﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="40"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[EcoRéseauF r a n c h i s e & C o n c e p t (s) L’information entrepreneuriale, autrementN°8 - Sept. / Oct. / NOv. (trimestriel) - 4,90 €franchise-concepts.ecoreseau.frMULTI-ENSEIGNESUN POTENTIELPOUR FRANCHISEURSET FRANCHISÉSLa sagaPicardDes pains de glace aux surgelésDéveloppementLeaders à l’étranger et encore modestes en France. Pourquoi ?MarseilleTerre d’avenir pour les franchisesZOOMS SUR...Esthétique & Beauté Les réseaux gagnantsFleurs & Aménagement de jardin......Un secteur prometteurImmobilierL’apport des nouvelles technologiesECHOUER POUR MIEUX RÉUSSIR : DE PLANETALIS À URBUN RÉSEAUX / GÉRANTS : QUI FIXE LES PRIX ?NOUVELLE FORMULE]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[© HVA Conseil 04/2015 - 5320 - Photos : Fotolia © Minerva Studio Thinkstock © iStock - LuminaStock, ©Abel Mitja Varela/E+/GettyImages.Mutuelle Prévifrance - Siège social : 15, quai du Dr Calabet - 47910 Agen Cedex 9 - Siège administratif : 80, rue Matabiau - BP 71269 - 31012 Toulouse Cedex 6. SIREN n° 776 950 669 *Cotisation patronale en vigueur au 01/04/2015 correspondant à 50% de la cotisation totale de la garantie ANI1OFFRE ANI9,90€ parmois et par salarié*(À partir de)]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°8www.ecoreseau.frEditorialS Moutons à cinq pattes en puissance    Sommaireemaine pour entreprendre en franchise, dise et à ses contraintes locales. Bien entendu Forum franchise, top Franchise Méditer- ceux qui remplissent d’emblée tous les critères ranée... les évènements de l’automne ne se comptent sur les doigts de la main. les en-Edito 3 PANORAMA 4-16sont pas seulement la rentrée scolaire, la chute seignes savent qu’elles ne tomberont pas d’em-des feuilles ou les manifestations des agricul- teurs, ce sont aussi des manifestations du monde de la franchise, permettant aux réseaux de ren- contrer de futurs membres. Pourquoi se donner tant de mal à séduire les porteurs de projets dans ces lieux de rencontres, alors que les chiffres plu- tôt flatteurs devraient attirer par eux-mêmes un maximum de candidats ? Parce que les enseignes ne recherchent pas n’importe quel profil ; elles doivent être en contact et jauger. le franchisé est un entrepreneur qui répond au fameux triptyque manager / commercial / gestionnaire, comme le portrait de Marie dubois chez Esthetic Center le souligne. tout en étant indépendant, il n’est pas individualiste, anime le réseau et finalement joue une partition collective. tout en respectant le concept énoncé, il s’adapte à sa zone de chalan-blée sur la perle rare, mais qu’elles doivent repérer ceux qui ont le potentiel de progrès pour profiter à plein de la croissance d’un secteur comme celui décrypté des fleurs et des jardins, des prédispositions pour s’adapter à de nouvelles technologies comme dans l’immobilier analysé,Regard sur l’Actualité 4 Baromètre & Tendances 6ou des capacités d’intégrer plusieurs concepts. ainsi tirer avantage d’une stratégie multi-en- seigne. les réseaux jouent gros. leur capacité à se faire connaître, à mailler le territoire, et fina- lement à se développer - comme Picard dont la longue histoire est retracée - en dépend. Plus qu’une simple présence pour donner des infor- mations, c’est à un exercice de détection et presque de recrutement qu’ils se livrent. Peut- être êtes-vous l’une de leur prochaine cible ?Régions & TerritoiresetAla Une :Multi-enseignes, des avantages pour tout le monde ? 8les avantages de Marseille pour les franchises 12InternationalCes réseaux étrangers qui souffrent en France 16CLUB ENTREPRENDRE 18-42 Interview croiséeLa rédactionPortrait d’Entrepreneurla Pataterie et inter Caves surfent sur la crise 18En immersionadhap Services à Caen, l’humain avant tout 20Marie dubois chez Esthetic center,Entrepreneure avec un grand E 22LE CHAT by Philippe GeluckLeçon de mauxles difficultés constructivesdes restaurants Planetis 23Créer aujourd’hui- Grandes tendances 24Zoom secteur- immobilier et nouvelles technologies 26- Esthétique et beauté : réseaux vs indépendants 28- Fleurs et aménagement du jardin :nouveaux concepts 30Business guides- têtes de réseaux :Gérer la transmission dans son réseau 32- Membres de réseaux :Gérer la transmission d’un point de vente 33- Conseils juridiques :• l'actu juridique 34 • le cas juridique : qui fixe les prix ? 35SagaPicard surgelés : histoire centenaire 36 L’actualité des réseaux 38N°8franchise-concepts.ecoreseau.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.frRédacteur en chefJulien TarbyDirection de la rédactionMatthieu Camozzi, Olivier Faure, Aymeric MarolleauOnt collaboré à ce numéro :Jean-Marie Benoist, Geoffroy Framery, Pierre-Jean Lepagnot, Mathieu Neu, Olivier Remy, Antoine Védeilhé ChroniqueursLaurent Delafontaine, Jean-Baptiste Gouache, Michel Kahn, Laurence Vernay DessinateurPhilippe GeluckSecrétaire de rédactionAnne-Sophie Boulard201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél.:+33(0)143062316 Courriel : contact@lmedia.frProduction & EditingCourriel : production@lmedia.fr Responsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Franchise &Concept(s) 201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 18,90 €TTC - Abonnement 2 ans : 35,90 €TTC Vente kiosque : Pagure PresseDistribution : MLPAdministration & gestionJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)EcoRéseau Franchise &Concept(s) estéditépar LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0219 T 92204 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2271-7668Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconogra- phies publiés dans EcoRéseau Franchise & Concept(s) sans l’ac- cord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas respon- sable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 20153]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa Regard sur l’actualitéComme chaque trimestre, l’agenda des manifestations où les réseaux sont présents est très fourni. Tour d’horizon...Le carnet desnominationsen partenariat avec}GROUPE CASINOThomas Dang TranThomas Dang Tran a été promu directeur financier des super- marchés Casino, à ce poste depuis mars 2015. Il est ainsi en charge d'une équipe de 35 personnes.Thomas Dang Tran, 33 ans, mastère HEC finance internationale (2005), Mines Nancy (2004), a réalisé le parcours suivant :n 2013-2015:GroupeCasino,chefdeprojetàladirectionStratégie et Plan.n 2011-2013:CasinoFrance,contrôleurdegestion.n 2009-2011:GroupeCasino,chargédemissionpourledi-recteur général et le directeur administratif et financier de labranche Proximité.n 2006-2009:Sociétégénérale,associateEquityCapitalMar-kets.}AUCHAN FRANCE (GROUPE AUCHAN)Ludwig BoisnardLudwig Boisnard est promu directeur d'Auchan Arras, à ce poste depuis juin 2015, en remplacement de Sylvie Verhaeghe. Ludwig Boisnard, 34 ans, IPAG (2004), a réalisé le parcours sui- vant :n 2014-2015:Auchan,directeurdel'hypermarchédeViry-Noureuil.n 2012-2014:Auchan,directeuradjointdumagasindeVille-neuve-d'Ascq.n 2009-2012:Auchan,chefdesecteurAlimentairelibre-serviceet bazar du magasin de Petite-Forêt, près de Valenciennes. n 2004-2009:Auchan,chefderayonLiquideàCalaispuischefde secteur Alimentaire libre service.} BAIN & COMPANYStéphane CharvériatStéphane Charvériat est promu directeur du bureau français Bain & Company, à ce poste depuis juillet 2015. Il est sous la respon- sabilité directe de Domenico Azzarello, directeur général du bu- reau français. Il conserve par ailleurs sa fonction de responsable du pôle de compétence Distribution France, poste qu'il occupe depuis 2012.Stéphane Charvériat, 46 ans, ESSEC Business School, a réalisé le parcours suivant :n Depuis2012:Bain&Company,responsabledupôleDistri-bution.n 2006-2012:Bain&Company,partnerauseindupôleDis-tribution.n 2005-2006:Bain&Company,managerauseindupôleDis-tribution.n NC-2005:EnpostedansleconseilenstratégiechezRolandBerger et chez AT Kearney.} ELIORJean-Philippe QuérardJean-Philippe Quérard est nommé directeur marketing et inno- vation de la restauration collective du groupe Elior, à ce poste depuis août 2015. Il est sous la responsabilité directe de Philippe Salle, président-directeur général. Il est ainsi chargé de conduire une stratégie marketing ambitieuse pour la restauration collec- tive, reposant sur un positionnement différenciant, un rythme d'innovation soutenu et le déploiement de nouvelles technolo- gies numériques.Jean-Philippe Quérard, 45 ans, a réalisé le parcours suivant : n 2008-2013:ArvatoFrance,directeurgénéraldupôleLogis-tique.n 2001-2008:BrasserieKronenbourg,directeurdefilialesdedistribution de boissons.n 1993-2001:Mars,postesdedirectioncommerciale.}GROUPE FLOVincent LemaîtreVincent Lemaître est nommé administrateur du Groupe Flo, à ce poste depuis juin 2015.Vincent Lemaître, 47 ans, ESC Toulouse, DUAGE de l'université Lyon-III, licence histoire et géographie de l'université Lyon-II, a réalisé le parcours suivant :n Depuis2014:GroupeFlo,directeurgénéral.n 2008-2014:GroupeFlunch,directeurgénéral.n 2000-2008:GroupeFlunch,diversesfonctionsdedirection. n 1995-2000:Sodexo,directeurrégional.n NC-1995:Sodexo,chefdesecteur.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !n Salon Créer : 14 - 15 - 16 septembre à Lille Grand-n7ème Forum Franchise, 15 octobre 2015, Cité desPalais : Cette neuvième édition du salon vous donne comme toutes les autres les armes, à vous qui avez une idée et voulez la transformer en entre- prise. vous avez un capital à investir pour démar-Congrès à Lyon : Cet évènement rassemblera quelque 150 enseignes (soit 50% de plus que lors de l’édition passée) à la recherche de franchisés en région rhône-alpes. des conférences seront organisées à l’intention de tous les publics et pour la première fois, le salon se tiendra à la Cité des Congrès de lyon, oùrer votre activité ? venez faire votre marché parmi les enseignes présentées. Pendant cet évènement il sera possible de rencontrer des experts qui aident à choisir la marque cor- respondant à vos inspirations, sachant que le monde de la franchise est vaste : 52 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014 et 68 000 franchisés. les marchés prometteurs en 2015 sont nombreux : service à la personne/service aux en- treprises/magasins de proximité de l’alimentation/services liés à l’environnement/fitness.2 000 visiteurs sont attendus.Sur la Place des Entrepreneurs, retrouvez 2 rendez-vous in- contournables pour les franchisés :-Mercredi 16 septembre - le Jt de la Franchise - à partir de 13h : traitant des thèmes du monde de l’entrepreneuriat, ce Jt abordera des questions avec les experts de la franchise et du commerce coopératif et associé.le concours s’adresse aux franchisés ou par- tenaires des réseaux de franchise ou de parte- nariat (concession, coopérative, commission-affiliation, licence de marque, ré-n Trophées IREF, 28ème édition des « Meilleurs Partenaires et Franchisés de France, 9 novembre 2015, Automobile Club de France à Paris :-Mercredi 16 septembre - les Coulisses de la Franchise - 15h30 à 16h15 : deux projets passés à la loupe pour pouvoir tout savoir sur les astuces, les bonnes pratiques, les erreurs à éviter...seau de magasins, adhérents...). Pour cela, ont été choisis dans les réseaux un ou plusieurs candidats particulièrement méritants (trois au maximum). ils ont rempli et renvoyé un dossier de candidature à l’irEF avant le 30 juin pour concou- rir. Chaque année, le jury du concours, présidé par andré Marcon, président de CCi France, s’attache essentiellement aux performances économiques, financières et commerciales des entreprises franchisées ou partenaires, mais également à leur insertion dans leur réseau et environnement local (com- munication, participation à la CCi ou à des associations). les primés viendront rejoindre les 700 lauréats récompensés de- puis 25 ans parmi 120 réseaux de franchise et de partenariat.Pour plus d’information, saloncreer.com/page/franchises.htmln Semaine pour entreprendre en Franchise, du 5 au 11 octobre 2015, sixième édition dans plusieurs villes :05/10 : Châlons-en-Champagne 05/10 : Metz05/10 : orléans5 octobre : Pau06/10 : Bordeaux07/10 : Nantes07/10 : valenciennes 07/10 : rennes08/10 : Clermont-Ferrand 15/10 : lyonEn outre, il est possible de rejoindre un concept qui a fait ses preuves en ouvrant une franchise en master : afin de s’implan- ter dans un nouveau pays, une franchise peut créer une filiale ou bien faire appel à un master franchisé, c’est-à-dire un in- vestisseur connaissant les coutumes, la langue et les habitudes du marché visé. Focus sur un système vertueux adopté par des marques souhaitant conquérir des territoires en mettant toutes les chances de leur côté...a l’initiative de la FFF de- puis 2010, la semaine est po- sitionnée comme le deuxième temps fort de l’an-nTop Franchise Méditerranée à Marseille, 16-17 No- vembre 2015 :née, après Franchise Expo Paris, pour susciter des vocations. Cette manifestation, organisée avec le soutien de partenaires - Banque Populaire, lCl, Fiducial, Gan as- surances et Google - s’organise autour d’un dispositif en ré- gions, de conférences et d’ambassadeurs franchisés, avec la participation des réseaux adhérents à la FFF. l’objectif de cette opération : donner l’envie d’entreprendre avec le mo- dèle de la franchise, qui permet de devenir un entrepreneur indépendant tout en n’étant pas seul, de changer d’activité professionnelle, de se reconvertir dans une autre région,... Prêt-à-porter, décoration, restauration, immobilier mais aussi services aux entreprises et à la personne, alimentaire, voyages... rien n’est oublié. le grand public aura la possi- bilité pendant cette semaine, de suivre des conférences en ré- gions, organisées en collaboration avec les Chambres de Commerce. les fondamentaux de la franchise seront présen- tés et des franchisés témoigneront de leur parcours, de leur activité quotidienne, ainsi que des avantages de l’entrepre- neuriat en franchise. des franchiseurs adhérents présenteront les points forts du modèle, aux côtés des partenaires qui ap- porteront leur expertise bancaire, comptable ou dans le do- maine de l’assurance. En outre, des franchisés ambassadeurs ouvrent les portes de leur point de vente dans les villes par- ticipantes.liste des conférences :C’est le seul événement grand sud à dimension euro-méditerranéenne, organisé sous la houlette de la Chambre de Commerce et d’industrie Mar- seille Provence (CCiMP) et la Fédération fran-çaise de la franchise, qui permet chaque année à des centaines d’hommes et de femmes de réaliser leur rêve de création d’en- treprise. il réunit des dizaines d’enseignes qui exposent leur concept et offrent aux nombreux visiteurs une solution réelle pour se reconvertir, créer ou développer leur entreprise en fran- chise.Quatre bonnes raisons d’y aller (gratuit, ouvert à tous publics) : Se former gratuitement et échanger : Je participe aux ateliers gratuits animés par des experts du marché, des franchisés... Je dialogue avec des entrepreneurs, des banquiers, des experts et je trouve rapidement les réponses à toutes les questions. Je ren- contre des hommes et des femmes qui ont créé leur entreprise, je vais bénéficier de leur expérience.Gagner du temps : Je rencontre les décideurs de nombreuses enseignes à la recherche de leur partenaire. Je trouve facilement une bonne idée pour créer mon entreprise, je serai formé et ac- compagné dans mon projet.valider le projet : Je rencontre en un même lieu les experts, les conseillers de la Chambre de Commerce et d’industrie Mar- seille Provence, les spécialistes de la Fédération française de la franchise. Je rencontre aussi les banques partenaires de la franchise. Elles me conseillent pour finaliser mon projet.06/10 : Paris 06/10 : tours4SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015Pour plus de détails : www.semaine-franchise.com/conferencesPour en savoir plus : topfranchisemed.fr]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[Être entrepreneurs& MousquetairesC’est créer sa propre entreprise et rejoindre des enseignes leaders sur leur marchéNicolas et Aline BocquetPropriétaires d’un Intermarché Vesoul (70)Choisir une enseigne du Groupement, c’est devenir son propre patron à 100 % mais aussi devenir Mousquetaires. C’est codiriger un groupement de plus de 3 500 points de vente et 146 000 collaborateurs. En participant aux décisions stratégiques du Groupement des Mousquetaires, vous décidez de votre propre avenir. Et parce que la réussite du Groupement passe d’abord par votre réussite, vous bénéficiez pendant votre installation, pour vos approvisionnements et votre développement de moyens et de services mutualisés performants. Rejoignez les Mousquetaires, l’un des premiers groupements d’entrepreneurs indépendants.© Gutenberg - Networks]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa Baromètre & TendancesSi le système de la franchise est réputé pour sa maturité, il n'empêche que les réseaux et les acteurs de la franchise conti- nuent d’innover. La preuve avec le réseau Camille Albane qui décide de recruter par un jeu-concours ou encore des chiffres sur le e-commerce attestant que le virage numérique est bien négocié par les réseaux. Des nouveautés enfin en matière de for- mations dédiées, avec l'université de Rennes 1 et la FFF. Bonne lecture.uCamille Albane recrute autrementla célèbre marque de coiffure pré-pratiques mettent sous les feux de la rampe de nouveaux business, pour l’ins- tant de niche, capables à l’avenir de venir contrarier les franchises physique ou du moins les faire évoluer vers une nouvelle expérience client.sente en France depuis 1994 sous forme de franchise - la tête de réseau dénombre plus de 200 salons en France - et depuis 1954 en propre, lance un recrutement inédit pour les aspirants franchisés. depuis le 1eru Du nouveau pour la Chaire de Rennes 1 dédiée à la franchise la Chaire Franchise & Commerce en réseau à l’iGr-iaE rennes a pour mis- sion de rapprocher les étudiants, les chercheurs et les professionnels autour des problématiques de la franchise et du commerce en réseau et de faire émer- ger des synergies grâce à une approche globale (multi-métiers, multidiscipli-juillet cette enseigne du groupe dessange, a lancé un jeu-concours où l’heu- reux (se) gagnant(e) se verra octroyer la coquette somme de 100 000€ (ap- port numéraire de 50 000€ et 50 000€ restant en marchandises et avantages commerciaux) pour ouvrir son premier salon sous-enseigne. Ne vous reste qu’à naviguer sur le site monpremiersaloncamillealbane.comnaire et multi-pays). Cette mission repose sur trois axes principaux : la formation, la recherche et la valorisation. l’année univer- sitaire 2014/2015 fut riche en événements pour les étudiants du Master 2 Franchise & Commerce en réseau (proposé en deux par- cours : apprentissage et en langue anglaise) avec notamment le Challenge étudiants sur le thème « Situation(s) de crise dans un ré- seau de franchise : agir et réagir » avec prèsu Save the date : La semaine pour entreprendre en franchise « En amont du salon de la franchise, la semaine pour entreprendre en fran- chise a pour objectif de donner envie à tous les Français qui envisagent une reconversion professionnelle voulue ou forcée, de changer de vie en se lançant dans la création d’une entreprise en franchise. La franchise permet au créateur de sécuriser sa création et de changer de métier grâce au sa- voir-faire qui est transmis au franchisé par le franchiseur. Le franchisé bé- néficiera donc de la force de l’enseigne, du professionnalisme conféré par le savoir-faire et de l’accompagnement du franchiseur. Il sera donc indé- pendant mais sans être isolé », serine Chantal Zimmer. dans le déroulé, l’événement, étalé sur une semaine, se veut un lieu de rencontres entre les franchisés qui exposent leurs best practices et ceux qui hésitent à franchir le pas. Un pool de conférences et un contingent de partenaires et d’experts de la FFF complètent le dispositif pour mettre en exergue les fondamentaux, les exigences et les avantages de la création en franchise.rendez vous le 5/10 à Metz, Chalon en Champagne, orléans et Pau, le 6/10 à Paris, Bordeaux et tours, le 7/10 à lyon, le 8/10 à rennes et Clermont- Ferrand et 15 octobre 2015.de 70 personnes ayant assisté à la finale le 4 février 2015, et la présentation des mémoires de fin d’études lors d’une session posters organisée le 24 juin 2015 rassemblant une soixantaine de professionnels, chercheurs et étudiants. au niveau de la recherche, le 24 juin 2015, rozenn Perrigot – docteur et titu- laire de la Chaire – a présenté les résultats d’une étude menée avec le docteur Begoña lópez-Fernández de l’Université d’oviedo (Espagne) sur le e-recru- tement des candidats à la franchise en lien avec la croissance des réseaux. d’autres événements ont eu lieu au cours de l’année sous forme d’échanges entre étudiants, partenaires de la Chaire (apef Services, axe réseaux, Banque Populaire de l’ouest – Pôle Franchise, Groupe Beaumanoir, KPMG Filière Franchise et réseaux, Mcdonald’s rennes, o2 Home Services et Subway Bre- tagne – Pays de la loire) et autres professionnels et enseignants-chercheurs du domaine.u Lutter contre la cellulite ? Oui, mais en franchise alors ! Sorte de concept drive de la beauté, Beauté Express s’attache à proposer des prestations esthétiques en matière d’anti-cel- lulite et de cosmétiques bio. Enseigne créée en 2013, Beauté Express poursuit son déve- loppement en décidant en ce mois de juillet d’adopter un déploiement en licence de marque pour toucher toutes les villes de plus de 60 000 habitants, avec un but de 110 éta- blissements à 5 ans. Un apport de 60 000€, un droit d’entrée fixé à 14 000€ ainsi que 4% annuels de frais de fonction-uBilan FEVAD : le e-commerce cartonne en 2014le e-commerce BtoC en zone Europe progresse encore de 14,3% pour l’année 2014 pour atteindre la somme de 423,8 milliards d’euros. la FEvad (fédéra- tion e-commerce et vente à distance), par le biais de sa dernière étude estivale, annonce ainsi la création de 75 000 sites BtoC (715 000 au total) et la réser- vation de 300 millions de domaines pour un total de 4 milliards. le nombre d’emplois créé de manière directe et indirecte est estimé aux alentours de 2,5 millions. le royaume-Uni puis la France se dégagent en tête des pays qui constituent le haut du panier des market places. la croissance du e-commerce en Europe s’explique surtout par la démocratisation des sites marchands en Europe Centrale et Europe de l’Est.nement seront exigés aux futurs licenciés.u Bilan avant été de la FCA : des chiffres plus qu’encoura- geantsuLe monde de la conciergerie en franchise, bousculé par le monde du numérique ?