﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="44"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[EcoRéseauF r a n c h i s e & C o n c e p t (s) L’information entrepreneuriale, autrementN°9 - Déc / JaN. / Fév. (Trimestriel) - 4,90 €FORMATION DANS LESRÉSEAUXTransmission et actualisation du savoir-faire : les pièges à éviterSagaLe groupement des MousquetairesDe la petite à la grande histoireRéseauxThiriet - Dépil Tech Deux parcours singuliersINTERVIEW CROISÉETROPHÉES DE L’IREFDécouvrez le palmarès des meilleurs franchisés et partenaires 2015Comment attirer des clients en magasin ?CRÉER AUJOURD’HUIService à la personne - Hôtellerie Restauration rapideZOOMS SECTEURSLe Grand LilleOpération séduction pour les enseignesfranchise-concepts.ecoreseau.frp.10Pourquoi s'étendre dans les pays limitrophes]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°9www.ecoreseau.frMais pourquoi Ecoréseau Franchise et Concept(s) insiste en Une sur la for- mation initiale et continue au sein des réseaux ? Ne faudrait-il pas mieux axer les papiers sur la plus ou moins grande pertinence des concepts, plutôt que de s’intéresser à la vie des enseignes ? Pourquoi s’intéresser en business guides au rôle du magasin pilote dans la trans- mission du savoir-faire et l’expérimentation ? Pourquoi deviser sur la diversification des réseaux dans les focus hôtellerie, restauration rapide ou services à la personne ? Parce que certes l’idée de départ compte, mais c’est surtout la manière avec laquelle elle va être exploitée et adaptée dans la durée qui prédomine. Michel Kahn, le président de l’iref qui remet en novembre ses trophées aux franchisés et partenaires méritants, s’étonne de la rapidité avec laquelle la Pizza de Nico, après avoir franchis le rhin, s’est adaptée aux goûts lo- caux en mettant au point en quelques jours des pizzas intégrant du salami, aliment indispensable aux palais germaniques. S’étendre dans les payslimitrophes est aussi une nouvelle aventure commele papier international le prouve. Et les réseauxne doivent pas se contenter de la bonne idéeinitiale, mais mettre au point une structure garante PANORAMA 4-18 de l’évolution du concept et de l’accompagnementEditorialFaite vos jeux ! Sommaireseaux, axe aussi ses questions vers la mise.place d’une telle organisation. opter pour l’und’entre eux, c’est choisir une recette qui fonctionne(du moins dans les pilotes), mais c’est aussi faireun pari quant à la capacité future du franchiseur àfaire évoluer les idées et les transmettre au gré dela conjoncture, des nouveaux comportements des CLUB ENTREPRENDRE 20-42 consommateurs ou de l’arrivée probable de nou-veaux concurrents. Franchisés, lisez EcoRéseau Franchise et Concept(s), puis faites vos jeux !Interview croisée20 22 24Edito3des franchisés, comme l’interview croisée entre les dirigeants de thiriet et de depil’tech le dé- montrent. Que les candidats perdus, toujours en quête de l’idée géniale, se le tiennent pour dit. Bureau Veritas, qui a mis au point un label des ré-La RédactionRegard sur l’Actualité 4 - trophées de l'iref 6 Baromètre & Tendances 8 Ala Une :enla formation dans les réseaux 10Régions & Territoiresle Grand lille 14InternationalEtendre le réseau dans les pays limitrophes 18thiriet vs depil tech, meneurs d'hommesEn immersionla Mie Câline, un univers gourmandPortrait d’EntrepreneurPhilippe deberly, franchisé de Speed BurgerLE CHAT by Philippe GeluckLeçon de mauxobservations de Jean Samper,fondateur d'ac Franchise, expert des réseaux 25Créer aujourd’huiattirer physiquement les clients 26Zoom secteur- Services à la personne 28 - Hôtellerie 30 - restauration rapide 32Business guides- têtes de réseaux :de l'utilité du pilote 34- Membres de réseaux :Magasins-mentors 36- Conseils juridiques :• l'actu juridique 38 • le cas juridique : obligationsSagaprécontractuelles du franchiseur 39le Groupement des Mousquetaires 40 L’actualité des réseaux 42N°9franchise-concepts.ecoreseau.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.frRédacteur en chefJulien TarbyComité de rédactionMatthieu Camozzi, Olivier Faure, Geoffroy Framery, Aymeric MarolleauOnt collaboré à ce numéro :Anna Ashkova, Jean-Marie Benoist, Geoffroy Framery, Mathieu Neu, Olivier Remy ChroniqueursLaurent Delafontaine, Jean-Baptiste Gouache, Michel Kahn, Laurence Vernay DessinateurPhilippe GeluckSecrétaire de rédaction Anne-Sophie Boulard201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél.:+33(0)143062316 Courriel : contact@lmedia.frProduction & EditingCourriel : production@lmedia.fr Responsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Franchise &Concept(s) 201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 18,90 €TTC - Abonnement 2 ans : 35,90 €TTC Vente kiosque : Pagure PresseDistribution : MLPAdministration & gestionJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)EcoRéseau Franchise &Concept(s) estéditépar LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0219 T 92204 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2271-7668Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconogra- phies publiés dans EcoRéseau Franchise & Concept(s) sans l’ac- cord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas respon- sable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr3]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9PaNoraMa Regard sur l’actualitéComme chaque trimestre, l’agenda des manifestations où les réseauxLe carnet desnominationsen partenariat avec}AUCHAN FRANCE (GROUPE AUCHAN)Julien ChaverouJulien Chaverou a été promu directeur de la marque d'Auchan France, à ce poste depuis avril 2015, en remplacement d'Eric Cassagne, promu directeur études et prospectives. Il est sous la responsabilité directe de Valérie Vendeville, directeur marketing client.Julien Chaverou, IEP Bordeaux (1995), exerçait depuis 2014 la fonction de directeur projet commercial magasins chez Auchan France.} POMONABrieuc FruchonBrieuc Fruchon est promu directeur de la branche Relais d'Or de Pomona, à ce poste depuis octobre 2015. Il est sous la respon- sabilité directe de Philippe Barbier, président du directoire de Po- mona. Il conserve par ailleurs ses précédentes fonctions de directeur D-Food. Cette nouvelle branche d'activité est constituée des 8 sociétés du réseau Relais d'Or Miko récemment acquises ou en cours d'acquisition.Brieuc Fruchon, 42 ans, IUP de Management de l'université Lyon- I (1996), a réalisé le parcours suivant :n Depuis2013:Pomona,directeurD-Food.n 2013-2015:Pomona,directeurdudéveloppement.n 2010-2013:Rougié,directeurgénéral.n 2008-2010 : Euralis Gastronomie, directeur commercialMonde.n 2006-2008:AB-InBevFrance,directeurgénéral.n 2004-2006:AB-InBevFrance,directeurcommercialGMS. n 2003-2004 : Littoral Interbrew Distribution (groupe AB-InBev), directeur général.n 1998-2003:GroupeAB-InBev,directeurmarchéstransfron-taliers Europe et directeur marchés nationaux France.n 1997-1998:BrasseriesNouvellesdeLutèce(groupeAB-InBev), chef des ventes.} TOSHIBA TEC FRANCE IMAGING SYSTEMS(GROUPE TOSHIBA)Jean-Igor MailfaitJean-Igor Mailfait, président-directeur général, est promu direc- teur de l'activité Retail France de Toshiba TEC France Imaging Systems, à ce poste depuis octobre 2015. Il est ainsi en charge du renforcement de la présence de Toshiba sur le marché du Re- tail. Il est sous la responsabilité de Junichi Kawasaki, directeur de l'activité Retail pour l'Europe.Jean-Igor Mailfait, 54 ans, MBA de l'ISA (1987), Centrale Paris- Tech (1984), a réalisé le parcours suivant :n Depuis2014:ToshibaTECFranceImagingSystems,prési-dent-directeur général.n 2007-2014:ToshibaTECFranceImagingSystems,directeurgénéral délégué.n 2005-2007:ToshibaTECFranceImagingSystems,vice-pré-sident, filiales et ventes directes.n 2001-2005:ToshibaTECFranceImagingSystems,vice-pré-sident, filiales de distribution.n 1997-2001:GroupeToshiba,directeurdesfilialesdedistri-bution, division Bureautique.n 1993-1997:GroupeToshiba,directeurducontrôledeges-tion.n 1990-1993:GroupeToshiba,contrôleurdegestion.n 1989-1990:GroupePhilips,responsabledezoneinterna-tionale.n 1987-1989:GroupePhilips,chefdeproduitsMultiplexeurs.}MEILLEURTAUX.COM (EQUISTONE)Caroline d'AndréCaroline d'André est promue directeur du réseau de franchises de Meilleurtaux.com, à ce poste depuis octobre 2015. Elle est ainsi chargée de conduire la croissance très vigoureuse du ré- seau, passé de 110 agences à plus de 220 en 4 ans; et d'en pi- loter l'animation et la performance au quotidien. Elle succède à Jacques Amsellem, promu au poste de directeur du développe- ment.Caroline d'André, 42 ans, executive mastère marketing et déve- loppement commercial de HEC (2010), DESS création, reprise et développement des PME de l'université Paris-V (1995), a réalisé le parcours suivant :n 2012-2015:Meilleurtaux.com,directeuradjointduréseaude franchises.n 2010-2012:Quintess,directeurcommercialetdudévelop-pement.n 2006-2010:GroupeAuchan,responsabledudéveloppe-ment commercial pour Banque Accord et Oney.fr.n 2001-2006:Altran,directeurbusinessunit.n 1995-2000:Cetelem,débutdecarrièrecommedirecteurd'agence.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !n Top Franchise Méditerranée à Marseille, 16-17 Novembre 2015 :sont présents est très fourni. Tour d’horizon...C’est le seul événement grand sud à di- mension euro-méditerranéenne, organisé sous la houlette de la Chambre de Com- merce et d’industrie Marseille Provence (CCiMP) et la Fédération française de la franchise, qui permet chaque année à deséchanges avec des experts de la franchise, certains membres du collège des Experts. Spécialistes dans leurs domaines que ce soit dans la création d’une franchise, la communication, le juridique... les experts animent des conférences sur des thématiques qui aideront les porteurs dans leurs projetsPar Matthieu Camozzicentaines d’hommes et de femmes de réaliser leur rêve de création d’entreprise. il réunit des dizaines d’enseignes qui exposent leur concept et offrent aux nombreux visiteurs une solution réelle pour se reconvertir, créer ou développer leur entreprise en franchise.n Salon des services à la personne à Paris Porte de Versailles, 24, 25 et 26 novembre 2015 :trois bonnes raisons d’y aller (gratuit, ouvert à tous publics) :teurs référents regroupés par vil- lages : village de l’emploi à domicile, celui du bien-vivre sa retraite, celui de l’aide aux ai-Que vous soyez des particuliers, des professionnels ou de futurs franchisés, trouvez rapidement l’offre et les conseils adaptés à votre situation, en échangeant avec experts et ac-- Seformergratuitementetéchanger:Jeparticipeauxate- liers gratuits animés par des experts du marché, des fran- chisés... Je dialogue avec des entrepreneurs, des banquiers, des experts et je trouve rapidement les réponses à toutes les questions. Je rencontre des hommes et des femmes qui ont créé leur entreprise, je vais bénéficier de leur expé- rience.dants, le village santé, soins et hospitalisation à domicile et enfin celui du recrutement. les événements qui s’adressent aux créateurs sont pléthoriques : tables rondes sur la silver économy, sur la franchise dans les services à la personne, sur les règles d’or pour bien choisir son réseau, des confé- rences sur les facteurs clés de réussite dans les SaP, les bons outils dans les SaP,... Un temps fort à ne pas manquer : le premier forum de l’emploi à domicile, qui concerne la garde d’enfants, l’équilibre personnel/vie professionnelle, le « bien vieillir », la prise en charge du handicap, de la maladie ou de la dépendance.- Gagner du temps : Je rencontre les décideurs de nom- breuses enseignes à la recherche de leur partenaire. Je trouve facilement une bonne idée pour créer mon entre- prise, je serai formé et accompagné dans mon projet.- Validerleprojet:Jerencontreenunmêmelieulesexperts, les conseillers de la Chambre de Commerce et d’industrie Marseille Provence, les spécialistes de la Fédération fran- çaise de la franchise. Je rencontre aussi les banques par- tenaires de la franchise. Elles me conseillent pour finaliser mon projet.n Retour sur les Entretiens de la franchise, Palais Brogniart à Paris, 3 novembre 2015 :En outre, il est possible de rejoindre un concept qui a fait ses preuves en ouvrant une franchise en master : afin de s’im- planter dans un nouveau pays, une franchise peut créer une filiale ou bien faire appel à un master franchisé, c’est-à-dire un investisseur connaissant les coutumes, la langue et les ha- bitudes du marché visé. Focus sur un système vertueux adopté par des marques souhaitant conquérir des territoires en mettant toutes les chances de leur côté...Une aubaine pour Ecoréseau qui a assisté à plusieurs mo- ments forts de cet après-midi battant au rythme des réseaux. -Pour cette 28e édition, les Entretiens de la franchise ont pré- senté les résultats de la recherche scientifique 2014-2015 mandatée par le Comité scientifique de la FFF en insistant notamment sur la variabilité des structures capitalistiques franchisantes et ses incidences sur la gouvernance des ré- seaux de franchise.Pour en savoir plus : topfranchisemed.fr-Sous la direction de Claude Nègre et commanditées par la FFF, les annales de la recherche furent également présen- tées et discutées durant l'événement. Elles relatent les résul- tats les plus significatifs des travaux engagés depuis 1997 : mixité des réseaux, conditions d'émergence et diffusion de l'innovation, compréhension des savoir-faire et performance économique, internationalisation des réseaux. Ces annales rassemblent 17 études confiées à 15 laboratoires universi- taires. Ces travaux sont d'ailleurs disponibles sur le site de la fédération dans leur intégralité.n Salon des Franchises, premier évènement virtuel dans le domaine, les 23 et 24 No- vembre 2015 :Ce salon 100 % on line, totalement gratuit pour les visiteurs, est accessible par une simple connexion au site salondela- franchisevirtuel.com. Pour obtenir le badge d’entrée, il suffitde remplir le formulaire de préinscription sur le site ou di- rectement à l’entrée du salon le jour de l’ouverture et pendant toute la durée du salon. le por--outre la table ronde qui a levé le voile sur les enjeux des stratégies d'investissement et leur impact sur la performance et la gouvernance des réseaux, les Entretiens de la franchise ont aussi été le moment de récompenser partenaires, fran- chiseurs et franchisés autour de plusieurs maîtres-mots : déontologie, rigueur, évolution, transparence, dialogue, in- novation, savoir-faire.teur de projet pourra visiter « virtuellement » tous les stands et découvrir les franchises qui recrutent dans les différents halls du salon de la franchise. le Salon de la Franchise Vir- tuel permet de rencontrer, sur deux jours, les franchises ac- tuellement en développement sur le territoire français et de discuter en direct avec les responsables de réseaux. Celui qui souhaite se renseigner sur les domaines d’activité et sec- teurs porteurs qui recrutent sera aussi comblé. Par desSe sont donc distingués Jeff de Bruge dans le ruban d’or, ou Yves rocher, Catridge World, axeo Services... dans les rubans d’argent.4déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9PaNoraMa Regard sur l’actualité - Cérémonie 2015 de remise des trophées IREFRetour sur la 28ème édition des « Meilleurs Partenaires et Franchisés de France » qui avait lieu le 9 novembre 2015 à l'Automobile Club de France à Parisu Meilleurs Franchisés & Partenaires De Franceu Ambassadeurs Du RéseauFIDELIOL’APPART FITNESS AIRRIACARREMENT FLEURS ÂGE D’OR SERVICES PASSTIMEVITA LIBERTÉ THERAFORMCUISINE PLUS CARREFOUR MARKETValérie SAVICarole MARQUOISLaurent CHAUVEAUEmmanuelle et Pascal MAGISSON Damien MAURAND et Daniel BORGEOT Céline SALA et Caroline CANAC Clément RUBERTValérie DEBUSSCHEREChristophe AMIELChristophe VANDEWALLE69002 LYON38150 SALAISE SUR SANNE26740 MONTBOUCHER SUR JABRON 63200 MOZAC83600 FRÉJUS28360 PRUNAY LE GILLON83140 SIX FOURS54000 NANCY31770 COLOMIERS59650 VILLENEUVE D’ASCQLES CRECHES DE TILIO DOMIDOMATTILA SYSTEME DAL’ALUKYRIAD IXINACatherine FRANCK Mme Dominique PUTZ Eric DUSSURGET Bernard VERGNOL Yang CHANGOlivier CREMEL67202 WOLFISHEIM 57100 THIONVILLE 69390 VOURLES 69530 BRIGNAIS 95100 ARGENTEUIL 94460 VALENTONu Meilleurs Franchisés & Partenaires De France – Avec Mention+ Grand Prix De L’engagement Économique et Social TROC.COM Edouard HENRIQUESUNICISVERTIKALVAKOMVITA LIBERTÉGÉNÉRALE DES SERVICES CUISINES RÉFÉRENCESClothilde BOUCHEZ (Ancrage Territorial)Yannick JOLIVET (Entreprise Citoyenne)Mickaël RICQUART (Entreprise Responsable)Audrey DELORS GIOBBI (Dynamisme de la Communication) Bruno QUESTE (Créateur d’Emploi et de Richesse)Olivier BAZIN (Excellence Commerciale)26200 29150 74210 13010 41000 33160MONTÉLIMAR CHÂTEAULIN DOUSSARD MARSEILLE BLOISST MÉDARD EN JALLES+ Grand Prix De La Performance CommercialePASSTIME Romuald GAUTHIER et Sébastien SCHECK4 Remise du diplôme de certification BUREAU VERITAS / IREF-Veriselect à : IXINA u Grands Prix19100 BRIVE LA GAILLARDE 57050 LONGEVILLE LES METZ 94260 FRESNES92130 ISSY les MOULINEAUX 92160 ANTONY97233 SCHOELCHER54300 MONCEL LES LUNEVILLE35740 PACÉ67000 STRASBOURG 14800 DEAUVILLE63700 SAINT ELOY LES MINES59000 LILLE38120 SAINT EGREVE 44000 NANTESMichele PENNELLA et Giuseppe PENNELLA Antonio Maurizio GAETANIFabio PASQUALIGirardo ALEARDIQuestions à Michel Kahn, président de l’IREF, Fédération des Réseaux Européensde Partenariat et de FranchiseQuelles sont les nouveautés de cette édition 2015 ?+ Grand Prix De La Qualité Globale HASE La Boutique Antonio COSTACe concours, qui s’adresse aux franchisés ou partenaires des ré- seaux de franchise ou de partenariat (concession, coopérative, commission-affiliation, licence de marque, réseau de magasins, adhérents...), récompense des candidats méritants dans leurs ré- seaux et environnements locaux, départagés par un jury présidé par André Marcon, président de CCI France. Les primés viendront rejoindre les 700 lauréats récompensés depuis 25 ans parmi 120 réseaux de franchise et de partenariat. Nous met-tons cette année en avant les réseaux italiens qui se sont particulièrement distingués.Vous évoquez aussi les réseaux qui ont obtenu le label Bureau Veritas / Iref. Que signifie-t-il concrètement ?Les candidats sont souvent des quadras ou quinquas, trop chers pour trouver un travail, trop jeunes pour ne rien faire. Ils cherchent alors à limiter les risques par le commerce en réseau et se rendent sur les salons. Mais tout le monde leur saute dessus en clamant qu’ils sont les plus forts. Bureau Veritas a donc monté en partenariat avec l’Iref cette certification. Les réseaux répondent à 200 questions de conformité. Le label a été validépar les services de la répression des fraudes et la COFRAC.Quels sont les critères que les réseaux doivent remplir au juste ?Trois éléments sont validés : premièrement le modèle contractuel proposé est conforme à la légalité, équilibré entre les deux parties ; deuxièmement la tête de réseau a la ca- pacité financière pour accompagner le développement du réseau sur le territoire ; troi- sièmement la tête de réseau a toutes les compétences et expertises pour accompagner le franchisé ou partenaire vers la réussite. Nous laissons 90 jours aux réseaux pour re- dresser ce qui n’est pas conforme, et faisons une inspection chaque année. Une dizaine l’ont déjà obtenu.Quelles grandes évolutions constatez-vous dans les réseaux ?Il se passe quelque chose dans la structuration des réseaux. Beaucoup d’entre eux sont en fin de course, bousculés par le digital et les nouvelles habitudes des consommateurs Y, qui font des recherches préalables et ne réalisent plus d’achats d’impulsion. Certains réseaux progressent dans l’offre digitale, et la plupart dans leur organisation juridique, économique et manageriale. C’est la fin des fonctionnements standards, les réseaux s’adaptent à leur secteur et aux besoins de leurs membres. Des exemples ? L’apparition des fonds de solidarité, où tout le monde contribue pour aider à un moment donné un des membres à sortir d’un mauvais pas ou à financer un développement. L’assistance technique est plus mesurée, adaptée, c’est la fin des formats type avec un passage deux fois par an. Proximité et optimisation sont les nouveaux maîtres mots.