous former correctement aux exigences de l’accompagnement du franchisé.
Côté formation, nous appor- tons à nos franchisés un concept unique avec une démarche de vente propre. Nos formateurs or- ganisent des visites usines chez les fournisseurs, des formations
jourd’hui, la vapeur s’est inversée à l’opposé. 60 % se concentrent en périphérie contre 40 % en centres- villes.
Le manque de dynamisme des centres-villes hors grosses agglo- mérations et le manque de volon- té politique participent à l’aspect moribond des centres, en perte de vitesse d’un point de vue des com- merces de proximité. En parallèle, les centres commerciaux situés à la périphérie ont souhaité apporter énormément de services. L’accessibilité reste aussi un en- jeu majeur. La piétonisation des centres-villes n’a pas apporté d’al- ternatives en termes de transports. Surtout lorsqu’il s’agit de faire des achats. Se garer à proximité, l’ac- cessibilité et déposer ses achats dans un coffre de voiture restent les usages les plus répandus!
D.C: Nous ouvrons entre 5 et 10 magasins par an en développe- ment mixte, à la fois en succur- sales et en franchise. Notre posi- tion de succursaliste nous place à même de comprendre les problé- matiques de terrain et d’apporter des réponses opérationnelles ra- pides et industrialisables pour nos franchisés.
Nous ne sommes pas dans une course effrénée au nombre de points de vente, mais dans une course à la qualité. Nous recher- chons des profils entrepreneu- riaux qui ont à cœur de dévelop- per l’enseigne sur leur territoire départemental, voire régional. Nos partenaires sont souvent multifranchisés. Notre franchisé en Charente possède quatre ma- gasins, celui dans la région nan- taise en possède trois. On mesure la qualité du réseau non à son nombre d’ouvertures mais à son nombre de fermetures. Compter sur des multifranchisés qui re- nouvellent et ouvrent de nouvelles implantations est un gage de pé- rennité.
Jean-Michel
pollet,
passion
Beauté,
est directeur développement et expansion. Il revendique une expérience riche dans le monde de la franchise et a occupé des fonctions de directeur développement réseau corporation du groupe Unilens ou encore directeur régional chez Audika et Atol.
presque un impératif dans notre métier puisqu’avec un achat tous les 14 ans, il importe que chaque client passe un bon moment sur le point de vente.
Quelle est la place de la forma- tion au sein de votre réseau? J-M.P: Elle varie en fonction des besoins des candidats et des pro- fils retenus. Généralement, notre formation initiale dure deux mois et le futur partenaire va tourner dans plusieurs points de vente pour comprendre les spécificités de l’univers de la parfumerie et de la beauté.
La formation continue est très présente car il faut au quotidien former notre réseau sur l’évolu- tion des conditions d’achat qui dé- pendent de nombreuses données à décortiquer: marché, phasage, minimum contractuel, minimum remisable... D’où l’exigence d’une connaissance « produit » aiguë. Nous externalisons également une partie de la formation en fonction des besoins décelés et remontés au sein du réseau.
D.C: L’accompagnement est pri- mordial. Notre enseigne a été créée il y a 31 ans et le développe- ment en franchise existe depuis 11 ans. Nous avons fait le choix dès le début d’intégrer la Fédéra- tion française de la franchise pour
produits, méthode de vente avec l’appui de la formation continue en ligne Les profils qui ont déjà exercé dans le milieu ne sont pas les plus faciles à former. L’accultu- ration à notre concept demande à ce type de profil de candidats de désapprendre.
Qu’espérer en termes de déve- loppement? Quelle stratégie appliquer?
J-M.P: Nous voulons assurer la pérennité du réseau et continuer à en faire progresser la croissance. Le point bloquant demeure les candidats et leur manque d’ap- port. Certes, nous nous appuyons sur plusieurs partenaires finan- ciers, mais notre concept exige entre autres, une grosse immo- bilisation de stock, qui équivaut à environ 180000 euros.
Pour assurer le développement, nous continuons à céder des ma- gasins sous enseigne Passion Beau- té et à nous positionner au sein de galeries commerciales, notam- ment sur des projets d’extension. Notre stratégie d’implantation a également évolué. Aujourd’hui, nous comptons 120 points de vente pour 110millions d’euros de CA. Mais en cinq ans, la typo- logie des emplacements a changé. Autrefois, 60 % des partenaires étaient en centres-villes pour 40 % en centres commerciaux. Et au-
Une apprentie esthéticienne a épargné pendant des années tout en montant en compétence sur les aspects gestion. On s’est battus à ses côtés pour qu’elle puisse racheter le point de vente de ses patrons au moment de la cession.
Un « coup de gueule »
Le dialogue avec les foncières commerciales n’est pas aisé. Nous sommes dans un rapport de force et pas toujours dans
le gagnant-gagnant. Une
bonne négociation de départ aboutit à un projet aux charges d’exploitations moins fortes.
De quoi débloquer du budget pour autre chose, comme le marketing ou la communication.
Moi, président de la République
J’aimerais faire entendre aux marques que nous cultivons l’objectif commun de les faire exister et de les vendre. Dans ce but, un allégement des contraintes réglementaires sur la parfumerie – commandes d’ouvertures très lourdes, validation très rigoureuse des points de ventes sélectives...
– serait profitable tant aux marques qu’aux enseignes qui les vendent.
Interview croisée
entreprendre
  60 % des partenaires étaient en centres-villes pour 40 % en centres commerciaux. En 2019, la vapeur s’est inversée – Jean-Michel Pollet, Passion Beauté
Une belle histoire
    franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 27
]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
en immersion
Leonidas, roi grec
d’Anderlecht fournissent l’en- semble des points de vente dans le monde. Lesquels se déploient en trois formats, tous ouverts à la franchise: le point de vente classique qui propose la gamme complète, le kiosque en galerie commerciale avec le cœur de la gamme et le shop in shop qui propose une gamme réduite. Ces formats s’adaptent aux mar- chés locaux et aux profils des
Fabricant de chocolat
et partenaire
Argument de poids : Leonidas ne demande pas de droits d’entrée ni ne réclame de royalties à ses fran- chisés (il faut compter 50 000 eu- ros d’apport personnel). Si la se- conde pratique est répandue (Jeff de Bruges et De Neuville ne de- mandent pas non plus de royal- ties), l’absence de droits d’entrée a de quoi séduire. Plus qu’un rapport franchiseur-franchisé, Leonidas propose un « partena- riat actif». «Nous sommes un fabricant de chocolat, nous nous rémunérons sur le chocolat que l’on produit et que l’on vend à nos partenaires», dixit Patricia Bousquie. Côté intégration au réseau, l’enseigne propose les traditionnelles semaines d’inté- gration, au siège puis en point de
 du chocolat belge
qu’aiment les Français
Le marché du chocolat ne connaît pas la crise et ses leaders continuent d’en profiter. S’il en est un qui s’impose depuis des décennies comme un poids lourd du secteur, c’est Leonidas. Le chocolatier belge centenaire, déjà présent en franchise dans plus de quarante pays, entend renforcer son maillage international. Objectif : devenir un leader mondial et conserver son ADN : un chocolat 100 % belge.
  La fabrication de la totalité de nos chocolats se réalise dans nos ateliers en Belgique, c’est l’ADN de la marque – Patricia Bousquie, sales manager de Leonidas France.
     «R
Même à
New York, le chocolatier belge se trouve un petit coin d’avenue.
partenaires. Un grand classique, on ne change pas une équipe qui gagne.
Le maillage français – investi par le chocolatier depuis 1978 – reste un chantier en cours pour la marque. « De par son ancien- neté, le marché français offre de nombreuses opportunités : des points de vente à reprendre, ou- vrir, rénover et déplacer partout en France », se projette Patricia Bousquie. Et la concurrence ne manque pas dans l’hexagone, à l’instar du français (et non belge!) Jeff de Bruges fort de ses 470 magasins sur le territoire. Une place de numéro 1 à recon- quérir pour Leonidas. Comme l’explique la sales manager, « nous entendons reprendre notre place de leader en France grâce à notre positionnement prix et notre produit. L’objectif 2019, c’est 25 à 30 nouvelles ou- vertures. »
vente, ainsi qu’un « accompagne- ment sur mesure » à l’ouverture. En métropole, Leonidas s’appuie sur trois masters franchisés pour articuler ces formations initiales (chacun est responsable d’une zone définie). Petit plus avec la Leonidas Academy, créée en France en 2016. On y propose des formations continues en e-lear- ning. De quoi séduire toujours plus de franchisés ? Affirmatif pour Patricia Bousquie, qui rap- pelle que Leonidas est la marque de chocolat la plus « connue » en France (94 % de notoriété). « Ce qui est intéressant pour nos futurs partenaires, c’est notre culture d’entreprise basée sur des produits de qualité, frais et sans huile de palme, et notre concept sans droits d’entrée ni royal- ties. » Vous aimez le chocolat et cherchez une franchise ? Le pari semble gourmand.