+1%, soit 143,5 milliards d’euros. les chiffres annoncés par la fédération du commerce coopératif et associé, synonyme d’un dynamisme supérieur au com- merce de détail (+0,4%), se sont accompagnés de la création de 18 000 emplois l’année dernière et de 1 200 points de vente.Serait-on en train d’assister à « l’uberisation » des conciergeries en fran- chise ? les nouvelles habitudes de consommation ne métamorphosent pas seulement le e-commerce. En atteste l’exemple des conciergeries dont l’ac- tivité pourrait fortement souffrir de l’arrivée de pure players français. après les Magic, GoButler ou Fetch, champions américains de l’économie à la de- mande, la France voit débarquer depuis quelques mois un phénomène encore inédit : la conciergerie numérique. toutcequejeveux.com, Hey Jeffrey ou encore Clac des doigts sont ces nouveaux acteurs qui exaucent le moindre de vos souhaits dans les limites du légal et du raisonnable. Même si ce nou- veau modèle d’affaires s’adresse aux particuliers tandis que les conciergeries franchisées restent ciblées sur les entreprises, il n’empêche que ces nouvellesuNouvelle formation à l’Académie de la franchiseorganisme de la fédération française de la franchise vieux de 6 ans, l’académie de la franchise a annoncé début juillet le lancement officiel de sa formation de « développeur de réseau de franchise ». Cette formation opérationnelle s’adresse essentiellement aux jeunes franchiseurs, aux futurs directeurs de ré- seaux et développeurs.Module 1 : les 5 et 6 novembre ; Module 2 : les 10 et 11 décembre6SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa A la Une - Le multi-enseignes Multi-avantages ?le multi-enseignes est un défi en matière de développement, de coordination et de recrutement, «L mais le jeu en vaut la chandelle, pour le franchiseur comme le franchisé...a stratégie multi-en- Nous avons donc saisi l’opportunité seignes traduit de Des concepts différents, d’acquérir ce réseau en 1995, afin degrandes ambitions par nous positionner sur ce segment très rapport à un marché qui présente un important. L’enseigne « Le Fournil degros potentiel. Les franchiseurs savent qu’en fonction de l’emplacement des points de vente, ils ne toucheront pas les mêmes populations », introduit Fa- bienne Hervé, fondatrice de FH Conseil. ainsi la multi-enseigne vise- t-elle à conquérir une typologie de clientèle différente sur des zones de chalandises spécifiques.Pierre », qui est restée longtemps en veille, est actuellement en cours de dé- ploiement, à travers un repositionne- ment. Nous cherchons à ce que nos enseignes soient très complémen- taires », explique antoine Barreau, directeur général de Brioche dorée et de del arte. ailleurs, la diversification des marques peut être également une manière de se positionner face à la concurrence. dans l’univers de la grande distribution, le groupe Casino s’est d’abord développé sous un for- mat de commerce alimentaire de proximité avec l’enseigne Petit Ca- sino. l’apparition de nouveaux for- mats comme les supermarchés, les hypermarchés et les hard-discounts chez les autres acteurs du secteur ont bouleversé la stratégie de développe- ment du groupe. Une manière de ré- pondre à l’attente des clients sans abandonner le parc de magasins existant qui a pris la forme d’un développement multi-formats et multi-enseignes : « c’est un « commerce de précision » pour viser le client de proximité qui n’utilise pas son véhicule, celui qui se dépanne occasionnellement dans sa supérette de quartier, celui qui réalise son « plein de courses » pour la se- maine, voire plus, dans un supermar- ché ou un hypermarché situé en périphérie et offrant plus de choix. Ce type de développement permet égale-OPPORTUNITÉSDE MARCHÉCe type de déploiement se retrouve notamment dans les domaines de la fleur, la boulangerie, la restauration, la beauté, la coiffure ou encore l’hôtel- lerie. S’inscrire dans cette logique consiste dès lors à segmenter le mar- ché selon des concepts voisins mais bien différenciés. la marque peut pos- séder par exemple des espaces pre- mium et des formats corner destinés à s’inscrire en complément de l’activitéau sein d’une zone de chalandise. Cette manière de segmenter la clien- tèle permettra également dans le dé- veloppement des marques d’éviter toutsement et l’approfondissement d’un véritable savoir-faire métier. Pour le groupe leduff par exemple, les en- seignes se sont développées autour de la transformation et de la distribution de produits à base de farine ; le posi- tionnement des différentes enseignes tendant à s’inscrire au mieux dans de nouvelles opportunités de marché. Brioche dorée, par exemple, a été créée en 1976, au moment de l’es- sor de la restauration rapide. Pour del arte du même groupe, la stratégie dif- fère. « Nous avons réalisé que le seg- ment de la pizza, malgré ses 11 000 opérateurs, n’était pas structuré.La diversification des marques peut être également une manière de se positionner face à la concurrencemais un même espritexistante. « Le choix de la multi-en- cannibalisme », complète Fabienne seigne résulte d’abord d’une bonne Hervé. dans certains cas de figure, le observation du marché, de ses poten- choix d’une stratégie multi-en- tialités et des comportements d’achats seignes peut correspondre à l’élargis-8SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa A la Une - Le multi-enseignesment au groupe Casino de répondre à un souci de diversification sur un cré- neau où il a une véritable expertise d’une part, de renforcer son maillage sur l’ensemble du territoire d’autre part », décrit Marielle Bugeaud, direc- trice nationale recrutement franchise Casino. Cela dit, le multi-enseignes, comme tout développement identi- taire, n’est jamais gravé dans le mar- bre. Certains choix de marques se discutent. tel fut le cas notamment pour le groupe Emova. autrement dit, le groupe spécialisé dans la fleur cou- pée a connu une restructuration de 2012 à 2014. « a mon arrivée, je me suis posé la question suivante : faut-il conserver toutes nos marques ? Et nous n’avions pas encore défini clai- rement le positionnement de chaque enseigne. depuis, nous avons travaillé sur la plateforme de marque de chaque enseigne. Et nous avons rapidement constaté qu’aucune marque n’était de trop. Bien au contraire. Ces trois en- seignes nous permettent de vendre le même produit (la fleur coupée) sur des territoires différents, à des cibles de clientèle différentes, avec une poli- tique commerciale propre à chacune. Ce travail fut primordial pour éviter toute cannibalisation entre nosconcepts », argue laurent Pfeiffer, président du directoire du groupe EMova.LE CANNIBALISME, UNEVUE DE L’ESPRIT ?« Lors du rachat d’un réseau concur-rent, il convient d’étudier s’il n’y apas collusion entre les deux réseaux.D’autant qu’il se peut que certainsfranchisés décident de quitter l’en-seigne lors d’un rachat », conseilleFabienne Hervé. a chaque réseau doitdonc correspondre une typologied’emplacement, de visibilité d’offre etde profil de franchisé. « Il y a une dif-férence de notoriété entre nosmarques. Mais la réputation n’est pasle seul facteur de succès. A Limoges,par exemple, nous possédons un Mon-ceau Fleurs qui fonctionne bien etdans sa banlieue environnante un ma-gasin Rapid’Flore fonctionne encoremieux. Le client Rapid’Flore n’étantpas le client Monceau Fleurs, chaquemagasin réussit à capter une clientèlespécifique et ceci à moins de deux ki-lomètres de distance l’un de l’autre »,explique laurent Pfeiffer. Pour legroupe leduff, les restaurants delarte sont implantés plutôt en périphé-rie des villes et ceux de Brioche dorée en centres commerciaux et centres-Le pluri-franchisé doit être schizophrène, s’adaptant à chaque conceptde cible CSP+. Cette enseigne incarne le meilleur rapport qualité / prix et l’élégance à la française. « Les candi- dats franchisés cherchent avec cette marque l’investissement et la sécu- rité », détaille laurent Pfeiffer. les franchisés rapid’Flore recherchent l’exploitation d’un commerce de proximité dans lequel le lien avec le client est important ; Happy se veut être un concept totalement innovantLa magie du multi-marques consiste à capter plusieurs types de clients sur une même zone pour une tête de réseauvilles. « Il n’y pas de rivalité ni de jux- taposition des offres et, lorsque plusieurs enseignes sont présentes dans un même centre commercial, elles ne se concurrencent pas fonda- mentalement. Elles coexistent et constituent une alternative, tant en matière de prix que de produits », il- lustre antoine Barreau. Un atout de taille dès lors qu’il s’agit de répondre10 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015aux bailleurs de centre commerciaux dans le cadre de leur démarche de commercialisation. Chaque marque se différencie également dans sa gestion et son approche managériale. « Del Arte nécessite une véritable approche managériale, compte tenu de l’effectif à gérer (une vingtaine de personnes). Brioche Dorée et Le Fournil de Pierre requièrent quant à elles une forte im- plication opérationnelle », souligne antoine Barreau. Pour le groupe EMova, les Monceau Fleurs s’ou- vrent dans des villes comptant au moins 25 000 habitants pour un cœurqui vise une clientèle très urbaine et s’adresse à des profils tournés vers l’entrepreneuriat urbain et connecté. Marielle Bugeaud ajoute : « Lors de l’étude d’une nouvelle opportunité d’implantation, nous vérifions la proximité avec nos enseignes déjà existantes sur ce secteur géogra- phique. Par ailleurs, la mise en place depuis un an d’une Direction Natio- nale de l’Expansion assurant le déve- loppement pour plusieurs enseignes, permet désormais de mieux coordon- ner les actions de développement des branches ». Sans surprise, le multi-en-]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°8www.ecoreseau.frseignes requiert une vigilance accrue en matière d’animation des réseaux.last but not least, le franchisé bénéfi- cie de la force de la centrale d’achat et d’une plateforme logistique intégréeA la Une - Le multi-enseignes PaNoraMaayant ses propres spécificités, Casino positionne sur chaque projet celle qui sera la plus adaptée à la zone de cha-QUID DU FRANCHISÉ ?ter aux spécificités des formats et concepts. « Toutefois, les synergies sont mises en place à deux niveaux au« Opter pour une franchise multi-en- seignes c’est aussi s’appuyer sur un groupe au savoir-faire qui a prouvé sa solidité sur plusieurs concepts », ana- lyse rozenn Perrigot, titulaire de la chaire dédiée au commerce associé et à la franchise à l’université de rennes 1 (iGr-iaE de rennes). Si la magie du multi-marques consiste à capter plusieurs types de clients sur une même zone pour une tête de ré- seau, il n’empêche que chaque fran- chisé(e) peut tirer bénéfice d’une telle stratégie. Entre autres parce que le groupe peut parfois aider le franchisé à se repositionner. « Nous avons de plus en plus de franchisés multi- marques. Il arrive aussi parfois qu’un franchisé change d’enseigne pour son magasin, le positionnement n’ayant pas été correctement défini en amont. On repositionne alors le point de vente pour coller davantage à la clientèle », nuance laurent Pfeiffer. Suivant le profil du franchisé, il de- vient donc judicieux de venir sur un réseau multi-enseignes du point de vue des perspectives de carrière. « Le franchisé peut alors mailler une zone géographique et toucher toute la clientèle avec différentes enseignes positionnées sur différents segments de marché. Cela lui permet également d’avoir des opportunités d’évolution, de passer du statut de franchisé à celui de pluri-franchisé, vers un mé- tier moins opérationnel et plus mana- gérial », complète rozenn Perrigot. dans tous les cas, la franchise donne au franchisé les moyens de transférer les compétences utiles dans chaque point de vente, de bénéficier d’une as- sistance et de prévoir son développe- ment en fonction de la modélisation de l’activité. d’autant que près d’une marque sur quatre en franchise appar- tient à un groupe. « En d’autres termes, les outils de la franchise per- mettent au franchisé de suivre plus fa- cilement la gestion de ces divers points de vente », précise Chantal Zimmer, déléguée générale à la FFF (fédération française de la franchise). En outre, la multiplicité des enseignes et des formats permet à un franchisé de pouvoir concrétiser son projet en- trepreneurial dans un concept qui saura répondre précisément à son ca- hier des charges : milieu urbain ou rural, avec ou sans employé, capacité financière, reprise ou création, etc...Le franchisé peut devenir pluri-fran- chisé, évoluant vers un métier moins opérationnel et plus managérialsein du groupe po.ressources des fonctions support et de back-office mutualisées et le partage des best-practices dans la stratégie de développement de chaque enseigne et l’accompagnement des franchisés », renchérit la responsable recrutement du groupe Casino. Une liste d’atouts de taille pour concrétiser ses velléités entrepreneuriales.au service des magasins. « Les objec- landise », note Marielle Bugeaud. tifs ambitieux en termes de développe- ainsi chaque enseigne a-t-elle son ment participent naturellement à une propre mode de fonctionnement sur la saine émulation entre les différentes gestion de son réseau et la formation enseignes. Chacune de nos enseignes de ses franchisés, et ce afin de s’adap-Geoffroy Frameryur les réseaux : lesSEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015 11]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa Régions & territoires - Marseilledes vitrines sans limiteMarseille ne brille pas seulement par son soleil. Entre la volonté politique de rayonner au-delà des frontières, et un foncier qui reste raisonnable, franchisés et franchiseurs se frottent les mains.La bonne mer devant la Bonne Mèreblic, ses 350 places, un restaurant, un coffee bar, un rock Shop, ainsi qu’une scène pour les concerts. Un atout de plus pour le visage de la ville qui, depuis une dizaine d’an- nées, se dote d’une nouvelle image à grand renfort d’investissements commerciaux et touristiques.la marque Hard rock Café n’investit pas dans n’importe quelle ville. Jusqu’ici, seules Paris et Nice se targuaient d’accueil- lir la célèbre enseigne américaine en France. depuis quelques mois, il fautajouter Marseille à cette petite liste de privilégiées. Un vrai symbole qui traduit la fougue commerciale du moment qui s’empare de la cité pho- céenne, à l’origine de l’expansion de bon nombre de réseaux de fran-chises. le projet Hard rock Café, qui a élu domicile sur le site histo- rique de l’ancien arsenal des Ga- lères, se veut être un véritable pôle d’animation du centre-ville avec ses 1 000 mètres carrés ouverts au pu-oissance démogra- phique constante : l’aire urbaine Marseille aix-en-Provence rassem- ble aujourd’hui 1,7 million d’habi- tants (+ 2 % par rapport à 2006). de grands projets commerciaux ont déjà modifié le visage de la cité, et voir aujourd’hui cette dynamique écono- mique se poursuivre n’a finalementSigne des temps qui changent : Mar- seille est devenue une destination convoitée en matière de tourisme d’affaires. l’international Congress and Convention association (iCCa) classe la ville au second rang natio- nal pour l’accueil de congrès et conventions internationales. la Ca- pitale européenne de la culture de 2013 a été désignée pour être la Ca- pitale européenne du Sport de 2017. de quoi doper encore un peu plus une attractivité qui ne cesse de pren- dre du galon. a ce phénomènes’ajoute une cr.le Prado, future attraction commercialerien d’étonnant.Mathieu NeuFerréol et le Centre Bourse. le centre commercial disposera à la fois des atouts d’une zone de cha- landise à fort pouvoir d’achat, d’une desserte de premier plan et d’une forte notoriété de quartier apportée notamment par la proximité du stade vé- lodrome modernisé depuis peu. Pour Christian dubois, directeur général de Cushman & Wake- field France, en charge de la commercialisation des enseignes, « les 38 000 voyageurs par jour qui empruntent le métro au Prado auxquelles s’ajou- tent les 27 000 personnes qui transitent par les 11 lignes du bus au pied du site, ainsi que les 39 000 véhicules circulant quotidiennement devant le futur centre semblent d’éventuels bons signes de succès. »Cas d’écoleCinq étages de boutiques, des terrasses de café XXl, 50 magasins au positionnement premium... le projet du Prado est une énième initiative phare destinée à remodeler le visage économique de Marseille. albert asseraf parle de ce nouveau dé- veloppement comme d’un futur joyau incontour- nable de la cité phocéenne : « Il s’agit là d’opportunités commerciales incroyables pour les marques. Avec le stade Vélodrome juste à côté, la situation est exceptionnelle. » l’activité de ce futur centre commercial verra le jour dans deux ans. Celui-ci prévoit des surfaces de vente en grande partie liées au domaine du sport, sur 25 000 mètres carrés. « 2 000 mètres carrés sont toujours disponibles à l’heure actuelle », men- tionne albert asseraf. Coiffé d’une structure en verre, le bâtiment est construit à l’image d’une ruepiétonne qui serpente autour d’un espace central aéré ouvert sur l’ensemble du site. de nombreux espaces végétalisés ont vocation à inciter les pas- sants à s’éterniser sur les lieux. le stade vélo- drome à proximité jouera un rôle essentiel dans l’activité. Une entrée directe depuis le parvis de ce dernier est prévue. la ville a sorti le grand jeu sur le plan architectural, privilégiant un volet es- thétique spectaculaire pour les visiteurs. l’agence spécialisée Benoy, réputée pour ses réalisations originales de centres commerciaux à Bangkok, aux Pays-Bas ou encore au danemark, a obtenu le feu vert pour le projet.12 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015les Galeries lafayette occuperont les lieux sur un vaste espace de 9 400 mètres carrés, soit plus du tiers de la superficie totale. C’est la troisième im- plantation locale pour l’enseigne après la rue Saint]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa Régions & territoires - Marseilleu Les centres commerciaux au cœur des projetsPour agrandir sa vitrine commerciale en un temps relativement court, Marseille a parié sur les centres commerciaux. le Centre Bourse, à deux pas du vieux Port, a fait peau neuve pour un montant investi de 80 millions d’euros. il accueille aujourd’hui tous types de commerces. « En plus d’une surface globale élargie de 5 000 mètres carrés supplémentaires, le centre s’ouvre désormais sur le musée d’histoire de Marseille », indique albert asseraf. le lieu profite ainsi directement de l’afflux de ses visiteurs. Sur le site de la cathédrale de la Major, 7 200 mètres carrés de boutiques ont ouvert il y a moins d’un an dans un ensemble commercial appelé les voûtes de la Major. on y trouve une offre plutôt haut de gamme, concentrée sur la culture et les loisirs. En 2014, un autre gigantesque centre commercial a été inauguré sur le boulevard du littoral. il s’agit des terrasses du Port et de ses 61 000 mètres carrés qui accueillent 190 boutiques. Un espace ouvert sur la mer à l’origine de 2 000 créations d’emplois. Son impact sur la dynamique éco- nomique est particulièrement fort : près de 40 % des enseignes représentées n’étaient pas implantées à Marseille auparavant. Uniqlo, le concepteur et distributeur japonais de vêtements, le vendeur d’articles de sport Citadium, ou encore le magasin de chaussures Sketchers font désormais partie de l’offre locale grâce à ce développement. « Les Terrasses du Port sont une belle opportunité, facile d’accès et proche du centre-ville. Depuis le lancement, nos résultats en termes de vente et de fréquentation sont au-delà de nos objectifs », commente Berndt Hauptkorn, PdG d’Uniqlo Europe.la frénésie locale des centres commerciaux est loin d’être terminée. la construction du futur centre Bleu Capelette est en cours, dans la partie Est de la ville. outre un multiplexe cinéma, il abritera environ 70 boutiques réparties sur quelques 43 000 mètres carrés. la beauté et le bien-être, la mode, les équipements de la maison ainsi que la restauration seront les principaux secteurs d’activité représentés. il doit ouvrir ses portes en 2017, tout comme le centre commercial du Prado, au pied du stade vélodrome.u Un foncier favorablele marché n’est pas prêt d’arriver à saturation, si l’on en croit les avis d’experts. il reste des oppor- tunités pour les franchises de plusieurs secteurs, comme le prêt-à-porter, le fitness, les loisirs créa- tifs, le secteur alimentaire, ou encore les équipe- ments de la maison où il subsiste unefacilité de pénétration. Pour s’installer,la recherche de locaux commerciauxadaptés ne semble pas si difficile. Et lesprix sont bien plus abordables qu’àParis, ou même lyon, malgré une ten-dance globale à la hausse. le centre-ville se caractérise par un fort dynamisme immobilier, laissant la placeà de bonnes affaires parfois étonnantes.dans la rue de la république ou sur les terrasses du Port, un local commercial seloue autour de 600 euros le mètre carré par an. dans les petites rues de la ville, les prix s’établis- sent autour de 250 euros. a noter qu’à Marseille, les commerçants ont la possibilité d’ouvrir le di- manche dans l’hypercentre. les terrasses du Port accueillent ainsi les clients 7 jours sur 7.u Coller à une demande croissanteu Des investissements massifs pour franchir un cap« Il manquait à Marseille 200 000 mètres carrés de surfaces commerciales. Nous avons en- gagé de nombreux projets de construction ou de rénovation pour combler ce déficit de locaux commerciaux. » les propos de Solange Biaggi, adjointe au maire de la ville en charge du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et du grand centre-ville, expliquent lesProvence (CCiMP) pour le salon top Franchise Méditerranée.le cœur de Marseille en particulier foisonne de ces nouveaux atouts. la rue de la république, qui fait la jonction entre le vieux Port et le nouveau quartier d’affaires Euroméditerranée, dis- pose de 35 000 mètres carrés de surfaces commerciales contre presque rien il y a quelques années encore. Parmi les grandes marques, Mac donald’s et Monoprix y ont élu domicile.la fréquentation dans la ville phocéenne enregistre une progression fulgurante. Chaque année, ils sont 5 millions de touristes et environ 1,2 million de croisiéristes à sillonner les rues et à côtoyer les points de vente. le panier moyen serait de 60 euros par personne par jour. l’impact économique des seules croisières est évalué à 164 millions d’euros, dont 49 millions d’euros correspondent aux achats réalisés par les passagers en ville. En conséquence, l’offre s’adapte. les produits locaux et artisanaux, le prêt-à-porter, la cosmétique sont en tête de gondoles. les réseaux de franchise ont de ce fait une bonne carte à jouer. longtemps tournée vers l’activité portuaire et l’industrie, l’économie marseillaise est aujourd’hui bien plus diversifiée, beaucoup plus orientée vers les services et le tourisme en particulier. Pour Sylvie Gaudy, directrice de la division Franchise chez reed Expositions qui organise notamment le salon top Franchise Méditerranée, « le succès de cette diversification dans les services date de 5 à 6 ans à peine. »la progression démographique est un autre moteur pour les marchés des franchises. Marseille accueille chaque année 5 000 nouveaux arrivants. l’ad- jointe au maire Solange Biaggi compare les différents quartiers à « des noyaux villageois qui essaiment un peu partout dans la ville. Dans tous les ar- rondissements, on trouve une placette avec des commerces. Il est également intéressant pour les franchisés de venir s’installer dans ces endroits. » la distribution de proximité, par le biais d’enseignes comme Spar, connaît un grand succès. Parmi les marques qui ont le vent en poupe, Sylvie Gaudy cite « les services à la personne et aux entreprises, avec notamment Adhap, Aquila RH, Générale des Services, Lynx RH, le travail temporaire avec Temporis, ou encore le secteur du fitness avec Orange Bleue, Moving. »Pour tout savoir sur les implantations et consolider un projet de franchise, le salon top Franchise Méditerranée fait office de rendez-vous incontournable.« En plus des conférences qui apportent des informations concrètes aux intéressés, c’est l’occasion de déconstruire de nombreuses idées reçues sur la franchise, tenir compte des éléments qui pèsent vraiment dans la balance. Les porteurs de projets peuvent d’ailleurs nous rendre visite avec leur dossier sous le bras. Ils repartiront avec des réponses adaptées à leur propre situation », indique Sylvie Gaudy.14 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015multiples atouts dont la cité phocéenne s’est parée depuis quelques années. désormais, le dit déficit n’est plus qu’un lointain souvenir. on dénombre aujourd’hui 15 000 commerces, dont 6 000 en plein cœur de la métropole. Marseille n’en finit plus d’accueillir de nou- velles boutiques, en particulier en franchise. « En région Paca, on comptait environ 5 000 magasins en franchise en 2014, c’est-à-dire 10 % de l’effectif national. Surtout, il est in- téressant de signaler que la totalité des en-seignes nationales sont présentes à Marseille, ainsi qu’une quarantaine de sièges sociaux de franchiseurs », se réjouit albert asseraf, mandataire à la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille-Marseille]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[GROUPE CASINORenforce le déploiement de ses 10 enseignes pour offrir plus de proximité à ses clients !Avec plus de 10 500 points de vente en France et 1,5 millions de clients par jour, le groupe Casino est le leader du commerce de proximité. Ses engagements : accueil, convivialité et sens du service. Répondre aux évolutions du consommateur en enrichissant son offre ”produits frais” et en proposant un large panel de services : pain cuit sur place, rayon boucherie traditionnelle, rôtisserie, espace snacking, livraison à domicile, location d’outillage, wifi gratuit, retrait de colis, etc.Le groupe Casino développe son réseau sur la France en s’appuyant sur l’esprit entrepreneurial de futurs commerçants indépendants et recherche activement des locaux dès 50m2TANG CHUANG - SPAR A DEUIL LA BARRE (95)« Avec mon épouse nous avons repris le magasin SPAR de Deuil-la-Barre en mars 2014 et nous avons bénéficié d’un accompagnement de qualité. A l’ouverture, l’équipe terrain a réimplanté intégralement le magasin et nous avons suivi une formation en magasin pilote. Nous pouvons compter sur la plateforme logistique performante du groupe casino et sur les produits de la marque Casino qui sont un véritable booster pour les ventes ».HUGO FRADIN - CASINO SHOP A ISSY LES MOULINEAUX (92)“Lespremiersmoism’ontdemandébeaucoupd’investissementpersonnel.Maisjedresse un bilan très positif de cette nouvelle aventure. J’ai trouvé le format de magasin qui me correspondait entièrement et j’ai réalisé mon rêve ! Aujourd’hui, je prends mes propres décisions, je gère moi-même mon chiffre d’affaires... C’est un vrai plaisir, au point que j’envisage d’ouvrir un second Casino Shop ».BERNARD MICOUD - VIVAL DE CHABONS (38)« L’ enseigne Vival est bien adaptée au profil des magasins de la commune de Chabons. Mon magasin propose tous les rayons habituels mais nous avons plus particulièrement déve- loppé le Frais et le Surgelé. La plupart de nos clients connaissent et apprécient les produits Casino. Grace à la baisse tarifaire, la fréquentation de mon magasin a significativement augmenté ».SAMUEL & MARIE-PIERRE BADIN - A LA BONNE HEURE DE MACON (71)« J’ai trouvé avec le groupe Casino des interlocuteurs fiables et enthousiastes pour m’aider àbâtirmonprojet.L’équipeExpansiondeCasinoRestaurationasurépondreavecbeaucoup de réactivité aux questions liées aux produits. J’ai pu participer à une journée de dégusta- tion où j’ai été convaincue par la qualité des gammes. Un programme de formation de plusieurs semaines a été prévu pour mon adjointe et moi-même, nous permettant ainsi d’être prêtes pour l’ouverture ».KHALED KADHI - FRANPRIX NANO DE SAINT MAURICE (94)« Quand j’ai trouvé mon local, je me suis rapproché de l’enseigne Franprix pour étudier un projet ensemble car c’est une enseigne connue que j’aime bien. J’ai été accompagné surtoutes les différentes étapes que j’ai pu gérer en toute indépendance, notamment en supervisant les travaux moi-même. Aujourd’hui je suis satisfait des résultats de mon magasin et souhaite ouvrir bientôt un deuxième Franprix Nano».CONTACT    www.franchise-groupecasino.frinfoentreprendre@groupe-casino.fr]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8PaNoraMa International - Ces réseaux étrangers qui peinent en FranceForteresse hexagonale Certains réseaux réussissent ailleurs, mais souffrent en France. Explications.la France continue d’attirer les enseignes étrangères. C’est un fait. Sur les 1 796 fran- chiseurs recensés en 2014 par la FFF, presque 15% (environ 260 en- seignes) seraient importées pour être déclinées à la sauce tricolore, prin- cipalement par le biais de la master- franchise. tous les secteurs d’activité semblent concernés par cette volonté des réseaux étrangers de mailler au plus près le territoire hexagonal à l’aide de leurs nouveaux concepts. d’autant plus lorsque l’idée a déjà été éprouvée avec succès sur plusieurs territoires. dès lors comment expli- quer que certains réseaux d’envergure mondiale peinent à satisfaire les consommateurs français ?américain ne décide qu’en 2012 de débuter sa stratégie hors amérique du Nord en ouvrant à dubaï son pre- mier établissement en franchise. S’en- suit depuis trois ans la conquête du marché européen, en mettant en exergue son principe de Burger Pre-le déploiement, aussi modéré soit-il, n’est pas gage de désaffection de la marque. Bien au contraire. En attestent les concours de marketing viral et l’engouement sur les réseaux sociaux. le paradoxe peut s’expliquer par la nature-même du développement en« Bannières Steak'n'Shake, Chipotle, e Cup en vue... Les Anglois attaquent ! »nétrer le marché français en raison de sa maturité. La franchise obéit à des règles qui sont connues des fran- chiseurs et des candidats franchisés. Les droits et devoirs de chaque partie sont clairement établis par le code de déontologie de la franchise. Les banques vérifient que le concept ré- ponde aux exigences du code de déontologie. Par ailleurs le consom- mateur français a ses habitudes et sa culture, les concepts étrangers doivent en tenir compte et s’y adapter s’ils souhaitent le séduire », argue Chantal Zimmer, déléguée générale de la FFF. des règles du jeu existent. Si bien que certaines marques ne souhaitent pas s’y frotter. « Des en- seignes étrangères n’ont pas envie d’appliquer les contraintes natio- nales. Certains réseaux préfèrent par exemple aller en Angleterre où la législation sur l’entrepreneuriat est plus souple », note Fabienne Hervé, fondatrice de FH Conseil. Et rozenn Perrigot d’ajouter que « la réglementation est dans certains cas un frein. Par exemple, les enseignes ouvertes 24h sur 24h ou 7 jours sur 7 sont difficiles à développer en France, en raison de la réglemen- tation en termes d’horaires d’ou- verture et de coût du travail. » d’au- tres enseignes, elles, décident de contourner les obligations des réseaux au risque parfois de s’y brûler les ailes. C’est le cas par exemple de Subway, qui malgré une empreinte désormais cimentée sur le paysage français (plus de 500 points de vente), a connu des débuts extrêmement compliqués en raison de contrats abracadabrantesques : durée de 20 ans, contact basé à amsterdam ouMARCHÉ MATURE PAS SI ACCESSIBLEPourtant déjà fortement investis, cer- tains marchés continuent d’attirer de nouveaux concepts. la restauration rapide est un cas d’école en raison de son potentiel, en dépit d’une scène nationale déjà bien occupée par cer- tains mastodontes. Malgré les Mcdo- nald’s, Quick, KFC, Subway and Co, certaines enseignes étrangères décident malgré tout de jeter leur dévolu sur le territoire français. a l’image de la marque américaine « Steak’n’ Shake » qui se positionne dans le burger et le milk shake de qualité. la marque existe pourtantmium. Cette marque mondialement connue n’est pas la seule à cartonner à l’étranger mais qui tarde à se dé- velopper en France pour des raisons d’opportunités de marché ou de concurrence. Burger King est réapparu depuis quelques années, timidement,franchise dans une conjoncture où les projets de franchisés peinent à se concrétiser. « Tout dépend du posi- tionnement de l’enseigne. Certains concepts arrivent à se démarquer et séduire les consommateurs dans le secteur de la restauration rapide en 2015 malgré des dizaines de chaînes déjà en activité », rappelle rozenn Perrigot, titulaire de la chaire dédiée au commerce associé et à la franchise à l’iGr-iaE de rennes. En d’autres termes, le positionnement reste décisif, surtout sur un marché ultra concurrentiel. Ce qui explique que Steak’n’Shake, Chipotle, the Cup ou encore Five Guys lorgnent ou s’installent sur l’Hexagone tandis que Mcdonald’s entend asseoir sa suprématie et conquérir les 20% de parts de marché avec 21 restaurants inaugurés en 2014.Certaines enseignes étrangères décident de contourner les obligations des réseaux, au risque parfoisde s'y brûler les ailesaux Etats-Unis en cas de p. etc. Une période de vache maigre qui a duré presque huit ans où le concept suscitait plus la méfiance que la réussite entrepreneuriale, mal- gré sa renommée internationale. au- jourd’hui encore, les contrats restent peu lisibles, ce qui explique notam- ment pourquoi ce réseau n’a pas été accepté au sein de la FFF.Geoffroy Framerydepuis 1934. Son arrivée tardive en France – le premier franchisé a ouvert ses portes il y a moins d’un an - s’explique notamment par le récent virage stratégique orchestré par Sardar Biglari, son Pdg, lors du rachat de 2008, qui décide alors d’un double développement ; à la fois national (Etats-Unis) mais aussi international. Malgré une croissance significative (+275 restaurants de 1992 à 2002), des récompenses internationales et ses actuels 520 restaurants, le réseauau regard de son maillage mondial qui fait de lui le deuxième réseau in- ternational dans le secteur du fast- food. depuis sa désertion du marché français en 1997, le professionnel du Whopper a confié telle une patate chaude son exploitation et son dé- ploiement en France à autogrill d’abord puis au groupe Bertrand. Ce dernier ambitionnait en 2013 d’ouvrir 400 établissements en 10 ans. Mais l’année 2015 n’enregistre pas autant d’ouvertures que prévues. Pourtantroblème,16 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015RÉGLEMENTATIONS INCITATIVES ET ADAPTA- TION DU SAVOIR-FAIRE« Beaucoup de franchiseurs étrangers rencontrent des difficultés pour pé-]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Interview croisée - Inter Caves et La Patateriedu verre à l’assiettela restauration traditionnelle souffre, c’est indéniable. Mais quelques-uns s’en sortent plus que bien. Quant au marché du vin, il importe de profiter au maximum de sa croissance.interview hédoniste avec deux franchiseurs qui ont le vent en poupe.Quelle est l’histoire de votre en- seigne ?AM : Pour la Pataterie, tout a com- mencé avec un restaurant de 25 places assises à Brive, en 1996. Jean-Chris- tophe Pailleux, le P-dg., était alors très loin d’imaginer que son concept serait décliné en franchise. le premier restaurant en franchise a ouvert en 2003, avec des partenaires qui étaient aussi des amis. Cinq ans plus tard, le marché de la restauration a été confronté au début de la crise. Mais, alors que le marché s’est effondré, l’enseigne elle, se porte bien, grâce notamment à un positionnement diffé- rent et, pour moi qui ai rejoint le groupe en 2009, une stratégie et une offre remplies de bon sens qui ont per- mis de passer de 17 restaurants fran- chisés en 2009 à plus de 200 en 2015.Le droit d’entrée est aussi le prix de nos erreurs passées pour ne pas les revivrecidé afin de permettre un déploiement plus rapide de l’enseigne. on gagne aussi en souplesse car cela permet d’aller au-delà de la relation client- fournisseur. le franchisé est entrepre- neur : il gère lui même son affaire, son personnel, son argent... Et surtout, il est indépendant dans ses choix. Évi- demment, cela comporte certains in- convénients : le développement de nouvelles initiatives est moins instan- tané car il nous faut d’abord convain- cre le franchisé de son intérêt. il peut exister un problème de réactivité. En ce moment par exemple, nous voulons introduire un rayon bio dans nos caves mais, pour le mettre en place, cela va prendre du temps car on ne peut pas l’imposer aux franchisés.Comment vous positionnez-vous par rapport à vos concurrents ? AM : Nous avons toujours pris les choses bout à bout : sans chichi, géné- reux dans l’assiette. Nous sommes un groupe indépendant qui détient 100% de son capital, mais nous ne fanfaron- nons pas. Notre message au consom- mateur est clair : rien n’a bougé dans l’assiette, « nous collons aux fonda- mentaux et vous ne paierez pas pour ceux qui ne viennent pas ». Nous ne sommes ni Buffalo ni léon, nous nevent l’être les grandes surfaces. on peut dire que nous sommes à cheval entre les deux : proches de la grande surface par le nombre de produits pro- posés à la vente ; et proches du caviste par la spécificité de nos produits et la dimension de conseil.Quel accompagnement proposez- vous à vos franchisés ?Quelles sont les grandes mutations constatées dans votre secteur ? AM : Quand l’économie est en en berne, les gens – mécaniquement - vont moins au restaurant : le secteur a perdu 120 M€ de Ca en 2013 puis en- core 107 M€ en 2014... dans le même temps, 2 000 restaurants de chaînes ont ouvert en l’espace de cinq ans... Forcément il n’y a pas de placepour tout le monde.SZ : au départ, les cavistes possé- daient des petites boutiques, souvent en centre-ville, et vendaient du vin à l’unité. aujourd’hui, il est nécessaire d’être multi-spécialiste, de diversifier les offres. Nous savons que les gens consomment moins de vin mais, qu’en revanche, ils recherchent davantage de qualité. En France, nous sommes pas- sés de 120 litres de vin consommésEn fait, le succès de la Pataterie repose sur des fondamentaux qui n’ont guère varié.SZ : inter Caves existe depuis 1978, mais, jusqu’au début des années 1990, nous nous étions