+ Grand Prix De La Progression Économique AGE D’OR SERVICES Thierry FOLTZPropos recueillis par Julien Tarbyu PRIX JEAN-PAUL CLEMENTPSA PEUGEOT CITROEN Christian PEUGEOT+ Grand Prix De L’excellence Managériale SUBWAY Rémi SECLIER+ Grand Prix De L’activité Digitale BISTROT DU BOUCHER Kevin MONTAY+ Grand Prix D’outre-MerTHERAFORM Evelyne GRANDMAN+ Grand Prix De L’excellence Entrepreneuriale MOBILIER DE FRANCE Patrick SEIGNEUR+ Grand Prix Du PartenariatLA PIZZA DE NICO Ioanin PALEA+ Grand Prix De L’initiative LocaleCARREFOUR MARKET Catherine et Didier JULIEN+ Grand Prix De La GestionCARREFOUR MARKET Jérôme MICHOT+ Grand Prix De La Micro-Franchise Solidaire MON COURSIER DE QUARTIER Sarah DUFOUR+ Grand Prix Iref Au FémininTEMPORIS Séverine GOTTRANDu Lauréats de la DécennieCUISINE PLUS Marie-Laure TRICAUD ZAMPARUTTIet Jean-François TRICAUD JEAN-CLAUDE BIGUINE Nadège SLUSARZu Grand Prix Iref International/ IREF ITALIATOP RECYCLING ITALIA DI GUSTO Dr. FLEMINGPASTA & COMPANYu Trophée D’argent SPARLaurent BOLOGNA Loïc FOUGEYROLLASSandrine WIRA+ Grand Prix Du Commerce Coopératif KRYS Frédéric GANCEL83350 RAMATUELLE83470 ST MAXIMIN LA STE BAUME67600 SELESTAT76200 DIEPPEETAPE AUTOu Trophée D’or CARRÉ BLANCu Au Tableau D’honneur de l’IREF+ Grand Prix De La ConcessionPEUGEOT- METIN Jean-Charles HERRENSCHMIDT+ Grand Prix Du Marketing Sensoriel MOOD – Groupe ORANGE Pierre JACOBS+ Grand Prix Special du Jury pour le Developpement International LOUVRE HOTELS GROUP / JIN JIANG International6déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9PaNoraMa Baromètre & TendancesUn nouveau baromètre sous le signe de bonnes nouvelles et de croissance en hausse. Que ce soit le e-commerce, le secteur de la mode ou encore le marché de l’intérim, les chiffres ont le sourire. Tandis qu’en France, les récompenses fusent et le rachat probable de Quick s’impose, de l’autre côté de l’Atlantique, les conditions semblent agréables pour les futurs franchisés. Bonne lecture.uLes secteurs les plus porteurs en 2015Une étude de l’iFa (international Franchise association) dénommée « Franchise Business Economic outlook for 2015 » a exposé les sec- teurs de la franchise qui connaissent, semble-t-il, la plus forte crois- sance aux Etats-Unis en 2015. Un classement instructif pour les entrepreneurs intéressés par la franchise outre-atlantique.1 automobile 4 restauration rapide2 Entreprise de service 5 Commerce de détail3 immobilier 6 distribution alimentaireUne belle performance portée avant tout par le nombre d’achats, en hausse de 20% à 194 millions de transactions en ligne. la fréquence d’achat continue de croître, tandis que le panier moyen se stabilise à 79 euros. le nombre de sites marchands actifs progressent de 14% en un an pour s’établir fin juin à 167 650. la barre des 180 000 devrait être fran- chie à la fin de l’année. Sur l’ensemble du premier semestre, les dépenses en ligne des consommateurs français ont frôlé 31 milliards d’euros.uServices client de l'année 2016les deux marques françaisesuLe grand appétit de Burger Kingle groupe Bertrand, actionnaire majoritaire de Burger King France, a an- noncé sa volonté d’ouvrir «des négociations exclusives» pour acquérir Quick auprès de Qualium investissement (groupe CdC). ainsi, il passe-formations sur internet, contacts via les réseaux sociaux), les enseignes ont obtenu la note de 15,02 sur 20. Un résultat très supérieur à la note nécessaire pour prétendre à un prix (11,5 sur 20).restauration rapide en France, derrière Mcdonald’s. « Nous sommes convaincus que la conjugaison de tous les talents des deux groupes Bur- ger King et Quick permettra de dessiner un nouveau paysage de la res- tauration rapide en France dans les prochaines années », a déclaré olivier Bertrand, président du groupe Bertrand.uMie Câline, les franchisés sont ravisle 14 octobre, lors du quatrième colloque de l’indicateur de la Fran- chise Caisse d’Epargne organisé en partenariat avec toute la Fran- chise et lSa, le prix del’indicateur de la Franchise aété décerné au réseau la MieCâline. l’enseigne a été ré-compensée pour la satisfac-tion de ses franchisésvis-à-vis de leur tête de ré-seau, dans la catégorie plusde 100 franchisés. le tro-phée vient appuyer le faitque le réseau spécialisé dansles pains, viennoiseries, sandwichs, salades et produits traiteurs, pro- pose à ses franchisés un excellent accompagnement et un suivi complet tout au long de l’activité.uLe marché de l’intérim : une hausse de 2,6%après six semestres de baisse, le secteur de l’intérim peut enfin souffler. Selon l’estimation de l’insee, l’emploi intérimaire augmente au deuxième trimestre 2015 (+20 500 postes,+3,9%), après avoir reculé au tri-mestre précédent (–8 900 postes, –1,6%). il est en hausse sur un an(+13 800 postes, +2,6%). le baro-mètre Prism’Emploi précise quel’intérim progresse réellement dansle commerce (+8,2%), les trans-ports (+6,0%), les services (+4,4%)et l’industrie (+4,2%). En termegéographique, les plus forteshausses sont enregistrées dans le languedoc-roussillon (+11,1%), la lorraine (+10,7%), le Nord-Pas-de-Calais (+7,7%), la Franche-Comté (+6,8%) ou encore la Haute Normandie (+6,5%).Cuisinella et Schmidt ont été élues «Services client de l’année 2016». Cette distinction, qui fê- tera bientôt ses 20 ans, a pour but de tester la qualité des ser- vices clients des entreprises françaises. après 10 semaines d’audit et 225 tests clients réali- sés par des consommateurs mystères en condition réelle (appels, emails, recherches d’in-rait les 509 restaurants Quick sous la bannière de l’américain Burger King. la marque ne dis- paraitra pas pour autant en Bel- gique, au luxembourg, et hors d’Europe. l’opération, qui reste soumise à l’avis des représen- tants du personnel et des autori- tés de la concurrence, pourrait être finalisée d’ici la fin de l’an- née. Elle ferait de Burger King le numéro deux du marché de lauEn mode progressionSelon les derniers résultats de l’enquête menée par l’institut Français de la Mode (iFM), les achats textiles et habillement en ligne progres- sent de 9,7% au premier semestre par rapport à 2014. avec cette hausse, la toile compte maintenant 15,4% de l’ensemble des dépenses d’habillement des Français, contre à peine 2% début 2006. Une crois- sance qui s’explique par les prix barrés que l’on ne retrouve pas aussi fréquemment dans la grande distribution.uSave the date : formation pour futurs franchisésle 24 novembre 2015, à Paris près de la gare Montparnasse, aC Fran- chise, aidé du groupement d’experts comptables France défi, organise des journées de formation gratuite dédiée aux futurs franchisés. au pro- gramme : le matin, « Comment créer et financer votre entreprise? (for- malité, forme juridique, prévisionnel, business plan, prêt bancaire) ; l’après –midi, « Comprendre la franchise et choisir le bon réseau ». la formation est assurée par Jean Samper, expert en franchise depuis 1975, fondateur d’aC Franchise et membre du collège des experts de la Fédé- ration Française de la Franchise. a la fin, vous saurez tout sur la méthode du choix du réseau qui conviendra le mieux à votre cas précis.uLe e-commerce prend son envolSelon le bilan publié par la Fevad le 21 septembre dernier à l’occasion de l’ouverture du salon du e-commerce Paris, le secteur a progressé de +16% au second trimestre 2015 à 15,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette progression est la plus forte observée depuis trois ans.8déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[50franchise@speed-burger.comPour votre santé, pratiquez une activité physique www.mangerbouger.frGoûtezà lamagasins en FranceLa force d’un leaderNuméro 1 de la livraison de burgersUn concept bien rôdé-20 ans d’expérienceUne offre qualitative et originale Une stratégie digitale de pointeLe vrai goût du burger]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9PaNoraMa A la Une - La formation au sein des réseauxHussards noirs de la franchisel le métier de franchisé s'apprend. Et la formation, initiale comme continue, serait la clé de voûte dans la relation contractuelle entre le franchiseur et le franchisé. Comment épauler sans contraindre ?a franchise repose sur la trans- transmettre pédagogiquement le succès mission du savoir-faire entre d’une enseigne ? Quels profits pour le deux parties indépendantes. « Il franchisé ? analyse.Peut-on tout attendre de son franchiseur ?ne peut pas y avoir de franchise sans formation. C’est l’un des fondamentaux de la franchise. Et le savoir-faire repose sur trois aspects fondamentaux : le concept et sa mise en œuvre sont secrets, identifiés et substantiels », énumère Xavier detruit, fondateur du cabinet optimum Franchise. Sa trans- mission, et donc la formation qui en découle, sont donc les éléments fon- damentaux de la relation entre les deux parties. la formation dispensée au futur franchisé consiste en une dé- clinaison théorique et opérationnelle de la « Bible », ce fameux manuel opératoire de l’enseigne (qui bien sou- vent est numérisé). toute la difficulté revient alors à transformer ce contenu en support de formation. CommentPASSATION DE SAVOIR-FAIRE, SIMPLE COMMEBONJOUR ?Grosso modo, la formation dite initialese déroulera en deux temps. Un premierau siège de l’enseigne pour inculquerles grands fondamentaux : politiquede l’enseigne, outils de gestion, conseilspour le recrutement... « La formationcomporte un socle commun qui sepoursuit ensuite selon la spécificitédes profils par des compléments deformation au cas par cas », expliqueNicolas de Belilovski, directeur associédu cabinet Progressium qui conseille Soutenir sans contraindreles franchiseurs. Et Frédéric tomballe,franchisé Midas dont le backgroundtourné vers l’industrie ne le prédisposait pas particulièrement à son nouveaumétier, de compléter : « Durant le cursus de formation, l’enseigne nous a fait découvrir notre future boîte à outils : logiciels informatiques, de pi- lotage et de gestion... C’est aussi l’oc- casion de nous mettre en situation de vente, de nous familiariser avec les produits et de comprendre chaque ser- vice à notre disposition : réclamationplace par la suite », poursuit Nicolas de Belilovski. Une fois passée cette première vague de formation, le futur franchisé sera ensuite immergé dans une, voire plusieurs unités pour dé- couvrir chaque aspect de l’enseigne. Magalie Quéré, franchisée Courtepaille depuis moins d’un an, témoigne : « Nous étions gérants d’un système U, mais nous nourrissions l’idée depour réitérer un succèsLa formation continue, un moyen de faire valoir l'avantage compétitif de la franchise tout au long de la relation contractuelle10 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErclients, ressources humaines, centrale d’achat... qui font la plus-value d’être sous franchise. Je me suis ensuite ap- puyé sur l’expertise technique de l’équipe existante pour pérenniser l’activité ». Face à la pluralité des profils, il n’est alors pas rare que les cabinets conseils préconisent la mise en place d’un certificat pour évaluer l’acquisition de certaines compétences vitales pour la perpétuation du savoir- faire. « C’est un outil qui permet d’ob- server le niveau du candidat et de re- médier à certaines lacunes. Si les at- tentes ne sont pas remplies, une for- mation complémentaire sera mise enpartir dans la restauration, et plus particulièrement dans une affaire qui avait une taille humaine. Nous avons chacun eu une formation de trois mois avec mon mari. Je dois reconnaître que la cuisine n’était pas mon fort et je n’avais jamais fait de service au- paravant. J’étais juste consciente de mes capacités de gestionnaire. Durant ma formation, j’ai découvert chaque aspect du métier, tous les postes, de celui de « grillardin » en passant par le poste d’entretien et celui de ges- tion... » Généralement, les têtes de ré- seaux disposeront de deux types d’éta- blissements pour accueillir les futurs]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9PaNoraMa A la Une - La formation au sein des réseauxcette dernière découle implicitement de l’obligation de transmission du sa- voir-faire et de son actualisation. Cela dit, la transmission du savoir-faire est très variable. La nature de la formation et la manière de la dispenser dépendent intimement de l’activité et de l’objet du contrat », nuance Monique Ben Soussen, avocate spécialisée dans le droit de la franchise et associée au ca- binet BSM avocats. Ce qui oblige chaque réseau, selon son cœur de mé- tier, à de nombreux efforts d’adaptation. Effectivement, le modèle de la franchise est présent dans la plupart des secteurs d’activité. Ce faisant, certaines pro- fessions réglementées à l’image des secteurs immobilier, assurantiel, et de l’expertise comptable, vont plus loin encore en matière de formation en raison notamment de leur technicité. « Pour améliorer la qualité de son ré- seau, sa performance et son homogé- néité, un client a créé un label que chaque franchisé doit obtenir dans un certain délai », décrit Nicolas de Be- lilovski. aussi, la question qui pré- vaudra, au sein de chaque réseau, ne sera pas tant celle qui se demande sur quels sujets former mais plutôt celle sur la manière de le faire. « Un fran- chiseur connaît parfaitement son métier. Les questions ne sont pas liées au contenu mais plus à l’organisation de la formation : durée, support, format en présentiel, en distanciel, en fast learning... Nous allons conseiller les réseaux sur un process de formation initiale ou continue, et la mise en place d’une certification le casLa bible n'est qu'unepremière étape, reste ensuite l'opérationnelindépendants. d’un côté, les établis- sements pilotes, à la fois vitrines et laboratoires des franchiseurs, recevront presque systématiquement l’ensemble des candidats. de l’autre, certains fran- chisés, désireux de s’investir davantage dans le réseau, auront formalisé un statut de formateur auprès de la têtede réseau pour recevoir les futurs gé- rants en leur sein pour travailler sur la plupart des aspects opérationnels.LA FORMATION CONTINUE, VITALE POUR LA SANTÉDES RÉSEAUX ?rares sont les enseignes qui ne dis- pensent pas de formation initiale. la méfiance est d’ailleurs de rigueur concernant celles qui délivrent des formats très courts... attestant parfois d’un savoir-faire trop peu éprouvé. toutefois, la durée et le contenu de formation continue sont plutôt inégaux selon l’avis-même des franchiseurs. « Il importe que les réseaux entre- tiennent le savoir-faire, le fassent évo-DE LA FORMATION À LA LABELLISATION« Au sens strict, il n’y a aucune obli- gation légale de formation. En faitéchéant », constate laurent delafon- taine, associé fondateur d’axe ré- seaux.Focus FFFLes rôles de l'académie de la franchiseCréée en 2009 au sein de la FFF, l’académie de la franchise se donne pour mission d’accompagner les réseaux et les futurs candidats à la franchise. Et parfois, on constate que ladite formation prend da- vantage des airs d’(in)formation. Sur 1 700 réseaux en France, 350 d’entre eux sont véritablement en essor. Et 200 ont déjà franchi la porte de l’académie de la franchise. « Notre académie s’adresse aux porteurs de projets et aux franchiseurs. Pour les premiers, nous nous efforçons de casser les clichés qui perdurent quant au système de la franchise : absence de liberté, franchisé à la solde du franchiseur... Nous remettons le système contractuel en perspective », explique Rose-Marie Moins, responsable de la formation et de la promotion de l’Académie de la franchise. Côté franchiseurs, les ateliers de formations se concentreront sur la mise en place et l’évolution du réseau. Laurent Poisson, expert à la FFF et formateur au sein de cette académie, introduit : « L’enjeu central pourl’animation des réseaux et leur management revient à faire comprendre que - malgré la dispersion géo- graphique et la diversité des profils d’indépendants sous franchise qui nourrissent des initiatives person- nelles de développement-, tous voguent sous la même enseigne. Animer l’ensemble revient donc à rendre homogène un groupe, de fait hétérogène ». Entre autres, l’un des rôles délicats de cet organisme de formation sera celui de faire comprendre le modèle de la franchise à des réseaux habitués à un mode de gestion en direct : « De grandes marques nous sollicitent. Bien souvent, elles ne vont pas éprouver de difficultés à aménager leur concept sur le modèle de la franchise. La duplication va être rapide, mais c’est plus la relation franchiseur franchisé qui nécessitera des éclairages. Par exemple, comment faire intervenir une direction commerciale sur le terrain. Cela exige un changement de posture. Et parfois, il s’agit d’un véritable choc des cultures »,continue Rose-Marie Moins. Choc des cultures qui s’explique d’autant plus que l’univers de l’enseignement supérieur est le parent pauvre du modèle de déve- loppement en franchise. Les programmes de formation classiques en université ou en grandes écoles s’at- tardant effectivement peu sur ce type de développe- ment. Et les chaires d’enseignement se comptant sur les doigts d’une main. Rose-Marie Moins tempère cependant : « avec l’essor du digital, la communication a encore pris davantage de poids dans la gestion d’un réseau. L’anticipation et la qualité de la com- munication permettent une meilleure application du concept, mais surtout contribuent à dégonfler les frustrations et les mauvaises interprétations, tant chez le franchiseur que chez le franchisé. Fluidifier la communication est une clé du succès. Plus le franchiseur communique, plus les franchisés sont informés, plus le réseau prospère », conclut Rose Marie Moins.12 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°9www.ecoreseau.frluer. Implémenter de nouveaux outils ou de nouveaux produits permet aux enseignes de garder leur capacité à mettre en avant leur avantage compé- titif », analyse Nicolas de Belilovski. Pour l’enseigne Midas, par exemple, la formation continue touche réguliè- rement chaque domaine et chaque per- sonne de la franchise. les gérants en premier lieu, avec des réunions com- merciales qui ont lieu quatre fois par an ou via les programmes semestriels mis en place selon leurs besoins en gestion. de même lorsque les salariés doivent ou souhaitent progresser sur un domaine technique. « La formation continue consiste en un mix entre les besoins exprimés par le salariat et ceux que nous leur imposons par rap- port à l’évolution du concept ; mais généralement les salariés sont deman- deurs », explique Frédéric tomballe. Cela dit, la manière de dispenser l’offre de formation continue dépendra pour beaucoup de la taille du réseau. « Les réseaux très matures ont développé en parallèle de leur réseau une école, un centre de formation dédié ou une académie pour les futurs franchisés et les franchisés qui ont des besoins spécifiques », note Nicolas de Beli- lovski. Pour les 1 600 autres réseaux - la France en comptant 1700 selon la FFF -, l’enjeu revient à concilier dé- veloppement et entretien du réseau existant pour éviter le turnover et la fermeture de certains points de vente. « Les débuts de cette relation contrac- tuelle ressemblent fort à une lune de miel. Avec une valeur ajoutée fortement perçue de chaque côté. Mais les rela- tions s’étiolent souvent au bout de trois ou quatre ans, observe XavierdéCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr 13A la Une - La formation au sein des réseaux PaNoraMadetruit. Si le franchiseur n’est pas chaque année un pourcentage de son assez présent ou ne répond pas aux CA pour l’animation du réseau », sou- problématiques locales, le franchisé ligne Xavier detruit. il faut donc trou-un soutien et jamais une contrainte.Au sens strict, il n'y a aucune obliga- tion légale de formation. Elle variera selon le secteur et le savoir-fairepeut vite se demander pourquoi rester ver l’équilibre entre une présence pe- sous enseigne si la plus-value de la sante et une absence subie. Cet équilibre relation est moins évidente dans un se résume à montrer au franchisé que contexte où il continuera à verser la main tendue du franchiseur restelesfranchisé.franchisés sur la possibilité de mettre en place un diagnostic commercial à chaque étape du contrat. des forces et faiblesses constatées, les franchi- seurs établiront ensuite des préconi- sations voire un plan de formation pour améliorer la profitabilité de l'em- placement, main dans la main avec le franchisé.Geoffroy Framerys insistent auprès des]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9a première vue, une impression diffuse de marchés saturés pourrait inciter les candidats à la franchise à aller voir ailleurs. Grosse erreur. il y a plus d’une pépite que la capitale des Flandres cache en son sein.La Grand'Place à Lille, centre du terrain de jeu..PaNoraMa Régions & territoires - Le Grand Lilledes défis permanents à releverd ’aucuns associent lille à sa la patrie du commerce en réseau ? braderie, son ouverture sur C’est pourtant dans la capitale du les Flandres, ou encore à Nord que, dans les années 1920, lee d’opportunités d’implanta- tion. dans la restauration rapide, la restauration à thème, le sport et le bien-être, les services à la personne, les agences immobilières, ce sont entre 10 et 20 réseaux de franchise qui cherchent actuellement à s’im-pullulent dans les rues de la ville, poussées par quelques atouts comme l’attrait touristique local ou la jeu- nesse de la population.la culture commerciale lilloise, long- temps concentrée au cœur de la mé- tropole, a vu naître des zones mar- chandes loin du centre. des territoires périphériques désormais décrits comme les nouveaux eldorados pour franchiseurs et franchisés. Pourtant, les habitants restent encore tournés vers les quartiers les plus centraux, et pas uniquement pour fréquenter les longues allées d’Euralille, le pôle commercial majeur à proximité des deux gares. Même si des dispa- rités existent, aucune partie de la ville n’est véritablement exclue enmatièr.sa météo qui peut manquer de clé- premier concept de franchise de la mence. Mais qui la définit comme laine à tricoter Pingouin voit le jour,une idée novatrice lancée par l’en- planter dans la métropole lilloise. treprise la lainière de roubaix, avis aux amateurs de nouveaux alors géant de son secteur avec plus défis.de 8 000 employés. Près d’un sièclede nouvelles couleurs pour lille-Sudil sera sans aucun doute l’attraction commerciale majeure de l’année 2016. a l’entrée de la rue du faubourg des Postes, une des grandes artères de lille-Sud, le lillenium sort de terre, s’étirant sur un vaste terrain de trois hectares. Ce centre com- mercial se veut être un pôle de nouvelle génération, convivial, mêlant harmonieusement des espaces aux multiples visages. la conception est signée du célèbre architecte rudy ricciotti. outre un hypermarché de 5 000 mètres carrés, un « food court » exclusivement consacré à la restauration en tout genre ainsi qu’une galerie marchande d’une centaine de boutiques raviront les passants. d’importantes attentes concernent également le projet de Cité des Enfants qu’abritera