ADAM BeLGHItI ALAoUI
endre le luxe des chocolats accessibles à
Le roi de Belgique (Philippe de son prénom) l’a même ajouté à la liste des fournisseurs brevetés de sa cour en 2013. Près de 1 300 points de vente dans le monde, dont 400 en Belgique et plus de 330 en France. Une belle réus- site, mais encore insuffisante d’après Philippe de Selliers, CEO depuis 2016. Notamment pour le marché français où des places restent à prendre.
À l’assaut
du marché français
Une chose est sûre, Leonidas a su se démarquer des produc- teurs industriels, en se donnant l’image raffinée d’un fabricant qui propose le « meilleur cho- colat au meilleur prix » (envi- ron 39 euros le kilo). Reste que sa production est industrialisée (500 millions de pralines par an soit 15 par seconde !), les ateliers
tout le monde. » Jolie mission que s’était fixée Leonidas Kestekides, en fon- dant sa marque en 1913. Si l’on en croit ses successeurs et malgré un développement in- ternational, le chocolatier est resté fidèle à ses fondements. « Nous produisons un chocolat 100 % belge, 100 % pur beurre de cacao, sans huile de palme et à base d’ingrédients frais », assure Patricia Bousquie, sales manager de Leonidas France. « La fabrication de la totalité de nos chocolats en Belgique, c’est l’ADN de la marque. » Cultiver son savoir-faire belge et propo- ser des prix abordables, autant de promesses de la firme. Et ça marche. Leonidas compte parmi les leaders mondiaux du secteur.
28 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[                           SYLVIE HOUE
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]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
portrait
 Mondial Box
planifié: le stockage en conte- neurs Mondial Box vise la Bel- gique, l’Allemagne, l’Espagne, le Portugal. D’où l’éclosion de masters franchises: des inves- tisseurs se sont déjà engagés sur 7 ou 8 parcs, voire toute une région. Et bien sûr, l’idée fait florès. Éric Charles fut le premier franchiseur du stoc- kage façon drive, il a suscité depuis des vocations dans le secteur.
Drôles de contenus
La clientèle de Mondial Box ne s’y est pas trompée: 80% sont des particuliers en quête d’un stockage à 15 ou 20 mi- nutes de leur domicile. Et 20 % sont des entreprises, parfois exigeantes: des restaurateurs y stockent leurs vins, dans un conteneur climatisé! Des artisans ou des VRP y casent leurs stocks. Certains box contiennent même du matériel de campagne d’élus mobiles et une préfecture a trouvé en conteneur de quoi stocker ses archives... Qui dit drive ne sous-entend pas self-service: si le client accède à son box en voiture et dépose/reprend à sa guise, les sites disposent d’un accueil – permanent ou sur rendez-vous. Pas de bâti, pas de manutentionnaires: le tarif se montre forcément compétitif. L’inspiration d’Éric Charles, qui gère d’autres entreprises avec son staff d’une dizaine de permanentsetindépendants,a abouti à un modèle de rentabi- lité solide pour ses franchisés. oLIvIeR MAGnAn
Stockage version drive
Appelez-le self-storage, self-stockage ou en français box de stockage : cette
« pièce en plus », quand ce n’est pas l’entrepôt en plus, n’en finit pas de répondre à d’immenses besoins : du garde-meuble au garage, de la cave tempérée aux archivages, l’espace vaut de l’or. Éric Charles, serial entrepreneur de Loire- Atlantique, l’a bien compris au cours de ses voyages en Afrique du Sud, États-Unis ou Japon : un conteneur est fait pour contenir. Mondial Box a commencé à poser ses conteneurs de cargo à Ancenis en 2013 pour les louer aux professionnels
Qcomme aux particuliers. Le début d’une success story.
ue faire d’un ter- rain nu? se de- mande son pro- priétaire Éric
Charles en 2013. Il pense immobilier. Puis l’idée d’un conteneur utilisable comme stockage, comme il en a vu en Afrique du Sud, le convainc d’importer de Chine une quarantaine de conteneurs de marchandises, neufs. Très vite, son concept ultrasimple d’un conteneur par client (de 2,5 m2/5,6 m3 à 28 m2/68 m3 !), avec accès direct à l’enceinte en voiture, sous télésurveillance, par bip individuel, invente le drive du stockage. La clientèle afflue immédiatement.
Investissements majeurs pour masters franchisés Alors Éric Charles multiplie les achats d’espace pour poser ses conteneurs, garantis vingt ans au moins: Nantes, Cho- let, Ancenis... (à Quimper, ce sont d’anciens entrepôts qui abritent les box). Six ans plus tard, il gère six sites pour ses 1000 conteneurs en propre. Mais cette bonne idée fait sor-
tir les investisseurs du bois. De la Roche-sur-Yon au Finis- tère, on vient consulter le pa- tron de Mondial Box. Germe alors l’idée de la franchise. «Ce n’était pas mon projet initial. Mais la demande s’est montrée telle que j’ai franchi le pas.» Demande effective- ment impressionnante – de l’ordre de 180 chaque année. Fin 2019, 8 000 ou 9 000 conte- neurs franchisés occupent au- jourd’hui une soixantaine de sites.
Le savoir-faire du franchiseur vaut 13 000 euros en droits d’entrée, mais l’investisseur franchisé devra réunir quelque 700000à 800000 euros pour se sigler Mondial Box, terrains et conteneurs compris, dans toute la France (un site s’étend sur 2 000 m2 en moyenne pour 180 à 200 box). «Le plan de progression me laisse entre- voir 100 sites d’ici à 2023, es- time M. Conteneur, à raison de dix par an. » Sélection sé- vère, mais essaimage européen
 Demande impressionnante – de l’ordre de180chaqueannée.Fin2019,8 000ou9 000 conteneurs franchisés occupent aujourd’hui une soixantaine de sites.
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]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
créer aujourdhui
Droit d’entrée, redevance, installation...
Rechercher soi-même
la rentabilité de l’affaire ? En face, se profile une rentabilité rapide qui constitue tout l’attrait d’une franchise. Selon l’enquête de la Banque populaire, le chiffre d’affaires médian des franchisés fut de 470 000,00 euros en 2016. Mais comment évaluer cette rentabilité ? « Malheureusement, la loi Doubin [lire dans ce numé- ro], n’oblige pas les franchiseurs à communiquer sur la rentabilité de leur réseau. Seuls les comptes de la tête de réseau sont obliga- toires. Heureusement, beaucoup de franchiseurs vont plus loin que cette obligation légale. Il est nécessaire de surveiller les comptes de franchiseurs pen- dant la période de démarrage de1à3ansetpendantlaphase de “croisière” de 3 à 7 ans», conseille Théodore Gitakos, fondateur de TG Conseils, un cabinet de conseils spécialisé en réseaux de franchise. « En tous les cas, figure dans le DIP** la liste des franchisés d’un réseau. Il n’est pas interdit de prendre contact avec eux et de poser des questions sur tous les sujets, y compris la rentabilité », suggère ce membre du Collège des ex- perts de la Fédération française de la franchise (FFF). Négocier le droit d’entrée? La marge des négociations est étroite, mais plusieurs aides de financement existent, la fameuse suite des Accre, Acre, Arce, Are, Nacre***. Sans oublier le prêt à la création d’entreprise (PCE) ni les prêts d’honneur à taux zéro et autres crédits solidaires.
La reprise d’une franchise, forcément plus cher
Serait-il plus simple et moins coûteux de reprendre une fran- chise, puisque tous les coûts initiaux ont été investis ? « C’est souvent l’inverse, met en garde Théodore Gitakos, parce qu’on achète une affaire déjà lancée qui dispose d’une assise finan- cière établie » et dont le patron demande le prix. L’opération offre pourtant de nombreux avantages : notoriété, clientèle, chiffre d’affaires, local, etc. D’après une étude de l’Obser-
vatoire BPCE, publiée en 2017, au moins 75 000 entreprises françaises sont cédées chaque année, franchises incluses. La majorité (60 %) se font racheter par des fonds ou se transmettent au sein du cercle familial. Il ne reste donc plus que 40 % d’en- treprises à vendre sur le mar- ché. Plusieurs bases de données les recensent : TransEntreprise, Fusacq, cession PME, Michel Simon, CRA, Bpifrance, BNOA ou encore celles de la CCI ou de la Chambre des métiers. D’autres pistes sont à explorer, comme la presse et les agences spécialisées. Sans négliger le bouche-à-oreille dans la me- sure où les franchisés qui cèdent leurs entreprises ne souhaitent pas toujours le faire savoir à leurs clients, leurs salariés ni à leurs fournisseurs. Les franchi- seurs sont souvent les premiers à annoncer que leurs franchi- sés veulent passer la main, d’où l’intérêt de les interroger en premier lieu si l’on vise une en- seigne. Conseil : face à un fran- chisé nouvellement installé qui veut céder son affaire, « il faut se montrer très attentif aux raisons de la cession – franchise peu rentable, promesses non tenues, etc. –, hors raisons personnelles particulières », prévient Théo- dore Gitakos.