développés en suc- cursales avec 30 à 40 enseignes. Nous sommes des cavistes accessibles à tous les types de consommateurs, par la diversité de notre gamme de pro- duits et de prix, un peu à l’inverse des petits cavistes, plus « élitistes ». Nous vendons du vin, bien sûr, mais aussi des spiritueux – nous proposons 250 sortes de whiskys -, du rhum et de la bière. au total, nous proposons 450 références de spiritueux, ce qui permet de ne pas nous positionner unique- ment comme des experts en vins. Notre accessibilité est aussi physique. Nos magasins se situent toujours près d’une zone commerciale, ce qui nous permet de proposer des parkings à nos clients. C’est important pour qu’ils puissent ainsi prendre le temps de faire leurs achats.par habitant en un an au début des an- nées 80 à 45 litres par habitant au- jourd’hui. Mais la valeur des achats, elle, a augmenté et, du coup, le mar- ché continue de progresser, de 2 à 3% par an.Comment la franchise s’est-elle imposée à l’enseigne ?AM : Nous avons 220 restaurants dont 217 en franchise. Un restaurant marche très bien quelque part ? Un autre doit faire un carton ailleurs ? C’est avec plaisir et surtout sans regret que nous confions les rênes à un nou- veau franchisé. C’est cette relation aux franchisés, qui ne sont pas des nu- méros dans des cases, qui fait la réus- site de l’enseigne. il n’existe, chez nous, aucune velléité d’ouverture de restaurants en succursale. Ce n’est pas notre idée de business model. dans une relation franchiseur-franchisé, ce qui est bon pour l’un doit être bonAlexandre Maizoué, Dg. de La Pataterie,155 millions d’euros de CA, 200 restaurants.43 ans et titulaire d’une maîtrise en droit des affaires à Paris II, Alexandre Maizoué a vécu une première expérience dans une entreprise familiale avant de rejoindre le groupe Flo en 2005 en tant que directeur des opérations. Aujourd’hui, il occupe le poste de Directeur Général de La Pataterie.18 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015pour l’autre.SZ : le choix de la franchise a été dé-cherchons pas à mailler le territoire coûte que coûte, notre priorité n’est pas un rond-point en entrée de ville. SZ : Nous n’avons pas de concurrents directs, en tout cas pas de manière frontale avec des cavistes de quartier du type Nicolas, ou des cavistes indé- pendants, par le fait d’être installés en périphérie. Nous sommes aussi plus spécialisés dans nos offres que peu-AM : Nous sommes sur du clé en main. Pourquoi ? Parce que nous considérons que, quelle que soit la qualité du candidat et son projet, nous sommes les plus à mêmes de lui ap- porter l’expertise du business model que nous avons mis en place et affiné. Nous sommes présents à chacune des étapes, du repérage de l’emplacement aux demandes de financement. Et]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°8www.ecoreseau.frnous les appelons pour leur anniver- saire ! Cela fait partie de la relation que nous avons souhaitée avec chacun de nos franchisés. Nous sommes une équipe. Cela signifie aussi, forcément, de la disponibilité. il est rare que mon portable ne sonne pas le 14 juillet, il y a toujours une palette coincée quelque part. C’est dans ces moments là qu’il faut être disponible et efficace. la res- tauration, c’est 7j/7, midi et soir... il faut être à ce niveau d’engagement. le P-dg., Jean-Christophe Pailleux, est lui-même encore énormément sur le terrain et parcourt toujours 150 000 km par an.le coût complet d’ouverture d’une franchise inter Caves se situe entre 120 000 et 150 000 euros. En prenant en compte l’apport de la Banque pu- blique d’investissement (Bpifrance), disons qu’avec 50 000 euros d’apport, on peut ouvrir un magasin franchisé. C’est un argument suffisant pour drai- ner des candidats.goût nouveau, des plaisirs, des styles et des visuels différents. Par exem- ple, nous avons insisté ces dernières années sur le « Bib » (pour Bag in Box NDLR) que les anciennes géné- rations appellent le « cubi ». Cela ré- pond à un nouveau mode de consommation plus moderne, plus jeune, plus écolo aussi. aujourd’hui, il représente 30% de nos volumes vendus. Nous essayons également de nous développer sur internet. Nous avons refait notre identité visuelle en 2011 pour conférer à notre marque des notions d’accessibilité, de plaisir et de terroir.Quels sont vos objectifs à court, moyen et long terme ?AM : Notre seule stratégie est de sa- voir comment amener le consomma- teur dans nos restaurants, d’autant que tout le monde continue d’en ou- vrir. la bonne vision revient à détec- ter les signaux : le métier est en train d’évoluer avec les nouvelles techno- logies, la big data qui est une vraie lame de fond, le digital qui trans- forme plus fort que jamais les pro- cess. l’objectif être donc de continuer à être attentif. Et si on se prenait àcela nous oblige à resserrer nos pro- cess de sélection.SZ : inter Caves a deux rôles. d’abord, nous servons de centrale d’achat aux franchisés. ils font leurÉprouvez-vous des difficultésà recruter des franchisés ? AM : Nous croisons beaucoup de monde sur les salons de la franchise mais nous ne faisons pas de fiches, même si la source se tarit peu. il faut être courageux pour partir à l’aven- ture alors que la profession est en plein marasme et que la crise de la consommation est sans précédent, quand bien même on a dépassé les ré- ticences que l’on retrouve toujours dans le cercle familial et amical. Nous organisons une journée découverte par trimestre, une véritable immer- sion. il ne faut pas cacher les difficul- tés. Un contrat de 7 ans, c’est interminable, tout peut se passer, tout peut arriver, donc ne pas se poser les bonnes questions en amont est une er-c’est déjà un bon garde-fou.SZ : l’échec pour nous, c’est quand un magasin ne décolle pas parce que nous nous sommes trompés. le com- merce est un monde compliqué, où la compétition est vive. Quand nous nous apercevons qu’il n’est pas viable de continuer, que nous n’avons pas trouvé notre place dans le paysage où nous nous sommes installés, c’est que nous nous sommes trompés. Cela peut être sur le choix de l’emplace- ment, du caviste... la leçon, c’est queInterview croisée - Inter Caves et La PataterieClUB ENtrEPrENdrEconseil d’exploitation, le marketing, la communication... inter Caves pro- pose aussi des services plus personna- lisés comme des animateurs de terrain, des conseils juridiques vis-à-vis du personnel, des clients, dans la relation au bailleur...Quelle est votre perception de l’échec ?AM : on en sort toujours grandi et il y en a toujours, les nôtres, ceux de nos candidats... Nous nous en nour- rissons. depuis le début, nous sommes restés des commerçants. Je pense que nous sommes restés hum- bles, que nous avons su être présents, être aux affaires, pas seulement pour récupérer les redevances. il n’y a pas de lien de subordination avec nos franchisés, mais un management par influence. 45 000 euros, le droit d’en- trée, c’est aussi le prix de nos erreurs passées pour ne pas les revivre. Nous ne savons pas tout, mais nous savons ce qu’il ne faut surtout pas faire, etmarché comme ils veulent parmi nos 1 300 références en entrepôt. Nous les déchargeons donc de la problématique de l’approvisionnement chez plusieurs fournisseurs, afin qu’ils se concentrent uniquement sur la vente. Nous nous occupons aussi de l’homogénéisation de nos enseignes et de l’animation de notre réseau. Nous apportons notre aide sur le montage du projet, leduit que nous proposons. En tant que caviste les marges dégagées ne sont pas énormes. C’est un métier de pas- sionné et non de rentier. on croise des gens qui sont partants sur le principe, mais qui ont peur une fois qu’ils voient les chiffres. la vraie compéti- tion sur les candidats se fait donc avec les autres franchiseurs qui proposent autre chose que du vin.terrain.SZ : Nous possédons moins de noto- riété que les petits cavistes de centre- ville mais les gens ne viennent pas chez nous par hasard. Nous nous de- vons donc de toujours innover avec des offres qui répondent aux évolu- tions des consommateurs. Cette inno- vation doit être marketing avec und’êtreà1.5 à 6 ans. À moyen terme, nous vou- lons répondre aux attentes des clients en leur proposant des caves plus convi- viales, plus attractives. Cela passera par la mise en place d’une activité « gri- gnotage, restauration ». le projet qui mijote, c’est qu’inter Caves ait à terme un côté cave à vins et un autre cave à manger.reur.SZ : Soyons honnêtes : nous nous trouvons face à un problème géné- rique. En effet, s’il existe beaucoup de candidats potentiels, tous ne sont pas forcément intéressés par le pro-Caviste c’est un métier de passionné et non de rentierQuel travail effectuez-vous sur la communication ?AM : Nous couvrons aujourd’hui 91% des départements français, nous sommes passés de 2 à 81% de noto- riété spontanée en 5 ans. Nous arri- vons en publicité télévisée, nous avons renforcé notre communication digitale, les réseaux sociaux, le CrM. le passage à l’émission « Pa- tron incognito » sur M6 il y a quelques mois a été à la fois une bonne communication et une expé- rience unique en tant que dirigeant d’entreprise pour voir ce qui était compris et ce qui l’était moins sur letrop rêver, 15 jours de canicule ne sont pas bons du tout pour les af- faires... de quoi vite revenir à la réa- lité !Stéphane Zanella, Dg. d’Inter Caves,18 millions d’euros de CA, 125 boutiques45 ans. Ce diplômé de l’ESCP et titulaire d’un MBA à l'INSEAD a travaillé durant 10 ans au sein d’Arthur Andersen en organisation et en stratégie d'entreprise. Passionné par le monde du vin, il fut Dg. du Club Français du Vin, VPCiste historique, puis président de la maison Henri Maire, dans le Jura, avant de rejoindre Inter Caves au moment de la reprise par la maison Richard, en 2011.SZ : Nous développons nos offres de bières depuis 2012. Nous proposons 130 références différentes dont 115 bières bouteilles. Nous avons encore de la marge pour atteindre le niveau au- quel nous sommes en ce qui concerne le whisky notamment. Nous avons 125 points de vente différents. l’idée est50 dans 3 ans, puis à 200 d’iciPropos recueillis par Olivier Remy et Antoine VédeilhéSEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE En immersion - Adhap ServicesSeniors choyés20 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015lCaen, une vitrine du succès de l’enseigne spécialisée dans les services à la personnees services à la personne ont le Services, orpea s’est offert l’une des qui souhaitent confirmer l’horaire de vent en poupe en France. ils franchises les plus prometteuses de la visite de l’auxiliaire de vie, mais répondent aux besoins des par- France. Ce réseau créé en 1997 compte cela peut être parfois aussi des récla-ticuliers dans leur vie quotidienne. désormais 159 unités en France et 83 mations », précise la responsable. dansQu’il s’agisse de services à la famille, services aux personnes dépendantesfranchisés. de quoi susciter l’intérêt des candidats à la franchise. attentionce cadre, le rôle de l’assistante planning est fondamental. Surtout qu’une bonneLes prestations peuvent démarrer dans les 24 à 48 heures suivant la demandeou à la vie quotidienne, ce secteur re- présente aujourd’hui un poids financier important dans l’économie française. Son essor accompagne les évolutions de la société. Fort d’une croissance de 6% par an depuis 2005, le secteur comptait 941 000 emplois équivalent temps plein en 2013. Parmi les leaders, une enseigne tire particulièrement son épingle du jeu : adhap Services. Ce nom signifie « aide à domicile, Hy- giène et assistance aux Personnes ». Crée en 1997 à Clermont-Ferrand, l’enseigne a débuté son développement en franchise en 2001. Un temps contrôlé par axa assistance, elle a été rachetée en 2014 par le numéro un français des Ehpad et des résidences services, orpea. En rachetant adhapcependant, se lancer dans le secteur des services à la personne n’est pas à la portée de tout le monde. les futurs franchisés devront avoir le management chevillé au corps.partie des appels émane de prospects qui recherchent des informations com- plémentaires. « Le premier contact est primordial dans notre métier. La chargée d’accueil doit donc écouter le client, comprendre ses demandes, ses doutes, ses hésitations. Nous sommes avant tout dans l’humain », prévient albane robert. Une fois la demande comprise par le chargé d’ac- cueil, à elle d’apporter la réponse adé- quate. « Les demandes sont souvent urgentes (accident, retour d’hospita- lisation...). Les prises en charge doivent se faire rapidement. Avec Adhap Ser- vices, il n’y a aucune liste d’attente et les prestations peuvent démarrer dans les 24 à 48 h suivant la demande », précise albane robert.L’AGENCE, CENTRE NÉVRALGIQUEUne visite à l’agence adhap de Caen, l’une des principales de France, suffit à s’en convaincre. dès l’ouverture de la boutique, le téléphone de l’accueil sonne sans discontinuer. a l’autre bout du fil explique albane robert, directrice des agences adhap de Caen mais aussi de lisieux et deauville, deux types d’interlocuteurs : des prospects ou des clients. « Notre assistante planning reçoit énormément d’appels de clients]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°8L’INFIRMIÈRE COORDONNATRICE, CLEFDE VOUTE DE L’ENSEIGNE Selon damien dacaret, président d’adhap Services, la force de son groupe réside en grande partie dans la qualité de l’infirmière coordinatrice. Elle est chargée de la bonne mise en œuvre du soin dans le respect de la personne aidée. « Elle joue un rôle d’intermédiaire entre le médecin trai- tant ou le pharmacien et l’équipe d’intervention dont il coordonne les activités. Elle vérifie la bonne trans- mission des informations et la bonne tenue des dossiers médicaux », précise le dirigeant. l’infirmière participe à l’élaboration, à la mise en œuvre et au développement du service à domi- cile. dans ce cadre, c’est elle qui ren- contre la première fois le client. C’est avec le client et les aidants qu’elle établit le protocole de soin. « En clair, elle étudie les besoins de la personne et décide, en relation avec les aidants, les prestations susceptibles d’être pro-Les demandes sont souvent urgentes (accident, retour d’hospitalisation...). Les prises en charge doiventse faire très rapidementvail complexe, eu égard à la diversité des contrats de travail des auxiliaires de vie. « Surtout, l’assistante RH n’a pas le temps de s’en occuper », pré- vient la dirigeante. le directeur a éga- lement une mission commerciale. il s’agit en effet de nouer des contacts puis la meilleure entente possible avec les professionnels de santé, susceptibles d’apporter des clients au centre adhap Services. Ces prescripteurs, cruciaux pour la dynamique de l’enseigne, sont les cabinets d’infirmiers libéraux, les cabinets de médecins, les cabinets de kinésithérapeutes ou encore les col- lectivités locales. Enfin, le responsablewww.ecoreseau.frEn immersion - Adhap Services ClUB ENtrEPrENdrE salariales. dans ce cadre, la gestiondes ressources humaines constitue un facteur déterminant de réussite. a Caen, la franchise emploie 60 salariés, ce qui la situe parmi les principales de France. or, ces salariés ne sont pas tous en Cdi. Surtout, certains tra- vaillent à temps plein d’autre à mi- temps, d’autres ont des emplois du temps plus flexibles. « Notre assistante RH abat un travail majeur pour l’en- seigne. C’est elle qui gère le temps de travail des salariés, mais pas seu- lement. Dans notre métier, la législa- tion évolue sans cesse. Elle se doit d’être au fait de l’évolution du droit du travail, un job intense ! », souligne albane robert.LE MANAGEMENT SUR TOUS LES FRONTSdiriger une enseigne adhap Services n’est pas non plus de tous repos. Une partie d’activité du dirigeant est consa- crée aux payes des salariés. a Caen, albane robert gère elle-même ce tra-posées au client », complète albane robert. Elle rédige ensuite un devis et s’il est accepté, présente au client les deux ou trois auxiliaires de vie qui se relaieront à ses côtés. « Nos in- firmières coordonnatrices sont parti- culièrement vigilantes les premières semaines. Elles surveillent que les prestations fournies soient bien en adéquation avec les besoins du patient, que le courant passe entre le patient et les auxiliaires de vie. Bref, elles assurent un suivi complet de l’offre Adhap ». Par la suite, l’infirmière coordinatrice pratique régulièrement des contrôles. « La qualité de nos prestations constitue notre principal atout », insiste albane robert. Bien sûr, elle intervient immédiatement chez le client à la première réclama- tion.seigne doit également planifierLA RELATION HUMAINE AU CŒUR DU PROJETdans le secteur des services à la per- sonne, l’humain est fondamental. C’est vrai pour la gestion des clients comme dans l’entreprise. En effet, dans ce métier, environ 70% des charges sontde l’en.des campagnes de publicité locales, dans les journaux régionaux, les télé- visions, les radios et même sur le net. Mais, conclut albane robert, « le plus important demeurera toujours le bouche à oreille. Aussi, offrir des prestations de qualité constitue-t-il l’élément principal de notre suc- cès ».Pierre-Jean LepagnotSEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015 21]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Portrait - Franchisée d’Esthetic Centeraux petits soinslEn moins d’un an, Marie dubois, 22 ans, gère déjà deux emplacements pour la franchise Esthetic Center :un institut et une onglerie Beauty Full Nails, nouveau concept du réseau. Et elle n’a pas l’intention de s’arrêter là...es soins de beauté, Marie duboisne s’y est pas intéressée tout de ses activités avec une onglerie – un es- suite. « J’ai d’abord passé un Même les clientes à pace dédié au soin et à l’esthétique deson premier institut, Marie diversifiebac agricole, explique-t-elle. Et puis l’ongle. le nouveau concept, développé j’ai pris un virage à 180 degrés et me fleur de peau sont par Esthetic Center, se présente sous suis lancée dans un CAP et BTS esthé- comblées... un autre nom : Beauty Full Nails. Marietique. » Ses diplômes en poche, Marie, originaire de Saint-Quentin dans l’aisne, va s’installer à Paris, où elle travaille d’abord comme esthéticienne, puis comme manager, et enfin comme res- ponsable d’une boutique. « Une fois formée à ce niveau, j’ai commencé à me dire que je voulais ouvrir mon propre institut, explique Marie. Je me suis alors tournée vers la franchise. » Celle-ci offrait les meilleures perspectives pour un investissement raisonnable. Marie sait exactement ce qu’elle cherche : sé- duite par le concept d’un institut mixte sans rendez-vous, découvert en exerçant ses jobs parisiens, elle sonde les gens autour d’elle, qui lui déclarent leur intérêt. « Ce type de formule n’existait pas là où je voulais m’installer : chez moi », sourit Marie. Esthetic Center, rencontré sur des salons, devient rapi- dement son choix de prédilection : non seulement le concept correspond à ce qu’elle cherche (et est reconnu par la profession, ayant remporté sept fois de suite les victoires de la Beauté dans la catégorie « Meilleurs lieux de beauté »), mais elle est séduite par l’esthétique sobre et élégante de la marque, avec ses trois couleurs distinctives : blanc, noir et fuchsia.loppement du réseau, puis avec son P-dg. appliquée comme à son habitude, elle a déjà trouvé un emplacement à Saint-Quentin et monté son dossier de bout en bout. Si le contact entre la jeune femme et le réseau est très positif, boucler le dossier s’avère délicat. après avoir établi des prévisionnels, Marie va voir les banques pour obtenir un accordmées sur place. Et le succès est au ren- dez-vous. « C’est un de mes meilleurs souvenirs, se souvient Marie. Nous avons pratiqué une pré-ouverture, une semaine avant l’inauguration définitive. L’idée était d’accueillir en avant-première, en quelque sorte, des clients, ceux –ci devant s’inscrire sur le site web. Les trois premiers jours, rien ne se passait,est l’une des premières à tenter l’aventure dans le réseau. Ce bar à ongle est ins- tallable soit en corner dans un institut déjà existant, soit en tant que boutique indépendante. Marie a préféré la deuxième option : elle n’a pas voulu assimiler les deux concepts. Elle a donc ouvert un local à part, de 60 m2, avec une salariée permanente et une autre venant lui prêter main-forte depuis