﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="48"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[EcoRéseauF r a n c h i s e & C o n c e p t (s) L’information entrepreneuriale, autrementN°6 - Mars / avril / Mai (Trimestriel) - 4,90 €TENDANCES 2015EXAMINER PUIS CHOISIR LE BON RÉSEAUTour d’horizon dessecteurs porteurset des enseignes prometteusesZONES DE TRANSITL’AVENIR DES FRANCHISES ?Des enseignes quifranchise-concepts.ecoreseau.frLa sagaSpeedyTransformation réussieRéseaux L’international dès la créationretrouvent des couleursEVÉNEMENT : FRANCHISE EXPO PARIS 2015 - COMMUNICATION : ASSURER SA NOTORIÉTÉNOUVELLE FORMULE]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[n°6www.ecoreseau.frEditorial Sherlocks de la franchise Sommaireil est facile pour ceux qui entreprennent en franchise de se croire protégés, voire arrivés, parce qu’ils bénéficient des avantages de no- toriété, de financement et d’expérience du réseau. il est vrai que la saga Speedy, le reportage en im- mersion chez domidom ou l’interview croisée entre les dirigeants des Boulangeries Feuillette et des restaurants-pizzerias del arte démontrent les coups de pouce multiples que les bons réseaux pro- curent en continu à leurs membres. dès lors la ten- tation est forte, pour les candidats ainsi rassurés, de faire seulement confiance aux informations de sur- face, glanées sur internet ou au cours de discus- sions, et à leur intuition. Mais face à la multiplicité des enseignes, des concepts, des contextes – le sujet de Une sur les zones de transit en atteste – et surtout des secteurs, mieux vaut se renseigner tous azimuts. les pages Créer aujourd’hui - qui tirent un bilan 2014, distinguent les réseaux les plus en vue et tra- cent des perspectives sectorielles pour 2015 -, prou-vent que les dynamiques peuvent être diamétrale-ment opposées. des problématiques d’innovationcomme dans le sport et les loisirs, de maturitécomme dans les services à la personne ou aux en-treprises, de concurrence low cost comme dans lacoiffure et l’esthétique, ou de changement d’habi-tude de la clientèle comme dans la restauration oul’automobile, peuvent rendre obsolètes des en- AlaUne: 8Edito 3seignes q.contraire donner du vent à la poupe de nouveaux arrivants. Et ceux qui jugent qu’il n’y avait pas en- core assez d’indicateurs à vérifier peuvent jeter un coup d’œil avisé sur les facteurs déterminants de digitalisation, recrutement et animation de réseaux, qui en disent long sur leur santé. devant tous ces paramètres, les candides de la franchise doivent se muer en Skerloks. Voici un premier début de ré- ponse...PANORAMA 4-16 Regard sur l’Actualité 4 Baromètre & Tendances 6ui ne parviennent pas à s’adapter, ou auZones de transit, l'avenir de la franchise ?Régions & Territoires 12 les grands spots de franchise en ile de FranceInternational 16 Ces réseaux qui naissent d'emblée internationauxCLUB ENTREPRENDRE 18-46Interview croiséeLa rédactionEn immersionBoulangeries Feuillette et restaurants / Pizzerias del arte18 domidom, soin des personnes dépendantes 20LE CHAT by Philippe GeluckPortrait d’EntrepreneurCharles Marinakis, Pdt de Credipro etdg. de Century21 France 22Leçon de mauxMalheurs et rebond de Fly 24Créer aujourd’hui- les nouveaux défis des réseaux 26 - la santé des secteurs 28Business guides- têtes de réseaux :recours aux prestataires de communication 38- Membres de réseaux :Et la communication locale ? 40- Conseils juridiques :• l'actu juridique 42 • Focus : montant du droit deSagarenouvellement de contrat 43Speedy, transformation réussie 44 L’actualité des réseaux 46N°6franchise-concepts.ecoreseau.