le centrelillenium : 1 200 mètres carrés seront entièrement dédiés aux loisirs relatifs aux sciences. Un hôtel 3 étoiles de 135 chambres se dressera également en son sein. après une bataille acharnée entre plusieurs candidats, c’est finalement le groupe américain Hilton Worldwide qui aura le privilège d’apposer son nom sur ces nouveaux espaces, avec son enseigne Hampton by Hilton qui fait ses premiers pas sur le territoire français. au total, 500 emplois devraient être créés par le projet. Celui-ci est mené par le promoteur Vicity, pour une enveloppe globale de 140 millions d’euros et s’inscrit dans le vaste projet urbain de la métropole lilloise visant à donner une nouvelle vie au quartier de lille-Sud. Environ six millions de clients,c’est-à-dire la moitié de l’affluence que connaît annuellement le centre Euralille, doivent arpenter ce nouveau site dont le positionnement s’annonce plutôt haut de gamme. Gregory dymerski, directeur général de Vicity, se réjouit des nombreux atouts relatifs à « la variété des enseignes, au design, à l’architecture, aux exigences environnementales dont témoigne la certification brEEaM, meilleure que du HQE, ainsi qu’à la circulation à l’intérieur et aux abords du site. » autant d’éléments qui doivent garantir l’attractivité. leclerc, Mango, H&M, Sephora ou encore Foot locker figurent parmi les marques engagées dans cette nouvelle aventure.14 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErCentre commercial Lilleniumplus tard, les marques en tout genreMathieu Neu]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9PaNoraMa Régions & territoires - Le Grand Lilleu Certains sites à privilégierlille-Sud concentrera un grand nombre d’ouvertures à venir, à l’image du futur gigantesque centre commercial lillénium que cette zone hébergera. Mais d’autres parties du quartier sont à retenir comme des idées pertinentes d’implantation. le long de la rue du faubourg des Postes, les nouvelles boutiques se multiplient dans le domaine de l’ameublement ou encore des équipements à la personne. Et il reste des places à prendre. Certains spécialistes comme laurent Kruch, président de la société territoires et Marketing, spécialisée dans les études d’implantation et l’accompagnement des franchises, recommande de s’installer « dans des zones non saturées mais où l’activité est déjà présente. » dans le quartier des Fives, la rue Pierre legrand, la rue de lannoy et leurs environs correspondent à ce profil hybride, mêlant potentiel fort à développer et marché déjà éprouvé. Un conseil d’autant plus judicieux lorsqu’on évolue dans certaines filières en particulier. Historiquement, les secteurs de l’habillement et de l’alimentation sont des fers de lance du développement commercial lillois, comme en témoignent quelques success stories à l’origine desquelles on trouve de grandes familles fortunées du Nord. la tradition autour du textile est toujours très ancrée localement. Une influence que l’on retrouve dans les développements de franchise.de l’avis des experts, il est essentiel de s’implanter en région lilloise, avec dans sa besace un concept fort, clairement identifié, auréolé d’une communication forte. Même si le contexte immobilier peut inciter à se diriger vers des emplacements à moindre coût, il est vivement déconseillé d’opter pour les zones considérées comme des opportunités au rabais. la cohabitation entre la vie urbaine et la vie commerciale est un des grands succès de l’agglomération. « Les pôles commerciaux en place sont bien identifiés, le maillage est exemplaire », estime laurent Kruch, ce qui facilite l’orientation des projets des franchiseurs et franchisés.u Des obstacles à prendre en compteu Des dispositifs pour mettre le pied à l’étrier Entre la connaissance du tissu local, les opportunités de marché, les spécificités culturelles et les bonnes pratiques pour transformer son initiative en réussite, les questions ne manquent pas pour les porteurs de projet. le salon lillois Créer, qui se tient chaque année dans la capitale du Nord, accorde une large place à la franchise sous toutes ses coutures. les candidats à la franchise y trouvent des pépites essentielles pour se faire ac- compagner, se faire financer, se développer. la découverte des réseaux et de leurs ambitions, les rencontres avec des experts du domaine sont aulille, terre d’opportunités si l’on en croit la succession effrénée de projets, suscite aussi des réticences au sein des réseaux de franchises. Pas facile d’être pleinement confiant lors d’un lancement d’une nouvelle enseigne ou boutique lorsqu’on sait que le taux de chômage dans le Nord est de trois points supérieur à la moyenne nationale, qui elle-même est loin d’être reluisante. d’importantes disparités économiques et sociales subsistent entre les quartiers, malgré des développements visant à gommer ce constat. « C’est un aspect dont on doit forcément tenir compte à l’heure actuelle lorsqu’on cherche à s’implanter à Lille », estime Valérie Guil-cœur de l’événement. la CCi Grand lille figure aussi parmi les interlocuteurs précieux. Julie delriu, gérante d’un restaurant Spok à lille, met en avant le rôle essentiel joué par sa conseil- lère au sein de la Chambre, en phase de lancement, afin de « réfléchir sereinement à toutes les étapes et obligations de ce type de projet. Des rendez-vous qui ont également permis d’apporterlevic, directeur de la structure d’accom-pagnement amplitude réso.la vie des franchisés et franchiseurs estégalement compliquée par l’omniprésencedes grandes surfaces. le départementdu Nord, qui a vu naître l’enseigne au-chan et une bonne partie de l’empire dela famille Mulliez, affiche une concen-tration hors norme de géants de la grande distribution. Près de 25 hyper- marchés quadrillent la métropole lilloise. Ces derniers drainent mêmeprès de 80 % de l’ensemble des surfaces de vente pour un total avoisinantles 200 000 mètres carrés. les rayons interminables des auchan de Faches- thuménisl et Englos, ou encore des Carrefour de Wasquehal et lomme, forment les symboles de cette configuration atypique.un regard extérieur et objectif. »le Franchise Club Business, soutenu par la CCi Grand lille, est un autre moyen de disposer d’aides pour les réseaux, pour trouver des emplacements porteurs. là encore, des experts sont disponibles et peuvent jouer le rôle d’accélérateurs de projet. « Quel que soit son degré de connaissance ou son niveau d’avancement dans le processus, ces interlocuteurs sont inté- ressants. Ils permettent notamment de déconstruire des idées reçues et d’obtenir des informations très concrètes sur des questions relatives à l’apport financier nécessaire, à la recherche d’un local par exemple », indique Sylvie Gaudy. il est également pertinent de passer l’actualité de chaque réseau de franchises à la loupe. Guy Hoquet l’immobilier organise ainsi des Petits déjeuners de la Franchise à lille qui s’adressent à tous les profils de candidats à la franchise désireux d’entreprendre une aventure dans l’immobilier.u Un potentiel parfois sous-estiméla rudesse du climat, la culture d’un passé industriel tenace et d’autres stéréotypes du genre ne suffisent pas à décourager franchiseurs et franchisés. l’expansion économique caractérise bon nombre de réseaux depuis quelques années. Selon le salon lillois Créer, dédié à l’entreprenariat sous toutes ses formes, les marchés locaux prometteurs en matière de réseaux de franchises en 2015 se concentrent autour des services à la personne, des services aux entreprises, de la restauration rapide, des magasins de proximité, de l’alimentation générale, des services relatifs à l’environnement, ainsi que du fitness. outre la demande enthousiaste qui booste ces filières, plusieurs arguments plaident en faveur de lille et ses environs. « La ville se situe véritablement à un carrefour européen. Elle est proche de Paris, de Bruxelles et de Londres », rappelle laurent Kruch. Elle jouit également d’une forte densité avec près de 250 000 habitants, et même plus d’un million si l’on tient compte de l’ensemble de l’agglomération. a noter que les défaillances d’entreprises sont aussi plus faibles que dans la plupart des autres territoires de l’Hexagone.Plusieurs quartiers majeurs se distinguent par un dynamisme qui ne faiblit pas, à l’image du Vieux-lille et du centre. Plus à l’extérieur, dans le quartier Moulins, et notamment de la Porte d’arras à la Porte de Valenciennes, l’activité bat également son plein. les enseignes commerciales ne manquent pas, résultant de développements récents à répétition. Jusqu’à saturation ? Peut-être bien. de nouvelles zones à l’avenir prometteur, comme le quartier Fives à l’est ou le quartier de Bois-Blancs à l’ouest, sont décrites comme les territoires vers lesquels il vaut désormais mieux se tourner. « Le contexte concurrentiel est toujours plus dur et peut compliquer les décisions d’implantation. Pour autant, il ne faut pas jeter l’éponge trop rapidement. Les réseaux procèdent à des pré- études de plus en plus fines qui apportent des conclusions précieuses, indiquant parfois contre toute attente que le défi vaut la peine d’être relevé », relativise Sylvie Gaudy, directrice de la division Franchise chez l’organisateur d’événements professionnels reed Expositions.les plus convaincus du potentiel local se heurtent à un autre problème : l’accès à l’immobilier. trouver un espace commercial peut s’avérer long, d’autant que le niveau des prix ne facilite pas vraiment les démarches. il est parfois nécessaire de débourser annuellement jusqu’à 1 400 euros hors taxe par mètre carré dans le Vieux lille. dans la rue de Béthune, en plein cœur de la ville, les prix oscillent aisément entre 1 500 et 2 500 euros.16 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErLe Grand Lille]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[ROUGEGORGE LINGERIE :UN CONTRAT CLAIR• une assistance commercialepermanente(aide à la recherche et à la négociation d'emplacements, réalisation des plans définitifs et conseils pour les travaux, formation personnalisée en magasin et au siège, accompagnement à l'ouverture du magasin par une Monitrice et une Experte Merchandising, accompagnement régulier et privilégié par un Responsable de Secteur, un programme de fidélité adapté)• une expérience de plus de20 ans en commission-affiliation• pas de financement de stock• des réassorts réguliers pilotés en centrale• un droit d'entrée de 10 000 €ht• un taux de commission de 42% sur le C.A. 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Explorer les pays limitrophesUn avantage qu’ont tous les ré- seaux français, comparés à leurs homologues d’autres pays, est que le marché hexagonal de la franchise est l’un des plus exigeants et plus aboutis d’Europe. « Les législations européennes, s’inspirent d’ailleurs régulièrement des nôtres », signale Sylvain Bartholomeu, associé chez Franchise Management, ca- binet de conseil en développement deen compte est l’aspect culturel. le concept est-il applicable dans le pays visé, et si oui, quelles adaptations devront y être apportées ? Si le secteur le plus affecté est la restauration - les gens ont des habi- tudes alimentaires différentes selon les pays -, il n’est pas le seul. Par exemple, une animalerie en Belgique offrira des accessoires plus chics que son équivalent français.Des marchés si proches, et si lointains à la fois...de la franchise dans le pays visé, et y joue donc le rôle de franchiseur. l’avantage principal est que le master franchisé connaît le terrain. C’est probablement la formule qui permet le développement le plus rapide, et le plus simple, même si ce terme est trompeur. « Passer de franchiseur à master franchiseur revient à changer de métier : on ne transmet pas qu’un sa- voir-faire, mais le métier entier de fran- chiseur », souligne Sylvain Bartholomeu. le plus compliqué et crucial est le choix du partenaire. Pour ce faire, le mieux est de se fier à son historique. a-t-il de l’ex- périence ? Gère-t-il déjà des enseignes ? il faut également examiner avec attention son projet, par exemple les moyens qu’il compte mettre en œuvre. il ne faut pas non plus hésiter à rencontrer les équipes en place en charge du concept. il est pos- sible de recourir à une solution hybride - une master franchise, mais en possédant des parts dans la nouvelle structure -, mais il faut trouver le bon équilibre entre garder la main et laisser son indépendance. Une fois cela décidé, il va falloir traduire le concept, ce qui va au-delà d’une tra- duction au sens littéral : outre les supports, les manuels, cela veut dire trouver si besoin des fournisseurs locaux, adapter le concept à la culture du pays local (l’un des meilleurs exemples du genre reste Macdonald’s France)... Quand la monnaie et la langue sont les mêmes, la partie est plus facile (ce qui rend la Belgique plus facile d’accès que les autres, du moins ensouligne Jérôme le Hec, avocat au cabinet Gouache. Avec le savoir-faire et l’assistance, elle forme la base de la franchise. » la confirmation d’une marque peut prendre du temps : au minimum, il faut compter quatre mois. Si le pays fait partie de l’UE, on peut déposer une demande commu- nautaire.il est tentant pour un réseau de jeter un regard de l’autre côté de la frontière. Mais même aussi proches, ces marchés requièrent une préparation.réseau. l’expansion internationale est donc tentante, surtout dans des pays li- mitrophes que l’on pourrait a priori penser les plus accessibles. Cette impression n’est pas fausse en tant que telle – pour un certain nombre d’activités, les questions de logistiques seront moins complexes dans les pays voisins que pour des pros- pects plus éloignés. Malgré cela, il ne faut pas sous-estimer l’importance du changement induit par la nouvelle loca- lisation et l’effort nécessaire pour s’y adapter. « La première étape est d’établir un plan de projet d’export, estime laurent delafontaine, associé-fondateur d’axe réseaux, cabinet de conseil en franchise. Il faut cibler des pays en adéquation avec le concept, sans différence d’ex- ploitation. » au programme, tout d’abord, l’étude des facteurs économiques. trans- ports, taxes, parité monétaire... tout cela va influer sur la valeur ajoutée. Pour les pays limitrophes, cet aspect est simplifié avec l’espace Schengen (qui a après tout été conçu pour cela), sauf pour la Suisse. il faut vérifier que les conditions d’ex- ploitation du concept en France sont transposables.MODE D’IMPLANTATIONÀ SÉLECTIONNERUne fois les pays-candidats choisis, la deuxième étape consiste à approfondir l’analyse, à la fois sur l’étude du terrain local mais aussi sur les modalités pratiques de réalisation de l’expansion. Cela veut dire pour le premier aspect rassembleril faut ensuite adapter le contrat, à la fois aux problématiques juridiques et légales locales et à l’organisation locale dans le pays. Par exemple, l’italie et l’Espagne sont des pays de code civil, qui suivent des raisonnements similaires au droit français, et qui disposent de règles spécifiques sur le contrat de franchise. « Un point important est le choix du type de droit applicable, fait remarquer Jérôme le Hec. Il sera le plus souvent préférable de faire appliquer le droit français, mais ce ne sera pas toujours possible. » il est important, pour une en- seigne, que ses contrats soient localisés au même endroit. Même si en Europe, il y a peu de questions à se poser. Cependant, il existe en droit international la notion d’ordre public : on ne peut faire appliquer des règles contraires à la notion d’ordre public établie par les lois locales. il faut faire vérifier le contrat pour ces éléments, et pour être sûr de ne pas prévoir des choses qui ne seront pas réalisables. Par exemple, la notion de fonds de commerce et les ré- glementations sur les baux commerciaux, importantes dans le droit français, ne sont pas universelles, et les exigences sur les informations précontractuelles divergentle deuxième facteur essentiel à prendrePROBLÉMATIQUESLÉGALESrestent les aspects juridiques. Même s’il existe une législation européenne, chaque pays garde encore ses particularités, ce qui rend certaines démarches indispensables. « La première, qui est la plus importante et prend un temps considérable, est d’assurer la protection de la marque à l’étranger,faut se souvenir .l’étranger, même dans un pays limitrophe, revient au même que de lancer un nouveau réseau – et il ne faut pas s’attendre à ce que cela soit plus simple ou plus rapide. il faut d’abord tester le modèle pendant un an ou deux avec un pilote, soit sous forme de joint-venture avec un partenaire local, soit sous forme de franchise qui serait le futur master franchisé.18 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErTraduire son concept ne se fait pas qu’au sens littéral. Il faut revenir à l’ADN de sa marque, à ce qui en fait l’essencetoutes les informations utiles : les éléments politiques, structurels, la démographie, la population, l’économie... et envisager les potentielles complications, et pour le deuxième aspect, trouver des éventuels partenaires et fournisseurs, ainsi qu’étudier « la meilleure façon de s’y implanter : en master franchise, en franchise directe (c’est rare), en joint-venture..., énumère laurent delafontaine. Chaque pays a ses habitudes et spécificités qui peuvent rendre préférable l’une ou l’autre de ces solu- tions. » la master franchise est la plus économique : elle consiste à confier à un tiers, qui est un franchisé, le développementpartie). il faut en fait revenir à l’adN de sa marque, à ce qui en fait l’essence. En effet, la marque est ce sur quoi on capitalise ; il est donc essentiel de bien maîtriser son concept avant de vouloir le traduire.selon les pays (la Suisse n’en demande pas). Une fois tout cela accompli, le plus important reste de se donner le temps. ilque lancer un réseau àJean-Marie Benoist]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Interview croisée - Thiriet, Depil Tech, deux générations, deux visions de la franchise Meneurs d’hommesCinquante ans d’expérience pour le premier, cinq pour le second. l’un dans le surgelé, l’autre dans l’épilation. deux générations, deux parcours singuliers, et un entretien... au poil !Comment définirvos activités respectives ? Claude Thiriet : J’ai créé l’entreprise en 1966. Elle propose, presque 50 ans plus tard, plus de 1 200 produits surgelés, de l’apéritif au dessert, dont 450 recettes de glaces et pâtisseries toujours fabriquées dans notre usine historique des Vosges. Nous possédons aujourd’hui 90 centres de livraison à domicile répartis dans toute la France et en Belgique, 180 magasins en France métropolitaine, dans les doM toM et au Benelux, pour 1,5 million de clients. thiriet, ce sont plus de 2 800 collaborateurs pour un Ca del’avantage de notre service, c’est que la commande est prête en quelques heures seulement. de nos jours, les consommateurs souhaitent tout avoir rapidement et surtout garder le choix. la stratégie multicanal est un réel avantage car elle permet d’intégrer le changement de modes de consomma- tion. Je crois que nous avons aussi su nous entourer d’une équipe expéri- mentée composée de chefs et de spé- cialistes capables de décrypter les ten- dances et de répondre aux demandes des consommateurs pour faire de nous une marque singulière, à la fois de proximité et dans l’air du temps. JBM : la franchise fonctionne bien en France, l’esthétique fait 11% de croissance par an avec de belles réus- sites, à l’image d’Yves rocher, de Body Minute et de Beauty Success,puissent par exemple nous proposer des locaux adaptés à nos critères d’im- plantation. En retour, nous leur mettons à disposition nos produits, notre marque, notre concept magasin, nos outils marketings, commerciaux et notre savoir-faire. de plus, la franchise nous permet de collaborer avec des entrepreneurs, des commerçants, des managers qui doivent être de véritables acteurs au sein de la vie du magasin, tout cela dans le buthabitudes alimentaires des Français, avec des produits axés sur la santé, la traçabilité, le rapport qualité-prix. C’est cela qui nous rend attractif dans le monde de la franchise. Cela permet à nos futurs partenaires de se projeter sur des zones géographiques bien ci- blées et à fort potentiel. reste qu’un futur franchisé doit être actif dans la recherche de locaux commerciaux et400 M€.Jean-Baptiste Mauvenu : Je me suis associé avec mon frère Paul pour créer depil tech et ouvrir notre premier centre en mars 2011, après avoir dé-de dynamiser les Ca et points de vente.JBM : Je connaissais bien le monde de la franchise dans l’optique et, en parallèle, avec mon frère, nous avions fait du marketing de réseau dans les télécoms. Nous avons beau- coup appris sur le networking, le travail en équipe et sur la façon de construire un réseau. Comme notre premier centre a très bien fonctionné et que nous voulions transmettre notre savoir-faire, nous avons décidé de créer un véritable pôle de formation, à Nice, un vaisseau amiral, rassurant à la fois en termes d’assise et d’accom- pagnement. tout est parti de là : apprendre aux autres àLa stratégie multicanal est le moyen d’intégrer le changement de modes de consommationcouvert la lumière pulsée. avec cette technologie, nous proposons, en six séances, une épilation garantie à vie. Cela représente 90% de notre Ca. la même machine permet aussi de faire du photo-rajeunissement en réépais- sissant naturellement le derme de la peau. Nous avons associé à cette offre des produits cosmétiques. tout est allé très vite pour nous avec 10 ou- vertures la première année, 24 la se- conde, puis 12 en 2013, 35 en 2014 et autant cette année. Nous aurons 100 centres en 2014, soit l’ouverture d’un centre par semaine en ce moment. l’objectif est d’en avoir 400 à terme, avec un développement important à l’international.Quels sont les mutations et enjeux de vos secteurs ?CT : l’arrivée du drive offre plus de flexibilité aux consommateurs. Nous proposons donc ce service dans l’en- semble de nos magasins. il suffit de passer sa commande en ligne et de passer le jour et l’heure de son choix en magasin pour reprendre ses produits.20 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErune hiérarchie où nous nous classons quatrièmes en chiffres d’affaires, Es- thetic Center étant devant nous en termes de points de vente. Nous restons la seule franchise à ne faire que de la lumière pulsée – nous avons d’ailleurs l’exclusivité sur la meilleure machine du marché. les autres acteurs sont des esthéticiennes indépendantes et des dermatologues. Nous devons aussi tenir tête au lobby des médecins qui voudraient faire croire qu’il s’agit d’une technologie médicale. Nous al- lons donc devant les tribunaux régu- lièrement, lesquels nous donnent raison parce que la lumière pulsée fait partie des technologies très sûres, sans risque pour la santé avec une efficacité avérée.Pourquoi avoir fait le choix du dé- veloppement en franchise ? CT : le groupe a décidé d’ouvrir son réseau de magasins à la franchise afin d’accélérer son développement. Nous souhaitons bénéficier de la connais- sance terrain de nos candidats à la franchise sur leurs secteurs géogra- phiques de prédilection, afin qu’ils© Luc HautecoeurClaude iriet, PDG de irietDe formation comptable, inscrit à l’école de la Chambre de Commerce spécialisée dans les métiers de bouche à Paris, Claude iriet hérite brutalement de la boulangeriepaternelle située à Eloyes, dans les Vosges, en 1966. L’entreprise fournira ses premiers grossistes en 1970 avant de se spécialiser dans les crèmes glacées quelques mois plus tard, puis d’investir dans un site de production et de créer un réseau de distributeurs exclusifs dès 1975. 