l’ins- titut voisin : car pour éviter les longs trajets et optimiser au mieux la gestion des deux enseignes, les deux emplace- ments sont - littéralement - l’un à côté de l’autre.Le concept d’un institut mixte sans rendez-vous n’existait tout simplement pas chez moiMalgré cette proximité, Marie consacre de plus en plus de temps à la gestion. « J’arrive encore à passer 40% de mon temps en salle, sourit-elle. Cela me manque, parfois. » C’est pour elle quelque chose d’essentiel. d’abord, parce qu’elle aime le contact humain, et puis cela lui permet de garder un œil attentif sur l’ambiance de l’institut et sur la satisfaction de ses clients. de plus, sa jeunesse lui donne un avantage imprévu. « Les clientes et clients ne se rendent pas forcément compte que c’est moi la patronne, continue-t-elle. Un jour, ma mère m’a donné un coup de main à l’accueil, et les gens ont cru que c’était la patronne ! Et j’avoue que j’en joue un peu : cela me permet de garder un contact authentique avec eux. Lorsque nous discutons lors des soins, ils ne se confient pas de la même façon. »DÉPART SUR LESCHAPEAUX DE ROUESla première rencontre entre Marie et Esthetic Center a lieu en septembre 2014, d’abord avec la chargée de déve-de prêt – ce qui a demandé de la persé- vérance. « Le plus difficile a été de trouver un financement : les banques m’ont beaucoup opposée ma jeunesse, souligne Marie. Mais heureusement, l’une d’entre elles a fini par accepter de me soutenir. » Sitôt les documents signés, les travaux d’aménagement du local commencent, alors que Marie va suivre la formation de deux semaines dispensée par le réseau. Ensuite viennent les visites, instructives, dans les instituts déjà ouverts dans la région (Cambrai, amiens, lille...). l’occasion de ren- contrer ses futures collègues, qui ne sont pas tellement plus vieux qu’elle. « Cela peut paraître jeune, mais la plupart des franchisés Esthetic Center commencent leur carrière entre 22 et 25 ans », remarque Marie. En décembre 2014, Marie peut enfin inaugurer son institut : un local de 115 m2, avec une équipe de 5 personnes, recrutées et for-personne ne se manifestait... Et puis tout à coup -grâce à un mélange de bouche-à-oreille et de communication-, nous avons eu 800 inscrits en trois jours. L’affluence a été telle que le site web a été bloqué ! Là, je me suis dit que oui, cela allait marcher... » l’ouverture de l’institut de Saint-Quentin est, de fait, une des meilleures de l’histoire du réseau. Et la banquière qui avait fait confiance à Marie est devenue une cliente régulière. Seul bémol, pour l’instant, dans le par- cours de la jeune franchisée : le départ, deux mois avant l’ouverture, d’une mem- bre de l’équipe – une séparation d’un commun accord, mais qui oblige tout de même à relancer une procédure de recrutement et de formation.Mais si Marie savoure ces momentspassés avec les clientes, elle. déjà à les réduire. Elle cherche en effet à ouvrir un nouvel institut - dès cette année si possible -, avec un emplacement bien différent : si le premier, ainsi que l’onglerie sont en plein essor et en cen- tre-ville, le prochain sera vraisembla- blement dans un centre commercial. Une carrière de franchisée déjà bien remplie en quelques mois...Jean-Marie BenoistEsthetic Center en chiffresCréé en 1998, Esthetic Center a été la première franchise de soin de beauté pour hommes et femmes sans rendez-vous. Le réseau compte aujourd’hui plus de 180 points de vente. Droits d'entrée : 18 000 €Apport personnel : 40 000 €Investissement global : 140 000 € HTCA réalisable après 2 ans : 240 000 € Surface moyenne : 80 m2Redevance fonctionnement : 5% du CA mensuel Redevance publicitaire : 2% du CA mensuel Royalties : NCType de contrat : Franchise - Contrat de 9ans22 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015Malgré ces quelques obstacles, Marie continue de tracer son chemin. En avril dernier, quatre mois après avoir ouvertGÉRER LA CROISSANCEs’apprête]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[n°8www.ecoreseau.frLeçons de maux - Planetalis ClUB ENtrEPrENdrE C’est en franchissant (les obstacles)qu’on devient franchiseurdes difficultés rencontrées avec son réseau de restauration Planetalis, Joseph Paris a su en tirer des leçons pour redresser la barre et même lancer un nouveau concept, Urbun.format et la communication ». de fait, les restaurants qui n’accueillaient des clients que le midi ont été sortis du réseau, pour ne conserver que ceux qui, installés dans des centres commerciaux et en centre-ville, enregistrent des com- mandes le matin, le midi et l’après-midi. de plus, alors qu’au début de son histoire Planetalis communiquait surtout sur la nourriture bio, il met aujourd’hui l’accent sur les repas frais et équilibrés. ainsi, le bio, qui engendrait un surcoût, est passé de 30 à 12% des achats. « Aujourd’hui, le réseau est sain, et nous repartirons en commercialisation à la fin de l’année », se félicite le créateur, qui entend relancer progressivement l’activité en ouvrant un à trois nouveaux établissements en 2016.demandons désormais que les études de marché soient réalisées par une so- ciété tierce qui valide le projet et l’em- placement ».l’aventure entrepreneuriale de Jo- seph Paris a commencé par une histoire de famille dans le port de Hyères. C’est en effet dans la station balnéaire du var qu’il achète un petit snack avec sa sœur en 2001, qu’ils nom- ment Planetalis. deux ans plus tard, il quitte son emploi chez Hewlett-Packard pour se consacrer au développement de la petite entreprise : « On sentait qu’il y avait une vraie demande pour le posi- tionnement que nous avions choisi : des repas frais et sains », explique l’entre- preneur. En 2004, il crée donc un res- taurant plus vaste à Grenoble, et en 2006, le dynamique quadra lance Planetalis en franchise. la réussite est au rendez-vous, puisque le réseau va compter plus d’une trentaine d’entités. Pourtant, le 30 octobre 2012, le franchiseur est placé en liqui- dation judiciaire. Sur la trentaine d’éta- blissements franchisés ouverts depuis 2006, une dizaine a quitté le réseau, dont 6 après une liquidation judiciaire.Devenez le grand maître de votre Burgertroisièmement, de l’importance du re- crutement et de la formation : « je passe plus de temps pour recruter et choisir les candidats. Le métier de commerçant et de restaurateur s’im- provise difficilement. Sur Planetalis, le temps de formation était de deux à trois semaines selon les candidats. Au- jourd’hui, les premiers franchisés sont formés pendant quatre à cinq semaines, et nous allons même monter jusqu’à six semaines ». Pour la tête de réseau, cela permet de préparer ses recrues à leur nouvelle vie. « Ils ne sont pas for- cément conscients au départ des horaires que cela implique et du mode de ma- nagement des employés dans la res- tauration ».cords majeurs avec les associés subsistent.A LA RELANCEAVEC URBUNMais dans l’immédiat, l’attention de Joseph Paris est avant tout portée sur le développement de son nouveau concept de burgers gourmets à composer soi-même à partir de produits frais : Urbun. Sur la base de tests réalisés dès« Ils ne connaissaient pas le secteur de la restauration et s’opposaient au lan- cement d’un nouveau concept avec une autre marque », explique le fondateur. Qui concède aussi certaines erreurs dans le développement du concept : dans le cadre d’une croissance rapide, la tête deQuatrièmement, Joseph Paris a revu à la hausse l’attention portée à la com- munication. « Pour Planetalis, le budget communication était initialement infé- rieur à 1%. Nous misions sur une dis- tribution de flyers à l’ouverture et sur le travail de promotion des centres commerciaux. Tandis que pour Urbun, nous y consacrons 5% du chiffre d’af- faires des restaurants. » de quoi établir un solide plan de communication, afin d’être présent sur les réseaux sociaux, d’être bien référencé sur Google – les liens sponsorisés sont essentiels pour la livraison – de faire du mailing et des opérations de street marketing.Nous avons remis de la cohérence dans les emplacements, le format et la communicationMAUVAISES FRÉQUENTATIONSPour Joseph Paris, ces déboires tiennent avant tout à des raisons extérieures au concept : une prise de participation mal- heureuse dans la société d’un candidat à la franchise qui a pesé sur les comptes de la tête de réseau, origine Planetalis. l’affaire est en jugement, et des désac-Si Planetalis a été racheté après sont dépôt de bilan, Joseph Paris continue d’en gérer le développement, en sous- traitance, depuis 2014. C’est dans ce nouveau costume qu’il a remis de l’ordre dans les rangs. « Nous avons remis de la cohérence dans les emplacements, leSEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015 23réseau a peiné à en conserver sa cohérence, car les formats et les formules se sont multipliés. a côté des restaurants avec service à table en centre-ville (café, salon de thé, brasserie), l’enseigne s’est dupli- quée en corners dans des galeries mar- chandes, en kiosques dans des centres commerciaux, et a aussi bien misé sur la vente à emporter que la consommation sur place. Un éparpillement qui n’a guère favorisé la notoriété, et compliqué le management du réseau.2009 dans Planetalis, son premier res- taurant a ouvert en mars 2014 à Mont- pellier, suivi par Grenoble en novembre de la même année, puis Paris le mois suivant. ils réalisent près de 60% de leur chiffre d’affaires en livraison, avec un ticket moyen proche de 22 euros – contre 9 euros sur place. Premièrement, il explique être « le dé- cideur majoritaire de la SAS BURJ, qui pilote Urbun. Il est très compliqué d’avoir des associés qui ne sont ni im- pliqués dans l’affaire, ni spécialistes du secteur. Les prises de décisions né- cessitent beaucoup plus d’explications ». deuxièmement, il met en avant l’im- portance de s’appuyer sur des études de marché très solides avant de choisir un emplacement. « Pour Urbun, nousla rentabilité des trois premiers res-tauran.permet à l’entrepreneur de préparer avec sérénité le coup d’après, en accé- lérant le développement et en entamant rapidement un déploiement national. d’ici la fin de l’année, il coupera la corde devant trois à quatre nouveaux établissements, et prévoit cinq à dix inaugurations supplémentaires en 2016.Aymeric Marolleauts Urbun, aux alentours de 10%,]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Créer aujourd’hui - Les grandes tendancesNouveaux concepts, nouveaux acteursBURGER IMPACT !il se passe des choses en 2015 côté franchise...de ces dernières années en termes de vente et de service, confirme Laurent Delafontaine, même si vous voulez com- mander des chocolats ! Une fois réglé la question de l’intéressement des fran- chisés à l’achat sur le site, tout le monde est gagnant. » du Click & Collect pour gagner du temps et être sûr de la dispo- nibilité des produits, alors que darty va encore plus loin en proposant la livraison en trois heures !les grandes enseignes qui débarquent, le burger qui dépote, les soins originaux et l’éco-attitude :les analystes l’assurent : « Le volume de créations se fait sur des marchés mûrs comme le service à la personne, l’immobilier et la restauration. Globa- lement, ce ne sont pas les nouveaux concepts qui portent les nouveaux fran- chisés... » les mêmes ne peuvent que le constater : d’abord du burger et encore du burger, basique, gourmet voire pre- mium, au menu des concepts qui mar- chent fort pour un secteur de la restau- ration rapide et du commerce alimentaire qui pèse plus de 4 milliards d’euros. de Factory & Co à Speed Burger, en passant par Mythic Burger, 231 East Street, Memphis Coffee, Buffalo Burger... Un peu de bagel pour l’excentricité (!), mais encore et toujours beaucoup de burgersl’esthétique et le bien-être. Un secteur des soins où les concepts fusent et pour lequel les investissements sont souvent peu importants, favorisant l’éclosion tous azimuts des nails bars et salons de coiffure low-cost. Quelques aventuresavec le sentiment de faire partie d’une squad anti-gaspi – un argument marketing en soi qu’il n’y a même pas besoin de placarder en 4x3. Comme les pressings écologiques qui revisitent une profession, à juste raison, longtemps montrée duDarty, Picard Surgelés, Habitat, Starbucks, la Fnac, Monoprix... Les géants débarquent dans la franchiseL’ARRIVÉE DES POIDS LOURDSen vue quand on sait que les géants américains Five Guys et Shake Shack, après, déjà, le retour de Burger King en 2012, frappent à la porte. « On pourrait craindre l’overdose, mais ça ne fléchit pas, confirme laurent delafontaine, fondateur du cabinet de conseil axe réseaux. Sans doute parce que les dé- clinaisons sont nombreuses avec, comme chez Big Fernand ou Papa Burger, la mise en avant d’un produit simple mais sain, et de l’authenticité des ingrédients », sans oublier la petit touche « proud to be french » dans l’ère du temps.C’est un peu le même constat d’idée neuve autour de l’automobile qui permet d’ailleurs à transak auto de se déve- lopper, avec d’autres comme Ewigo, BH Cars. « l’apport d’un service pra- tique dans l’achat de son véhicule d’oc- casion, qui rassure aussi, dans un contexte économique toujours compli- qué pour les ménages, apparaît comme une dépenses utile », témoigne laurent delafontaine.trouve prisNÉO-CONCEPTSECO-ATTITUDE ET COMMERCE RAISONNÉEn vue aussi, les « éco-enseignes ». Comme day by day, l’épicerie en vrac où le client vient acheter sain, intelligentCLICK & COLLECT : TO BE ORNOTTOBE?ils s’y sont tous mis ces derniers mois et ceux qui n’auraient pas franchi le pas sont presque déjà distancés, au moins dans l’offre et le service à leurs franchisés. « C’est arrivé très vite, en moins de trois ans et c’est l’innovation majeureà garder en tête quand on se.dans le tourbillon de la recherche : « Pri- vilégier et se projeter dans le concept : est-ce que je l’aime? Il faut y adhérer pour pouvoir le vendre ; son adaptation : comment est-il mis en place ? Mieux vaut-il interroger les franchisés pour savoir comment cela marche ; enfin, est-ce que ce concept me permet de subvenir à mes besoins ? ».des succès, on en retrouve aussi dansOlivier Remy24 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015tournent court, mais ceux qui marchent, il faut aller les chercher du côté des modèles économiques éprouvés (Body Minute, Esthetic Center...) et des soins originaux qui se démarquent comme l’atelier du Sourcil ou Beauty Bubble.doigt, sur le socle d’un concept écolo- gique, le même qui porte la croissance des enseignes de recyclage comme re- cycl’me et Greenwishes. Quant aux franchises dans la construction bois (ossature bois, Primobois, Natilia...) - bien que, selon certains professionnels du secteur, le marché se soit un peu re- tourné -, elles voient leur maillage s’éten- dre et même de nouvelles franchises comme aMi bois et France Bois Mo- dulaire les rejoindre.les grandes enseignes, darty en tête, nourrissent en effet de grandes ambitions en franchise pour assurer leur dévelop- pement. derrière le spécialiste électro- ménager et du multimédia (250 magasins et l’objectif d’une quarantaine d’ouver- tures en franchise par an), plusieurs autres grands noms ont annoncé leur arrivée : Picard Surgelés, Habitat, Star- bucks, la Fnac, Monoprix, auchan à 2 pas... Une notoriété évidente et attractive comme premier avantage pour les futurs franchisés, les franchiseurs mettant aussi en avant leurs puissantes centrales d’achat, leur concept-store, etc. « Il faut étudier les opportunités avec attention reprend laurent delafontaine. Picard, Darty, c’était annoncé. Pour la Fnac, on ne l’aurait jamais cru. D’ailleurs, l’enseigne développe une politique géo-sectorielle, implantant par exemple uniquement des librairies à certains endroits. Comme les autres, leur stratégie est claire : trouver un partenaire là où leur modèle succursaliste ne serait pas rentable. » Comment aborder ces géants ? « En se laissant guider car le processus de re- crutement est généralement très carré, mais évidemment, toujours aller voir plusieurs franchiseurs et se renseigner sur les performances de quelques fran- chisés. » avec trois conseils de l’expertCertains nouveaux concepts clés en main suscitent des vo- cations...SERVICE À LA PERSONNE : ÊTRE SPÉCIALISTE200 réseaux pour un secteur qui repré- sente 20% des 68 000 franchisés en France... les concepts qui fonctionnent sur ce marché mûr qui s’articule autour du soutien scolaire, du ménage, du jar- dinage et d’une silver économie avec l’aide aux seniors « sont de plus en plus clairement ceux qui ont choisi de ne pas être généralistes », estime laurent delafontaine. axeo Services, l’un des leaders du marché, développe ainsi axea vita qui se concentre sur la mobilité ré- duite et les handicaps, les Menus Ser- vices se cantonnent au portage de repas à domicile, Sodexho investit dans amélys qui ne traite que la dépendance... Un secteur aux investissements peu impor- tants où les experts de la FFF notent par ailleurs une tendance à la micro-fran- chise.]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Zoom secteur - Immobilierl vieilles pierres et nouvelles technosalors que le secteur immobilier est à la peine, les grands réseaux d’agences tentent de se réinventere secteur immobilier commen- grâceauxnouvellestechnologies. partenariat avec l’éditeur de logiciels cerait-il lentement mais sûrement dassault Systems est né un service de à se fissurer ? Car malgré des modélisation 3d des biens immobilierstaux d’intérêt très bas, les prix de la anciens. En pratique, les agences ou lespierre ont baissé en 2014. Selon l’indi- cateur conjoint des notaires et de l’iN- SEE, cette baisse a été de -2,2% dans l’ancien en France. dans le détail : -2% pour les logements anciens en ile-de- France, -2,3% en province et -2,1% à Paris. Si les chiffres des grands réseaux – Century 21, FNaiM, Guy Hoquet ou laforêt – ne sont pas exactement iden- tiques, ils confirment la tendance bais- sière. Et si les prix ont légèrement re- monté au premier trimestre 2015, le baromètre Meilleursagents prévoit qu’ils devraient de nouveau baisser dans 20 des 30 communes françaises qui comp- tent le plus d’habitants d’ici la fin de l’année.Agent immobilier 2.0réseau en franchise. le plus célèbre agent immobilier de France a en effet inauguré sa première agence à Paris en mai, prévoit une cinquantaine d’ouver- tures cette année, et vise 500 agences en 2020. Pour se démarquer, il mise sur des services innovants, comme le « home staging » - techniques de valorisation immobilière consistant à mettre un bien dans les meilleures conditions à la vente – et les visites virtuelles. Ses agences seront en effet équipées de logiciels 3d pour permettre aux acheteurs de relookerrencé, esthétique, ergonomique et riche précise rozenn Perrigot. Ce n’est mal- heureusement pas le cas de tous les ré- seaux, certains ont encore une grande marge de progression. »particuliers envoient le plan d’architecte, que le prestataire modélise en trois di- mensions avant d’y ajouter du mobilier pour faire plus réaliste. « Pour les agences qui disposent de ce type de lo- giciels, c’est un gain de temps et de distance considérable, car il est possible de faire des pré-visites sur ordinateurs avec les acheteurs, plutôt que de se rendre dans chaque bien », explique Hervé loreau, le directeur de l’innova- tion d’Explorimmo. En juillet, Foncia a dévoilé le site 3d.foncia.com pour proposer des « annonces augmentées » : à partir de l’identifiant d’une annonce, fournie par leur agent immobilier, les futurs acquéreurs peuvent visualiser le plan en 3d et le personnaliser, en faisant tomber les cloisons, en changeant la décoration ou en y intégrant leurs propres meubles. « C’est une façon efficace de se projeter dans son futur bien », explique Hervé loreau. Et de voir le potentiel d’un bien ancien sans être in- fluencé par les outrages du temps ou la décoration désuète de l’ancien proprio. la géolocalisation, en revanche, peine encore à s’imposer. « Traditionnellement, en France, les agents immobiliers sont réticents à partager la géolocalisation des biens de leur portefeuille, car ils craignent qu’en livrant l’adresse de leurs mandats un concurrent ne les leur vole, ou que les acheteurs n’aillent voir eux-mêmes les vendeurs, pour une vente de particulier à particulier », explique Hervé loreau. Néanmoins, de petits acteurs, comme twistimmo ou visites en vues, n’hésitent