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.frRédacteur en chefJulien TarbyDirection de la rédactionMatthieu Camozzi, Olivier Faure, Aymeric MarolleauOnt collaboré à ce numéro :Jean-Marie Benoist, Geoffroy Framery, Mathieu Neu, Antoine Pietri, Olivier Remy ChroniqueursLaurent Delafontaine, Jean-Baptiste Gouache, Michel Kahn, Laurence Vernay DessinateurPhilippe GeluckSecrétaire de rédaction Anne-Sophie Boulard201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél.:+33(0)143062316 Courriel : contact@lmedia.frProduction & EditingCourriel : production@lmedia.fr Responsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Franchise &Concept(s) 201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 18,90 €TTC - Abonnement 2 ans : 35,90 €TTC Vente kiosque : Pagure PresseDistribution : MLPAdministration & gestionJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)EcoRéseau Franchise &Concept(s) estéditépar LMediaRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0219 T 92204 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2271-7668Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconogra- phies publiés dans EcoRéseau Franchise & Concept(s) sans l’ac- cord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas respon- sable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.MarS / aVril / Mai 20153]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa Regard sur l’actualitéComme chaque trimestre, l’agenda des manifestations où les réseaux sont présents est très fourni. Tour d’horizon...Salon de l’Entreprise Aquitaine, du 1er au2 avril 2015 à Bordeaux, Palais des Congrès le Salon de l’Entreprise aqui- taine accompagne et informe depuis 15 ans tous les entrepre- neurs de la région dans les dif- férentes phases de leurs projets, en création, reprise ou transmission. de nombreux experts et réseaux sont évi-Le carnet desnominationsen partenariat avec}HUGO BOSS FRANCEMassimiliano BrunazzoMonsieur Massimiliano Brunazzo est nommé directeur Eu- rope du Sud de Hugo Boss, à ce poste depuis janvier 2015, en remplacement de Monsieur Marc Le Mat.} DIPTYQUEAlexandra FalangaMadame Alexandra Falanga est nommée chef de groupe Parfum et Soin chez Diptyque, à ce poste depuis février 2015. Elle est sous la responsabilité directe de Madame Myriam Badault, directeur marketing et création produit. Alexandra Falanga , mastère marketing HEC (2010), doc- torat pharmacie de l'université Aix-Marseille II (2010), oc- cupait depuis 2012 le poste de chef de produit marketing international au sein de L'Oréal Luxe France.} VENTE-PRIVEE.COMNicolas RenouardMonsieur Nicolas Renouard est promu responsable offres média de Vente-privee.com, à ce poste depuis février 2015, sous la responsabilité directe de Madame Catherine Spind- ler, directeur marketing B2B. Il est ainsi chargé d'accompa- gner le développement de l'offre Kooroo, un service inédit qui permet aux marques de soutenir leur lancement de nouveaux produits via la puissance du média marchand Vente-privee.com.Nicolas Renouard , 36 ans, a réalisé le parcours suivant : n 2011-2015 : Vente-privee.com, responsable communi- cation événementielle et BtoB Europe.n 2009-2011 : Vente-privee.com, responsable de la régie. n 2005-2008 : Psychologies magazine, directeur de la pu- blicité Internet.n 2004-2005 : Mondadori, directeur de clientèle pour l'Auto-Journal.n 2001-2004 : Groupe Marie Claire, début de carrière comme chef de publicité du magazine Avantages.}SWATCH FRANCE (GROUPE SWATCH) Frédéric BondouxMonsieur Frédéric Bondoux est promu directeur de la marque Longines au sein de Swatch France, à ce poste de- puis janvier 2015.Frédéric Bondoux occupait dernièrement le poste de direc- teur de la marque Omega au sein de Swatch France.}LOTTO SPORT FRANCEChristophe RahmaMonsieur Christophe Rahma est nommé directeur des ventes de Lotto Sport France, à ce poste depuis janvier 2015. Il est ainsi chargé de coordonner l'ensemble des ac- tivités en France avec l'aide d'une équipe de 9 représen- tants et agents commerciaux. Il rapporte à Monsieur Stefano Straforini, head of sales Europe.Christophe Rahma , BTS action commerciale, a réalisé le parcours suivant :n 2006-2014 : Oxbow, directeur des ventes France.n 2004-2006 : Lafuma, chef de ventes France.n 1999-2003 : Champion Sports US, chef des ventes ré- gional Lyon.