Le repreneur doit bien sûr dis- poser des fonds nécessaires au rachat d’une franchise déjà en place. Ils sont composés d’un apport personnel (au minimum de 30 % du prix total de l’entre- prise) et d’un emprunt bancaire. De nombreuses aides existent pour financer un « reprenariat », dont celle de Bpifrance. De plus, selon la zone d’implantation de la franchise, mais aussi des conditions d’emploi et d’inves- tissement, il est possible de bé- néficier d’une « prime d’aména- gement du territoire » de la part de la Délégation interministé- rielle à l’aménagement du terri- toire et à l’attractivité régionale (Datar). Dans le cadre du rachat, libre au repreneur de négocier avec le cédant, tel un paiement échelonné.
Le vrai coût d’une franchise
2 500 entreprises se créent chaque année en franchise en France. On connaît le principe : le franchisé verse un droit d’entrée au franchiseur. C’est tout ? Bien sûr que non. Au-delà de ce ticket, il faut s’installer, recruter, payer des formations... Donc emprunter ou lever des fonds. On ne crée pas la marque, mais c’est un atout qui se paie cash.
 Et tellement cash qu’ad- hérer à un réseau de franchise coûte généra- lement plus cher que de
se lancer dans la création d’une entreprise en solo. Pour cause, les avantages qu’offre un réseau (notoriété de l’enseigne, son sa- voir-faire, l’accompagnement du franchiseur, etc.) ont un prix. Premier investissement, l’ouver- ture (le droit d’entrée), dont le montant varie d’une enseigne à une autre. Prix moyen d’entrée: 15 000 euros. Puis, chaque mois, tombent les royalties. Un pour- centage du chiffre d’affaires, entre 1 et 5 %, réclamé par trois enseignes sur quatre. Il atteint parfois 8 %. À quoi s’ajoutent d’autres investissements à l’ins-
tallation : un franchisé a besoin de faire appel à des experts, ré- aliser une étude de marché. Sou- vent, une redevance publicitaire définie par le franchiseur, pren- dra l’allure d’un versement men- suel fixe ou imputé sur le CA du franchisé (généralement à hau- teur de 1 à 5 %). Viennent aussi dans le business plan l’emplace- ment et l’aménagement du local. Une idée globale du coût s’établit sur une moyenne de 600 euros le mètre carré, mais tout dépend de l’activité, de l’emplacement. En additionnant tous ces apports et redevances, compter de 20 000* à 450 000 euros l’investissement initial. Bien sûr, certaines fran- chises d’ampleur atteignent le million et au-delà.
Prix moyen d’entrée : 15000 euros.
Puis, chaque mois, tombent les royalties.
Un pourcentage du chiffre d’affaires, entre 1 et
5%, réclamé par trois enseignes sur quatre. Il atteint parfois 8 %. À quoi s’ajoutent d’autres investissements à l’installation.
       32 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[                                  ENVIE DE DONNER DU SENS À VOTRE PROJET D’ENTREPRENDRE ?
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]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
créer aujourdhui
  D’autres formules s’offrent au futur franchisé
Dans les années 1970, 80 % des enseignes se développaient en franchise proprement dite. Au- jourd’hui, les têtes de réseau alignent des formules contrac- tuelles de commerce associé qui vont déterminer l’investisse- ment initial.
• Licence de marque : c’est un ac- cord par lequel le titulaire d’une marque, le concédant, autorise une autre personne, le licencié, à utiliser cette marque moyen- nant le versement de redevances (royalties). Il s’agit donc d’un contrat de louage de marque. Le concédant titulaire de la marque définit dans le cadre de ce contrat l’image de la marque et la façon dont le licencié pourra l’utiliser (prix, produits/services, promotion des ventes, publicité et communication). Une façon rapide de créer un réseau sous son enseigne et d’améliorer la notoriété de la marque. « Ici, il n’est pas question de mise à dis- position d’un savoir-faire éprou- vé qui réponde à des qualités spécifiques ni de la stipulation nécessaire d’une assistance obli- gatoire, deux éléments qui dif- férencient clairement la licence de marque de la franchise », ex- plique Jean-Baptiste Gouache, avocat d’enseignes, membre du collège des experts de la FFF, chroniqueur de Franchise & Concept(s).
• La coopérative : proche des principes de la franchise, elle s’organise de façon horizontale. « Les coopérateurs sont aussi co- propriétaires de la société qui ex- ploite des entreprises indépen- dantes fondées sur le concept de la société à la tête de leur réseau, explique Martin Le Pechon, avo- cat à la Cour – membre du Col- lège des experts de la FFF. Les membres du réseau détiennent une participation, de quoi jouer un rôle actif d’associés et d’in- fluer dans la gouvernance de l’entreprise. La coopérative ne distribue pas de dividendes, mais procède le cas échéant à la répartition d’une “ristourne
proportionnelle”. » Plus coûteux que la franchise? Pas forcément. Certaines enseignes, quel que soit leur mode d’organisation, impliquent peu d’investisse- ments quand d’autres exigent au contraire des fonds extrême- ment importants. « En pratique, le coût des titres détenus dans la coopérative est généralement extrêmement limité », précise le fondateur de CLP Avocats, cabi- net spécialisé dans le conseil et la défense des têtes de réseau.
• La concession commerciale :
elle se définit par ses exclusivi- tés. Stipulées ou non dans des contrats de franchise ou de li- cence de marque, ces exclusivi- tés ne caractérisent aucunement la concession. Le concédant s’engage à fournir exclusivement en produits contractuels un concessionnaire qui jouit d’une exclusivité territoriale et s’engage dans une exclusivité de revente. Axée sur la distribution de pro- duits (secteurs de l’automobile, matériaux de construction, par exemple), la concession a séduit nombre d’industriels. Le contrat comporte une mise à disposi- tion d’enseigne. « Ici, il n’est pas question de mise à disposition d’un savoir-faire éprouvé sur des qualités spécifiques ni de la stipulation nécessaire d’une assistance obligatoire, ce qui distingue nettement la conces- sion de la franchise », souligne Me Gouache. Comme pour le contrat de licence de marque, « le coût est déterminé par le secteur d’activité, les investisse- ments spécifiques à l’enseigne et les paiements liés aux contrats, fixés librement. La licence ou la concession ne sont pas nécessai- rement moins coûteuses pour le distributeur », explique l’expert. • La commission affiliation : contrat par lequel une enseigne, propriétaire d’un stock de mar- chandises, va placer ce stock en dépôt chez un commerçant in- dépendant, le commissionnaire affilié. Le commissionnaire affi- lié est chargé de vendre, au sein d’un magasin, sous l’enseigne du commettant ou donneur d’ordre, les marchandises. Il sera commissionné sur la vente de
Reprise de franchise : l’opération offre de nombreux avantages : notoriété, clientèle, chiffre d’affaires, local, etc.
   34 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
ces marchandises. Un contrat qui « laisse au commettant donneur d’ordres la propriété de son stock de marchandises. Par conséquent, le commission- naire affilié, qui exploite le point de vente sous l’enseigne, dans le cadre de normes architectu- rales définies par le commettant, n’aura aucun investissement à consacrer à l’achat du stock. De quoi faciliter le développement de l’enseigne qui pourra s’ouvrir à des candidats disposant d’un apport personnel moins signifi- catif puisqu’ils n’ont pas à finan- cer de stock. » Le fournisseur est propriétaire de la marchan- dise et rémunère le distributeur en commissions sur le chiffre d’affaires généré. Aucune obli- gation d’accompagnement n’est généralement prévue au contrat. Certaines enseignes pourtant proposent une formule d’assis- tance. L’affilié conserve le droit de commercialiser d’autres pro- duits ou services sur son lieu de vente.