1985 verra la création de la première gamme de pâtisseries surgelées.faire de l’épilation définitive en six séances, apprendre à vendre aussi, et savoir gérer son entreprise pour former de vrais franchisés, opérationnels lors de l’ouverture de leur centre.Éprouvez-vous des difficultés pour recruter des franchisés ?CT : C’est d’abord le marché qui guide le franchisé. Celui des surgelés est dynamique et répond aux nouvellesforce de propositions, ce qui freine parfois l’enthousiasme de candidats évidemment confrontés aux réalités d’un investissement initial, compris entre300000€et350000€Htavec un apport personnel de 30 à 40 %. JBM : À ce jour, la seule difficulté à laquelle nous pouvons être confron- tés peut être celle d’un profil qui ne cadre pas avec ce que nous recher- chons, c’est-à-dire des gens que l’on]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°9Interview croisée - Thiriet, Depil Tech, deux générations, deux visions de la franchisewww.ecoreseau.frClUB ENtrEPrENdrEpeut coacher avant tout, qui veulent intégrer un concept clé en main. le modèle est établi : pas question d’en appliquer seulement 50%. Ceux qui ne veulent pas 100% du concept ne peuvent pas travailler avec nous. tout ce que vous avez dans un centre depil tech fait partie du cahier des charges, comme chez Mcdonald’s ou dans un salon Jacques dessange. il faut aussi aimer le haut de gamme et s’y reconnaître. Nous cherchons des partenaires ambitieux, des gens qui ouvrent plusieurs boutiques. 30% du réseau a déjà ouvert un deuxième centre et, pour, certains un troisième. C’est aussi ce qui prouve la santé et la rentabilité de la franchise ainsi que la demande.de les informer et de répondre à leurs questions. Nous accompagnons nos franchisés dès la recherche du local commercial (visite terrain, réalisation d’étude de marché, élaboration de compte d’exploitation prévisionnel...) jusqu’au suivi au quotidien de leur magasin (optimisation de leur renta- bilité magasin, force de proposition pour développer leurs performances de Ca, échanges sur l’évolution stra- tégique du groupe et de leur zone commerciale...), en passant par un accompagnement au niveau juridique, technique et marketing pour l’ouver- ture de leur magasin. l’ensemble des actions commerciales créées pour no- tre réseau de magasins en succursale est par ailleurs mis à la dispositionQuelles sont les valeurs spéci- fiques à votre entreprise ?CT : d’abord une marque chargée d’histoire qui reste proche de ses ra- cines, à l’image de son usine et de ses ateliers de fabrication de glaces et pâtisseries, installées à Eloyes de- puis toujours. Notre message est très clair : une transparence sans faille à travers huit engagements qualité qui s’appliquent à l’ensemble de nos pro- duits, des filières avec des circuits courts et certifiés, la priorité donnée aux produits d’origine France, une attention à la préservation des sa- voir-faire ainsi que l’amélioration permanente des recettes et le respectde la franchise qui, selon les chiffres dont je dispose, voit 5 à 10% de fer- metures chaque année, nous revendi- quons une politique de zéro fermeture de centre.Quel travail effectuez-vous en termes de communication ? CT : il est intimement lié à la qualité des produits. En plus des envois mensuels de promotions spécifique via un iSa ou des emailings, nous avons en effet créé le site les coulisses de la qualité (www.lescoulissesdela- qualité.com), en partenariat avec Julie andrieu. Cet outil, qui est l’abou- tissement de plusieurs années de travail, est entièrement dédié à la qualité de nos produits et à la trans- parence sur les origines des produits, y compris sur les légumes, ce qui n’est pas obligatoire en France. Nous privilégions les produits d’origine France, nous limitons l’utilisation des additifs, avec une priorité aux additifs naturels ; enfin, nous nous interdisons certains produits tels que le colorant azoïque ou les exhausteurs de goût ainsi que certaines origines comme les poissons d’asie, et nousde nos franchisés partenaires. Concrètement, nous avons chaque mois plus de 70 pro- motions sur l’ensemble des familles de produits.de l’environnement.JBM : la culture du challenge et du travail en équipe. la première chose que j’ai apprise dans le marketing de réseau, c’est évoluer en équipe. Nous sommes dans le management par l’exemple : l’envie constante de s’amé- liorer, d’être meilleur que la concur- rence et d’être leader de son secteur. il faut aussi être passionné par l’ac- cueil, l’hygiène, le service. Nous fai- sons du haut de gamme qui, s’il ne connaît pas la crise, est loin d’êtreJBM : Nous avons cinq ar- chitectes qui travaillent au siège de la franchise et qui sont char- gés de faire tous les plans d’aménagement. ils sont aussi les maîtres d’œuvre d’entre- preneurs partenaires qui font les travaux. tout est internalisé chez nous, avec un ingénieur informaticien, un pôle de télé- opératrices, une cellule mar- keting de six personnes dont un travail spécifique sur le webmarketing supervisé par notre dG, un ancien de chez Google dublin, l’un des meil- leurs experts en Europe sur le sujet. En tout, 40 personnesCeux qui ne veulent pas 100% du concept ne peuvent pas travailler avec nous© Renaud Corlouërnouveaux commerçants.JBM : Nous aimons la com’ et nous avons travaillé sur des campagnes qui ont trouvé un bel écho et nous ont apporté de la notoriété au niveau national, notamment notre pub phare « Une boule de poil peut en cacher une autre » qui mettait en scène un chat et une jolie femme. Elle a été énormément reprise dans les médias et vue cinq millions de fois sur in- ternet. Un joli succès sur lequel nousdiplômé d’un BTS en école d’optique, Jean-Baptiste Mauvenu devient d’abord gérant d’un magasin d’optique indépendant à Paris à l’âge de 21 ans. Une expérience fondatrice qui du- rera sept ans, lui qui tint également une boutique professionnelle de lunettes sur eBay. Il a lancé, avec son frère Paul qui gère les parties BtoC, réseau et marketing, Depil Tech en 2011. Ce jeune entrepreneur de 32 ans a notamment pour mission la gestion financière de l’entreprise et le développement franchise, en France et à l’international.que nousQuels sont vos points forts et vos actions vis à vis des franchisés ? CT : thiriet est avant tout, une en- treprise française et surtout familiale, avec des valeurs fortes. Nous sommes à la fois fabricant et distributeur, nous revendiquons 150 innovations par an, proposant la livraison à domicile, le magasin et le drive. Enfin, nous avons un service consommateurs qui permettravaillent au siège. Nous nous appuyons aussi sur des directeurs de succursales à Nice, antibes, Cannes, Marseille, Paris et Boulogne qui sont autant de points d’ancrage pour faire remonter les expériences et les informations. Nous avons, sur le terrain, une équipe de sept animateurs réseau qui assistent et sont chargés du suivi avec le fran- chisé.bystique, transformer l’essai !JBM : il faut l’envisager avec, comme réponse, le goût du challenge, le dy- namisme, la gnaque. Nous avons fermé un seul centre en cinq ans, à la rochelle, pour des raisons per- sonnelles. Pour ne pas nous planter, j’essaie de challenger tout le monde, moi compris, puisque je viens d’ouvrir mon septième centre. dans un mondenenousendormonspaspuis. avons signé, en mai dernier, un contrat avec Sébastien Chabal, qui devient notre égérie pour trois ans, et avec qui nous allons sortir un nouveau visuel tous les deux mois. Nous allons également poursuivre nos campagnes de webmarketing, sachant que 30% de notre Ca au ni- veau national en provient.simple. Cela demande d’être un bon le revendiquons. Notre communi-commerçant, ce qui s’apprend, tout le monde n’ayant pas cette âme au départ. Être irréprochable, c’est, je trouve, ce qui manque chez certainscation s’articule aussi autour d’une charte composée de huit engagements qualité forts, reprise dans l’ensemble de nos supports.Jean-Baptiste Mauvenu,Co-fondateur de Depil TechQuelle est votre perception de l’échec ?CT : les échecs que nous avons tous un jour ou l’autre vécus doivent nous permettre d’obtenir des succès. En effet, la clé du succès réside dans notre capacité à rebondir, à transformer les échecs en leçons d’apprentissage, de vie, et surtout à savoir les surmonter, pour ensuite, permettez moi cette métaphore rug-Propos recueillis par Olivier RemydéCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr 21]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE En immersion - La Mie Câline dupainetdes«je»dla Mie Câline a offert à Betty et Christophe Chatelin, place de la Nation à Paris, une famille soudée. Plongée dans la le pain, les sandwichs et la pâtisserie...epuis 1985, la Mie Câline, il y en aura pour tout le monde. puis le début de formation pour une franchise de terminal Qui aurait cru qu’un jour cette ex- Christophe Chatelin et pour finir, de cuisson et de restaura- employée de Mcdonald’s négocie- l’ouverture de la Mie Câline placetion rapide, s’est développée partout rait un tel virage ? après quelques de la Nation. « Le siège ne voulaiten France et représente aujourd’hui un réseau de plus de 200 magasinsannées passées chez le roi du fast- food, Betty et Christophe Chatelinpas vendre cet emplacement, nous l’avons repris en tant que gérants. Puis, nous avons décidé d’ouvrir une Mie Câline à Gare du Nord, Boulevard Magenta. Celle de Nation a été laissée en gérance à quelqu’un d’autre ». Malheureusement, le nouvel emplacement n’a pas été couronné de succès. la concurrence folle et quelques incidents du quar- tier ont poussé le couple à vendre leur affaire. « C’était un échec très dur à encaisser. Et même si Macdo nous a bien formés psychologique- ment et moralement, nous avons tous les deux eu une remise en question qui a débouché sur un bi- lan de compétences de mon époux. Le bilan a confirmé qu’il était fait pour ce travail. Nous ne pouvions pas baisser les bras, tenaces que nous étions ! », se remémore Betty Chatelin. a la question, pourquoi avoir à nouveau ouvert une franchise à Nation après un échec, elle répond avec le sourire : « Parce que la Mie Câline ne nous a pas laissé tomber ! ». Comme si Nation était leur endroit de prédilection, les Chatelin sont revenus à cet endroit en qualité de gérants. Cinq ans après, après avoir redressé le chiffreUn peu de couleur dans la grisaille parisienne...qui fédère près de 2 000 franchisés et collaborateurs. En 2015, 214 points de ventes ont été créés au sein du réseau, qui entame mainte- nant un développement à l’interna- tional au travers de transferts in- dustriels et de compétences. En pro- posant à la fois des produits tradi- tionnels tels que les pains, les vien- noiseries... ou encore du fast-food à la française (sandwichs, salades, produits traiteurs), l’enseigne attire en moyenne 580 clients par jour et par magasin.décident de se lancer dans leur pro-pre affaire. « Nous étions habituésà faire beaucoup d’heures chezMacdo. Mon mari en tant que di-recteur, moi en qualité de manager.Le travail ne nous faisait pas peur »,explique Betty Chatelin. C’est en d’affaires pour arriver à un peu22 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr1999, au salon de la franchise, que le couple fait la rencontre d’andré Barreteau, le fondateur de la chaîne Mie Câline. « Il était présent au stand avec sa famille. Leur contact humain très accessible nous a tout de suite séduits. En plus, l’image d’une affaire familiale nous cor- respondait bien ». S’ensuivent alors des entretiens et des rendez-vous,plus de 850 000 d’euros, au mois de janvier 2015, ils ont pu de nou- veau rentrer en franchise. « Grâce à la Mie Câline, nous ne sommes jamais senti seuls. Différents ser- vices comme la DRH, comptabilité, marketing... sont toujours à notre disposition pour nous aiguiller et nous aider dans le management des équipes ou la concurrence. ToutUN SUCCÈS APRÈS UN ÉCHECl’odeur du pain chaud et des crois- sants au chocolat chatouille les na- rines. la Mie Câline, sur la place de la Nation à Paris, nous enlace de ses effluves pâtissiers. Betty Chatelin, se trouve derrière le comp- toir et accueille chaleureusement ses clients affamés. Pas de soucis, des sandwichs et des petits gâteaux,Après sept jours de vente-test, nous avons cessé de commander le sandwich saucisses sèches au vin rouge, qui ne correspond pas aux goûts parisiens]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°9www.ecoreseau.frest très accessible, même le PDG de la Mie Câline, David Giraudeau, est toujours à notre écoute. D’ail- leurs, la hiérarchie reste ouverte et enlève elle-même le côté strict et fermé que peuvent avoir certains sièges. Cela nous permet d’aller plus facilement les uns vers les au- tres, que ce soit entre franchisés ou entre salariés. »maximum de formations. Par exemple, celle des grands comptes ou même de gérance de stocks. Je veux toucher à tout, tout savoir ! »En immersion - La Mie Câlinetoutes ces années, je ne faisais « J’ai d’abord commencé en caisse qu’aider, mais je n’étais pas vrai- comme simple vendeuse, puis en ment impliquée dans notre af- embauchant une équipe, qui se faire. » depuis deux ans, - les compose aujourd’hui de neuf per- quatre enfants étant devenus un sonnes. Je suis devenue directrice peu plus autonomes -, Betty Cha- à part entière ». Pour autant, la telin s’est de nouveau investie. franchisée autodidacte ne compte pasENdrEClUB ENtrEPr. s’arrêter là. « J’essaye de suivre unSOUTIEN AFFICHÉ, LIBERTÉ ACCORDÉEMême si la stratégie est développée au siège, les franchisés gardent une certaine indépendance. Etant plus près du consommateur, ils peuvent décider si l’un des produits proposés par le siège sera commercialisé ou non. « Par exemple, j’ai eu un di- lemme avec un sandwich aux sau- cisses sèches au vin rouge. Je me suis dite qu’à Paris, il ne marchera pas et j’ai eu raison. Après sept jours de vente-test, j’ai dit que nous ne les commanderions plus. » Une diversification qui n’est pas très réussie, ce qui n’est pas grave puisque la Mie Câline innove tous les mois dans ses produits et surtout les formules (étudiantes, du week- end, familiale). reversant 2% du Ca à la Mie Câline pour les services de communication et de campagne, les franchisés ont également le droit de nouer leurs propres partenariats. « Nous sommes en contact avec les universités et les écoles du coin. Il faut dire que les étudiants constituent une grande partie de nos clients de tous les jours ». Bientôt, des travaux seront engagés dans le quartier et les trottoirs prendront un peu plus de place aux automobilistes, ce qui ne déplait pas au couple commerçant. Mais auparavant, il faut préparer le terrain et surtout suivre à la lettre la charte d’hygiène affichée dans le laboratoire, une salle où sont préparés les sandwichs et les salades pour la vente. « C’est très pratique ! Nous sommes prêts pour les contrôles à l’improviste, qui ont lieu une fois par mois ! La qualité et l’hygiène sont au cœur de nos priorités ».FORMATION CONTINUEla Mie Câline est aussi un réel exemple qui prouve qu’il est pos- sible de réussir sans forcément avoir un bac plus sept ou un diplôme lié au commerce. « Contrairement à mon mari, je ne suis pas passé par des études de commerce. Je suis professeur d’anglais et durantdéCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr 23Anna Ashkova]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Portrait - Franchisé de Speed BurgerUn burger nommé désiraPhilippe deberly est arrivé sur le tard dans l’univers de la franchise. aujourd’hui, à 44 ans, il est à la tête de trois emplacements pour Speed Burger. retour sur son investissement personnel et à son sens aigu de l’humain.u départ, Philippe deberly ne indispensable pour résoudre les pro- se destinait pas vraiment à la blématiques posées par la gestion franchise. après son bac, pen- d’une quinzaine de personnes... C’estdant qu’il passe son BtS, il travaille une vie trépidante, et j’aime ça », ré-à mi-temps – tous les week-ends – dans un Macdonald’s qui venait d’ou- vrir sur amiens. « J’avais de bonnes relations avec le responsable, qui me montrait un peu de l’envers du décor : le management, les chiffres... Cela m’a donné l’envie, un jour, d’ouvrir un MacDonald’s », se souvient Phi- lippe. le responsable voulait qu’il reste pour devenir manager, mais Phi- lippe n’a pas choisi cette voie. au lieu de cela, il est parti en école de commerce. Pourtant, il avait pris du plaisir à travailler là-bas, du moins jusqu’à ce qu’une nouvelle équipe ra- tionalise le fonctionnement de l’endroit. En 1993, après l’école de commerce, Philippe arrive sur le marché du tra- vail... et reste neuf mois au chômage ! Ce qui provoque une grosse remise en question, et quand – un peu par ha- sard - l’opportunité se présente d’ouvrir un cabinet de courtage en assurance, il se lance. il y restera 15 ans. Un an et demi après l’ouverture, il rachète le cabinet à son embaucheur d’origine, parti à la retraite. Sans lui déplaire, il sent que quelque chose manque, que ce n’est pas exactement ce qui convient à son caractère.Les montures atten- dent leurs cow-boys...sume Philippe. En bref, il faut de la passion. Sinon, cette situation peut très vite devenir un fardeau. les rela- tions avec Speed Burger sont bonnes et franches – « peut-être un peu trop de ma part, je suis quelqu’un d’entier, sourit Philippe. Si j’ai un souci, je n’hésite pas à me manifester ! » Et par ailleurs, il reconnaît volontiers qu’il pourrait avoir des relations plus proches avec les autres franchisés de l’enseigne, mais ce n’est pas vraiment sa façon de procéder.LE DÉCLIC DE LA FRANCHISEau fur et à mesure que la routine s’installe, l’envie d’entreprendre se fait plus forte. Et un jour, une oppor- tunité frappe à sa porte : un ami lui parle de Speed Burger. il se renseigne,lors de la signature du contrat de franchise, Philippe avait déjà manifesté son intention d’ouvrir plusieurs points de vente. Si cela lui a pris – à son sens – plus longtemps qu’il ne l’avait prévu, il ouvre son second magasin à Metz, le 24 juin 2013. Comme pour son pre-MANAGEMENT DE PROXIMITÉPour manager des enseignes aussi éloi- gnées les unes des autres, Philippe conçoit ses différents emplacements comme des unités autonomes. il s’oc- cupe lui-même de la gestion, car il aime garder un œil sur la santé de l’entreprise : la comptabilité, les rela- tions sociales, celles avec les fournis-est convaincu, décide d’aller plus loin – et signe, à la fin de l’année 2007, un contrat de franchise avec le réseau de livraison de burgers à domicile. il suit la formation, et ouvre son premier magasin à Nancy, le 15 décembre 2008. « J’ai découvert un nouveau monde, se souvient Philippe. C’était un style de management complètement différent. Cela m’a pris trois, quatre ans pour l’apprivoiser et vraiment ap- préhender les facteurs-clés de suc- cès. »dans lequel elle se réalise. »Si le meilleur livreur du monde se présentait devant moi, mais que le contact ne passait pas, il ne serait pas embauchéassez rapidement, le nouvel empla- cement prend son rythme de croisière. les choses s’accélèrent début 2015, Philippe se voit proposer par le président du réseau, Bruno Bourrigault, d’ouvrir un nouveau point de vente à reims. Philippe accepte, l’ouverture ayant eu lieu le 20 octobre dernier.Cette façon très personnelle de faire les choses se retrouve également dans sa façon d’embaucher. il se fie plus à son instinct qu’à une feuille de sélec- tion. « Je recherche la confiance, ex- plique-t-il. C’est à moi de leur fournir les compétences. » Si ses techniques sont plutôt empiriques, elles marchent : former