pas à partager avecLES AGENCES SOUFFRENT...Pour se démarquer, certains réseaux ont créé leur propre application mobile. Sur celle d’orpi, les mobinautes peuvent par exemple chercher un bien immobilier à proximité grâce à la géolocalisation, trouver l’agence la plus proche, ou créer leur compte personnel. En scannant un panneau Century 21 avec leur smart-Cette baisse a déjà commencé à se faire sentir sur l’activité des réseaux de fran- chise du secteur de l’immobilier. Certes, selon une récente étude de Franchise Magazine, les réseaux ont inauguré 24 nouvelles implantations locales en 2014.Modélisation 3D et casques de réalité virtuelle veulent ringardiser la bonne vieille photo collée sur la vitrine des agencesMais le nombre de franchisés dans l’im- mobilier s’effrite comme du crépi bon marché : selon les chiffres de la Fédé- ration Française de la Franchise, ils n’étaient plus que 3 464 en 2014, contre 3 505 en 2013 (-1,2%), dans 57 réseaux. Et leur chiffre d’affaires a reculé de 1,24 Mds € en 2013 à 1,22 Mds € en 2014 (-1,6%).leur bien virtuellement avant même d’en récupérer la clé.phone, ceux qui en possèdent l’appli- cation peuvent consulter les informations sur un bien.Certains franchiseurs ont investi les ré- seaux sociaux pour dynamiser leur com- munication. Par exemple, le compte twitter de Foncia relaie les articles et les vidéos qui traitent de l’actualité de l’immobilier. Entre les annonces sur l’ouverture de ses nouvelles agences, le community manager de Guy Hoquet n’hésite pas à jouer la carte de l’humour, avec un lien vers « les pires photos d’annonce ».Pour autant, certains acteurs tirent leur épingle du jeu. le groupe international rE/MaX – 6 000 bureaux dans le monde – débarqué en France en 2014, prévoit par exemple d’ouvrir 15 agences et de recruter 150 personnes dans l’Hexa- gone. il a ouvert sa première agence à Paris en juin. le réseau orpi a poursuivi son expansion en ouvrant 75 nouveaux points de vente l’an dernier. Et Stéphane Plazza, l’animateur de « Maison à ven- dre » sur M6, veut faire fructifier son capital sympathie en lançant son proprele site internet du franchiseur est un premier indice : « Il doit être bien réfé-dernière tendance en date : les visites virtuelles. Modélisation 3d et casques de réalité virtuelle veulent ringardiser la bonne vieille photo collée sur la vitrine des agences. depuis cinq ans, Explorimmo teste dans son laboratoire d’innovation de nouvelles façons de présenter les petites annonces. de sonles internautes la.biens, ou une approximation de celle- ci lorsqu’ils n’ont pas l’exclusivité. Un service précieux pour les acheteurs, qui accordent une grande importance à l’emplacement des biens : proximité d’un arrêt de bus ou d’un métro, de commerces et d’écoles, absence de nui- sances (usines, voie ferrée...) sont scru- tées de très près.26 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015... ET MISENT SURLES NOUVELLES TECHNOLOGIESa l’instar de Stéphane Plazza immobilier, les réseaux d’agence traditionnels tentent de se réinventer grâce aux nouvelles technologies. En particulier pour résister à la concurrence instaurée par internet. « La franchise immobilière est fortement impactée par le développement du di- gital », pointe rozenn Perrigot, titulaire de la Chaire Franchise & Commerce en réseau de l’iGr-iaE de rennes. les candidats à la franchise doivent ainsi s’assurer que les têtes de réseaux ont un solide savoir-faire en matière de marketing digital.localisation de leursAymeric Marolleau]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8dansuncontexteéconomiquemorose,lesréseauxde franchisesbeautétirentcontrairementauxindépendants leur épingle du jeu, mais en jouant de plus en plus des coudesClUB ENtrEPrENdrE Zoom secteur - Esthétique et beautéSoins en chaînesl e marché de l’esthétique a montré ces dernières années une belle résistance face à la crise. Même si l’heure est aux éco- nomies, les Français et plus particu- lièrement les Françaises ne semblent pas prêts à abandonner leur visite ré- gulière en institut. Selon l’analyse de Xerfi, groupe spécialiste des études sectorielles, le chiffre d’affaires des établissements a progressé de 1,4 % par an sur la période 2008-2013. Une performance qui serait liée selon l’ins- titut « à la multiplication de points de vente sous enseigne, comme Body Minute, Esthetic Center ou encore Citron Vert, ainsi qu’au développement d’outils de fidélisation et à l’apparition de nouveaux modes de commerciali- sation comme les coffrets-cadeaux ». Comme l’explique Xerfi, Si les “vieux” instituts de beauté indépen- dants traditionnels sont à la peine, les enseignes se portent bien avec plus de 6 500 magasins franchisés (coiffeurs inclus) et 149 réseaux spé- cialisés, pour un chiffre d’affaires global de près de deux milliards d’eu- ros. le marché de la beauté, longtemps très atomisé, continue de se structurer en faveur des enseignes et au détriment des instituts indépendants traditionnels. Et la marge de progression des opé- rateurs est d’ailleurs significative, puisque seulement 10 % des Fran- çaises – des citadines actives, de 35 ans d’âge moyen – fréquentent régu- lièrement un institut de beauté, selon la Fédération française des écolesDe quoi repérer les clientes qui payent rubis sur l’ongle...UNE CONCURRENCE EXACERBÉEles acteurs qui ont pignon sur rue se sont multipliés dans le secteur de la beauté. Et les frontières entre les mé- tiers sont devenues poreuses. Nom- breux sont ceux qui s’intéressent à la beauté et au bien-être en complément d’activité. « Cette tendance devrait s’accentuer, car les barrières à l’entrée sont relativement faibles par l’inves- tissement initial. La première concur- rence est donc intersectorielle. Elle s’est fortement intensifiée et c’est un phénomène irréversible », explique régine Ferrère présidente de la confé- dération nationale de l’esthétique par-les concepts de ces réseaux séduisent d’ailleurs un nombre croissant d’ac- teurs traditionnels, qui passent ainsi sous les enseignes des franchiseurs. Ces réseaux investissent massivement dans la communication et segmentent leur offre avec des soins pointus, spé- cialisés, rentables en termes de temps et d’investissement produit. Pour at- tirer et conserver la clientèle, les chaînes et les franchises ont choisi d’être au fait des nouvelles tendances et de proposer des offres différen- ciantes. Body Minute, N° 2 du secteur en nombre de centres, a ainsi créé deux nouveaux concepts en 2012- 2013, Nail’minute (soin des ongles) et Hair’minute (soin des cheveux), auxquels peuvent accéder sans frais supplémentaires les abonnées de Body’minute. de son côté, Point Soleil se diversifie. la franchise se développe désormais vers l’aquabiking et les soins minceur adaptés en créant une nouvelle chaîne, Envido. Yves rocher, Body Minute et Esthetic Cen- ter sont les trois acteurs majeurs de ce marché en pleine évolution. « Nos clientes sont des abonnées, donc des clientes fidèles. Nous comptons au-ATOUTS MAÎTREStersectorielle, issue principalement des réseaux de franchise.un visage rénové et plus dynamique depuis 2012. Son chiffre d’affaires sur les deux axes Parfums et Cosmé- tiques reste largement majoritaire par rapport à l’axe soin. Body Minute et Esthetic Center ont surfé sur la vague low cost, sans rendez-vous. Body Mi- nute privilégie le tout manuel, tandis qu’Esthetic Center s’est résolument tourné vers le soin Hi-tech. « On note une forte poussée des franchises utilisant les nouvelles technologies, en particulier sur l’axe épilation qui, malgré les attaques incessantes des médecins esthétiques, connaissent une belle croissance sous la pression des consommateurs qui rendent légitime l’expertise des esthéticiennes sur cette prestation reine en institut », complète régine Ferrère.RÉSEAUX GOURMANDSd’esthétique.fumerie (CNEP) dans une étude mar- ché publiée en décembre 2014. l’ère du bien-être, abondamment mise en lumière dans tous les médias depuis 10 ans, a fini par attirer différents ac- teurs qui s’y diversifient et d’autres qui y ont massivement investi. la clientèle est devenue volatile. l’ère du net donne accès au meilleur prix en tout lieu et à tout moment. le sec- teur des soins de beauté et de bien- être n’y échappe pas. les instituts de beauté traditionnels doivent donc faire face à l’essor d’une concurrence in-tailleXerfi.Fairefaceàlacon. rence grandissante des grands ma- gasins, des parfumeries sélectives et des acteurs du bien-être comme les salons de coiffure, les centres de tha- lassothérapie, les spas, etc. Il leur faut également trouver de nouvelles zones d’implantation alors que les centres-villes des grandes agglomé- rations arrivent à saturation ».28 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015Les frontières entre les métiers sont devenues poreuses. Les acteurs s’intéressent à la beauté, et au bien-être en complément d’activitéd’un point de vue microéconomique, appartenir à un réseau est aujourd’hui fondamental pour évoluer dans le secteur. “En tant que parfumerie et vendeur-conseil de produits de beauté, il est quasiment impossible de tra- vailler en indépendant aujourd’hui, notait en avril dernier Florence de Mortillet, directrice de Beauty Success sur le site internet de l’officiel de la Franchise. « Il est essentiel de béné- ficier de prix négociés, d’une plate- forme logistique et d’un programme marketing pour faire face à la concur- rence. Avec la crise et la baisse du pouvoir d’achat, les réseaux se ren- forcent ». Pour autant, si la conjoncture est plutôt bonne pour les commerces du secteur, les enjeux ne manquent pas. « Les exploitants doivent au- jourd’hui relever un double défi, dé-jourd’hui 350 000 abonnées, avec environ 10 000 nouvelles abonnées par mois ; nous sommes dans une re- lation de confiance avec nos clientes. Nous nous devons de leur fournir le meilleur des services au meilleur rap- port qualité-prix... des produits et des soins sans paraben. Le maillage territorial de nos 400 instituts nous permet également d’être présent dans l’esprit des femmes », détaille Camille Betaillole-roux, directrice Commu- nication de Body Minute. Yves rocher reste l’acteur historique N° 1. il offrecur-Pierre-Jean Lepagnot]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[Devenez franchisée Body’minute.Vous êtes une femme active ? Devenez chef d’entreprise ! Créez une entreprise rentable avec nous..5 choses à savoir sur Body’minute 390 instituts de beautéUne formation sur mesure de 9 semainesUn groupe de femmes au service des femmes350 000 abonnées qui nous font confianceLe numéro 1 en publicité nationale, performance, formation et gestionN’hésitez pas !Possibilité de location-gérance à Paris et en région parisienneDemandez notre plaquette de renseignementsFranchisés sur www.bodyminute.com4 rue de Sèze - 75009 ParisTel. +33 1 53 30 71 10 - Mail. developpement@bodyminute.fr]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Zoom secteur - Fleurs et aménagement du jardin vent de fraîcheurEStructuration et nouveaux concepts caractérisent ces domaines que les réseaux n’ont pas encore vraiment « colonisés ».n franchise, il est des secteurs Nova. Pour se distinguer, cette der- ligne. déjà plus de 50% du réseau ans et le plus souvent proches de la plus attractifs que d’autres. nière enseigne n’a pas choisi de est concerné par les commandes, retraite qui souhaitent se faire plaisir Et entre vendre un bouquet partir sur une course aux prix bas et avec un panier moyen en augmenta- et embellir leur habitat pour un bud-de roses ou un pot d’échappement, au discount, mais sur des concepts tion : 36,26 euros contre 20,29 euros get somme toute modeste à l’échellecertains feraient vite leur choix. « Un chef d’entreprise peut travailler jusqu’à 70 heures par semaine. Dans ce cas, il vaut mieux y prendre du plaisir », assure Benoît Ganem, pré- sident du groupe Flora Nova, qui exploite les franchises Jardin des Fleurs et oya. Et le plaisir, certains franchisés le trouve en optant pour des secteurs séduisants comme les fleurs, les allées de jardin ou les ac- cessoires de piscines.aux positionnements clairs et com- plémentaires. « Le Jardin des FleursHigh tech et bucolique, le mélange fatal...en magasin.de l’immobilier ». Effectivement, il faut compter selon l’enseigne environ 6 000 euros pour s’offrir une belle allée de jardin.DES FLEURS PROMETTEUSESPionner du libre-service, le concept Monceau Fleurs, qui a vu le jour en 1965, a révolutionné la vente de fleur en démocratisant le produit au- près des consommateurs. la contrainte du secteur ? Gérer des produits périssables. « Saisonnalité des fleurs, température, fraicheur pour garantir une qualité optimale. Il n’y a pas une grande différence avec la gestion d’un rayon de fruits et légumes mais la fleur, c’est plus séduisant », confirme Benoît Ganem. Cela tombe bien, car son potentiel est vaste. le marché des fleurs reste en effet peu structuré avec 95% de ses points de ventes indépendants. Mais la réorganisation est en marche pour des raisons économiques. « Le secteur a mieux résisté que d’autres à la crise de 2008. La fleur accuse depuis cette date un repli d’environ 3% par an de son activité », explique le dirigeant. Ce tassement des ventes conduit à l’essor des franchisés : « on assiste progressivement au rem- placement des boutiques indépen- dantes par des franchises. Je vois au moins deux raisons à cette pro- fonde mutation. En premier lieu, les franchises, grâce à l’appui du réseau et un concept fort, s’en sortent mieux que les indépendants. Par ailleurs, une génération de « baby boomers » s’approche de la retraite et cherche à revendre leurs affaires à des spé- cialistes et des passionnés de la fleur». Un beau potentiel de déve- loppement pour Emova (ex-Monceau Fleurs), Carrément Fleurs, ou Floraest un fleuriste en libre-service, un jardin de fleurs. Oya est un concept de fleuriste tendance reposant sur un marketing produit très élaboré. Aujourd’hui, le réseau est constitué de 68 points de vente Jardin des Fleurs et de 18 Oya Fleurs », détaille Benoît Ganem.LE CHARME DES ALLÉES DE JARDINS’il est un sous-secteur qui ne connaît pas la crise, c’est bien celui des allées de jardin. En témoigne le suc- cès de la franchise daniel Moquet. les franchisés de l’enseigne com- mercialisent et installent différentes sortes de revêtements et de dispositifs techniques. Créée en 1977 par daniel Moquet, la société se spécialise en 1990 dans l’aménagement des allées des maisons individuelles. En 2003, le concept est dupliqué avec succès. la franchise est lancée en 2005 et, depuis, le réseau ne cesse de pro- gresser : le 50ème franchisé est signé en 2010. En 2014, la barre des 100 entreprises daniel Moquet est passée avec 99% de réussite. « Le concept est positionné sur un secteur où Da- niel Moquet est la seule enseigne nationale et où la concurrence est peu structurée », explique Pauline Moquet, responsable du développe- ment du groupe. Par ailleurs, la clien- tèle est très large : constructions in- dividuelles, lotissements, rénovation des maisons de campagne... Surtout le marché est porteur. « Nos clients sont rarement des primo-accédants. Ce sont des ménages d’environ 40PISCINE ET ACCESSOIRES, UNE NICHE QUI NE PREND PAS L’EAUdernier exemple d’un type de fran- chise qui a le vent en poupe au sein du secteur des fleurs et jardins : celui des équipements pour piscine. le réseau irrijardin Piscine, Spa, ar- rosage connaît ainsi un développe- ment fulgurant depuis quelques an- nées. l’enseigne compte désormais 87 magasins contre 19 en 2002. « Notre activité est liée aux beaux jours. Notre métier exige que le lan- cement des nouveaux magasins soit réalisé dans les quatre premiers mois de l’année », explique anne van tongerlooy, responsable communi- cation du groupe basé dans la région toulousaine. Sur un marché tendu, le succès du développement de l’en- seigne tient en partie aux nombreux outils informatiques et commerciaux qui sont mis à la disposition des franchisés et à la stratégie cross- canal au service des magasins. « Le chiffre d’affaires généré par un achat internet sur notre site marchand est attribué systématiquement au ma- gasin rattaché à la zone du client. Ainsi, le développement cross-canal est un développement réalisé par le franchiseur sans coût pour le fran- chisé ! », explique anne van ton- gerlooy. le concept de la marque est simple, c’est le faire soit même. Cependant, le client peut compter30 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015L’ESSOR DE LA DIGITALISATIONEn parallèle, les enseignes cherchent à s’adapter à l’évolution des habitudes de consommation. internet joue dés- ormais le rôle de relais de croissance pour le secteur, constatent les pro- fessionnels. dans le sillage d’en- seignes comme Monceau Fleurs ou le Nom de la rose, le Jardin des Fleurs a lancé un service Click&Col- lect en février dernier. depuis, le site internet du groupe a vu ses ventes progresser de +25% en valeur et +15% en volume, assure l’en- seigne. Une aubaine pour les ventes en ligne. Mais ce développement profite également aux franchisés. la visibilité de ceux-ci s’est accrue. En plus des demandes de devis, les ma- gasins reçoivent également des com- mandes. les clients apprécient de pouvoir réserver leurs bouquets ens dessur les conseils gratuits et avisé. professionnels du groupe. « Dans notre activité, l’humain est fonda- mental. Les commerciaux comme les vendeurs et techniciens doivent être à l’écoute du client et faire preuve de réactivité. Les clients nous donnent leur confiance. A cet égard, ils doivent obtenir une satisfaction optimale », conclut anne van tongerlooy.Pierre-Jean Lepagnot]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Business guides - Têtes de réseaux transmettre son réseautransmission, vente, cession,... autant d’événements réguliers dans la vie d’un réseau mais vitaux pour sa santé. Préparation de rigueur.La franchise : des codes qui lui sont propresPour une tête de réseau, la question de la transmission se pose dans trois magasin détenu en succursale et enfin la transmission partielle ou complète cas distincts : la vente d’un point de vente par un franchisé, la vente d’un du réseau. Chaque cas demande à être examiné à part.Franchise à 360°n Vented’uneenseigneparunfranchisédu réseaude développement du réseau. « Si le point de vente marche moins bien, il faut impérativement déterminer pourquoi », souligne Nathalie dubiez, associée chez Franchise Manage- ment. Si c’est à cause de l’emplacement, franchiser la suc- cursale ne changera rien ; mais si, par exemple, le coût salarial est un facteur, alors « franchiser » peut avoir du sens – un franchisé pouvant être plus souple souvent qu’une tête de ré- seau, et cette souplesse peut permettre au point de vente de vraiment décoller. « Si la décision est prise de vendre, la pre- mière question à se poser est de savoir s’il y a, dans ses sa- lariés, de potentiels repreneurs », estime Christophe Bellet, dirigeant de Gagner en Franchise. les avantages sont multi- ples : le repreneur connaîtrait déjà très bien le réseau et le sa- voir-faire, et c’est très positif pour l’image de la marque. Une autre source de potentiels repreneurs, prioritaire pour les mêmes raisons, est constituée par les franchisés capables déjà installés dans la région.32 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015le rôle du franchiseur, lorsqu’un franchisé décide de trans- mettre son affaire est un peu paradoxal. le franchisé, en tant qu’indépendant, mène l’opération ; les obligations légales de la tête de réseau sont limitées à fournir au repreneur les do- cuments légaux dûs à tout nouvel arrivant dans le réseau : diP, état local du marché... Pourtant, il ne peut pas non plus, dans l’intérêt de son réseau, laisser complètement libre ses franchisés. les contrats sont une part importante de sa valo- risation et de son développement : « la tête de réseau ne veut pas qu’ils soient cessibles sans qu’elle ait son mot à dire », souligne rémi de Balmann, avocat, associé au cabinet dM&d. il faut notamment pouvoir s’assurer que le repreneur puisse s’intégrer à l’enseigne. C’est pourquoi les contrats de franchise doivent comporter une clause d’agrément, qui per- met au franchiseur de refuser ou agréer un repreneur présenté par le franchisé cédant. Par ailleurs, la tête de réseau peut se faire force de proposition et