• Le partenariat : à mi-chemin entre la franchise et la conces- sion, le partenariat prend la forme d’un accord commercial entre des partenaires indépen- dants qui repose sur un intérêt commun. « Comme la coopé- rative, il est organisé de manière horizontale », indique Michel Kahn, consultant en franchise
et président de la Fédération des Réseaux européens de partena- riat et de franchise (Iref). Le par- tenariat implique la mise à dis- position d’un concept par l’un des partenaires en contrepartie du versement d’une contribu- tion directe ou indirecte, mais ce concept est adapté dans une proportion d’au maximum 20 % aux particularités locales. « Celui qui adhère à ce contrat est libre d’adapter le concept général aux particularités de sa localité pour être plus proche des attentes de ses clients et par conséquent augmenter leurs satisfactions dans les relations marchandes, précise notre grand spécialiste des formules de commerce asso- cié. Le partenaire est également beaucoup plus impliqué dans la vie du réseau à travers le conseil consultatif et prend part à la po- litique générale de l’entreprise, aux campagnes d’achats de pro- duits et aux campagnes de com- munication, mais aussi à l’orga- nisation interne. »
AnnA AsHKovA
* Lire l’enquête En couverture de ce numéro. ** Document d’information précontractuel *** Acre (ex-Accre), aide aux créateurs ou re- preneurs d’entreprise, Arce, Aide à la reprise ou création d’entreprise, Are, Aide de retour à l’emploi, Nacre, Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d’entreprise (prêt à taux zéro). Le détail de ces dispositifs est bien résumé chez www.creerentreprise.fr/ difference-accre-arce-nacre-are/
]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
créer aujourdhui
 Reprendre plutôt que créer
uvrir une fran- chise, on en connaît les atouts : notoriété du ré-
Atouts et dangers
d’un investissement
plus lourd
O
seau, expertise du franchiseur, de son expérience du terrain à son assistance technique et commerciale. Oui, mais voilà, la belle croissance du nombre des points de vente du secteur de la franchise, n’est pas éter- nelle. Alors que le développe- ment des retail parks – parcs d’activités commerciales – pèse sur l’activité de centres- villes où il devient de plus en plus difficile de circuler, créer un nouveau point de vente ap- paraît un pari bien plus risqué qu’auparavant.
Des créations plus rares
C’est en tout cas le point de vue de Nicolas Balaÿ, proprié- taire de plusieurs franchises Alain Afflelou opticiens et
En rachetant une franchise, l’entreprise s’offre, en théorie, une clientèle établie, sans affecter l’équilibre concurrentiel.
acousticiens dans la région Rhône-Alpes. « Il y a une vingtaine d’années encore, en fonction des marques, il pou- vait se révéler très intéressant de créer un nouveau point de vente. Aujourd’hui, la donne a changé et les villes sont sa- turées d’enseignes. Dans l’op- tique notamment, les créa- tions ex nihilo sont très rares. Mon développement passe dorénavant par des rachats de franchises. » En rachetant une franchise, l’entreprise s’offre, en théorie, une clientèle éta- blie, sans affecter l’équilibre concurrentiel. Rose-Marie Moins, directrice développe- ment, animation et promotion pour la Fédération française de la franchise, reconnaît également que le rachat de franchises est en plein essor: « Beaucoup de réseaux sont désormais matures. En outre, certains dirigeants voient l’heure de la retraite appro- cher et cherchent à se désen- gager. »
Franchir le mur du silence
Alors, opter pour une reprise ? Pas si simple. En premier lieu parce que les annonces ne sont pas toujours accessibles au plus grand nombre. « Les propriétaires ne sont pas tel- lement enclins à communi- quer sur leur projet de cession en raison du message envoyé à la concurrence », explique Rose-Marie Moins. Une diffi- culté que n’a pas connue Au- rélie Freval, jeune franchisée Jardin des Fleurs à Aix-les- Bains. Salariée de l’enseigne, elle a souhaité se mettre à son compte et a saisi l’offre de re- prise qui lui a été proposée par son directeur. « Salariée pendant 17 ans à Chambéry dans une boutique du Jardin des Fleurs, j’ai monté en pa- rallèle, grâce au statut de mi- cro-entrepreneur, une activité dédiée aux mariages. Puis je cherchais un fonds de com- merce quand le directeur de la boutique d’Aix-les-Bains m’a contactée pour pallier un
Alors que les opportunités de créations de points de vente se tarissent, la franchise, elle, domine la dynamique hexagonale de création. Mais reprendre une franchise, n’est-ce pas la voie encore plus rapide vers la rentabilité ? C’est en tout cas une alternative séduisante.
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]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[                     Vous êtes une femme active...
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]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[ entreprendre
créer aujourdhui
  manque de main-d’œuvre. De fil en aiguille, il m’a propo- sé son fonds de commerce », confirme Aurélie Freval. Cas de figure idéal. Car pour trou- ver des unités franchisées à reprendre, le mieux est de s’adresser directement aux têtes de réseau plutôt que de partir, nez au vent, à la re- cherche d’un franchisé ven- deur.
La tête de réseau
a la main
Une fois la perle rare déni- chée, encore faut-il que la tête de réseau soit d’accord. Le contrat de franchise est
conclu intuitu personae, il en- gage une personne et non une entreprise, avec une enseigne, et n’est donc pas cessible. « La tête de réseau donne son feu vert en amont sur la personne du repreneur, en général très rapidement. Il n’est dans l’in- térêt de personne de perdre du temps », assure Rose-Marie Moins. « Ils ont en effet leur mot à dire dans une opération de cession : ils ont un droit de regard vis-à-vis des repre- neurs potentiels via la clause d’agrément et peuvent refuser une candidature s’ils estiment que la personne n’offre pas le profil adéquat», confirme Nicolas Balaÿ. Parce qu’elle
Les propriétaires ne sont pas tellement enclins à communiquer sur leur projet
de cession en raison du message envoyé
à la concurrence – Rose-Marie Moins, FFF
était (re)connue de la maison mère depuis près de vingt ans, Aurélie Freval a obtenu très facilement l’aval de sa tête de réseau.
Des reins solides
Se pose alors la question du financement. Le coût d’une reprise est plus élevé que ce- lui du ticket d’entrée d’une franchise en création. Une prime qui s’explique naturel- lement. Acheter une franchise existante, ce n’est pas sauter dans l’inconnu. L’acquéreur connaît le chiffre d’affaires, le compte de résultat, récupère une clientèle établie, un per- sonnel formé et un point de vente aménagé aux normes du franchiseur. La reprise d’un point de vente se chiffre au moins 30 % de plus qu’une création. Chaque franchise possède sa propre méthode d’évaluation du fonds de com- merce, fondé sur le chiffre d’affaires et le résultat d’ex- ploitation. « Dans l’optique, le prix de vente représente entre 80 et 100 % du chiffre d’af- faires annuel de l’enseigne », estime Nicolas Balaÿ. L’apport personnel (30 à 40 % de l’in- vestissement) constitue bien souvent l’obstacle des repre- neurs. Une solution existe, le système de prêt de Monte ta franchise ! Le prêteur investit dans des entrepreneurs mo-
tivés pour lever la barrière financière. « Les rembourse- ments de l’emprunt courent sur les sept ans du contrat de franchise », explique Aurélie Freval qui en a bénéficié.
Connaître
parfaitement le dossier
« L’obtention du financement ne doit pas empêcher le can- didat à la franchise de s’inter- roger : a-t-il la capacité de faire croître l’enseigne ? Pour vivre de son activité, le/la franchi- sé/e ne doit pas se contenter de reproduire le schéma de fonc- tionnement que son prédéces- seur, il/elle doit le dépasser et ne pas se fier au modèle éco- nomique de l’enseigne cible. Le propriétaire avait peut-être déjà remboursé ses emprunts. Son équilibre économique n’était pas le même. » Nico- las Balaÿ recommande de se montrer très vigilant sur le prix. « Au-delà des méthodes usuelles d’évaluation d’en- treprises, il faut discuter lon- guement avec le dirigeant, comprendre parfaitement son business. Dans la franchise, on achète plus souvent un fonds de commerce qu’une entreprise. »
Attention
à la perte de clientèle
La preuve, le principal piège du rachat de franchise est
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]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[ L’acquéreur est obligé de reprendre les salariés de l’enseigne, qu’il n’a pas choisis. À lui, à elle, donc, de faire en sorte que
la transition se passe le mieux possible.
compétitive d’Alain Afflelou, mes enseignes bénéficient des vastes campagnes de publicité nationales orchestrées par la tête de réseau. » Aurélie Fre- val non plus ne regrette pas d’avoir opté pour le modèle de la franchise malgré des coûts plus élevés : « Compter sur une tête de réseau constitue un avantage significatif. Je suis soutenue, aidée par des profes- sionnels qui connaissent tous les secrets du métier, mais aus- si la comptabilité, la gestion, les ressources humaines, bref tout ce qui donne les moyens à une entreprise de prospérer. Le Jardin des Fleurs met à la disposition de ses franchises un numéro de téléphone dé- dié à chaque activité, de la comptabilité aux ressources humaines. »
Savoir manager
Enfin racheter une franchise exige un bon sens des rela- tions humaines. L’acquéreur
est obligé de reprendre les sa- lariés de l’enseigne, qu’il n’a pas choisis. À lui, à elle, donc, de faire en sorte que la transi- tion se passe le mieux possible et que les salariés expérimen- tés ne quittent pas brusque- ment le navire. Ce scénario n’inquiète pas du tout notre témoin fleuriste. « J’ai été moi- même salariée pendant sept mois de la boutique que je reprends et je m’entends très bien avec mes ex-collègues. Ils connaissaient mon projet de reprise depuis longtemps et m’ont encouragée dans ma démarche. » Au final, le ra- chat d’une franchise semble comme une bonne solution pour devenir son propre pa- tron. « Seul petit bémol, je vais sans nul doute travailler beaucoup plus que lorsque j’étais salariée, mais c’est le prix à payer pour diriger son affaire. » Aurélie Freval garde le sourire.