des équipes soudées est un facteur-clé de succès, et l’aspect humain est important, surtout dans le métier de Speed Burger, où la livraison, pri- mordiale, est avant tout affaire de main-d’œuvre. l’unité et la cohésion sont essentielles. « Si le meilleur livreur du monde se présentait devant moi, mais que le contact ne passait pas, il ne serait pas embauché », sourit Phi- lippe. travailler avec des gens que l’on veut avoir dans son équipe, plutôt que de rechercher la performance pure et dure. de façon évidente, cela marche – « sinon je ne me serais pas vu pro- poser Reims », souligne-t-il. Pour l’avenir, Philippe avoue ne pas être décidé. il ne serait pas contre d’autres magasins, mais sa vie personnellemier magasin, il s’est débrouillé seul pour trouver l’emplacement et conduire les opérations nécessaires, mais c’était par choix : Philippe se définit lui- même comme étant quelqu’un qui aime faire les choses par lui-même. il confie la gestion du point de vente de Metz à sa femme, qui vient du monde de la boulangerie - et était donc déjà habituée au contact client et au travail intense – et avait vu les débuts du ma- gasin de Nancy. « Je l’ai un peu em- menée dans mon rêve, au début, re- connaît Philippe. Mais c’est un milieuseurs... Pour l’instant, l’organisation est un peu déséquilibrée, avec l’ou- verture de reims, mais l’objectif à terme est de consacrer un temps égal à chaque magasin. « La présence phy- sique, sur place, est indispensable, souligne Philippe. Mon rôle est de fixer le cap, et pour cela, je dois être là. » la distance ne lui pose pas de soucis de gestion, car il a intégré ces contraintes dans son style de vie. « Il faut aimer les challenges, se débrouiller pour résoudre des problèmes, et par- dessus tout, il faut aimer l’humain –pâtir. il est donc dans l’hé-Speed Burger en chiffresCréé en 1995, Speed Burger a lancé sa franchise en 2004. Le réseau compte aujourd’hui plus de 48 implantations à travers toute la France.Droits d'entrée : 12 000 €Apport personnel : 60 000 € Investissement global : de 180 à 270 000 € CA réalisable après deux ans : 553 355 € Surface moyenne : 100 m2Redevance fonctionnement : N.C. Redevance publicitaire : 2 %Royalties : 3 % (les villes de – 70 000 habi- tants) ou 5%Type de contrat : Franchise24 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErpourrait en.sitation. Mais une chose est certaine : il ne regrette pas son choix. « En un sens, ce retour au burger, c’est un peu comme si je réalisais mon ambition de jeunesse, réfléchit Philippe. Même si je n’ai jamais directement établi un lien de cause à effet, inconsciemment, cela a dû jouer lorsque je me suis en- gagé... »Jean-Marie Benoist]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[n°9www.ecoreseau.frLeçons de maux - Interview de Jean Samper sur l’échec des réseaux ClUB ENtrEPrENdrE « le franchiseur qui n’a pas réfléchi àson savoir-faire est voué à l’échec »Fondateur de ac-franchise.com, plateforme d’information et de recrutement des franchisés, Jean Samper totalise 40 ans d’expériences dans ce domaine. Point de vue éclairant sur les raisons classiques de sorties de route qu’il a observées.Quels sont les besoins essentiels d’un franchisé ?il est essentiellement guidé par deux motivations : celle de reproduire un succès, mais aussi celle de limiter le risque. Sinon il inventerait et essaierait son propre concept ! le franchiseur se rapproche plus de l’entrepreneur classique, et a la prétention d‘être meilleur que les autres dans un domaine... Mieux vaut qu’il le soit effectivement. Mais il peut arriver qu’il ne réponde pas à un de ces besoins, si bien que la collaboration adu succès, et les éléments pour lesquelles il peut être dupliqué. il importe de garder à l’esprit que le franchisé est plus prudent que l’entrepreneur moyen. on peut trouver chez les franchiseurs, comme dans tout groupe d’êtres humains, des gens légers, même malhonnêtes parfois, mais ceux qui connaissent l’échec sont surtout ceux qui placent leurs projets, leurs envies avant l’opérationnel. ils pen- sent que la compréhension du succès est une évidence, ils ne songent pas à accu- muler les arguments rationnels et rassu- rants visant à convaincre que cela peut être reproduit ailleurs.Peut-il exister d’autres raisons à cette moindre attractivité ? d’autres ne parviennent pas à convaincre les candidats faute de temps, parce qu’ils ne sont pas assez structurés. Bien souventtâche. Gérard Galiègue, désormais en sombrer ses succursales. le risque est retraite, fondateur d’Ex’im, réseau de alors grand que le réseau soit délaissé. franchise spécialisé dans le diagnostic Je déclenche l’alarme quand dès le débutLe franchisé est par définition plus prudent que le franchiseur, il importe avant tout de démontrer que le concept est duplicabletrès vite du plomb dans l’aile.immobilier, était très compétent, siégeant à la direction de la fédération des diag- nostiqueurs immobiliers donc reconnu par ses pairs. Mais au début allait dans tous les sens, ne rassurait pas les candidats, n’écoutait pas vraiment les franchisés. C’est seulement quand il a recruté des consultants en développement (il aurait aussi pu recruter en interne) que son réseau a décollé. Un franchisé ne pense pas comme le fondateur, et de nouveaux problèmes se posent, de nouveaux besoins apparaissent.Pourquoi certains entraînent-ils les membres dans une descente aux enfers, quand leurs succursales ont réussi ?Parfois le concept est éprouvé et les franchisés affluent, avant de péricliter. Ce cas est plus grave. il s’agit souvent des franchiseurs qui recrutent des fran- chisés avant d’avoir mis en place la structure pour les accompagner, avant qu’ait été édictée une répartition précise des tâches, à quel prix (droit d’entrée), avec quels budgets et quels hommes... des réponses qui supposent une structure de développement, avec des personnes en interne ou externe pour recruter, trouver les emplacements, aider les can- didats à présenter les dossiers aux ban- quiers. le défaut majeur des franchiseurs reste l’excès d’optimisme et la non connaissance des conséquences. de plus il faut continuer d’aider quand le magasin a ouvert, il importe d’aller à la rencontre des franchisés et de prendre connaissance de leurs problèmes. le franchiseur a aussi un business à faire tourner, et s’il s’acquitte tout seul de cette tâche, il court le risque de voirde l’exposé d’un futur franchiseur, j’en- tends la phrase « si j’arrive à recruter des franchisés je mettrai en place telle structure... ».Quelles principales causes d’échec de réseaux avez-vous pu observer ? Soit le nouveau franchiseur ne parvient pas à recruter ses premiers franchisés, soit - configuration beaucoup plus grave - le réseau se développe mais il compte« "Mes chers franchisés, le ré- seau est un bateau qui vogue sur les flots", qu’il disait... »Est-ce que certains ont touttrès vite une multitude de membres qui accumulent les pertes.Pourquoi un franchiseur ne parvient pas à convaincre des candidats de devenir franchisés ?Bien souvent le franchiseur possède un ou plusieurs magasins en succursale qui connaissent le succès. il cherche alors à vendre une vision, une projection, un rêve, au lieu d’être plus rationnel et de vendre le compte d’exploitation des pi- lotes. Quand il y a un nouveau concept, il faut être capable de prouver les raisonssur 100 contacts, ils ne feront mouche qu’une seule fois. C’est assurément un travail de longue haleine. internet permet de massifier les sollicitations, mais le public sera de qualité inégale, quand les rencontres sur les salons seront plus in- téressantes mais plus rares. le meilleur boulanger du monde ne sera pas forcément le meilleur pour expliquer son activité. renseigner, former, être pédagogue est un vrai métier. Bien souvent il faut faire appel à des personnes extérieures (re- crutement en interne ou recours à des consultants) pour s’acquitter de cettesimplement des difficultés à expliquer ce qui a fait leur succès ? assurément, et c’est souvent dû à un défaut d’analyse des raisons du succès. il est déjà difficile de le savoir en tant que salarié. Ceux qui n’ont pas connu le licenciement, le chômage, les entretiens où il faut se vendre, ne peuvent le savoir d’emblée. il faut beaucoup réfléchir pour savoir pourquoi l’on réussit, pourquoi l’on a opté pour tel choix. le franchiseur doit aussi au préalable s’être comparé à la concurrence, avec un benchmark sur ce qui se voit, en façade, mais aussi sur l’envers du décor : pourquoi tel réseau a une clientèle vieille, jeune, des produits différents... il est alors possible de dire : mon savoir-faire, c’est cela. Ce travail est ardu, souvent incomplet. Certains s’entourent, se remettent en cause. d’au- tres ne font pas le travail en profondeur, ne recherchent pas l’œil extérieur parce qu’il s’agit avant tout de leur bébé, et connaissent ensuite les difficultés. Parfoiss premiers candidats franchisésce sont le.qui disent ce qui ne va pas. Mais il faut l’humilité pour les écouter, ou plutôt les entendre. le défi alors est de simplifier les choses dans le bon sens, de transmettre des concepts et des éléments vite com- préhensibles aux nouveaux franchisés. Celui qui n’a pas réfléchi à son savoir- faire et sa valeur ajoutée est voué à l’échec.Propos recueillis par Julien TarbydéCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr 25]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Créer aujourd’hui - Attirer les clients dans son magasin Créateurs de traficlÀ l’heure d’internet, certains pourraient croire que les points de vente physiques perdent de l’importance. Que nenni, aussi bien pour le franchisé que pour le franchiseur...e facteur essentiel pour attirer des informations sur un client et d’enri- munication – sites marchands, réseaux visitant un site...), pour créer en plus des clients dans son point de chir la connaissance que l’on en a, et sociaux... -, les méthodes classiques du papier une interaction, qui est facile- vente est... son attractivité : si donc de cibler très précisément les offres continuent de fonctionner : les flyers, ment mesurable. dans le même ordrele magasin n’est pas esthétiquement soi- qui lui seront adressées. » les tracts, le street marketing, les panneaux d’idée, des opérations telles que des ca-gné, il ne tentera pas les passants. Une belle vitrine, un panneau lumineux, un intérieur clair avec des produits bien exposés, non entassés... Un b.a.-ba qui« Mince ! Encore une crampe de la mâchoire ! »En fait, il faut que l’expérience client proposée soit convaincante. Pour cela, il faut déjà que le rapport expérience / prix soit acceptable. Et cela dépend ded’affichages... Elles ne sont pas très chères, et sont toujours efficaces. En fait, s’il est difficile de faire des généra- lisations – selon le domaine d’activité, notamment, tous les canaux de com- munication n’auront pas la même effi- cacité -, on peut néanmoins dégager une tendance majeure : plus une opération est omni-canal (déclinée sur plusieurs canaux en même temps), plus elle est efficace. il y a un réel effet de démulti- plication – à condition que le message soit cohérent. il est en effet assez difficile aujourd’hui de séparer le web to store du reste. Si le cross-canal marche en ce moment, c’est parce que le consommateur le demande et le pratique.deaux à gagner, ou un tirage au sort, qui laisse une trace de l’activité du client, permettent de vraiment mesurer l’impact de l’opération.vaut également pour des acteurs BtoB, tels les agence de communication ou experts-comptables. Et il faut également faire de la place aux nouvelles pratiques digitales, comme par exemple mettre à disposition une tablette pour pouvoir commander, consulter... Car à l’heure du web, le client ne vient pas en magasin que pour acheter : il vient pour toucher le produit, recevoir des conseils, et vivre une interaction sociale et humaine. il s’est déjà renseigné par ailleurs. Pour le faire entrer, il va falloir des incitations, des services particuliers. « C’est en ré- pondant à un besoin non-exprimé que l’on gagne le plus de points. C’est la prestation en plus qui va démarquer l’expérience magasin de celle des au- tres », souligne Pascale Pécot, responsable de projet chez adventi Franchise, un cabinet de conseil en création, dévelop- pement et management des enseignes en réseau. les possibilités sont multiples : retrait d’achat, promotions spéciales, instauration de rendez-vous (par exemple des ateliers-conseils pour des enseignes de décoration)... il ne faut pas hésiter à tester. « Il y a beaucoup à inventer en terme d’offre de services, estime Gabriel dabi-Schwebel, fondateur de l’agence 1m30, spécialisée en inbound marketing. Il est possible grâce au web de recueillir26 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErl’emplacement : le client n’aura pas les mêmes attentes dans un centre com- mercial qu’en centre-ville. Par ailleurs, il faut qu’elle soit agréable. « Les études montrent que le plaisir compte jusqu’à 50% de l’expérience d’achat, souligne Pascale Pécot. La gentillesse du per- sonnel, les bons conseils, le bon ac- compagnement, les modalités de livrai- son... Tout cela y participe. » En unMais le travail du tissu local – et donc l’emplacement - reste très important. la boutique fait partie d’un quartier, d’une rue, ou encore d’un centre com- mercial. il faut donc travailler « au corps » sa zone de chalandise : faire partie des organisations commerçantes locales, participer aux festivals, aux bra- deries, faire du sponsoring d’événements locaux, du mécénat... « Pour des zones touristiques, il peut être intéressant de jouer sur l’effet « Place Vendôme », c’est-à-dire s’installer très près de ses concurrents afin de créer une identitéMais la vrai nouveauté est la mesure en direct de la fréquentation du magasin, grâce à des beacon, de la mesure du son, une box WiFi... « Notre solution, la Relaybox, repose sur les téléphone mobiles et le WiFi : il compte le nombre de téléphone dans son périmètre – ce qui ne donne pas des chiffres exacts, tout le monde n’ayant pas de smartphone, mais des tendances générales solides, estime denis tanneux, directeur général et co-fondateur de relaymark, un éditeur de logiciel conçus pour aider les enseignes à développer et gérer leurs points de vente. En comparant les magasins à d’autres, sur des plages de temps données, on peut avoir une bonne idée de l’effi- cacité d’une opération. » Ce genre de services – avoir ainsi le roi, même ap- proximatif, d’une opération de commu- nication – a été longtemps du domaine du fantasme pour les enseignes, mais la technologie aujourd’hui le rend possible - y compris, par exemple, mesurer l’ef- ficacité d’un événement délocalisé (en- dehors du magasin) : il suffit d’installer la box sur les lieux. on peut même – siIl se produit entre un vendeur et un client un acte d’achat ; entre un client et un commerçant il s’agit d’une relation,et cela change tout...sens, il faut retrouver la vocation de commerçant. il se produit entre un ven- deur et un client un acte d’achat ; entre un client et un commerçant, il s’agit d’une relation. tout y participe : un vrai bonjour, un vrai sourire, un parcours client soigné, des produits accessibles... une véritable addition de détails.géographique, comme la Place Vendôme est synonyme de bijoux à Paris », ajoute Gabriel dabi-Schwebel.la surface du magasin le permet – suivre le parcours du client dans le magasin, et savoir où il s’est arrêté – par exemple,SE FAIRE CONNAÎTRE DANS LE QUARTIERMais ce n’est pas tout de soigner l’ex- périence client : il faut aussi le faire savoir. Si l’arrivée du web a offert aux réseaux des nouveaux modes de com-MESURER, TOUJOURS MESURERUn facteur important, pour savoir quels sont les opérations les plus efficaces, est de pouvoir mesurer les variations de trafic dans les points de vente. Par exem- ple, on peut greffer sur des opérations « physiques » (flyer, tract...) une opé- ration complémentaire par téléphone (avec un flashcode, ou un coupon récu- pérable en appelant un numéro où ens’il est pas.est en ce moment promu à l’entrée. Certes, il reste à partager (entre le point de vente, la direction régionale, la tête de réseau...) et à analyser de façon in- telligente toutes ces données récoltées pour arriver à des conclusions opéra- tionnelles utiles. Mais disposer de ces données va rapidement devenir indis- pensable.sé par le rayon du produit quiJean-Marie Benoist]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Zoom secteur - Services à la personneMétiers d'attentions et d'avenirGarde d’enfants, soutien scolaire, aide aux personnes âgées, jardinage, ménage, dépannage... les services à la personne (SaP) ont décollé. Mais l’ascension n’est pas terminée.d epuis l’adoption de la loi Bor- loo en 2005, les SaP déve- loppés en franchise n’en fi- nissent pas de progresser. Même la crise n’a pas ébranlé ce secteur de bienveillance. En effet, son chiffre d’affaires a évolué en continu ces cinq dernières années, passant de 1,60 mil- liard d’euros en 2010 à 1,76 milliard en 2014. Une croissance qui va de pair avec une progression constante du nombre de réseaux : de 160 en 2010 à 194 en 2014. Nova, qui regroupe l’ensemble des informations sur les organismes de SaP en France, com- munique que 33 100 organismes de SaP ont été enregistrés au 1er janvier 2015. Parmi eux, 40% sont des entre- prises, 19% des associations, 37% des autoentrepreneurs et 4% des établis- sements publics. Quant aux franchises, elles ont également suivi crescendo : depuis 2013, 166 franchisés ont rejoint le secteur pour atteindre à ce jour un total de 4 857 (soit une hausse de 3,4%). avec 1,4 million de profes- sionnels (selon la darES), le secteur représente aujourd’hui un poids éco- nomique important dans l’économie française. le fameux plan Borloo a permis tout d’abord de définir le28 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErsecteur, puis de le ré- glementer en 21 mé- tiers. trois grandes fa- milles sont ainsi appa- rues : services à la fa- mille (la garde et l’ac- compagnement des en- fants, le soutien scolaire, l’assistance informa- tique et administrative) ; services de vie quoti- dienne (tâches ména- gères, jardinage, bri- colage...) ; services aux personnes âgées (toi- lette, lever, coucher, ha- billage...). le secteur bénéficie également d’une incitation fiscale (crédit d’impôt à hau- teur de 50% des sommes dépensées et administrative pour les ménages, avec les Cesu préfinancés qui se sont rapidement imposésont une formidable opportunité de créer de nombreux emplois au niveau local, de contribuer activement à la santé économique et sociale de leur région. « local, ce secteur est plein d’avenir », déclare éric Schneider, di- recteur du développement franchise & international du Groupe o2, leader sur le marché. « Environ 4,5 millions de foyers ont déjà recours aux SAP en France, et on estime qu’au moins trois millions de foyers supplémentaires en auront besoin dans les prochaines an- nées. » o2 enregistre une croissance moyenne de 20% par an, ce qui dé- montre le dynamisme et le potentiel de ces activités. Cette forte demande s’explique aussi bien par les mutations de la société (vieillissement de la po- pulation, augmentation du taux d’ac- tivité des femmes et celui de la fertilité, mais aussi les crédits d’impôts octroyés aux services à domicile) que par une évolution des mentalités. « de plus en plus, les gens privilégient « l’être » à « l’avoir ». ils veulent gagner en qualité de vie, profiter de leur famille, consacrer du temps à leurs loisirs... les SaP apportent des réponses concrètes à leurs besoins. de plus, « la corrélation entre le dispositif fiscal et le secteur d’activité a une in-reste le recrutement des collaborateurs. Un frein qui s’expliquerait selon alain Bosetti, Président du salon des services à la personne, par une désunion des acteurs du secteur (associations et en- treprises). « Ce dernier gagnerait à ce que tout le monde parle d’une voix plus unie. Aujourd’hui, chacun a des modèles de fonctionnement différents, prend parti et demande au gouverne- ment des avantages, ce qui cause des malentendus. Il faut que la confiance soit commune à toute la chaîne, du client au gouvernement : confiance des particuliers aux organismes, confiance des collaborateurs dans la capacité à les faire progresser et enfin une législation stable sur le plan fis- cal. » Un avis soutenu par Julien Moineau ; « si nous pouvions avoir un cadre plus serein, nous pourrions développer plus facilement des stra- tégies ». Ces dernières se créent sur le plan du marketing (habillage des offres, packages et formules), gestion des collaborateurs et des formations. des innovations percent également grâce aux nouvelles technologies et rendent le travail plus facile et rapide. « C’est un investissement fiable. Il ne nécessite pas de stocks spécifiques, pas de droit au bail. Il s’appuie sur la sécurité etLe SAP en franchise fait évoluer les mentalités...comme moyen de règlement de nom- breuses prestations. a ce titre, en 2014, 806 ont été émis pour 958 000 bénéfi- ciaires. Un essor qui doit tout à la de- mande particulière, émanant à ce jour de 4 millions de ménages. Cependant,Les gens privilégient plus « l'être » à « l'avoir ». Ils veulent gagner en qualité de vie, profiter de leur famille, consacrer du temps à leurs loisirs... Les SAP apportent des réponsestNS Sofres (référence des études mar- keting et d’opinion en France) estime que ce n’est pas encore assez et que 2,8 millions de ménages supplémen- taires pourraient avoir recours à ces services. Ce qui provoquera une pro- chaine création fleurissante de nou- veaux métiers et surtout de nouvelles tendances dans le secteur.cidence positive, notamment pour le service du ménage », ajoute Julien Moineau, Président de l’entreprise axeo Services.sérénité du business model », ajoute Julien Moineau. « A nos yeux, les pre- miers facteurs de succès sont la moti- vation de l’entrepreneur et son appé-TENDANCE QUI VA PRENDRE ENCOREDE L’AMPLEURle secteur est pour l’heure le plus créateur d’emplois dans notre pays. Peu mature, il ne permet pas encore de distinguer les organismes tradition- nels des nouveaux. les entrepreneursDES DIFFICULTÉSÀ LA CLÉ DE LA RÉUSSITE Malgré tous ces bons côtés, il ne faut pas oublier que le secteur privé ne re- présente que 8% du secteur déclaré, et que le travail au noir reste très présent en France. Mais les dirigeants du réseau ne désespèrent pas. « C’est un levier pour nous. De plus en plus de clients, pour des raisons de risques ou de réduction d’impôt, font appel à nos services. », explique Julien Moi- neau. Une autre difficulté surprenantetencepourlesecteur.No.chisés doivent également avoir la ca- pacité à maîtriser les trois pôles d’ex- pertise d’un responsable d’agence : les ressources humaines, la gestion d’un centre de profit et le développe- ment commercial. Il est évident que disposer d’une marque forte et impli- quée facilite grandement les choses », conclut éric Schneider.s futurs fran-Anna Ashkova]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Ménage RepassageAide à domicileGarde d’enfantsJardinage✓ Marché porteur✓ Accompagnement permanent ✓ Réseau participatif✓ Liberté d’entreprendre✓ Expérience du réseau60agences en France7000 clients réguliers1200collaborateursVotre candidature :developpement@free-dom.fr02 51 82 71 51www.free-dom.fr]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Zoom secteur - HôtellerieChaînes en or qui brillentQue celui qui n’en a jamais abusé jette la première pierre...question chez nous de catégoriser les clients selon leur niveau de contribution, argumente Arnaud Lemonnier. Notre ambition est de pouvoir recevoir trois ouvriers en camionnette et un patron en A6 qui a les moyens mais qui vient chez nous parce qu’il s’y sent bien. Nous vendons du sommeil, nous sommes donc d’abord jugés sur la literie pour laquelle nous avons signé un partenariat exclusif avec Bultex, comme nous en avons un avec Drouault pour nos oreil- lers. Au début, cela a fait sourire la profession, mais B&B s’est de plus en plus rapproché du « back to basics », c’est-à-dire confort, propreté et ac- cueil. » avec un vrai service qui a fait la différence : l’enseigne a investi près de 3 M€ dans la fibre ces dernières années pour que 80% de son parc pro- pose 100Mo de débit. Un wifi déjà gratuit depuis plus de 10 ans dans les salles de petit déjeuner et à la réception. « Un indispensable. Aujourd’hui, s’il y a un problème d’eau chaude quelques minutes dans un hôtel, les gens vont dîner et prennent leur douche ensuite. Si vous avez une coupure de wifi, c’est une marée humaine à la réception dans les 10 minutes ! » autre enseigne, mais stratégie semblable chez akena avec ses offres City et Soft. Ce chal- lenger qui a de l’appétit comptera 30 hôtels en fin d’année dans l’Hexagone.