présenter au cédant des acqué- reurs possibles. Notons cependant que le profil d’un repre- neur n’est pas le même que celui d’un fondateur d’entreprise. Mais contrôler la sélection du repreneur ne suffit pas : il faut pouvoir, en cas de vente sans enseigne, garder l’emplace- ment. « Le plus souvent, c’est le franchiseur qui trouve les sites d’implantation, explique laurent delafontaine, co-fon- dateur du cabinet de conseil axe réseaux. Un franchisé qui vendrait à un concurrent est un gros problème. » C’est pour- quoi tout contrat de franchise doit comporter une clause de préemption.n Vente du réseauPlus encore que la transmission d’un point de vente, une ces- sion partielle ou totale de réseau demande à être préparée avec soin, et avec l’aide d’avocats et d’experts comptables – les premiers pour vérifier et appliquer les contrats, les deuxièmes pour établir le juste prix du réseau, une opération qui est loin d’être simple. « La valorisation d’un réseau de franchise inclut ses propriétés intellectuelles et industrielles ainsi que ses contrats, souligne Jean-Baptiste Gouache, avo- cat spécialiste de la franchise, fondateur du cabinet Gouache et associés. Or ces derniers ne sont pas nécessairement ces- sibles. » Et s’il n’y a pas de garantie sur la continuité de la présence des franchisés, la valorisation du réseau en sera af- fectée. Pour s’assurer que ce dernier point ne sera pas un obs- tacle, une cession de réseau se prépare de fait dès sa naissance, notamment avec la mise en place dans le contrat de franchise d’une clause d’intuitu personae non réciproque – en simplifiant, le franchisé est assimilé à sa personne phy- sique mais le franchiseur n’est pas assimilé à ses actionnaires ou ses dirigeants. Cela permet au franchiseur de pouvoir céder son réseau sans nécessairement recueillir l’accord préa- lable de ses franchisés. Un élément d’autant plus important qu’il permet de mener les négociations sans qu’elles neassocié fondateur axe réseaux Membre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchiseparLaurentDelafontaineNe pas se tromper de réseau !Nous avons pu lire dernièrement les tristes aléas juridiques de l’enseigne « Comptoir del » avec quatre de ses anciens franchisés. le contentieux est aujourd’hui en appel, mais quelle qu’en soit l’issue, il aura permis de mettre en avant les carences de certaines enseignes, peut-être un peu trop hâtivesdans leur développement.rappelons que la signature d’un contrat de franchise est encadrée depuis 1989 par la loi doubin, qui implique un minimum d’obliga- tions pour le franchiseur et en particulier la remise d’un document d’information Pré- contractuel. Ce document au contenu précis (disponible sur le site de la Fédération Fran- çaise de la Franchise) a le mérite d’éclairer « au mieux » le candidat sur l’enseigne visée, avant toute contractualisation et paiement. Malheureusement, par méconnaissance, manque de temps, parfois mauvaise volonté, certains franchiseurs omettent de mettre à jour leur structure juridique, de citer les mou- vements du réseau (qui est parti et pourquoi), annexent un état local du marché approxima- tif, indiquent des prévisionnels financiers non avérés... pour ne citer que les cas les plus répandus. Pire, de rares développeurs vont jusqu’à encaisser des acomptes sur droit d’entrée, sans même attendre les 21 jours de réflexion à l’issue de la remise du fameux diP !Ces pratiques, une fois encore majoritaire- ment involontaires, sont bien dommageables car cette phase de recrutement des franchisés est une opportunité de démontrer le sérieux et le professionnalisme de l’enseigne. Sa- chons en profiter.Mais le rôle du franchiseur dans la cession ne s’arrête pas là. l’élément le plus important est d’assurer la cohésion de son réseau et la réussite du nouvel arrivant. C’est pourquoi il est dans son intérêt de s’assurer que la valorisation soit la plus juste possible, pour assurer le meilleur départ possible au re- preneur. Par ailleurs, il est également dans l’intérêt du fran- chiseur de faire signer un nouveau contrat de franchise au repreneur quelle que soit la situation ; c’est quasiment auto- matique dans le cas de la cession d’un fonds de commerce, mais si le franchisé choisit de vendre les parts de sa société, l’acquéreur reprendra également son contrat et se retrouvera avec un engagement d’une durée très limitée.la prudence s’impose, car une rumeur de venten Vente d’une enseigne détenue en succur- sales’ébruitent. .peut avoir des effets considérables sur un réseau. de fait, le marché secondaire des réseaux reste très confidentiel. les ac- quéreurs privés sont rares ; en fait, les principaux – aussi bien pour des réseaux entiers que pour des parties de réseaux – sont des fonds d’investissement. Pas de publicité dans la presse (pour les cessions volontaires du moins), pas de ma- gazine spécialisé où publier une annonce... les rencontres se font surtout par bouche-à-oreille – ou par l’intermédiaireEn pratique, la cession d’une succursale suit le même pro- cessus que la cession d’un point de vente, sauf que le fran- chiseur joue deux rôles : le sien et celui du franchisé. la démarche est donc loin d’être anodine. C’est pourquoi vendre une succursale pour la passer sous franchise doit être le ré- sultat d’une réflexion bien menée. Si le point de vente marche très bien, l’opération doit faire partie d’une stratégie globalede banques. Jean-Marie Benoist]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[n°8www.ecoreseau.frBusiness guides - Membres de réseaux ClUB ENtrEPrENdrE transmettre un point de venteS’assurer que son commerce est entre de bonnes mainsSi, sous de nombreux aspects, transmettre un point de vente franchisé se déroule de la même façon que pour une entreprise indépendante, les particularités du monde de la franchise ajoutent des étapes et conditions qu’il faut suivre et respecter.la première chose à savoir est qu’une cession faite dans les règles de l’art prend du temps. il est par ailleurs beaucoup plus simple de tout céder à la fin de son contrat de franchise. « Dans le cas d’une cession en cours de contrat, le franchisé va devoir négocier avec le franchiseur au sujet des indemnités, du non-paiement des redevances surtout lors de circonstances exceptionnelles », énumère laurent delafontaine, co-fondateur ducabinet de conseil axe réseaux. du coup, si un franchisé sent monter l’envie de passer à autre chose, le mieux est de prévenir son franchiseur un an avant l’expiration du contrat (le prévenir est une obligation légale, le moment est un choix plus personnel), de travailler pendant cette dernière année et de soigner au maximum la valorisation de son bien (Chiffred’affaires,rentabilité,stock,ajustementdupersonnelsinécessaire,...).intérêt à ce que le prix de rachat soit trop élevé, sinon le re- preneur peut en souffrir et prendre un mauvais départ », souligne Nathalie dubiez, associée chez Franchise Mana- gement. Par ailleurs, le franchiseur n’a pas vraiment d’obli- gations lors d’une cession par un franchisé. il doit fournirn Céder un fonds de commerce ou céder des partsn Lesdroitsetobligationsdelatêtederé- seauil existe deux façons de transmettre. Soit on vend le fonds de commerce, soit on vend les parts de sa société. le résultat final est le même, mais les deux procédures n’engagent pas les mêmes obligations et responsabilités. Notamment, une société vient avec un passif qu’il faut garantir, qui n’est pas celui du fonds de commerce de cette même société. Cela change donc également la valorisation. Pour le cédant, la principale différence entre ces deux façons de procéder va être surtout fiscale. le plus simple – et efficace – reste de suivre les conseils de son expert- comptable.Car le franchiseur est inextricablement lié à la cession.Car recourir à des experts – experts-comptables, avocats – est indispensable ; le plus souvent, la tête de réseau ne dispose pas des compétences nécessaires en interne. « La vente d’entreprise fait appel à des compétences techniques très spécifiques, qui sont très différentes de celles exigées par le développement d’un réseau », souligne Jean-Jacques Charignon, dirigeant de l’agence de conseil Cdr.au repreneur, une fois approuvés, les même docume. légaux (par exemple le diP) que pour un nouvel arrivant dans le réseau ; mais il n’est en rien obligé de porter une as- sistance quelconque pour l’opération, comme aider à trouver un acquéreur. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas demander son aide si besoin : après tout, il est dans son intérêt que la reprise soit la meilleure possible. il s’agit là d’un point essentiel : le franchiseur a autant intérêt que le franchisé à ce que l’opération se déroule bien. ils ne sont pas opposés, mais encore partenaires dans la transmission.« Contrairement au cas d’une entreprise indépendante, où on compte deux acteurs – le cédant et le repreneur -, dans le cadre d’une franchise, il s’agit d’un trio – le cédant, le repreneur et le franchiseur », souligne Christophe Bellet, dirigeant de Gagner en Franchise. les intérêts de ce dernier sont en jeu lors de la cession d’une enseigne : non seulement une partie de la valorisation vient de son apport (notamment le savoir-faire), mais il a tout intérêt à garder un emplacement dans son réseau et à s’assurer qu’il soit bien géré. C’est pourquoi les contrats de franchise comportent deux clauses spécifiquement prévue pour la transmission : un droit de préemption et une clause d’agrément. la première permet à la franchise d’acquérir le bien en priorité devant le repreneur si celui-ci n’est pas agrée ou ne veut pas faire partie du réseau. Elle ne désavantage pas le cédant, car la tête de réseau acquiert le bien aux conditions auxquelles sont arrivées le cédant et le repreneur. la clause d’agrément, elle, stipule qu’un repreneur ne pourra acheter l’enseigne qu’après avoir été approuvée par le franchiseur. En un sens, cela est logique : après tout, il sélectionne les candidats à l’ouverture de nouveaux points de vente. « Le franchiseur peut refuser un candidat soit de façon discrétionnaire, soit en avançant des arguments précis », signale Maître Jean- Baptiste Gouache, avocat spécialiste de la franchise, fondateur du cabinet Gouache et associés – il vaut mieux, par prudence, opter pour la seconde raison : cela permet d’éviter toute contestation, la jurisprudence demandant parfois que le refus soit motivé. il peut arriver, cependant, que le franchiseur utilise la clause d’agrément comme une façon de pousser à une renégociation : « l’enseigne n’a pasntsJean-Marie BenoistObligations quant au personnelPrévenir en amontLa gestion du personnel reste l’apanage du franchisé. C’est donc à lui qu’il appartient de prévenir les employés de la cession – c’est non seulement une bonne pratique, mais pour les entreprises de moins de 250 salariés, c’est également une obligation depuis l’entrée en vigueur de la loi sur l’économie sociale et solidaire. Pour être plus précis, il faut prévenir son personnel pour lui donner notamment la possibilité d’une offre de reprise. Détail supplémentaire, pour les entreprises de moins de 50 sa- lariés – ce qui est le cas de beaucoup de franchisés -, la vente est interdite pendant deux mois après la date d’information des salariés. Ni le droit de préemption ni le droit d’agrément ne dispensent de cette obligation.Par exemple, trouver un repreneur n’est pas chose aisée. il n’existe pas de façon sûre et rapide de trouver la perle rare. Pour attirer des candidats potentiels à la reprise, il existe quatre moyens principaux : les annonces dans des publications spécialisées, les salons, le réseau personnel, et le recours à des sociétés spécialisées dans la recherche de profils. En effet, le marché secondaire des points de vente reste encore assez confidentiel, même s’il est actif. le plus simple reste parfois de faire appel à son franchiseur ou à une société spécialisée dans la recherche de tels candidats. le franchiseur n’est pas dans l’obligation de répondre favorablement à la demande, mais elle a tout intérêt à faire en sorte que l’opération se déroule sans difficultés.Franchise & PartenariatLa structuration de la tête de réseauC'est un nouveau métier !parau-delà de son expertise professionnelle, celui qui souhaite développer un réseau (franchise, partenariat, concession, li- cence de marque, ...) devenant partenaire principal, doit être conscient qu'il exercera un second métier ... qui n'est pas le sien.Ceci implique une agilité et une souplesse d'esprit favorisant l'échange :• tout d'abord par une écoute attentive des partenaires affiliés • et ensuite par des conseils utiles et appropriés c'est-à-direMichel Kahnagir pour solutionner la préoccupation et satisfaire la de-Consultant expert en franchise et partenariat, Président de l’irEF - Fédération des réseaux Européens de Partenariat et de Franchise,auteur de « Franchise et Partenariat » (dunod. Paris, 2009)il s'installera, en conséquence, dans une attitude mentale d'or- ganisateur, d'animateur, de manager et de développeur au ser- vice du réseau de partenariat qu'il va construire. la modélisation du concept pourra prendre en compte la fertili- sation croisée, c'est-à-dire qu'elle pourra être enrichie par l'ex- périence et les compétences de chaque partenaire, bien entendu sous la maîtrise de la tête de réseau.mandeau départ, le partenaire principal n'a pas toujours les moyens d'investir dans l'acquisition de toutes les compétences spécia- lisées nécessaires à une tête de réseau structurée dans tous les métiers du concept (marketing, achats, informatique, forma- tion, merchandising, etc.). En attendant d'en disposer dans les fonctions existantes au sein de son entreprise, il recourra à une externalisation auprès d'intervenants spécialisés.SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015 33]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Business guides - L’actu juridiqueC’est arrivé près de chez vous...les interprétations du droit ne sont pas figées. Mieux vaut pour les têtes de réseaux et membres de réseaux jeterparfois un œil sur les récentes évolutions. Petit topo.nLoi Macron, suite et finaprès plusieurs semaines de débat, l’assemblée Nationale a adopté, le 18 juin dernier, l’article 10 a de la loi Macron, qui concerne notamment les franchisés (cf. Franchise et Concepts(s) n°7). Mais son texte a subi un certain nombre de modifications. alors que l’article prévoyait originellement une limitation de la durée des contrats à neuf ans, celle- ci a été complètement supprimée dans le texte final. des durées de 30 ans restent donc légales.En revanche, la loi prévoit que tous les contrats servant à exploiter un magasin franchisé, qui comportent des clauses susceptibles de limiter la liberté d’exercice du franchisé, devront avoir une échéance commune. Mais cette mesure ne s’applique pas à tous les contrats : le bail reste un contrat indépendant – ce qui est normal, le bailleur étant un tiers dans la relation entre le franchiseur et le franchisé -, et les statuts des sociétés franchisées comme les statuts des sociétés coopérative ne sont pas concernés.Par ailleurs, si la loi précise que toute clause « ayant pour effet, après l’échéance ou après la résiliation du contrat, de restreindre la liberté d’exercice de l’activité commerciale de l’exploitant » est réputée non écrite, elle ne prohibe pas les clauses de non-concurrence et de non affiliation post-contractuelle. En effet, elle ne s’applique pas aux clauses qui répondent à quatre conditions : elles concernent des biens et services en concurrence avec ceux qui font l’objet du contrat, elles sont limitées aux terrains et locaux à partir desquels l’exploitant exerce son activité pendant la durée du contrat, elles sont indispensables à la protection du savoir-faire transmis et leur durée n’excède pas un an après l’échéance ou la résiliation d’un des contrats. Ces conditions existaient déjà dans un règlement européen. au final, l’article 10a promulgué ne change quasiment rien à la législation existante. il demande néanmoins la remise, quatre mois après son entrée en vigueur, d’un rapport comportant des mesures concrètes pour favoriser la concurrence dans le secteur de la grande distribution.nPrévisions de chiffre d’affairesFournir des prévisions de chiffres d’affaires ou de rentabilité d’un projet de franchise à un candidat peut aider à le convaincre, mais il faut qu’elles soient réalistes et sérieuses. En effet, bien que fournir ces documents ne soit pas une obligation légale, la responsabilité du franchiseur peut être engagée, comme l’a rappelé un arrêt de la Cour de Cassation de Paris. Un franchiseur avait fourni à son franchisé, sur sa demande, une étude prévisionnelle sur la rentabilité économique du projet de franchise. dix mois après l’ouverture, le franchisé, ayant réalisé des résultats très inférieurs aux prévisions, était mis en liquidation judiciaire. le liquidateur demandait la condamnation solidaire du franchiseur et de la coopérative de commerçants indépendants (à laquelle l’adhésion était impliquée par le contrat de franchise) au paiement de dommages-intérêts sur le fondement de l’erreurnLe concept doit être adapté à l’activitéUn franchiseur qui oblige son franchisé à utiliser un élément de son concept inadapté à l‘activité peut se voir tenu de l’indemniser des préjudices subis. la Cour d’appel d’orléans l’a rappelé lors d’une affaire opposant un réseau de salons de coiffure à un de ses franchisés. Ce dernier s’était vu imposer, lors de travaux de rénovation menés pour mettre à jour la décoration de façon à se conformer au nouveau concept, l’utilisation d’un carrelage en particulier qui s’est révélé inadapté à un salon de coiffure, ce qui avait généré d’importants défauts.quant à la rentabilité économique du projet de frlveille juridiqueanchise. Si la Cour a exonéré laJean-Marie Benoistcoopérative, elle a estimé que le franchiseur avait commis une faute, et ce dernier a dû payer des dommages et intérêts au franchisé.nReconnaissance de l’existence et de la transmission du savoir- faireUn arrêt de la Cour d’appel de Poitiers vient rappeler que si l’absence de transmission de savoir-faire est un motif de plainte couramment utilisé, un moyen de s’en protéger est de faire reconnaître cette transmission. Un franchisé dont le contrat avait été résilié par son franchiseur pour cause de manquement à ses obligations contractuelles, avait demandé la nullité du contrat en raison d’une absence de transmission de savoir-faire. or le tribunal a pu prouver la remise d’une « bible » des procédures propres au réseau ainsi que la transmission en se basant notamment sur des reconnaissances signées par le franchisé – comme par exemple celle qui a suivi la formation initiale - et sur certaines de ses communications dans lesquelles ils indiquait ne pas vouloir suivre les formations d’actualisation pour des raisons personnelles. Bien sûr, ces reconnaissances sont inutiles si le savoir-faire en question ne répond pas aux critères légaux (il doit être substantiel, identifié, expérimenté et secret) pour que le contrat de franchise soit valable.nLe graphisme fait partie intégrante de la marqueUn arrêt de la Cour de Paris vient souligner l’importance du graphisme.d’une marque, notamment dans le cas d’une dénomination elle non-distinctive. Une société, exploitant la marque « l’onglerie », avait assigné en contrefaçon un concurrent pour avoir utilisé le terme dans une publicité. la société poursuivie avait, en retour, mis en cause la validité de la marque, considérant que le terme « onglerie » est un mot courant dans la langue française qui n’évoque pas d’association avec les biens ou services spécifiques de la marque homonyme. Si le Cour a reconnu que le terme était en soi non-distinctif (ce qui a par ailleurs motivé le rejet de l’assignation en contrefaçon, le terme étant utilisé dans son sens générique dans la publicité), le fait que la marque ait été déposée avec une typologie particulière et en couleur lui confère en revanche un caractère distinctif et donc sa validité.Loi MACRON et contrats d’affiliation : Liberté d’exercice versus liberté contractuelle ?dans la spécificitépara loi MaCroN du 6 août 2015 enfonce le clou sur les conséquences de la fin des contrats d’affi- liation. Sous prétexte de protéger le faible contre leappel à plusieurs contrats prévoyant des échéances diffé- rentes, la résiliation de l’un d’entre eux entraînera doré- navant celle de tous les autres. Cela devrait faciliter le changement d’enseigne et éviter que la durée des contrats et la variété de leurs échéances ne rendent impossible pour un commerçant d’opter pour l’indépendance ou de chan- ger de réseau. Cette règle qui semble mésestimer le droit des contrats et la liberté contractuelle s’appuie sur les prin- cipes d’interdépendance et d’indivisibilité des groupes de contrats. Cet article 31 de la loi s’appliquera à l’expira- tion d’un an à compter de la date de promulgation de la loi, c’est-à-dire à compter du 6 août 2016. Mais finale- ment est-on bien sûr que ces échéances imposées vont bien dans le sens de la liberté nécessaire à de bonnes re- lations commerciales ?Laurence Vernayavocateassociée co-gérantedu CabinetSaJEfort mais aussi de limiter les clauses restrictives à la liberté d’exercice de l’activité commerciale, l’article 31 de la loi pose tout d’abord une interdiction de principe aux clauses de non concurrence. il cite ensuite expressément quatre conditions cumulatives à l’exception. Cette clause doit concerner les biens et les services objet du contrat, être li- mitée aux terrains et locaux d’exploitation, être indispen- sable à la protection du savoir-faire et être limitée à un an. Mais au-delà d’entériner les conditions européennes et ju- risprudentielles classiques de validité desdites clauses, la loi ajoute une nouvelle conséquence à la rupture des re- lations commerciales. En effet, lorsque l’affiliation fait34 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°8www.ecoreseau.frFocus juridique - Qui fixe les prix ? ClUB ENtrEPrENdrEliberté sous cautionEn tant qu’entrepreneur le franchisé est censé pouvoir décider lui-même de sa politique commerciale. la réalité est toute autre...