pIeRRe-JeAn LepAGnot
créer aujourdhui
entreprendre
    sans doute identifié : la perte de clientèle. « Le commerce marche beaucoup à l’humain. Le client se déplace pour l’en- seigne mais aussi pour la rela- tion humaine qu’il entretient avec son dirigeant. La parfaite connaissance des facettes du métier est fondamentale avant de se lancer, sous peine de perdre très rapidement un vo- lume trop important de chiffre d’affaires. Le commerce, c’est du savoir-faire », témoigne Aurélie Freval. Selon les esti- mations de la Fédération, la perte du chiffre d’affaires à l’issue de la première année de reprise est de l’ordre de 10 %. Il reste donc fondamen- tal d’identifier les motivations
du cédant et ce qu’il compte faire après. S’il ouvre un nou- veau commerce similaire dans les parages, l’hémorragie du chiffre d’affaires pourrait se révéler fatale.
L’appui
de la tête de réseau
Se lancer dans une reprise de franchise ne coule pas de source. Pour autant, le jeu en vaut la chandelle. Surtout, le modèle reste plus rassurant que d’acquérir seul un fonds de commerce. « Certes, je re- distribue 11 % du chiffre d’af- faires à la tête de réseau, ce qui peut paraître trop élevé. Mais je suis largement gagnant. Au-delà de la centrale d’achat
 franchise-concepts.ecoreseau.fr sept./oct./nov. 2019 | 39
]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[ stratégie
têtes de réseaux
Logiciels conçus pour la franchise ou progiciels adaptables
Autre axe important : la forma- tion. À travers les logiciels de présentation du savoir-faire et de formation, l’objectif est de formaliser le mode d’emploi du concept à travers des pro- cess et des outils consultables à distance par le franchisé et ses collaborateurs. Par exemple, les fiches techniques de recettes McDo sont consultables sur un site réservé aux franchisés. Ces logiciels de manuel opératoire en ligne sont plus rares et sou- vent réalisés sur-mesure. Mais de nombreux progiciels conçus pour la formation des franchi- sés – e-learning, plates-formes pédagogiques – s’adaptent à bon nombre d’enseignes. Parmi les classiques du genre, Klaxoon, 360learning, Talentsoft, cités par Axe Réseaux.
Surveiller les performances
L’animation des réseaux a été, à son tour, « automatisée » à coups d’applications spécifiques ca- pables de « gérer des partenaires juridiquement indépendants, avec l’objectif de surveiller leur performance ». Entrent dans la catégorie les logiciels de re- porting – Synergee, Primasoft –, les applis de suivis des audits sur place – Compliantia... –, les achats marketing et les in- tranets marchands – Kubeo, Easyrezo... –, de générer leurs campagnes Internet – FMF, In- lead... Viendront se rajouter, précise Laurent Delafontaine, des logiciels de géomarketing
Franchise & Partenariat
Le bouleversement des comportements de consommation
Le franchiseur
(Stategeo), de fidélisation (You- fid...) ou de recherches immobi- lières (unemplacement.com...). Avant toute chose, il convient de bien définir son projet préalable- ment. « La rédaction d’une ex- pression de besoins utilisateurs est cruciale pour bien délimiter ce que l’on veut, pour qui, pour quel usage, avec quel objectif et quelles contraintes. S’ensuit la ré- daction d’un cahier des charges techniques qui reprend l’étape précédente mais sous un format technique. » Puis « troisième étape avant la mise en place du logiciel : la rédaction et le suivi de l’appel d’offres pour retenir l’éditeur. » JonAtHAn nAHMAnY
7 précautions
et mises en garde
1. Éviter les logiciels généralistes, moyens sur chaque besoin, au profit de logiciels spécialisés conçus par des
pros du secteur, pointus pour un besoin unique.
2. Obtenir trois devis d’éditeurs et bien se faire expliquer
les fonctions et avantages concurrentiels.
3. Veiller à récupérer facilement sa base d’informations à l’issue du contrat.
4. Vérifier les capacités d’intégration des données déjà existantes et la compatibilité avec d’autres logiciels de l’entreprise.
5 Ne pas minimiser les changements induits dans l’organisation et prévoir un processus d’intégration solide. 6. Nommer un chef de projet interne ou se faire accompagner par un consultant extérieur.
7. Toujours commencer par
deux sites pilotes avant le déploiement dans le réseau.
et l’ordinateur,
tout un programme
Le franchiseur est avant tout un pro... de l’enseigne qu’il a créée, pensée, développée. Mais sitôt qu’il s’est lancé dans la franchise, c’est une avalanche d’autres « métiers » qu’il lui a fallu maîtriser: recrutements, formation, animation... Ce multitâche ne peut rien contrôler sans une informatique de combat. Voyage au cœur des applis sur-mesure et des progiciels.
 Une entreprise doit connaître sa révo- lution numérique. Une franchise doit la
mener à bien sur tous les fronts: nouveaux métiers, nouveaux ou- tils, nouvelles perspectives mana- gériales. Chaque moment de la vie d’un réseau pourrait se matériali- ser par l’adoption/acquisition d’un ou plusieurs logiciels. « Face aux besoins particuliers du franchi- seur, trois sortes de logiciels s’im- posent », campe d’emblée Laurent Delafontaine, associé fondateur
chez Axe Réseaux: les logiciels « classiques » de la gestion (comp- tabilité, paie...), les logiciels spéci- fiques à un métier (encaissement pour Starbuck, gestion des stocks pour Pimkie, configuration tech- nique pour Tryba...) et les logi- ciels propres au franchiseur.
Recrutement, formation,
du sur-mesure
au personnalisable
Ce sur-mesure numérique va ac- célérer et rationaliser plusieurs missions, à commencer par le re- crutement. « Il existe les logiciels de gestion des candidatures de franchisés dont l’objectif est de centraliser et de suivre le parcours d’un candidat, jusqu’à l’ouverture de son point de vente, attaque Laurent Delafontaine. Il en existe de très nombreux, pas forcément spécifiques à la franchise, je cite Saleforce, SugarCrm, Futusimple, Sellsy... »
  Michel Kahn
Consultant expert en franchise et partenariat, président
de l’Iref - Fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise, Auteur de Franchise et Partenariat (Dunod, 2009)
es évolutions socio-éco- gagement client. Ainsi, l'omni- vement de balancier entre proxi- ne concerne pas seulement les nomiques et les techno- canal requiert une supply chain mité, concentration dans des centres-villes, mais également logies digitales influent de plus en plus agile, par exemple grandes surfaces en périphérie, les aires semi-urbaines, voire profondément sur les capable de gérer la livraison des puis plus récemment, un retour rurales. Moins gourmands en
modes de consommation. L’es- produits dans l'heure de l'achat, à la proximité. Porté par les investissements, ces plus petits
sor de cette technologie fait que le consommateur est plus aver- ti : ultraconnecté, informé en temps réel, mobile. Les réseaux de commerce doivent innover et repenser leur chaîne de valeur pour conserver leur avantage concurrentiel et pérenniser l'en-
et des retours flexibles. Le point de vente devient un lieu de li- vraison dans le processus de click-and-collect. Bien sûr, le tout améliore les services et la profi- tabilité.
Mais un retour à la proximité
L'histoire voit s’opérer un mou-
mastodontes de la distribution, le phénomène prend appui sur la recherche de sens à la consom- mation, le souhait d'une relation concrète dans l’acte d'achat, le désir de soutenir les initiatives de production locale et de rac- courci les circuits. La tendance
formats exigent néanmoins de revisiter les modèles écono- miques des enseignes.
Avides de nouvelles expériences de consommation, les grands gagnants de cette nouvelle donne sont les clients. n
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]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[                                        ÉPILATION MANUCURE LUMIÈRE PULSÉE INTENSE SOINS
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         ]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[ stratégie
membres de réseaux
  Implantation
plutôt plébiscités par une popu- lation « revenue » de la tentation des grandes surfaces, peut-être est-il stratégique de s’entêter tout en investissant dans sa notorié- té?
L’étude de marché est certes incontournable, mais d’autres données sont à prendre en compte surtout au moment de choisir son secteur d’activité. Les comportements d’achats en font partie. Ils ont évolué. Le prêt-à-porter, par exemple, sec- teur en souffrance, a vu les bou- tiques des centres-villes se muer progressivement en de grandes cabines d’essayage avant un achat en ligne. En revanche, les métiers de bouche et de restau- ration tiennent bon le pavé des villes.