« 30% moins cher qu’Ibis Rouge, mais avec le même service que chez les Bal- ladins ou Choice Hotels (Quality Cla- rion, Comfort) ». Marc Plisson rentre d’un voyage aux états-Unis les valises pleines d’idées : « D’abord le Thinking outside the box, voir les choses avec une perspective nouvelle, regarder la concurrence, sortir de son hôtel. Cela m’a permis de constater que les services y sont poussés à l’extrême : du wifi partout et en haut débit, des prises USB, des chargeurs pour iPhone, mais aussi une expertise dans le suivi et la relation client. Du mail une semaine avant votre arrivée à celui de bienvenue 24h avant la nuitée, des check in et check out simplifiés, l’invitation à don- ner votre avis sur Trip Advisor, en ré- pondant systématiquement aux avis pour ne pas les subir mais en faire un atout, sans attendre que le client fasse les choses. C’est l’enseigne qui vient à lui.» Chez akena on réfléchit, en même temps que la chaîne amplifie sa stratégie d’affiliation auprès des indé- pendants pour atteindre les 40 hôtels d’ici deux ans, à « l’offre juste pour les commerciaux la semaine, Canal+ et BeINSports pour les grandes affiches de foot et, pourquoi pas, une télévision plus grande et une Playstation pour les familles le week-end, le tout pour 60-75€, le prix moyen chez nous. »èmeU n 233 hôtel B&B à alèsde 400 chambres à disneyland Paris en décembre, 135 unités supplé- mentaires dont la moitié en franchise sur le secteur économique revendiqué fin août par accorHôtels (Formule 1, ibis, ibis Budget, ibis Styles...), et louvre Hôtels (Première Classe, Cam- panile, Kyriad...) racheté par un fonds d’investissement chinois pour 1,3 Mds d’euros en mars dernier pour devenir un géant mondial. Et de l’autre côté, les quelques 83% d’hôteliers indépen- dants français, de petite capacité « avec 26 chambres en moyenne » selon Coach omnium dans son Panorama 2015 de l’hôtellerie en France, qui pose un problème récurrent de renta- bilité, « sachant qu’en dessous de 35 à 45 chambres (et 50 à 60 en hôtellerie super-économique), il est difficile de s’y retrouver », expose la même étude. des indépendants qui ne doivent leur survie qu’à leur capacité à réinvestir (lourdement) dans leurs équipements, pour faire face aux nouvelles normes de sécurité et d’accessibilité. alors, si certains ont grappillé une étoile lors de la réforme du classement actée en 2012 (les fameux nouveaux panneaux rouge et argent), leur permettant de maintenir voire d’augmenter leurs tarifs, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. le Comité pour la modernisation de l’Hôtellerie et du tourisme Français estime en effet que près d’un hôtel français classé sur quatre est vieillot, voire vétuste et qu’un tiers est à bout de souffle, sans compter les quelque 130 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr700 qui ont disparu depuis 2010. Bref, les petits qui n’ont pas fait le choix d’une affiliation, sont pour beaucoup englués dans de lourdes charges fixes d’exploitation avec des taux d’occu- pation (to) aléatoires, eux qui ont aussi dû se battre contre les ota (Boo- king, accorhotels, hotels.com...) pour préserver leur indépendance tarifaire vis à vis de plateformes qui font désormais référence en lieu et place des étoiles.cet été, avant un établissement17 000 hôtels en France pour un chiffre d’affaires annuel 15,8 milliards d’euros. Si les indépendants du secteur souffrent, les chaînes, elles, sont offensives...PAS DE SINISTROSE !« Un marché aphasique, poussié- reux ? J’ai rarement vu un appétit tel des investisseurs et des family office. Pas seulement sur l’aspect immobilierMail une semaine avant votre arrivée, 24h avant la nuitée, invitation à donner votre avis sur Trip Advisor... L’enseigne vient à vousQUID DE L’ÉCONOMIE GRISE ?l’Union des Métiers et des industries de l’Hôtellerie (UMiH) a déclaré « com- bat prioritaire » la lutte contre la location entre particuliers via airbnb notamment, jugeant « cette concurrence directe déloyale et qui fausse complè- tement le marché ». Pour arnaud le-ou pour des raisons fiscales, mais parce qu’il existe un réel dynamisme dans notre secteur », réagit arnaud lemonnier, directeur de la franchise B&B qui représente 340 hôtels en Eu- rope dont 230 en France. Un groupe ambitieux qui ouvre en centre-ville comme en périphérie, en construction comme en reprise, cette dernière lui offrant, ainsi qu’aux autres, l’énorme avantage de ne pas avoir à attendre deux ou trois ans entre la validation du projet et l’ouverture. Un acteur solide qui a fait le choix de la mono- marque et du monoproduit, au contraire des géants accor et louvre. « PasMarc Plisson, dG du groupe depuis avril dernier, détaille la valeur ajoutée de l’enseigne : « nous amenons une dynamique et l’outil commercial, de l’expertise dans la e-distribution et le e-management, une proximité et un accompagnement qui nous conduisent à être deux à trois jours par semaine quatre sur le terrain... Tout cela, c’est un regard nouveau aussi pour des hô- teliers qui se sentent parfois un peu seuls ou ont pu voir leur TO s’effon- drer. » Pas plus de recette magique chez ce professionnel qui opère un re- positionnement du low cost vers l’éco- nochic, avec pour ambition d’êtreB), attention à ne pas semonnier (B&.tromper d’objectif : « je vois aujourd’hui que l’on veut obliger les particuliers à déclarer leurs locations, leur imposer des normes, les obliger à proposer un minimum de six nuitées... Soyons d’abord exigeants avec nous-mêmes ! De la contrainte nait le talent, alors soyons bons et les clients viendront chez nous. »Olivier Remy]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[VOUSCRÉEZVOTREˆBOITE ?NOUS VOUS ACCOM PAGN ONS !SALON DES ENTREPRENEURS 2 ET 3 JUIN 2015 CENTREDES CONGRÈS LYONCONCEPTION-CRÉATION / // CRÉDIT PHOTO / COLLECTIF ITEM - BERTRAND GAUDILLÈRE1 RÉSEAU, 200 EXPERTS RÉUNIS DANS 46 STRUCTURES SPÉCIALISTES DE LA CRÉATION, REPRISE, TRANSMISSION D’ENTREPRISE.BÉNÉDICTE CURANEST FONDATRICE ET GÉRANTE DE L'ENTREPRISERECETTES & CABAS.@CREER_A_LYON WWW.LYON-VILLE-ENTREPRENEURIAT.ORG]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Zoom secteur - Restauration rapidelBurgers et Bagels mettent les bouchées doublesacteurs nombreux, marché créatif, chiffre d’affaires en hausse constante. Et les gagnants sont...es chiffres ne disent jamais tranché sur son environnement : « C’est actionnaire majoritaire de Quick. Et si d’implantation qui m’assurait de ne toute la vérité sur une situation. un marché qui bouge beaucoup. Il y a d’aucuns demeurent circonspects face pas voir une autre boutique dans la ils peuvent même parfois mentir. cinq ou six ans, nous étions considérés à l’investissement du géant US pour même ville, donc de rendre le lieu assezMais certains sont tout de même évo- comme les voyous de la restauration prendre le contrôle des quelque 500 unique. En fait, cette très jeune franchisecateurs : avec 23 réseaux supplémen- taires en 2014 par rapport à l’année précédente, près de 400 nouveaux fran- chisés (pour un total de 4 837 !), un Ca de 4,21 milliards d’euros (soit + 400 millions en un an), ceux, officiels, fournis par la Fédération Française de la Franchise ne font en effet que souli- gner, années après années, la croissance ininterrompue de ce secteur ultra-créatif. « Un jour, le dessert sera dans le sand- wich », plaisante abdel, gérant d’un Panier Sympa dans un quartier parisien. Un marché pour le moins paradoxal à l’heure des messages anti-malbouffe, où le traditionnel jambon-fromage, s’il demeure une valeur sûre, se laise dis- tancer par les burgers.avec nos burgers. Aujourd’hui, celui qui n’en propose pas à sa carte est unQuick (on parle d’un milliard d’euros), nombreux sont aussi les professionnelsm’a agréablement surpris par son or- ganisation, sa réactivité, son engagement et son suivi, y compris lors des deux semaines de formation. » Une entreprise créée en 2011 qui comptera bientôt 16 points de vente (toulouse, Montpellier et Paris 9e sont sur le point d’ouvrir). Quant aux limites du mono-produit, la question figurait en bonne place sur le document de cadrage de Nicolas au moment de rencontrer ses futurs parte- naires : « Ils avaient déjà la réponse avec une offre de soupes et de bagels chauds à l’entrée de l’hiver, ainsi que des projets de salades pour l’été. Bref, un modèle déjà très bien pensé, attractif mais également flexible. »UN BURGER PEUT EN CACHER UN AUTRESi les coffee shops (Columbus, Café & Co, Comptoir del Gusto, Segafredo, Starbucks) tirent bien leur épingle du jeu mais demeurent, positionnement oblige, limités sur leur offre de restau- ration, le reste des enseignes du secteur se sont toutes converties, ou presque, au burger. En fin d’année 2014, le ca- binet territoires et Marketing avait éva- lué à 75% la part des restaurants (tra- ditionnels et restauration rapide) l’ayant intégré à leur carte pour près d’un mil- liard de burgers vendus chaque année en France, soit une croissance de 10% par rapport à l’année précédente. UneQuel que soit le style de cuisine, le plat vient toujours plus vite...idiot ! Le nombre d’enseignes, en fran- chise ou en indépendants, se multiplie, et les leaders américains ont de grandes ambitions. Mais, selon moi, cet essor va rester cantonné aux plus grandes villes de France. Il ne faut pas oublier non plus que ce sont des investissements énormes pour lesquels la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous. L’emballage est joli, mais il faut des managers, des patrons pour faire tourner la boutique ». Plus que jamais dans ces moments où les banques demandent trois fois plus d’apport personnel queUNE GREEN FOODÀ SUIVRESi la sandwicherie classique (les Subway, Point Chaud, Pomme de pain, lina’s, la Mie Câline la Croissanterie, Cœur de Blé, Brioche dorée...) et la pizza (Pizza Sprint, Speed rabbit Pizza, Pizza Hut, la Boîte à Pizza domino’s Pizza, le Kiosque à Pizza...) font toujours recette, l’offre « 100% frais » des salad bars participe à la lutte générale contre « des kebabs de quartier clairement moins contrôlés que nous sur le plan de l’hygiène, qui nous font un peu mal même si cela est en train de changer », souligne Bruno Bourrigault. Mieux, la green food, plus qu’une mode ou un effet d’aubaine, devient de plus en plus une nécessité. Et certains s’y font re- marquer. C’est le cas de Green is Better, un concept français comme ne l’indique pas son nom, qui compte une dizaine de points de vente en franchise six ansIl y a cinq ou six ans, nous étions les voyous de la restauration avec nos burgers. Ce n’est plus le casLE BAGEL VEUT FAIRESON TROUil est le sandwich à la mode : le bagel, ce petit pain ferme au levain naturel. Sur ce créneau où le leader US Brueg- ger’s vient d’ouvrir un premier point de vente à toulouse, et qui compte une petite dizaine d’enseignes avec les Ba- gelstein, Bagel Chef, Best Bagels ou encore Factory&Co, le petit français Bagel Corner, créé en 2011, se fait par- ticulièrement remarquer. installé depuis cet été à la rochelle entre un Macdo et un restaurant la Boucherie, Nicolas roudge, par ailleurs franchisé Monceau Fleurs depuis plus de 10 ans, résume le marché et sa satisfaction à servir du bon : « Nos bagels sont préparés et consommés dans un délai de deux heures. Cela a forcément un impact sur le goût. Ce que j’ai trouvé aussi chez Bagel Corner, c’est une stratégiement, et mise aussi surd’expérience à y voir plutôt le gobelet à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Bruno Bourrigault, 20 ans d’expérience dont 11 en franchise ne voyait que cette issue : « Il n’y a clairement pas la place pour un 3e gros opérateur comme Burger King. Cela ne peut finir qu’ainsi ». Peut-être pas une si mauvaise nouvelle donc pour Speed Burger, Big Fernand et autre Mythic Burger.burgermania qui profite autant à la res- tauration rapide qu’à la restauration traditionnelle, pour des produits où c’est avant tout la qualité qui fait la différence, obligeant le secteur à se tourner vers le frais et à le revendiquer avec, pour effet, d’augmenter le niveau général. Bruno Bourrigault, fondateur de Speed Burger, vient d’ouvrir son 50e point de vente. Spécialiste du burger depuis toujours et réalisant 90% de son Ca en livraison, il pose un regard32 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErpar le passé, l’homme est au cœur du commerce. les franchiseurs sont donc prudents sur leurs investissements et ne se livrent surtout pas à de nouvelles « courses à l’armement ». En effet, outre la pléthore d’offre aux consom- mateurs et au candidat à la franchise dans ce secteur, l’offensive de Burger King, revenu en France en 2013, pourrait rebattre les cartes. l’américain est en effet entré en négociations exclusives fin septembre avec le groupe Bertrand,après son lance.son service livraison. « Vous commandez votre salade, nous vous la livrons ». itou pour ankka, lancé en 2010 pour une consommation sur place ou à em- porter, d’une salade composée devant le client avec comme adN commun une qualité de produits qui fait écho au bien manger. Un positionnement à suivre de près.Olivier Remy]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[PUBLICITÉIls gèrent les revenus de 14 millions de retraitésIls prélèvent 147 milliards d’euros de cotisations obligatoires sur 18 millions de salariés...Pourtant, les conseils d’administrationdes régimes de retraite des salariés du privé sont renouveléssans élection, sans vote de votre part.Vous trouvez ça normal ?Je retourne mon coupon à Sauvegarde Retraites. Je souhaite que la CNAV, l’Agirc et l’Arrco soient contrôlées par des affiliés élus en toute légitimité.Nom : — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — Prénom: ——————————————————————————————————————— Adresse: ——————————————————————————————————————— ———————————————————————————————————————————————— ————————————————————————————————————————————————53, rue Vivienne 75002 Paris Association Loi 1901 Tél : 01 43 29 14 41Signez la pétition en ligne : sauvegarde-retraites.orgConformément à la loi Informatique et libertés N° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux données vous concernant.PÉTITION À FRANÇOIS HOLLANDE Président de la RépubliqueMonsieur Le Président de la République,Les statuts initiaux de la Sécurité sociale prévoyaient que les caisses de retraite devaient être administrées par les affiliés eux-mêmes ou leurs représentants. Or, depuis longtemps, il n’y a plus d’élections libres et la démocratie sociale est aujourd’hui confisquée par des administrateurs cooptés par les syndicats, qui, pour certains, ne sont même pas affiliés aux régimes de retraite du privé et ont toujours refusé de l’être (c’est notamment le cas des ressortissants des régimes spéciaux du secteur public). Je refuse que perdure cette situation qui se traduit par un déficit qui se creuse et des efforts toujours plus importants demandés exclusivement aux salariés et retraités du privé.C’est pourquoi je vous demande, Monsieur le Président de la République, de programmer de toute urgence une réforme réellement démocratique et transparente de la gestion du système de retraite, en introduisant des élections libres aux conseils d’administration du régime général et des régimes complémentaires des salariés du secteur privé.¯Pour rétablir la démocratie sociale, signez la pétition !Franchise & Concept(s) 11/15]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9Y a-t-il un pilote dans le réseau ? lS'établissement pilote, preuve du succès du franchiseur, mais aussi lieu privilégié d'expérimentations. Petit topo.elon le code de déontologie de la franchise, le franchiseur est l’initiateur avoir mis au point et exploité avec succès un concept pendant une périodeClUB ENtrEPrENdrE Business guides - Têtes de réseauxd’un “réseau de franchise” constitué du franchiseur et des franchisés, raisonnable et dans au moins une unité pilote avant le lancement du réseau. dont il a vocation à assurer la pérennité. Ce faisant, le franchiseur devra retour sur le concept de pilote.Franchise à 360°n Moyendedéfenseetargumentde recrutementL’effort de duplication réelle doit se réaliser dans des conditions économiques standardisées », complète laurent delafontaine. autrement dit, si l’unité pilote d’une tête de réseau est située en centre-ville, il semble alors peu aisé de prouver que le concept soit également taillé pour les zones périurbaines voire rurales. idéalement, si le franchiseur vise plusieurs types d’emplacements, il importe de présenter aux futurs franchisés des exemples de pilotes rentables dans chacun des territoires choisis. Un idéal souvent loin de la réalité. le pilote revêt donc cette exigence de conformité avec les futures implantations.34 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr« Il existe des réseaux en franchise sans pilote qui se portent bien, introduit laurent delafontaine, cofondateur d’axe réseaux. Mais, ce n’est pas exemplaire et il est toujours préférable d’avoir éprouvé son concept et de pouvoir démontrer sa duplicabilité ». autrement dit, aucune obligation légale n’oblige un franchiseur à mettre en place un établissement pilote certes, mais la jurisprudence invite les têtes de réseaux à en développer. les raisons ? il va de soiL’unité pilote, au centre de toutes les observationsCe n’est d’ailleurs qu’à ce prix que le porteur de projet pourra s’identifier au plus près de ce que lui vend l’enseigne. au-delà de cet impératif de coller à la réalité du terrain, l’établissement du pilote peut aussi correspondre à un choix stra- tégique du franchiseur qui souhaite mailler le territoire et être au plus près de ses par- tenaires indépendants. « Chaque futur franchisé sera reçu en formation au sein d’un pilote. D’où notre besoin d’être re- présenté sur l’ensemble du territoire. Ainsi, possédons-nous sept points dessocié fondateur axe réseaux Membre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchiseaVparLaurentDelafontaineFranchise ou licence ?ous avez une enseigne commerciale, des sites exploités en propre depuis plus d’un an, éventuellement un sa-voir-faire, la volonté de développer votre concept à des tiers partenaires, mais se pose à vous le choix contractuel et la méthodologie de mise en œuvre. Mon propos n’est pas d’ar- gumenter sur les avantages et inconvénients de tel type de contrat, mais plutôt au travers de trois exemples, de vous interpeller sur l’adéquation entre vos avantages concurren- tiels, le profil de vos futurs partenaires et le contrat cible.Enseigne immobilière, vous recherchez uni- quement des professionnels aguerris et en agence. Vous avez mis en place un logiciel métier unique ainsi qu’un concept architectu- ral moderne. Une licence de marque et un contrat d’utilisation du logiciel vous permet- tront de sécuriser au mieux la relation sans trop d’investissement.Enseigne de restauration thématique, vous proposez à des salariés en reconversion un sa- voir-faire, une formation et une assistance continue sur l’exploitation de votre concept. Un contrat de franchise sera idéal pour proté- ger au mieux votre réseau et le consommateur final.Fabricant d’accessoires pour téléphonie, vous souhaitez commercialiser vos produits uniques à fortes marges à d’actuels commer- çants disposant d’un local de 1er ordre. Un contrat de concession exclusive vous permet- tra de contractualiser de façon pragmatique. En somme, la franchise est un contrat sécuri- sant au mieux la mise en oeuvre du concept à des tiers partenaires, mais qui peut parfois être surdimensionné.le mieux est l’ennemi du bien !qu’une enseigne duplique un succès. En cela, l’unité pilote incarne la preuve que le savoir-faire est identifié, expéri- menté et fiable. Si bien qu’en cas de contentieux ou de litiges, ces établisse- ments et leurs résultats peuvent infléchir une décision juridique. d’autant que le pilote prouve que le concept peut être dupliqué ailleurs avec la même réussite. « Les pilotes prouvent que le modèle du franchiseur est assez probant et identifié pour être pratiqué par un tiers », explique laurent delafontaine, cofondateur d’axe réseaux.vente pilotes : deux à Paris, un à Metz, Béziers, Niort et Cabriès », énumère arnaud Guérin, responsable de réseau chez Cash Express (110 franchisés).En termes de gestion, le pilote sera soit détenu en direct par le franchiseur, soit sera entre les mains d’un franchisé. dans tous les cas, son bilan comptable devra être représentatif de l’activité du futur franchisé. Si ce dernier est exploité en direct, mieux vaut prendre en compte qu’aucune redevance, ni royalties n’entrent dans le bilan comptable. a ce sujet, les experts de la franchise s’accordent sur le fait que démontrer la viabilité d’un pilote sur une seule année n’est souvent pas suffisant. « Tout dépend du secteur d’activité. Mais le pilote doit attester d’une bonne rentabilité sur une période significative. Dans l’immobilier, par exemple, le lancement de l’activité est long et il faut en général attendre plusieurs années pour obtenir de bons résultats », explique laurent delafontaine.n Le laboratoire du franchiseur l’actualisation du savoir-faire passe donc par une phase d’ex- périmentation de nouveaux produits, services, outils de gestion. l’idée : faire progresser ou garder un avantage concurrentiel face aux autres acteurs.