«il existe une différence indéniable entre les textes et la réalité », af- firmedemanièredirecte olgaZakharova-renaud,avocatausein15 000 euros le fait par toute personne d’imposer un caractère minimal au prixderevented’unproduitoud’unbien,auprixd’uneprestationdeservice ou une marge commerciale. « Ce terme de « revente » est important, car il signifie que le membre du réseau a acheté et revendu ensuite », affirme olga Zakharova renaud.du cabinet Bourgeon, Méresse, Guillin, Bellet & associés. En effet dans le droit commercial, il est évident que la fixation des prix est libre. Selon l’article l.442-5 du Code du commerce, est puni d’une amende dela franchise maîtriséen Menace voiléele franchiseur a le droit de conseiller quant au prix ; en théorie libre au franchisé de les moduler en fonction de sa stratégie et de ses spécificités locales. Mais étant le repré- sentant de la marque du réseau, il doit avoir des pratiques commerciales en cohérence avec l’image de l’enseigne. Ce qui donne du grain à moudre au franchiseur pour imposer ses vues. « le raisonnementpeut être le suivant : « Vous êteslibres. Mais mon concept est celuides prix bas. Donc si vous augmentez,vous vous retrouvez en violation duconcept et vous vous exposez à dessanctions » », observe l’experte de lafranchise. ainsi en contentieux lefranchiseur se plaint généralementque le franchisé ne pratique pas cequ’il préconise, essentiellement desprix plus bas pour plus de volume. ilest en effet dans l’intérêt du franchiseurde faire plus de volume pour obtenirdes prix d’achats plus intéressants etainsi faire plus de marge sur la revente au franchisé. de plus, le franchiseur prélève une redevance de franchise qui est proportionnelle au chiffre d’affaires réalisé par le franchisé.quand le franchisé respecte à la lettre les consignes : les produits sont déjà étiquetés et les services déjà présentés avec un tarif prédéfini. Bien souvent, notamment dans la grande distribution et la restauration, le système de caisse est lié au réseau informatique géré par un tiers prestataire mais contrôlé par le franchiseur. les com- mandes, les réapprovisionnements, l’encaissement etparJean-BaptisteGouacheavocat associé - Gouache avocatsMembre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchiseLa Franchise déjà prête pour la nouvelle médiation obligatoire entre professionnels et consommateursle 20 août dernier, le Gouvernement a adopté une ordonnance relative à la médiation de la consom- mation (ordonnance n° 2015-1033 - Jo du 21 août 2015). les litiges entre professionnels et consom- mateurs, relatifs à un contrat de vente ou de presta- tion de service, devront faire l’objet d’une procédure gratuite de médiation, si le consomma- teur le demande.les nouvelles dispositions du Code de la consom- mation imposent aux professionnels d’informer les consommateurs, via leur site internet et/ou leurs conditions générales de vente, des coordonnées du ou des médiateurs compétents dont ils relèvent, mais également, dès lors qu’ils exercent une activité de commerce électronique, des dispositions prises pour le règlement en ligne des litiges de la consom- mation.a compter de la publication du décret d’application, les professionnels disposeront d’un délai de deux mois pour se mettre en conformité avec la loi, sous peine d’amende de 15.000 euros pour les personnes morales.la Franchise dispose déjà d’une médiation consom- mateur organisée par la Fédération Française de la Franchise. C’est une opportunité pour tous les fran- chiseurs désormais soumis à cette obligation légale et qui pourront donc faire le choix de cette média- tion professionnelle, sans avoir à mettre en place une médiation d’entreprise, qui ne se justifie que dans les plus grandes entreprises devant traiter un volume élevé de réclamations.la lecture des codes- barres passent par ce dispositif. « Si le franchisé aspire à changer les prix, il doit passer par le prestataire qui fait traîner les choses et doit passer par le franchiseur », illustre-t-on au cabinet Bourgeon, Méresse, Guillin, Bellet & associés. troi- sième levier à disposition du fran- chiseur, la succession de cam- pagnes promotionnelles. « Dans les contrats « normaux » les fran- chisés doivent au moins suivre entre une et quatre campagnes promotionnelles dans l’année,n Statuts particuliersil existe des formes juridiques de distribution en réseau qui permettent de contourner les obligations, notamment utilisées dans le prêt-à-porter. « Le principe de commission / affiliation est une franchise de marque avant tout, ce qui signifie qu’il y a bien transmission du savoir-faire et une assistance, mais que le membre de réseau n’est pas propriétaire de son stock ; il n’achète pas pour re- vendre. Les stocks sont au dépôt, donc tout est imposé par la tête de réseau : les prix, les conditions de vente, l’assortiment... », précise olga Zakharova-renaud.puis choisir ou non de suivre les autres. Cela crée une dynamique intéressante, mais certains réseaux peu scrupuleux indiquent dans le contrat que le membre du réseau doit participer à toutes les campagnes, si bien qu’au final il ne peut jamais pratiquer son propre tarif », relate l’experte. Cette pratique peut se prouver aux contentieux, mais cela nécessite encore un bras de fer conséquent. Quatrième levier et non des moindres, la vente sur internet : le franchiseur dispose bien souvent d’un site, par lequel il peut vendre à un prix inférieur à celui pratiqué en magasin. « Parfois même le client doit récupérer le produit en magasin franchisé, et s’aperçoit donc de la différence. Ce qui donne lieu à des histoires et des réclamations. Une situation qui est désagréable pour le franchisé, et qui l’incite à alignern Trucs et astucesPremièrement la loi évoque le plancher, mais pas le plafond. « le franchiseur peut donc fixer comme bon lui semble un seuil maximum. Bien souvent il détermine un prix maximum extrêmement bas - car son concept inclut des prix bas -, impliquant une marge juste suffisante. de ce fait le franchisé ne peut plus baisser ses prix. le prix maximum imposé devient ainsi le prix minimum », explique l’avocate. deuxièmement l’in- tendance comme par hasard est souvent plus aiséeleDes prix qui ne sont pas aussi élastiques qu’ils en ont l’air...ses prix », cite olga Zakharova-renaud. a noter que. franchiseur qui a beaucoup de succursales et peu de franchises est gagnant dans le rapport de force. il lui suffit de multiplier les promotions pour accroître la pression, obligeant le franchisé à s’aligner s’il ne veut pas voir le point de vente devenir désert ou subir les ac- cusations d’escroquerie des clients. du déjà-vu dans la distribution de cosmétiques. la marge de manœuvre à disposition du franchisé est donc très faible pour s’éloigner du prix pensé au départ par l’enseigne.Julien TarbySEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE Saga - Picard Surgelésla fraîcheur d’un réseaul répondantàuneaspirationsociétaleetaiméedesFrançais,l’enseignen’enoubliepasd’innoveres mini éclairs gourmands car- et de se développer en franchise... cularité d’être à la fois industriel et tonnent cet été... C’est la petite « Que de compliments... distributeur. de quoi prendre des orien- nouveauté de l’enseigne ali- tations personnelles et saisonnières.mentaire préférée des Français (élue c’était du Picard ! » « Nous lançons nos produits dans pour la quatrième fois consécutive), Si elles savaient que notre propre réseau. Au bout de 15qui s’est imposée dans les esprits par son innovation perpétuelle. Soupe gla- cée au concombre, tartare de saumon à la tomate ou fondant au chocolat sont des exemples parmi tant d’autres de la créativité de l’enseigne, qui cherche depuis 1974 à faire rimer sur- gelé avec gourmet, voire grande cuisine démocratisée. « La satisfaction client est dans notre ADN, c’était déjà le principal souci du fondateur dès l’ou- verture du premier Freezer Center rue de Rome à Paris », rappelle ivan au- diau, responsable de la franchise chez Picard. l’enseigne teste d’ailleurs de nouveaux points de vente où le circuit court (limité aux promotions et aux nouveautés) est mis en avant, afin d’être toujours plus proche du consom- mateur. l’ex-filiale du groupe Carrefour a vu son chiffre d’affaires augmenterau frais dans les glacières des cafés, des restaurants et des particuliers. après la Seconde Guerre mondiale, les réfrigérateurs se généralisent, les tout premiers congélateurs domestiques apparaissent. les Glacières de Fon- tainebleau deviennent les « Etablisse- ments Picard » et commencent à com-réguliers et fréquentaient les magasins au moins une fois par mois. les raisons d’un tel succès ? les surgelés facilitent énormément la vie quotidienne (pour 81% des Français et 95% des clients Picard), se conservent plus longtemps (71%), permettent de faire face aux imprévus (70%) et de gagner du tempsjours seulement, nous les jugeons », explique ce responsable de magasin. l’enseigne sort des produits festifs à Noël et des saveurs estivales avant l’été, sentant l’air du temps et réalisant des essais, avec des prix qui se sont alignés sur ceux de la grande distribu- tion. a ses débuts l’enseigne proposait davantage de marques nationales, mais a petit à petit élaboré ses produits. Sur l’ensemble de la gamme, 90 % des produits sont aujourd’hui conçus par Picard quand seulement 10 % pro- viennent de PME ou très rarement de multinationales - les épinards hachés de Findus ou les glaces Häagen-dazs (arrivées en France grâce à Picard) constituant les exceptions. reste que ces produits à marque ne génèrent que 3 ou 4 % du chiffre d’affaires.90 % des produits sont aujourd'hui conçus par Picard, quand seule- ment 10 % proviennent de PME ou très rarement de multinationalesle maillage territorial devient plus compliqué lorsqu’il s’agit d’aborder les villes de taille moins importante, d’où l’idée de ne plus seulement ouvrir des magasins en propre. « Je travaille depuis 1.5 ans dans ce projet de déve- loppement en franchise dans les petites villes, quand nous ouvrirons encore des succursales dans les grandes ag- glomérations », distingue ivan audiau. les ouvertures prévues à Sisteron dans les alpes de Haute Provence, Châ- teau-Gontier en Mayenne ou avranches dans la Manche vont être suivies de beaucoup d’autres. « 100 nouveaux points de vente sont largement envi- sageables. Nous cherchons des entre- preneurs locaux, qui ont la fibre com-HISTOIRE CENTENAIRETENDANCE SOCIÉTALEour lesau début du 20ème siècle, raymond Picard crée en Seine-et-Marne « les Glacières de fontainebleau ». Une en- treprise de fabrication et de livraison de pains de glace. Ceux-ci servaient à conserver les aliments et les boissonsmercialeetuneappétencep. produits alimentaires », explique celui qui pendant cinq ans s’est aussi occupé du recrutement au siège. Une logique de double développement qui se pour- suit également au-delà des frontières. C’est par exemple la franchise qui est utilisée en Suisse. de quoi garder le principe qui a bâti le succès de l’en- seigne, tout en grandissant...il faut dire que le secteur entre en ré- sonance avec les aspirations de la so- ciété française. dans une étude récente sur les habitudes de consommation, une large majorité des personnes in- terrogées (67%) affirmait consommer des produits surgelés plusieurs fois par mois, une proportion qui passe à 77% chez les moins de 35 ans et 77% dans les foyers avec enfant(s). 22% des Français étaient des clients Picard36 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015LIBERTÉ DE COLLER AUX ASPIRATIONS DES FRANÇAIS Picard parvient à profiter au mieux de cet engouement en possédant la parti-Julien TarbyNOUVEAU VIRAGEdrastiquement pour culminer à 1,4 milliard d’euros. Mais même si elle compte 1 000 magasins, elle conserve un esprit de famille. « Pour les futurs franchisés, la transmission va durer 45 jours, car outre le savoir-faire, il y a toute une culture d’entreprise à ac- quérir », relate celui qui a commencé il y a 20 ans dans un magasin parisien, avant de devenir responsable régional pour l’ouest de la France.mercialiser à la fois quelques produits surgelés et des congélateurs. En 1974, le premier magasin Picard voit donc le jour dans le 17e arrondissement, proposant juste une gamme de 400 produits. 40 ans après, avec plus de 1 100 références et 200 nouveautés par an, Picard est le leader du marché des surgelés estimé à 11.4 milliards d’euros, du produit brut au plat préparé, de l’entrée au dessert, pour le quotidien comme pour les repas de fête.dans la préparation des repas (62%). 19% des consommateurs interrogés apprécient de trouver des recettes qu’ils ne savent pas cuisiner et 19% la dé- couverte de nouvelles saveurs. des chiffres qui grimpent respectivement à 30% et 25% pour les clients Picard. ils estiment que les surgelés permettent d’avoir une alimentation variée (69%), qu’ils sont un bon moyen de consom- mer davantage de légumes (67%) et qu’ils constituent des produits sains et bons pour la santé (60%). Ces ha- bitudes sont spécifiques à l’Hexagone. En italie par exemple, ce sont surtout les produits bruts qui se vendent. la marque Picard n’y est d’ailleurs tou- jours pas connue. les Français consom- ment 30 kg de surgelés par habitant contre 7 kg chez les transalpins.Chiffres4 700 collaborateurs980 magasins en France40 en Italie, 13 en Belgique, 7 en Suède 1.4 milliard de CA]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°8ClUB ENtrEPrENdrE La parole aux réseauxDans chaque numéro, EcoRéseau Franchise & Concept(s) vous propose de prendre la parole,de revenir sur un événement ou sur un fait d’actualité qui vous intéresse ou vous concerne.LE RÉSEAU COURTEPAILLESE RENFORCEoutre pas moins de 4 nouvelles ouvertures durant l’été, le réseauLA CHAÎNE D’HÔTELS AKENA POURSUIT SON DÉVELOPPEMENTla chaine d’hôtels aKENa, présente depuis plus de 20 ans et qui s’est recentrée sur l’hôtellerie éco- nomique confort - avec les hôtels akena Soft clas- sés 2 étoiles (concept 2015) et les hôtels akena City positionnés 3 étoiles -, annonce l’arrivée de 3 nouveaux établissements et la signature de deuxMAIS AUSSI...Courtepaille se diversifie et propose désor- mais une déclinaison « Comptoir Courte- paille ».la spécifité du Comptoir Courtepaille ré- side en une gamme courte de produits com- posée des best-sellers de la carte Courtepaille, le tout sur des surfaces ré- duites afin de s’adapter aux besoins des centres villes, des chaînes hôtelières et d’autres lieux de passage. a noter que 8 « comptoirs » ont déjà vu le jour et que de nombreux autres projets sont annoncés. Pour plus de renseignements : franchise.courtepaille.comToujours Vert, en tant que spécialiste du gazon syn- thétique ornemental, a une exi-gence : proposer un produitd'excellence.nouvelles constructions. Pour at- teindre son ambition de 40 hôtels d’ici fin 2017, akena lance un nouvelle campagne d’affiliation at- tractive destinée aux hôteliers in- dépendants qui souhaitent entrerl’enseigne a ainsi fait tester sonproduit phare, le reality Evo top, par labosport, labo- ratoire français leader mondial du contrôle des sols sportifs, afin d’attester officiellement de son excellente résistance à l’arrachement et de son innocuité environ- nementale. Une certification unique sur le marché !BAÏLA PIZZA poursuit sa croissance. après alès et Perpignan inaugurés en début d’été, 3 restaurants vont ouvrir leurs portes en cette rentrée, en lorraine et dans le var...PROXIFORME® VEUT ÊTRE L’ENSEIGNE DE FITNESS LA PLUS PROCHE ET LA PLUS CONVIVIALE DU MARCHÉ Créée en septembre 2014, Proxiforme est la dernière-née des enseignes dedotées des nouveaux outils avancés de commercia- lisation, de marketing, et d’optimisation des achats, akena souhaite proposer à ses franchisés perfor- mance et sérénité au quotidien. www.akena-franchise.comGrégory lalaU, franchisé HYDROPARTS Assis- tance, réalise une 1re nationale dans son secteur avec le lancement du 1er magasin deproximité dédié à la vente de piècesclub de fitness. visant les zones de chalan- dise de 15 000 à 20 000 habitants et construite autour de 3UNE NOUVELLEBRIOCHE DORÉE ÀSHANGAÏUn nouveau restaurant Briochedorée a ouvert ses portes le 25 août dans le centre com- mercial «Shanghai Center» en Chine. avec cette ouver- ture, l'enseigne du Groupe le duff poursuit son développement en asie. Elle dispose actuellement de 5 points de vente en Chine, 5 en Corée et de 2 au Japon.détachées pour hayons élévateurstoutes marques. Situé près de tou-louse, les transporteurs pourront di-rectement y acheter plus de 2 000 références, sans avoir à attendre l’arrivée de la commande de pièces en cas de problème matériel !activités principales - espaces de car- dio-training et musculation, cours collectifs et o2Bike (aquabiking en cabine individuelle) -, la nouvelle en- seigne veut démocratiser ce sport en le rendant accessible à tous au-delà des grandes métropoles.UN 50ÈME MAGASIN POUR SPEED BURGERBOREA, le 1er réseau de boulangeries orienté bien- être et naturalité, s’apprête à ouvrir en novembre pro- chain son 6ème point de vente dont le 3ème en franchise. après 4 mois de formation dans le centre pi- lote implanté à Six-Fours-les-Proxiforme a choisi de développer son réseau en concession en licence de marque. Pour plus d’informations : http://proxiforme.fr/ouvrez-votre- franchise-proxiforme/référent sur le marché de la livraison de burgers à domicile, le réseau Speed Burger annonce l’ouverture d’un 50ème point de vente qui sera inauguré à reims courant octobre. Ce der- nier sera porté par Philippe de- berly qui connaît parfaitement l’enseigne et qui a déjà ouvert deux magasins : le premier à Nancy en 2008 et le second à Metz en 2013. Plus d’informations sur http://franchise- speedburger.com/Plages, alain ClEMENt et sacompagne Stéphanie vont selancer dans une nouvelle aven-ture professionnelle. leur boulangerie sera idéalement située place Morgan, en plein centre-ville de Salon de Provence. Pour leur future ouverture ils ont déjà recruté leur équipe de 5 personnes dont un boulanger expéri- menté.dans une dynamique collective res- pectueuse de leur indépendance.38 SEPtEMBrE / oCtoBrE / NovEMBrE 2015]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[50franchise@speed-burger.comPour votre santé, pratiquez une activité physique www.mangerbouger.frGoûtezà lamagasins en FranceLa force d’un leaderNuméro 1 de la livraison de burgersUn concept bien rôdé-20 ans d’expérienceUne offre qualitative et originale Une stratégie digitale de pointewww.agence-balthazar.comLe vrai goût du burger]]></page></pages></Search>