Penser aux charges d’exploitation
Vous avez choisi votre secteur d’activité. Vous vous apprêtez à lancer votre étude de marché. N’oubliez pas de penser à vos charges d’exploitations dans votre modèle d’affaires. Qui dit emplacement, dit loyer, bail,
Centre-ville ou centre commercial ?
cal où se sont succédé plusieurs points de ventes hétérogènes. Un réseau historiquement implan- té en périphérie qui se décline depuis peu aux centres-villes ne pourra pas attester d’un impact aussi performant dans la durée que pour son concept historique.
Des solutions entre marques pour redorer
le blason des centres Centres-villes versus centres commerciaux ? Le combat dure depuis des décennies et n’est pas près de se clore, d’autant que les centres commerciaux évoluent
Certains concepts offrent le choix du centre-ville ou de la galerie commerciale en périphérie. Inquiétés par la baisse de clientèle,
des franchisés se replient sur les zones commerciales. Certes, la localisation est primordiale. Mais faut-il se défier des centres-villes ? Quelques – bonnes – questions à se poser.
«F
ermé!» pou- vait-on lire sur la devanture d’une
Le concept et la zone d’exclusivité d’abord,
le choix de l’emplacement après !
Les têtes de réseau ont leur priorité d’implantation qui dé- pend de la stratégie nationale et régionale et des spécificités du concept. À titre d’exemple, il sera difficile d’implanter un res- taurant Del Arte en centre-ville alors que d’autres enseignes vont donner le choix entre la périphé- rie et ses centres commerciaux et les centres-villes. Tel est le cas d’enseignes franchisées telles que Hippopotamus ou encore La Boucherie pour rester dans la restauration.
Le contrat de franchise exige ce respect des critères d’implanta- tions mais vous confère à vous franchisés également une clause d’exclusivité pour l’exploitation d’une marque et la vente de pro- duit sur un territoire donné. Pour autant, le futur franchisé doit impérativement respecter les critères d’implantation défi- nis par la tête de réseau et, sur- tout, mener une véritable étude de marché pour valider la fai- sabilité de son projet. Dans ce but, certains bons réflexes sont à adopter : méfiez-vous du lo-
boutique sur quatre du centre-ville de Bé- ziers en 2016 ! « Retrouvez-nous ZAC de... » affiche un magasin franchisé à Beauvais en 2019. Au mieux, certaines villes honteuses de leurs centres-villes « décom- mercialisés » cachaient-elles la misère à coups de trompe-l’œil pour les touristes. Il y a trois ans à peine, le phénomène de désertification des centres-villes était qualifié de « préoccupant » dans un rapport sur la revitali- sation commerciale des centres de l’Inspection générale des fi- nances (IGF) et du Conseil géné- ral de l’environnement et du dé- veloppement durable (CGEDD). Béziers était la championne de France en la matière avec un taux de commerces vides de 24,4 % contre 10 % en moyenne sur le reste du territoire national. Depuis le début des années 2010, la revitalisation des centres- villes est devenue un sujet auquel le gouvernement s’attelle avec la mise en application depuis jan- vier du plan Action cœur de ville et ses 5 milliards d’investisse-
ments prévus sur cinq ans.
L’analyse des flux de clientèle est toutefois plus complexe à analyser dans les centres-villes.
  42 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
en centre de services et d’expé- rience client comme le prouvent les nouvelles galeries d’Auchan, les fameuses Lifestores.
Pour pallier le manque de dy- namisme des communes, cer- taines enseignes prennent les devants. À Vichy par exemple, ville moyenne de 25 000 habi- tants, trois réseaux, De Neuville, Comtesse du Barry et Nicolas ont ouvert ensemble un combis- tore qui commercialise les pro- duits des trois enseignes. Baptisé Savour-Histoires de Gourmets, le point de vente a pour objectif d’implanter les trois marques ensemble dans des petites villes, ce qui représenterait une straté- gie de développement dans près de 80 centres-villes.
Au lieu de fuir les centres-villes
charges et masse salariale. En centre-ville, les surfaces sont souvent plus petites et l’ampli- tude horaire plus réduite. Le coût du personnel sera donc moins élevé qu’en périphérie où le loyer sera également plus cher en raison d’une superficie plus grande, ce qui vous contraint à un plus grand chiffre d’affaires. Contrairement aux centres commerciaux, l’analyse des flux de clientèle est toutefois plus complexe à analyser dans les centres-villes. Dans ce cas de figure, il est indispensable de mener une étude du flux client, de rencontrer les commerçants et idéalement la personne en charge de la politique de la ville et de la gestion du centre-ville. GeoFFRoY FRAMeRY
]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[ stratégie
briefing juridique réuni par Jean-Marie Benoist
Approvisionnement exclusif
Imposition et validité de la cause de rupture
Selon les textes de loi européens, une clause d’exclusivité d’approvisionnement
ne peut se montrer
totale. Elle sera limitée
au maximum à 80 %. Et
sa durée est elle aussi
encadrée, pas plus de cinq ans. Mais une décision de la Cour d’appel de Paris vient confirmer que, dans certains cas, ces deux limites pourraient ne pas s’appliquer – si le réseau de franchise s’exempte du droit européen. Un franchisé qui avait rompu son contrat avant le terme s’était vu assigné en justice par son franchiseur. Il s’était
défendu en citant notamment la clause, incluse dans le contrat, d’exclusivité d’approvisionnement totale (100 %) auprès d’un fournisseur référencé par
le franchiseur sans limite de durée – et donc a priori neuf ans, la durée du contrat. Or la cour a estimé, en l’occurrence, que les produits en question constituent eux-mêmes, selon
le contrat, un facteur de transmission du savoir-faire, et contribuent par
leur originalité et qualité à l’image
et l’identité du réseau. Dès lors, les clauses d’exclusivité ne constituent pas des restrictions de concurrence et la rupture anticipée du contrat par le franchisé n’est pas justifiée.
Tort du franchisé
contrat de bail et résiliation de contrat
  Éléments prévisionnels
Une appréciation toujours au cas par cas
L’inclusion d’éléments prévisionnels dans le DIP reste un sujet délicat, comme vient le rappeler la Cour d’appel de Versailles en déboutant de sa demande un franchisé qui
visait la nullité de son contrat. Il estimait avoir été trompé sur la rentabilité du concept ainsi que sur la réalité du savoir-faire. Il s’était vu communiquer, avant
la signature du contrat, des tableaux qui constituaient à ses yeux des résultats prévisionnels. La cour a argumenté qu’il s’agissait plutôt d’une simple simulation et que le franchisé ne démontrait pas avoir fondé ses calculs sur la base de ces chiffres. Surtout, la cour a relevé des erreurs de gestion du franchisé, qui, entre autres, n’aurait pas respecté le concept, embauché suffisamment de personnel ni suivi, voire accepté toutes les formations proposées. Son passé de dirigeant de PME a joué en sa défaveur dans la mesure où il était « à même de mesurer les enjeux du contrat de franchise ». Se basant sur tous ces éléments (et d’autres), la cour a estimé que le consentement du franchisé n’avait donc pas été vicié.
Une franchisée, qui avait signé un contrat d’une durée de cinq ans avec une enseigne d’hôtels, se voit notifier, un
an et demi après la signature du contrat de franchise, son congé par son bailleur, avec refus de renouvellement du bail commercial. Refus assorti d’une indemnité, prévue par
la loi. La franchisée a en conséquence interrompu
son contrat de franchise et fermé son établissement. Mais le franchiseur a estimé que la résiliation du contrat est fautive et demande à la franchisée le versement de l’indemnité prévue au contrat, ce qu’elle refuse, s’estimant dans son bon droit. Dans
un premier temps, la Cour d’appel de Versailles donne raison au franchiseur. Les juges arguent que le contrat de franchise ne mentionne
nulle part l’existence d’un bail commercial – les deux contrats ne sont donc pas liés ni indivisibles – et que le franchiseur n’est pas tenu des conséquences de son annulation. Comme
la franchisée n’a pas mis
en évidence une faute
du franchiseur, la cour
estimait qu’elle devait verser l’indemnité pour rupture injustifiée avant l’échéance. Mais, deux semaines plus
tard, la Cour de cassation annule cette décision. Le contrat mentionnait en effet spécifiquement que l’indemnité ne serait versée qu’en cas
de faute du franchisé. Or la Cour note que c’est suite au congé reçu du bailleur que la franchisée a communiqué son intention de résilier le contrat. Elle n’a pas commis de faute. Quelle que soit la conclusion de l’affaire (renvoyée devant la cour d’appel de Versailles), il est clair qu’il va falloir prêter particulièrement attention aux délimitations des clauses pénales du contrat.