« Nos établissements pilotes permettent de répondre à la question du « que mettre en place au sein de notre réseau » pour en améliorer les performances », observearnaud Guérin. dans cette perspective, ce type d’établissement a la vocation de tester en primeur les nouveaux outils avant une future im- plémentation à l’échelle du réseau. « Au sein de nos différents pilotes, nous avons donc éprouvé un nouveau système de stock en ligne, une borne pour réduire les files d’attente, un système d’extension de garantie plus longue... », constate le responsable du réseau cash express.l’établissement pilote est donc également ce lieu de formalisation des idées qui émanent des conventions nationales, de réunions régionales, de discussions entre animateurs réseaux et franchisés, d’équipes dédiées au développement au sein de la tête de réseau. l’établissement pilote, parce qu’il tient ce rôle de pla- teforme qui écoute, essaie, ajuste et permet ensuite de déployer des nouveautés, permet également une adhésion rapide des franchisés. « Sur la possibilité de consulter le stock en ligne, la phase de test a duré six mois. Nous avons présenté la solution au mois de mai et le déploiement national s’est opéré en juillet », illustre arnaud Guérin.Geoffroy FramerySi le pilote reste un argument commercial de taille pour accrocher les porteurs de projets, le franchiseur doit également s’enquérir au sein de cette structure de l’actualisation du sa- voir-faire. d’autant que la jurisprudence a déjà condamné un franchiseur pour ne pas avoir testé au préalable dans un pilote le déploiement d’une nouvelle marque et le changement de positionnement client. Ce faisant, le pilote est le laboratoire du franchiseur, son territoire d’expérimentation mais aussi une manière de sécuriser ses actuels et futurs franchisés.n Oùetcommentlemettreenplace?de fait, en franchise, le concept doit être dupliqué ailleurs avec la même réussite. « Une unité pilote peut très bien fonc- tionner car elle rassemble des conditions de marché, de zone de chalandise, de clientèle particulières. Mais les conditions ne sont pas strictement les mêmes ailleurs. Ce qui marche à Paris ne fonctionnera peut être pas dans une petite ville.]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[Vous êtes une femme active ?Devenez chef d’entreprise !?DEVENEZ FRANCHISÉE BODY’MINUTE Possibilité de location-gérance à Paris et en région parisienne5 choses à savoir sur Body’minute400 instituts de beauté et 400 000 abonnées qui nous font confianceUne formation sur mesure de 9 semainesUn groupe de femmes au service des femmesUn abonnement MULTIPASS Bien-être à 9.90 € qui donne accès aux 3 concepts : Body’minute, Nail’minute et Hair’minuteLe numéro 1 en publicité nationale, performance, formation et gestion*Demandez notre plaquette de renseignements Franchisés sur www.bodyminute.com]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Business guides - Membres de réseaux Magasin-mentor ?« Trop de clients !!! Appelez-moi le res- ponsable du pilote pour me filer quelques tuyaux... »n Lieu de repèreChaque porteur de projet doit s’assurer au préalable de la véracité des chiffres avancés par la tête deet le franchisé. « A nos yeux, le pilot.comme un parrain et nous permet d’échanger d’une manière plus intense en comparaison des réunions or- ganisées entre franchisés. Il nous a aiguillés vers de nouveaux fournisseurs, nous conseille sur des questions techniques liées aux métaux précieux ou encore nous assiste sur le matériel volé en proposant des solutions opérationnelles », illustre Jérôme Borel.Franchise & PartenariatGeoffroy Frameryprotéiformes. l'avenir appartient au sur-mesure, donnant lieu à des montages de contrats sui generis reposant sur les forces et la différenciation du réseau (économique, juridique et mar- keting).le pilote, phare des futurs franchisés à ne pas négliger, parce qu’il indique le cap à suivre et permet un échange optimal de best practices.Ne pas avoir de pilote pour un réseau en franchise est risqué. S'il existe un pilote avec ses avantages...), experts des réseaux et franchisés s'accordent des contreparties avantageuses à son absence (négociation des droits sur l'apport de cet établissement aux contours identifiés et à la réussited'entrée, possiblement revus à la baisse, et/ou possibilité de devenir de fait avérée.n Lieu de formationEn tant que reflet fidèle du concept, il donne l’inspiration entrepreneuriale aux partenaires. Plus qu’un repère, c’est un cap à tenir et une manière de se rassurer sur sa propre performance. Mais en premier lieu, l’éta- blissement pilote est surtout l’antre, par excellence, de la formation dans ses aspects opérationnels« Cette implantation permet de connaître le métier pour le futur franchisé, de rentrer dans son futur univers professionnel et d’être formé sur place », ex- plique Jérôme Borel, franchisé du magasin Cash Express à Coignières l’aspect formation est donc manifeste et autorise chaque porteur de projet à connaître le métier avant de signer le contrat dans chacune de ses facettes. « La deuxième étape a consisté à nous accompagner pendant l’ouverture et les premières semaines de gestion. L’établissement pilote joue également ce rôle de conseiller en parallèle du maître d’œuvre qui a supervisé l’aménagement du magasin et de l’animateur du réseau », poursuit le gérant sous enseigne Cash Express. ainsi, les deux époux ont-ils été sensibilisés par exemple sur les familles de produit qui rencontrent un vif succès et engendrent un agencement différent en boutique. le couple de franchisés s’est vu dispenser des conseils quant à l’emplacement de son point de vente, mais aussi sur d’autres aspects, points de détails pour les novices mais ô combien primordiaux pour les profes- sionnels des réseaux, à l’image du choix et de la dis- position du mobilier. tant de signes qui ne font pas du franchisé un entrepreneur isolé mais épaulé par une structure lui ressemblant. Presque comme deux gouttes d’eaux ?réseau. la méfiance sera d’autant plus de rigueur si le franchiseur vous annonce avec aplomb qu’il ne possède pas d’établissement pilote pour prendre la concurrence de cours. les chiffres annoncés doivent ainsi être pro- bants ou du moins être certifiés par les autorités com- pétentes. Cette précaution permet d’obtenir des indi- cateurs fiables et de pouvoir confronter ses premier exercices à ceux du ou des pilotes. autrement dit, le pilote doit alors respecter les conditions d’exploitation du futur franchisé ou coller le plus possible à la future déclinaison entrepreneuriale de chaque franchisé quel que soit sa future implantation. d’où des chiffres an- noncés, souvent retraités parce que le pilote est géré en direct par le franchiseur. il faut garder aussi en mé- moire que ces fameux indicateurs, outre des comptes d’exploitation satisfaisants, doivent attester d’une per- formance commerciale plus forte qu’un indépendant qui ne s’inscrit pas dans un réseau de franchisés.des efforts entrepris. Et en cas de sous performance, nous nous disons que nous n’allons pas dans la bonne direction », explicite Jérôme Borel. toutefois, Xavier detruit, fondateur d’optimum Franchise, nuance la comparaison parce qu’il existe des facteurs qui dépassent les seuls indicateurs comptables. « Le pilote est un vrai indicateur et un moyen, via sa réussite, de séduire de nouveaux franchisés potentiels. Si les fran- chiseurs vous donnent plusieurs modèles de pilote, il faut veiller à l’historique et regarder sur trois ans tout en regardant l’ensemble des performances. Et si l’un des pilotes ne marche pas, le futur franchisé ne peut pas faire une moyenne des trois...Il importe alors de tourner le regard vers d’autres franchisés et d’identifier correctement sa future zone de chalandise et sa capacité de trafic. En d’autres termes, il s’agit de pondérer son emplacement au-delà parfois de certaines données comptables. »n Lieu pour se rassurerFace à la réputation émérite de certains réseaux, le pilote est aussi un moyen de se rassurer sur un nouveau concept, en particulier lorsque le franchiseur décide d’une diversification de ses activités. Par exemple, si afflelou fait l’unanimité auprès de ses indépendants en termes d’optique, son virage vers le domaine de l’audition nécessite certaines exigences et la mise en place d’indicateurs et d’un process qui valident la rentabilité du nouveau concept.il existe nombre d’autres aspects où le pilote soutient l’activité des franchisés. En particulier lorsque la com- paraison des exercices se réalise en temps réel. « Le pilote permet d’analyser la physionomie de son magasin sur la conjoncture actuelle afin de savoir si notre magasin sous-performe ou si au contraire, le point de vente sur-performe. Comparer les deux activités aboutit à une meilleure prise de consciencen Une boite à outils perpétuellele pilote est également l’un des instruments privilégiés de l’évolution du savoir-faire. Car rappelons-le, si les franchisés font remonter l’information et peuvent ac- coucher de nouvelles idées, leur vocation n’est pas celle de développer le concept. le pilote, toujours en parallèle des conventions et de l’animateur du réseau, va donc jouer ce rôle d’interlocuteur entre le franchiseure fonctionneparLes trophées "Meilleurs Franchisés & Partenaires de France " 28ème édition le 9 novembre 2015Michel Kahnl’irEF – Fédération des réseaux Européens de Partenariat et de Franchise – accueille l’ensemble des réseaux du commerce organisé indépendant. Et on ne le dira jamais assez : ces formes sont nombreuses ! la franchise, qui est la plus connue, est de- venue par la force des choses un terme générique pour désigner le commerce en réseau.Valoriser les réseaux : telle est la mission que l’irEF s’est don- née, notamment via le concours annuel des Meilleurs Franchi- sés & Partenaires de France qui récompense les unités performantes des enseignes nationales. le jury est composé de 32 professionnels, présidé par andré Marcon - Président de CCi France. Pour les enseignes lauréates, ce titre représente un puissant levier de communication interne et externe. www.franchise-iref.com/Consultant expert en franchise et partenariat, Président de l’irEF - Fédération des réseaux Européens de Partenariat et de Franchise,auteur de « Franchise et Partenariat » (dunod. Paris, 2009)Franchise, partenariat, concession, coopérative, commission affiliation, GiE, licence de marques, chaîne volontaire, ... Une variété de formules qui couvrent plus de 1800 enseignes re- groupant environ 117.000 entreprises affiliées : un secteur qui pèse lourd et qui mérite qu’on y porte son attention.36 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriErla tendance de la prochaine décennie sera celle des réseaux]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[DEVL’MINUTEVVEEENNNEEEZZVous êtes une femme active ?Devenez chef d’entreprise !... ou transformez votre Nail Bar.Z FFF FRRRANCHIS5 choses à savoir sur Nail’minute50 instituts déjà ouverts en France et 30 ouvertures par an Plus de 400 000 clientes, abonnées potentiellesUne formation complète et sur mesure dans notre écoleUn groupe de femmes au service des femmesUn abonnement MULTIPASS Bien-être à 9.90 € qui donne accès aux 3 concepts : Body’minute, Nail’minute et Hair’minuteSSÉÉÉEEE NNN N N N NAAAIILLE.]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Business guides - L’actu juridiquedes petits textes à ne pas raterles interprétations du droit ne sont pas figées dans le marbre. Mieux vaut donc pour les têtes de réseauxn L’information précontractuelle, c’est en amont !d’architecture. la charte graphique concerne à la fois la commu- nication locale réalisée par le franchisé, ainsi que la représentation de la marque et du franchisé sur les différents supports de commu- nication (réseaux sociaux, internet, presse...). Ces deux chartes doivent également prévoir de pouvoir imposer leur évolution si cela s’avère nécessaire. il existe cependant deux limites aux contraintes que peut imposer un franchiseur à ses franchisés concernant leur respect. la première est le choix des prestataires ou fournisseurs – tant que le résultat final respecte les chartes – et la deuxième est le respect de l’indépendance du franchisé, qui reste un commerçant indépendant. S’il faut donc se montrer prudent dans la rédaction des chartes, il faut se souvenir que l’importance de la marque est en général comprise par tous.et membres de réseaux jeter un œil sur les récentes évolutions...les têtes de réseaux sont dans l’obligation légale, préalablementà la signature d’un contrat de franchise, de fournir au candidat desinformations précontractuelles, qui sont rassemblées dans le diP(document d’information précontractuelle). Cela assure que le can-didat s’engage en toute connaissance de cause. le non-respect decette obligation, souvent invoqué dans les procédures, ainsi quela démonstration par le franchisé que son consentement en a étévicié, peut entraîner la prononciation de la nullité du contrat. Mais,comme leur nom l’indique, ces informations sont précontrac-tuelles. Un arrêt de la Cour de Cassation vient rappeler que le fran-chiseur ne peut pas être tenu responsable de ne pas avoir fournides informations dont il n’a eu lui-même connaissance qu’aprèsla signature du contrat. Un franchisé, qui avait signé un contrat enmai 2007, a vu en juillet de la même année un concurrent s’installer dans sa zone de chalandise. le franchisé a alors assigné son franchiseur en justice. la Cour de Cassation a confirmé le premier verdict rendu, à savoir que le franchiseur ne pouvait être tenu pour responsable.n Reclassement des salariésdans un cas de licenciement économique ou pour inaptitude, l’employeur doit recher- cher et proposer au(x) employé(s) concerné(s) – avant de procéder au licenciement proprement dit – des postes disponibles dans l’entreprise, ou dans le groupe. Si cette obligation n’est pas respectée, le licenciement est considéré comme dépourvu de cause réelle et sérieuse. or la jurisprudence a étendu la notion de groupe – du moins dans l’appréciation du périmètre de reclassement – à des entreprises indépendantes, membres du même réseau de franchise. Ce qui veut dire en pratique qu’en cas de licenciement, l’employeur (franchiseur comme franchisé) devra prendre en considération tous les franchisés de l’enseigne, dès lors que les activités, l’organisation ou le lieu d’exploitation permettent d’effectuer la permutation de tout ou partie du personnel. récemment, le Cour d’appel de Nîmes a encore élargi cette définition, considérant que des franchisés appartenant au même réseau mais sous des enseignes différentes faisaient partie du même groupe. il faudra donc faire attention lors de licenciements de ce genre à bien effectuer une recherche exhaustive.n Respect des clauses post-contractuellesUn franchiseur avait assigné en justice un ancien franchisé pour non-respect de ses obligations post-contractuelles, en l’occurrence le fait d’arrêter d’utiliser les couleurs de l’enseigne. le contrat de franchise, tout comme un avenant conclu postérieurement, faisaient était de l’obligation – à charge du franchisé – de ne plus utiliser les couleurs de la marque, ce dans un délai de six mois. Comme ce dernier n’a finalement obtempéré qu’au bout de 18 mois suite à une ordonnance du juge des référés, le franchiseur s’était jugé en droit de le poursuivre. le Cour d’appel de Colmar l’a confirmé, condamnant le franchisé à payer une somme de 50 000 euros, soit l’astreinte prévue au contrat. le franchisé avait argumenté que l’obligation de repeindre le point de vente était assimi- lable à une obligation perpétuelle, ce qui est prohibé en droit français. Mais la Cour d’appel a jugé qu’il ne s’agissait que d’une obligation ponctuelle, découlant de la rupture du contrat. l’amende est justifiée car même si le franchisé a fini par repeindre son ma- gasin, il l’a fait bien après la durée spécifiée. il faut noter que c’est la précision de la ré- daction de la clause post-contractuelle qui a permis cette décision.n Erreur sur la rentabilitéUn arrêt de la Cour d’appel de Montpellier vient souligner encore l’obligation de fournirn Respect et évolution des éléments représentatifs de la marque l’image est une partie essentielle du caractère distinctif de la franchise : c’est un des éléments distinctifs de la marque. les spécificités architecturales et graphiques de la marque doivent donc être encadrées précisément par le contrat, qui doit notamment préciser, de façon exhaustive, comment les respecter. la charte graphique peut être plus ou moins détaillée, pouvant aller jusqu’à la forme et couleur des lampes. le diP doit préciser notamment les coûts liés au respect de la charte. Cela a entre autre pour consé- quence que le franchisé ne peut remettre en cause par la suite l’importance des élémentsdes comptes prévisionnels précis. Un franchiseur avait dél.mation de résultat à son candidat franchisé, qui par la suite a accusé pour son premier exercice comptable une perte de plus de 200 000 euros. il a donc assigné son franchiseur en justice. la Cour a relevé que même s’il n’est pas obligatoire de délivrer un compte prévisionnel, celui-ci doit être sérieux s’il est donné au candidat. les études de différents éléments (écart entre la prévision et le résultat, étude mandatée par le franchiseur après la signature du contrat faisant apparaître des résultats moindre que ceux du compte pré- visionnel) ayant démontré que non seulement le franchiseur avait été exagérément op- timiste, mais que cela était dans son intérêt (il était amené à dégager une marge substantielle lors des travaux d’aménagement du local), la nullité du contrat a été pro- noncée et le franchiseur a dû restituer les sommes versées.Veille juridiqueJean-Marie Benoist« Certainement pas avec votre stylo. Je suis d’un naturel méfiant... »ivré, dans le diP, une esti-parneur signe un nouveau contrat de franchise, et ce, même si le contrat précédent est en cours. le fran- chiseur doit donc soumettre au repreneur un docu- ment d’information Précontractuelle (diP) au moins vingt jours avant la signature du contrat. Comme pour une création, le diP doit contenir les conditions fi- nancières, l’état du réseau, l’étude de marché, les in- formations sur la société du franchiseur et ses dirigeants, etc. Par ailleurs, les franchiseurs réclament souvent un nouveau droit d’entrée pour couvrir les frais de gestion de l’intégration et les frais de forma- tion du repreneur. toutes ces conditions pour être ap- pliquées doivent expressément être prévues dans le contrat de franchise car elles ne découlent pas de rè- gles légales.Si le franchisé peut céder son activité, il doit pour autant présenter son candidat à la reprise au franchiseur. En effet, ce dernier qui l’a choisi voudra choisir son successeur et s’assurer que ce der- nier a le profil pour exercer l’activité de l’enseigne. le franchiseur ne peut cependant bloquer indéfini- ment la vente au prétexte que les candidats présentés ne sont pas à son goût. il risque alors de se voir invo- quer la mauvaise foi. il faut savoir que la plupart des contrats de franchise accordent un droit de préem- ption au franchiseur. Mais attention, ce droit de préemption ne peut être exercé par le franchiseur que sous la condition expresse que le prix de cession soit au moins égal à celui proposé par un autre repreneur. lors de la reprise d’une franchise, le nouveau repre-Transmission du contrat de franchise : oui mais à quelles conditions ?Laurence Vernayavocateassociée co-gérantedu CabinetSaJE38 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[n°9www.ecoreseau.frFocus juridique - Sécurisation de la phase précontractuelle ClUB ENtrEPrENdrE infos précieusesCles données délivrées par le franchiseur dans la phase précontractuelle sont essentielles, parfois obligatoires, souvent déli- cates.avis de spécialistes, l’avocat Jean-Baptiste Gouache, ainsi que les consultants Philippe dassié et laurent delafontaine.es renseignements doivent convaincre le candidat de devenir fran- le temps, en particulier lors de contentieux où le franchisé cherche à prouver chisé, « mais doivent aussi être sincères sur la réalité du réseau selon un vice de consentement qui entraîne la nullité du contrat de franchise, et les textes (l 330-3) », rappelle l’avocat spécialisé Jean-Baptiste donc la restitution du droit d’entrée, de la redevance, ainsi que l’indemnisa-Gouache du cabinet éponyme. Une donnée peut se révéler dangereuse dans tion du préjudice. la jurisprudence sur ces vices s’affine et se complexifie.nDes chiffres à manier avec précaution les franchisés doivent prendre des décisions en toute connaissance de cause, et c’est ce à quoi sert le diP. don- nées du marché national, du marché local, résultats du franchiseur à travers les pilotes – toujours plus intéressants que de simples prévisions théoriques – sont requis. les bilans et comptes d’exploitation de franchisés sont encore plus pertinents. « Le candidat va devoir transmettre cer- tains ratios et soldes intermédiaires à ses conseils, mais aussi des chiffres précis concernant l’investissement total à réaliser (coût du droit d’entrée, du local, du pas de porte, du droit au bail, coût de l’hébergement durant la formation de un à deux mois, besointion dangereuse selon les conseils. « Quand le candidat a fait son compte d’exploitation prévisionnel avec l’ex- pert-comptable, et quand il n’y a pas eu d’intervention du franchiseur, ce dernier ne pourra être attaqué par la suite », insiste Jean-Baptiste Gouache. attention tout de même, la cour d’appel de Montpellier a tranché autre- ment car l’expert-comptable a établi le prévisionnel selon les données communiquées par le franchiseur. Pour l’avocat, « mieux vaut communiquer au référent national de l’expert- comptable qui transfèrera aux échelons lo- caux. Mieux vaut passer par des intermédiaires, il ne faut surtout pas transmettre directement au candidat ». Cer- tains enseignes passent d’ailleurs par un courtier. « C’estla franchise maîtriséeparJean-BaptisteGouacheavocat associé - Gouache avocatslMembre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchiseRachats de réseaux et changements de marques’actualité des rachats de réseaux est chargée : après doMiNo’S PiZZa prenant le contrôle de PiZZaSPriNt, c’est au tour de BUrGErKiNG de s’offrir QUiCK.Ces opérations soulèvent des questions juridiques propres aux contrats de franchise.la première est celle de la possibilité d’imposer un changement d’enseigne aux franchisés. le maintien de l’enseigne pendant l’exécution du contrat constitue une obligation essentielle du franchiseur (Paris 7 jan- vier 2015 n°12/19741, angers 19 décembre 2006 Jd n° 006-330902). le franchiseur ne peut donc imposer au franchisé un changement d’enseigne : la conclu- sion d’un avenant est nécessaire, sauf si le franchisé accepte en fait de passer sous la nouvelle enseigne (Paris, 26 février 2014 n°10/25019). Par exception, est fautive la résiliation opérée par un franchisé du fait de l’abandon de l’enseigne« EPil CENtEr » pour « EStHEtiC CENtEr », dans la mesure où ce changement résulte d’une évolution du savoir-faire par adjonction de nouveaux services esthétiques et ne supposait d’exposer que des dépenses limitées (Ca Paris 5 février 2014 n°12/18858).l’intérêt de l’acquisition peut-être largement réduit si les franchisés du réseau racheté n’adhèrent pas au changement d’enseigne, ce qui supposera souvent en pratique que le franchiseur subventionne le coût des travaux de mise au concept. Cette situation a tout in- térêt à être anticipée dès la rédaction du contrat par la stipulation de clauses adaptées autorisant le change- ment d’enseigne.Enfin, le franchiseur ne peut laisser en déshérence le réseau racheté et doit maintenir l’exécution des obli- gations prévues (y compris l’assistance, qui peut être organisée différemment, et le fonds publicité).en fonds de roulement qui peut par-fois atteindre 40% de l’investisse-ment...). Il ne faut pas de mauvaisesurprise, sous peine d’une suspiciongénéralisée », affirme Philippe das-sié consultant indépendant chezFranchise Connexion. Un ratio mé-tier est apprécié, comme le Ca / m2d’occupation. « Chaque secteur agénéralement sa mesure spécifique,comme le coût de la matière dans larestauration, le taux d’occupationdans l’hôtellerie », spécifie laurentdelafontaine, dirigeant du cabinet deconseil axe réseaux. Jean-BaptisteGouache se veut encore plus précis, en ajoutant « les comptes du franchiseur sur les deux derniers exercices, ainsi que les dépenses spécifiques à l’enseigne (architec- ture, coûts de l’agencement du local, coûts induits par la formation...) ». la méthode des moyennes sur les pilotes est à utiliser avec précaution. « La jurisprudence montre que les moyennes ne sont pas toujours considérées comme sincères. On doit regarder au préalable la situa- tion des candidats (expérience, zone de chalandise...). Il est inutile d’utiliser dans la moyenne le point de vente de la Part Dieu à Lyon pour un nouveau magasin à Péri- gueux, les flux sont trop différents », illustre l’avocat. Pour le juriste averti, le franchiseur doit se méfier aussi des comptes d’exploitation type dans les plaquettes informa- tives : « la mention « valeur non contractuelle » n’a au- cune valeur, cela engage tout de même le franchiseur ».donc lui qui alimente les discus- sions. Dans ce cas le franchiseur est plus tranquille », soutient lau- rent delafontaine.nL’état de marchéCette information est obligatoire et recouvre des données brutes, une photo à un moment m d’une zone avec une liste des concurrents, leurs résultats et stratégies d’im- plantation. « A ne pas confondre avec l’étude de marché qui va plus loin et n’est pas obligatoire, où on prévoit la part de marché de l’en-n Recours à l’expert-comptable, point délicatnGestion des dossiersEn tout cas, le réseau doit vite mettre au point une orga- nisation interne des dossiers de candidature : « savoir exactement quel document on reçoit, on envoie, et à quelle date... L’approche doit être très administrative, avec une structuration et une alimentation semi-indus- trielle du DIP », insiste laurent delafontaine. le diP électronique permet d’ailleurs de ne pas sortir du cadre, et assure une certaine réactivité. Jean-Baptiste Gouache insiste aussi sur ces procédures internes, qui permettent de prouver automatiquement que le candidat a eu accès au Caet à toutes les informations. « Les visites de pilotes doivent être toujours prévues, avec des questionnaires quant au savoir-faire, des rapports d’étonnement à rem- plir, et la demande au candidat s’il souhaite poursuivre. On collecte ainsi des preuves que le futur franchisé était au courant ». lequel a besoin d’être rassuré avant tout. « Cette formalisation va aussi le mettre en confiance »,la méfiance est de mise. « Seulement 70% des franchisés prennent un expert-comptable référencé chez le franchi- seur. Pourtant il a les ratios et plans comptables du fran- chiseur », précise Philippe dassié. Pour le franchiseur, mieux vaut en référencer plusieurs, de préférence un grand comme KPMG, in Extenso, Fiducial... et un petit. « Il faut surtout éviter qu’il soit l’expert-comptable du ré- seau », rappelle Philippe dassié. il arrive que le franchi- seur ait un contact avec l’expert-comptable du franchisé, pour lui dire par exemple que le compte d’exploitation prévisionnel est trop optimiste ou pessimiste. Une situa-précise laurent delafontaine..Julien TarbyCertains n’ont pas vraiment for- malisé leur transmission d’infor- mations précontractuellesseigne pour anticiper le CA », nuance maître Gouache. des réseaux demandent d’ailleurs aux candidats de faire leur propre étude en leur préparant le terrain et leur don- nant des contacts. « On leur remet une trame pour que l’approche soit structurée (client mystère,...) », explique Philippe dassié. il importe, même si c’est toujours diffi- cile, d’être le plus exhaustif possible sur la concurrence directe, « quitte à hypertrophier l’offre et à être pessimiste pour moins s’exposer », note l’avocat.déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr 39]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE Saga - Groupement des Mousquetairestous pour un ?a vec 3 800 points de vente répartis en France et en Europe, le Grou- pement des Mousquetaires se positionne d’abord en acteur de la vie quotidienne. Puissants défenseurs des prix bas (39,9 milliards d’euros de chiffre d’af- faires en 2013), les Mousquetaires consti- tuent l’un des tout premiers acteurs euro- péens de la distribution de proximité. avec un point de vente tous les 17 km en France, les enseignes qui composent le Groupement répondent chaque jour aux besoins du plus grand nombre à travers des signatures reconnues : intermarché et Netto qui couvrent tous les formats de la distribution alimentaire de proximité ; Bri-1974premières marques de distributeur, afin de s’affranchir du poids des multinationales dans certains secteurs d’activité. ainsi, aujourd’hui, le groupe possède-t-il ses propres usines et est le seul producteur- commerçant en France.peut ainsi devenir copropriétaire du Grou- pement à travers « la Société les Mous- quetaires » en achetant des parts de son capital et en devenant alors associé.qui adaptent leurs gammes de produits à leur clientèle ; intermarché Contact : des points de vente de proximité situés en zones rurales qui proposent une offre alimentaire complète ; intermarché Ex- press : des petites surfaces spécialement étudiées pour s’intégrer dans les centres villes des grandes métropoles ; intermarché Hyper : des hypermarchés à taille humaine qui proposent une offre complète de pro- duits alimentaires et non-alimentaires. aujourd’hui encore, l’enseigne ne cesse d’innover. En effet, le consommateur est placé au cœur de toutes les démarches. Par exemple, par le biais des réseaux so- ciaux, il peut choisir que le produit soit2010depuis 46 ans, intermarché rivalise avec les Carrefour et consort. Mais chez cette enseigne, il n’est pas uniquement question de prix bas...Une liberté présente également dans le modèle de fonctionnement des Mous- quetaires. « Nous ne fonctionnons pas sur le principe de la franchise, mais sur celui de la création d’entreprise. Les adhérents sont des chefs d’entreprise in- dépendants qui sont également copro- priétaires du Groupement. Aujourd’hui, ils sont plus de 2 900 en Europe. La ma- jorité de nos adhérents exploitent un In-DES CONCEPTSÀ NE PAS EN FINIREnsemble, ils font tout pour être au plus près du client en répondant à ses besoins. En commençant par les prix bas que chaque publicité télévisée revendique haut et fort. Peu le savent, mais en 1980, les Mousquetaires ont été les premiers à pra- tiquer les prix au litre et au kilo devenu, par la suite, obligatoire en France. deux ans plus tard, ils imaginent la « deupont »,Quand l’épée devient de plus en plus conceptuelle...comarché et sa déclinaison discount Brico- Cash pour équiper, transformer son foyer ou embellir son jardin ; roady pour réparer et entretenir sa voiture et enfin Poivre rouge pour se restaurer entre amis ou en famille. toutes ces enseignes sont soutenues par une organisation capable de maîtriser ses approvisionnements grâce à son outil industriel et d’assurer son autonomie lo- gistique. Mais elle ne serait rien sans les valeurs autour desquelles se rassemblent les hommes qui la soutiennent et la font vivre. les Mousquetaires sont d’abord des chefs d’entreprise indépendants qui ont choisi d’unir leurs forces.termarché, notre enseigne historique : 1 832 en France, 85 en Belgique, 231 en Portugal et 217 en Pologne. Depuis 46 ans, nous promouvons l’initiative écono- mique individuelle et nous nous assurons que les chefs d’entreprise exercent leur pouvoir de décision sur tout ce qui relève de la gestion du groupe », explique Benoîtune remorque qui permet d’optimiser le transport des produits. des innovations qui ont facilité la vie de nombreux consom- mateurs. ils ont également été les plus ra- pides face à la concurrence : en 1985, in- termarché lance « l’argus de la distribu- tion », le premier comparateur de prix, référençant plus de 2 000 produits, soit laplacé dans tel ou tel rayon. de plus, chaque année, plusieurs concours sont organisés (grand prix des innovations PME, challenge 100 nouveautés avec les 64 usines du groupement, forum de l’innovation Mousquetaires) pour proposer de nouveaux produits. le gagnant est choisi par un jury composé de consom- mateurs et de journalistes et son produit est par la suite commercialisé chez inter- marché. Par exemple, une année, la société alto a proposé des chips Bret’s (goût de fruit de mer) qui ont beaucoup plu à toute la clientèle. Mais sur ce chemin du succès placé sous le signe de l’indépendance, intermarché a aussi connuL’INDÉPENDANCEAVANT TOUTtout a commencé le 17 octobre 1969. Suite à des différences de vision stratégique (notamment en ce qui concerne la logis- tique), Jean-Pierre le roch et 92 adhérents indépendants quittent leclerc et se re- groupent sous l’enseigne « Ex – offices de distribution » devenue plus tard « in- termarché ». après la formation d’inter- marché, dans les années 70, Jean-Pierre le roch crée d’abord une flotte logistique propre et innove en commercialisant lesEn 1980, Les Mousquetaires ont pratiqué le prix au litre et au kilo devenu,par la suite, obligatoire en France40 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr19811996Matyn, Président de l’Union des Mous- quetaires (UdM). Cette organisation par- ticipative constitue la force du Groupement. Elle incite ses membres à recruter eux- mêmes des adhérents impliqués et engagés, qui partagent ses valeurs d’indépendance. Peu d’entreprises de cette taille peuvent se prévaloir d’une organisation réellement participative et se targuer d’associer autant de personnes à la prise de décision politique, même au plus haut niveau. le capital du Groupement est en effet détenu à 100% par les adhérents associés. Chaque adhérentquasi-totalité des références d’un point de vente alimentaire. dans les années 2 000, pour faire face à la concentration des groupes industriels internationaux, ils nouent des alliances internationales avec d’autres groupes de distribution. Une stratégie qui a permis de massifier leurs achats et d’augmenter leur poids économique. Petit à petit, intermarché accentue son identité visuelle. ainsi, il se décline en quatre formats. intermarché Super : des supermarchés à dominante alimentaire, spécialistes des produits frais,urrencedes difficultés liées à la forte conc. du marché, particulièrement en temps de crise. Face à cela, ayant le titre de pro- ducteur-commerçant, intermarché se voit garantir aux clients la traçabilité et la qualité des produits, sans oublier les prix attractifs... et ne compte pas s’arrêter là ! la poursuite du commerce de demain (e-commerce, étiquettes connectées...) sera de plus en plus développée.Anna Ashkova]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°9ClUB ENtrEPrENdrE La parole aux réseauxDans chaque numéro, EcoRéseau Franchise & Concept(s) vous propose de prendre la parole,de revenir sur un événement ou sur un fait d’actualité qui vous intéresse ou vous concerne.« LE RÉSEAU GÉNÉRALE DES SERVICES RÉCOMPENSÉ »LES ATOUTS DE 5ÀSECMAIS AUSSI... Ecolave connait une belletous les 2 ans depuis 1987, la FédérationFrançaisedela Franchise récompense à tra- vers les rubans de la fran- chise tous ceux qui se sontleader mondial du Pressing avec 1900 points de vente à travers le monde,5àseccontinuededensifiersonmaillagenational. l’enseigne - forte de son taux de notoriété de 75% - insuf- fle vers ses magasins des contrats d’entreprises qui vien- nent en complément de sa clientèle habituelle : 5àsec souhaite ainsi disposer d’atouts déterminants pour poursui- vre son développement et ainsi recruter de nouveaux fran- chisés.5àsec propose un panel d’offres et de solutions adaptées à chaque profil, professionnel du secteur ou néophyte, afin de permettre un accès à son réseau. Bordeaux, lyon, Nice, la rochelle, etc. offrent ainsi de belles opportunités de dé- ploiement. www.5asec.fr/devenir-franchise/nous-rejoindreBIENTÔT 200 RESTAURANTS POUR LE GROUPE LA BOUCHERIE le Groupe la Boucherie, profes- sionnel de la viande, passe à l’heure d’hiver ! Pour accueillir le froid qui arrive, l’enseigne rouge et blanche vient en effet de mettre en place sa nouvelle carte hiver, avec parmi les nouveautés : risotto aux cèpes, alouettes sans tête, burger Montagnard.... l’offre de formules a également été étoffée pour proposer le meilleur rapport qualité/prix aux clients mais aussi leur faire découvrir les spécialités de l’enseigne. Un hiver qui met également les familles à l’honneur, puisque le Groupe vient de lancer sa charte de qua- lité « Boucherie Kids », dédiée aux familles. Un dis- positif qui offre aux parents et leurs enfants des services et des avantages personnalisés, pour des moments conviviaux et réussis. Parallèlement à ces actualités saisonnières, le groupe la Boucherie a ouvert plusieurs nouvelles adresses : Saint Pierre (la réunion), Besançon, lyon dardilly ou encore Bergerac. avec plus de 10 ouvertures en 2015, le groupe atteint ses objectifs et poursuit ainsi son développement vers les 200 restaurants. http://pro.la-boucherie.fr/#contact_formcroissance avec 6 nou-velles implantations enre-gistrées depuis le début del’été. dorénavant reims, Nice, Metz, Caen, Marmande et tout dernièrement lens ont leur spécialiste de la préparation esthétique automobile.impliqués en faveur du développement, de la promotion ou de la valorisation de la fran- chise en France et à l’international. didier Chateau - PdG et co-fondateur du réseau Générale des Services - s’est ainsi vu remet- tre le Ruban d’Argent Franchiseur 2015, récompensant l’implication et le sérieux de l’enseigne dans sa démarche d’accompagner le mieux possible ses franchisés mais égale- ment dans sa volonté de dynamiser le sec- teur des Services aux particuliers.Par ailleurs, Générale des Services annon- cera prochainement l’ouverture de 3 nou- velles agences à Cannes (06), Valenciennes (59) et lyon (59). www.creer-ma-franchise.fr/des nouveaux franchisés qui ont pu ren- contrer l’ensemble des membres du réseau et échanger avec eux lors des réunions ré- gionales les 6 et 20 novembre. Un moment toujours important pour une enseigne qui permet de se retrouver et de travailler de concert pour continuer à avancer ensem- ble.BEST WESTERN DÉVOILE SA NOUVELLE IDENTITÉ DE MARQUEa l’occasion de sa convention annuelle, l'équipe de di- rection a présenté la nouvelle identité de l’entreprise vi- sant à refléter son évolution. Best Western international,Doc’Biker, dans le cadre de son partena- riat avec total, a ouvert deux corners, ces dernières se- maines, à tou- louse et Marseille, au sein de stations- services total access. Une ouverture mar- seillaise particulièrement remarquée puisque doc’Biker a accueilli sa 1ère femme franchisée ! autre évènement no- table pour le doc’, sa présence au Salonqui compte plus de 4 100 établis- sements dans plus de 100 pays, change de nom et devient Bestde la Moto du 1er au 6 décembre.Western Hotels & resorts.Cette évolution se traduit par un logo qui met en valeur les initiales de la marque - BW - qui seront utilisées à travers tous les canaux de communication.afin de permettre une différentiation claire des diffé- rentes entités du groupe, l’entreprise disposera par ail- leurs d’un logo distinct pour chacune de ses sept marques : Best Western®, Best Western Plus®, Best Western Plus Executive residency®, Best Western Pre- mier®, Vībsm, BW Premier Collection® et Glō – sa nouvelle marque milieu de gamme.Monceau Fleurs a fêté ses 50 ans le 13 octobre dernier. Pour l’occasion, la scéno- graphe et designer, Marianne GUEdiN, avait conçu unesuite florale comme un véri- table écrin vé- gétal42 déCEMBrE / JaNViEr / FéVriEr]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[LA REVUE DU PLUS CÉLÈBRECABARET DU MONDE !DINER ET REVUE À 19H À PARTIR DE 190 € REVUE À 21H ET À 23H À PARTIR DE 77 €MONTMARTRE82, BLD DE CLICHY - 75018 PARIS TEL : 33(0)1 53 09 82 82EXPERIENCE THE SHOW OF THE MOST FAMOUS CABARET IN THE WORLD !DINNER & SHOW AT 7PM FROM €190 SHOW AT 9PM & 11PM FROM €77WWW.MOULIN-ROUGE.COM FACEBOOK.COM/LEMOULINROUGEOFFICIEL© Bal du Moulin Rouge 2015 - Moulin Rouge® - 1-1028499]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>