 Jean-Baptiste
Gouache
Avocat associé – Gouache Avocats, membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise.
Lfacilité
’ordonnance 2004-274 du
titre exclusif à leurs locataires. Désormais, la condition d’une exploitation préalable est pure- ment et simplement supprimée : l’article L. 144-3 du code de com- merce est abrogé (L. n° 2019-744, art. 2). Le législateur a considéré que cette condition, dont l’ob- jet était de contrôler l’existence d’une clientèle attachée au fonds, entravait le développement de la location-gérance et bénéficiait de nombreuses exceptions ne justifiant pas son maintien. Les enseignes peuvent donc désor- mais systématiser le recours à ce contrat fort utile. C’est une excel- lente nouvelle. n
La franchise maîtrisée
Approvisionnement exclusif
Le déséquilibre significatif doit être prouvé
Deuxième exemple d’une clause d’exclusivité dans un contrat de franchise validée par une décision de justice : la Cour d’appel de Paris vient de débouter de sa demande d’annulation du contrat de franchise un ancien franchisé qui estimait que sa clause d’approvisionnement exclusif, trop contraignante, avait provoqué l’arrêt de son activité. Il ne disposait « d’aucune marge de manœuvre sur les fournisseurs », « d’aucune maîtrise sur les quantités de produits commandés »... et
elle créait « un déséquilibre
significatif entre les droits
et obligations des parties ».
La cour a rappelé que pour
constituer un déséquilibre
significatif, il faut démontrer
une soumission ou tentative
de soumission et des
obligations déséquilibrées. À ses yeux, le franchisé n’a pas démontré ne pas avoir librement consenti à la clause et ne démontre pas que le franchiseur lui aurait imposé des quantités de produits sans qu’il les ait choisis. Les juges relèvent, de plus, que la clause litigieuse avait été appliquée entre les parties sans difficultés démontrées pendant dix ans.
  Le recours à la location-gérance
25 mars 2004 avait réduit la durée de l’exploitation du fonds par le loueur de
7 à 2 ans. Ce qui empêchait les enseignes qui voulaient recourir à ce contrat pour se développer (contrôle des baux et donc des em- placements, capitalisation, accès à des candidats disposant d’apports réduits) de louer des fonds créés, sauf à bénéficier de l’article L 144- 4 du Code de commerce qui per- mettait d’être dispensé judiciaire- ment du respect du délai de deux ans ou l’article L 144-5 du même code qui exonérait de ce délai les loueurs fournissant les produits à
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]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
saga
 Temporis
existe un pôle formation et un pôle marketing. Au démar- rage, il n’existait pas cette lo- gique de service. J’aidais mes franchisés à recruter, j’ani- mais l’agence avec le franchisé durant la semaine d’ouver- ture. Et j’ai personnellement recruté les premiers franchi- sés. »
S’ensuit une période de mon- tée en puissance du réseau. Pour Laurence Pottier-Cau- dron, cette phase correspond « à la professionnalisation de la franchise. Le seuil des vingt agences est une période char- nière. Puis il faut se dévelop- per. De 50 (en 2007) à 100 (en 2014) et au-delà. Mon métier de franchiseur a évolué de fa- çon naturelle et évidente. Mais je préfère le terme de profes- sionnalisation à celui d’indus- trialisation du métier. Cette phase du développement est un moment où l’on commence à réfléchir différemment, à ne plus faire du cas par cas et penser à l’intérêt général du réseau. En parallèle, les services comme l’animation, le marketing, la formation montent en puissance et de- viennent autonomes. »
La réputation
plus que le chiffre d’affaires
Aujourd’hui, les franchisés du réseau disposent d’un back-of- fice composé d’une quaran- taine d’experts qui les accom-
et qualité.
Puis vient le temps où Tem-
poris récolte son lot de lau- riers : première enseigne en relation clients en 2017 selon une étude BVA, meilleur ca- binet de recrutement d’après une étude Les Échos-Statista 2019. « Nous avons construit ce réseau sur des valeurs hu- maines, un ADN fort, l’idée de Temporis n’a jamais été de courir au plus gros chiffre d’affaires, mais de bâtir la meilleure réputation. D’ail- leurs, je n’ai pas développé le réseau uniquement de façon géographique. Certaines im- plantations se sont d’abord appuyées sur des rencontres et des liens de confiance. Dans l’Est, par exemple, nous avons d’abord ouvert à Chau- mont, Langres, Saint-Dizier et Bar-le-Duc avant de penser à Strasbourg. Aujourd’hui, on a toujours cette logique de pen- ser à la bonne personne avant le bon emplacement géogra- phique. »
L’ascenseur social
n’est pas en dérangement Les belles histoires sont mon- naie courante dans le réseau. On laisse raconter : « Une vingtaine de salariés sont au- jourd’hui devenus des fran- chisés. Une ancienne franchi- sée a voulu vivre au Québec. Nous sommes actuellement en train de développer une mas- ter franchise avec elle. Tou-
20 ans de
« temporaire »...
« Quand j’ai commencé à exercer le métier, j’ai compris qu’avec une direction informatique pointue, un service juridique solide et un réseau, je pourrai proposer quelque chose de nouveau sur le marché. Temporis est né de cette envie. J’ouvre la première agence à Brive-la-Gaillarde en 2000. » On pourrait laisser la parole à Laurence Pottier-Caudron et lui laisser raconter la « saga » Temporis. Aujourd’hui, le réseau de franchise spécialisé dans le travail intérimaire maille le territoire avec plus de
160 implantations réparties en quatre concepts pour un CA annuel de 350 millions d’euros.
«N
pour que notre offre soit le plus près du marché. » Si Temporis est d’abord un ré- seau d’agences d’emplois gé- néraliste, la tête de réseau s’est progressivement étoffée de nouveaux concepts : Temporis Consulting est spécialisé dans les recrutements tertiaires. Temporis Santé, lancé fin 2012, est un concept d’agence dédié aux besoins de recrute- ment du secteur de... la santé et délègue du personnel pour des vacations, des missions d’intérim ou du recrutement en CDI. Enfin Temporis Spé-
cialités, lancé officiellement au Salon de la franchise en 2018, est une réponse aux particularités du marché Pa- ris intra-muros.
Le premier réseau
en franchise du travail intérimaire
Valoris Temporis reste le premier réseau de franchise dans le secteur du recrute- ment, marché autrefois par- tagé entre succursalistes et indépendants. La fondatrice se souvient des débuts où il fallait nécessairement aller au charbon : « De la création à la vingtaine d’agences, c’est l’étape du franchiseur mul- ticasquette. Aujourd’hui, il
ous avons démul- tiplié les enseignes
Aujourd’hui, on a toujours cette logique de penser à la bonne personne avant
le bon emplacement géographique – Laurence Pottier-Caudron.
    46 | sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
pagnent au quotidien tout au long du contrat de franchise, répartis en plusieurs services : animation, développement/ logistique, accords-cadres, in- formatique, communication et marketing, finance, res- sources humaines, juridique
jours dans cet esprit de faire évoluer notre réseau et ses col- laborateurs, nous avons égale- ment un ancien salarié qui est aujourd’hui au comité straté- gique du réseau... » Affaire de famille, en quelque sorte ! GeoFFRoY FRAMeRY
]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[                 ]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
la parole aux réseaux
  La Boucherie accélère son développement
Le Maroc, nouveau marché pour l’Onglerie
Le groupe La Boucherie vient d’acquérir la chaîne de restaurants- grills Poivre Rouge. Cette enseigne lancée par le groupement Les Mousquetaires en juin 2010 avait pris la suite de l’enseigne Restaumarché lancée en 1980, forte de 68 chefs d’entreprise Poivre Rouge à la tête d’un parc de 78 restaurants. Ce
qui en fait le 5e acteur du marché du restaurant-grill en France. Le
groupe la Boucherie va pouvoir faire croître significativement son réseau en franchissant le seuil des 200 restaurants et densifier son maillage territorial. Ce rapprochement renforce également l’attractivité du groupe qui atteint aujourd’hui une taille critique et en fait un acteur incontournable de la restauration à table.
www.la-boucherie.fr
Le leader du secteur des ongles, des mains et des pieds, l’Onglerie, poursuit son expansion. Le réseau accueille un nouveau master franchisé à Casablanca (Maroc), depuis le 22 juillet 2019. Déjà fort de plus de 110 instituts en France,
l’Onglerie ouvrira un nouveau centre à Agadiren octobre. Apport personnel :
15 000 euros/droits d’entrée :
12 500 euros/Royalties : 7 % du CA/redevance publicitaire : 3 % duCA.
www.l-onglerie.fr
 Repar’stores sur sa lancée
Emmanuel Chouquet, membre du réseau d’indépendants Point S depuis 2003, a ouvert son treizième établissement à Gisors (27). Le chef d’entreprise dirige déjà douze autres centres dans l’Eure et en Seine-Maritime et emploie 80
salariés. Spécialiste mondial du pneu et de l’entretien auto
et fort de 4 200 points de vente répartis dans 36 pays, Point S ambitionne d’atteindre les 580 points de vente en France et dans les Dom-Tom pour fin 2019. www.points.fr
Primée au Grand prix des entreprises de croissance
2018, l’enseigne spécialiste
de la réparation de volets et stores, accueille deux nouveaux franchisés à Montbéliard (25) et Agen (47). Après leur formation initiale de six semaines, tous
deux interviennent déjà sur
le terrain. Fondé en 2009, Repar’stores aligne déjà plus de 200 agences et annonce une croissance de 29 % en 2018. Un leader du secteur qui entend garder le rythme. www.reparstores.com
Treizième ouverture pour un adhérent Point S
   Écolave séduit un reconverti
Le sud de la France compte
un sixième magasin Gautier, depuis l’ouverture d’un nouveau centre le 5 septembre à Aix- en-Provence (13). Lancé en 2015, le réseau de franchisés de l’enseigne spécialisée
dans l’ameublement design et
L’enseigne, spécialiste de la
préparation esthétique automobile
écologique et non polluante,
développée en franchise depuis 2009,
enregistre un nouveau franchisé en Haute-Savoie.Enpleinereconversion professionnelleaprèsunecarrièrede www.ecolave.fr
cuisinier, le nouveau venu est séduit par le concept Écolave, découvert sur internet. Son projet est bouclé en 5 mois, formation incluse.
Apport personnel : 4 000 euros/droits d’entrée:5500euros
Belle rentrée pour Gautier
contemporain made in France et membre du mouvement French Fab, compte désormais 850 salariés (dont 350 en France) et 120 points de vente dans le monde (plus de 70 en France).
www.gautier.fr
Ça enchaîne chez Pizza Cosy
Fort de son positionnement « fast- good » et d’un réseau de 21 pizzerias dont 16 en franchise, Pizza Cosy accélère. L’enseigne n’annonce pas moins de 14 ouvertures d’ici à fin 2020, à Vienne et Villeurbanne notamment. La start-up a le vent dans le dos et profite d’une croissance de + 132 % entre 2018 et 2019.
Apport personnel : 40 000 euros/Droits d’entrée : 26 700 euros/Ticket moyen : 22,83 euros/Redevance : 6 % du CA. www.pizzacosy.fr
   Monceau Fleurs poursuit sa floraison
Beauty Sucess récompensé
Comme chaque année, un jury de consommateurs récompense des produits et cosmétiques en décernant les « Victoires de la beauté ». C’est la gelée exfoliante aux éclats de coco de la marque Beauty Success qui a été primée dans la nouvelle catégorie Bio de cette édition 2019-2020. Élaborée à base d’aloe vera et d’eau de coco bios, le produit de l’entreprise familiale a su convaincre le panel de consommateurs testeurs. www.beautysucess-group.com
En constante évolution, le réseau Monceau Fleurs, le plus étendu du secteur, annonce de nouvelles ouvertures en France (Garches, Clamart, La Roche-sur- Yon et Pau), ainsi qu’en Israël, en Espagne et au Japon. Fleuron d’Emova Group et lancé en
franchise depuis 1998, le fleuriste rassemble 171 implantations et franchisés.
Apport personnel :
70 000 euros/
Droits d’entrée :
20 000 euros/Redevance fonctionnement : 6 %, publicitaire : 2 %. www.monceaufleurs.com
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]]></page><page Index="49" isMAC="true"><![CDATA[                                       Frédéric Weiss,
Directeur de l’agence Vousfinancer - Paris 7
Le financement participatif pour le prêt aux PME www.credit.fr
]]></page><page Index="50" isMAC="true"><![CDATA[ histoire des réseaux
la parole aux réseaux
   Centrakor joue les cadors...
de l’équipement de la maison à petit prix. Le réseau français ouvre un nouveau point de vente dans la nouvelle zone commerciale
de Revel (31). Le nouveau gérant s’est entouré d’une équipe 100 % locale. Centrale de référencement et d’achat créée en 1990 et développée en franchise depuis 2006, l’enseigne compte déjà plus de 400 magasins dans toute la France.
Apport personnel : 20 000 euros/Redevance fonctionnement : 1 100 euros par mois/Pas de royalties.
www.centrakor.com
Cimm immobilier souffle 40 bougies
Le réseau immobilier indépendant Cimm, qui propose à ses partenaires trois statuts (agent commercial, franchise et succursale) et compte plus de 200 points de vente, fête cette année ses quarante ans d’existence. À cette occasion, un grand jeu concours est organisé via la page Facebook
de l’enseigne, du 19 septembre au 8 octobre prochain. Avis aux intéressés, six voyages sont à gagner, vol, hôtel et activités compris.
www.cimm.com
L’aventure SoCoo’c
Basilic & Co confie depuis 2018 la recherche de financement de ses futurs franchisés au courtier pretpro.fr. Cette enseigne de restauration rapide spécialisée dans la « pizza du terroir » a repéré son partenaire en 2017 lors du forum de la Franchise
de Lyon. Déjà 11 dossiers financés grâce à ce partenariat, qui maximise les chances d’obtention de financement. Son réseau compte 22 restaurants, Basilic & Co ambitionne dix ouvertures en 2019. basilic-and-co.com
Le « trublion du marché de la cuisine » dixit l’enseigne SoCoo’c, créée en 2007, accueille un nouveau partenaire à Deauville (14).
Il s’agit du premier magasin SoCoo’c pour cet entrepreneur, rapidement séduit par le concept de la marque,
basé sur un mode
de fonctionnement collaboratif de co- conception, et sa production 100 % française. Il pense déjà ouvrir un second point de vente et étendre son activité de franchisé SoCoo’c. www.socooc.com
  Basilic & Co externalise ses recherches de financements
Un plan de déploiement en Afrique de son offre de franchise est annoncé par IWG, leader mondial des espaces de travail flexible et maison mère de Regus. Pour la première fois, Regus propose son concept en franchise dans 14 pays africains, dont le Maroc,
le Cameroun et le Sénégal. L’enseigne propose un concept d’entreprise
« clé en main » à décliner et entend profiter de ce marché porteur et de
la demande croissante d’espaces de travail flexibles.
www.regus.fr
Direction l’Afrique pour Regus
 Trois nouveaux venus pour Day by Day
 Speed Burger, nouvelle formule
Premier réseau français d’épicerie en vrac, Day by Day enregistre l’ouverture de trois magasins supplémentaires à Cora d’Ermont (95), Asnières- sur-Seine (92) et Bourges (18). Créé en 2013, « Day by Day, mon épicerie en vrac » propose des
produits du quotidien en quantité à la demande et sans emballage imposé. Son réseau réunit désormais près de 60 magasins. L’ambition : atteindre la barre des 100 en France et à l’étranger d’ici à deux ans. daybyday-shop.com/
Nouvel élan et nouveau concept pour Speed Burger. Connue comme l’inventrice du métier
de livreur de burger à domicile, l’enseigne s’adapte aux évolutions du marché de la livraison de repas en dévoilant sa nouvelle baseline : « créateur de burger »
(et non plus « livreur de burger »). Un renouveau qui prend aussi place au sein des nouveaux points de vente franchisés, qui proposent désormais plus de places assises et un véritable lieu de restauration. www.speed-burger.com
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sept./oct./nov. 2019 franchise-concepts.ecoreseau.fr
77e magasin pour Cuisines Aviva
LDLC.comouvreunenouvelle boutique à Bourg-en-Bresse (01). Laquelle sera couplée
à une boutique Bimp, de
la société Olys, acquise par groupe LDLC – expert de la vente de matériel informatique et high-tech –
en2017.Lenouveaupointde vente profitera également d’un Atelier LDLC, dédié à la réparation et au montage des ordinateurs. Il s’agit du 46e franchisé pour le réseau Ldlc. com.
www.ldlc.com
Le groupe développé en franchise depuis 2007 poursuit l’expansion de son réseau avec l’ouverture de son 77e point de vente à Caen-Mondeville (14), le troisième de Normandie après Saint-Vigor-le-Grand (14) et Rouen
(76). Grâce à ce nouveau partenaire, les Cuisines Aviva réunissent désormais 375 collaborateurs et
se rapproche de leur objectif : 100 magasins à l’horizon 2020. www.cuisines-aviva.com
LDLC.com s’agrandit
 ]]></page><page Index="51" isMAC="true"><![CDATA[                   LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRE CABARET DU MONDE !
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]]></page><page Index="52" isMAC="true"><![CDATA[ • • • • • •
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(*moyenne par agence)
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