}ALLIANZ BANQUE (GROUPE ALLIANZ SE) Nadia GroffMadame Nadia Groff est promue directeur général délé- gué d'Allianz Banque France, à ce poste depuis janvier 2015. Elle est sous la responsabilité directe de Monsieur Etienne Pelcé, directeur général.Nadia Groff a réalisé le parcours suivant :n 2012-2014 : Allianz Banque, directeur de l'exploitation. n 2007-2012 : Banque AGF (aujourd'hui Allianz Banque), responsable engagements.n 2004-2007 : Fortis Banque, risk manager.n 2000-2004 : Fortis Banque, responsable crédits.n 1995-2000 : Banque parisienne de crédits, directeur d'agence.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Faites part de votre Nomination à la presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.frNomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !n Salondel’Immobilier,13-15mars2015 à Lyon, Centre de Congrèsnavec des taux de prêts immobi- liers toujours bas, une « loi Pinel » plus avantageuse pourinvestir, des prix d’acquisition moins élevés, l’année 2015 réunit toutes les conditions pour la relance du mar- ché de l’immobilier du neuf, de l’ancien et de la maison individuelle. l’année idéale pour concrétiser son rêve et devenir propriétaire. Un programme d’une quinzaine de conférences ciblées, approuvé par plus de 90% des visi- teurs. des contenus utiles et d’actualité au service, et la présence de nombreux réseaux avisés.demment présents parmi les 100 partenaires.n Sandwich & Snack Show, Parizza et Vending, les 18 et 19 mars 2015 à Paris,Porte de Versaillesn Salon des Entrepreneurs, 2-3 juin 2015, à Lyon Pour sa 12ème édition, cette manifestation rhônalpine ac- cueillera porteurs de projets, créateurs, futurs franchisés, autoentrepreneurs, repreneurs, jeunes dirigeants. les par-les 3 salons, pour 3 marchés complémentaires, se dérou- lent en même temps pour la seconde fois, offrant une nouvelle fois une plateforme business inédite à la croisée des univers de la restauration rapide, de la restauration italienne et de la distribution automatique.ticipants auront l’oppor- tunité d’assister à plus de 100 conférences & ateliers, d’être conseil-n SalonMondeExpat,23-24mars2015, à Paris Porte de Champerretn Planète PME, 18 juin 2015 à Paris, Palais des Congrèsl’ancienne Convention Mondissimo, salon professionnel adressé aux drH et rH, a pour leitmotiv de proposer chaque année des conférences et des colloques toujours plus innovants et au cœur des problématiques métiers que rencontrent les professionnels des ressources humaines face à la mobilité internationale de leurs salariés.Créée en 2003, cette manifestation est organisée par la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises). Ce rendez-vous annuel des pa- trons entend placer les petites et moyennes entreprises au cœur de l’actualité.lés par les 150 partenaires et de partager leurs expériences avec de grands entrepreneurs et de nombreux réseaux.L’évènement du trimestreFranchise Expo Paris du 22 au 25 mars 2015 (franchiseparis.com)Le principeSalon du commerce indépendant organisé dans toutes ses formules (franchise, conces- sion, licence de marque, coopérative) créé en 1982, il réunit chaque année plusieurs centaines d’exposants et environ 30 000 vi- siteurs. C’est là que se découvrent les nou- veaux concepts (plusieurs dizaines à chaque édition), que se nouent les contacts et que s’écrit l’histoire des réseaux. Cette manifestation accélère le développement des réseaux en France et à l’international et permet à des milliers d’entrepreneurs de réaliser leur rêve de création. C’est avant tout une plateforme de rencontre privilé- giée qui met en relation créateurs d’entre- prise et commerçants avec plus de 450 marques françaises et internationales. Sont évidemment présents l’ensemble des pro- fessionnels capables de les accompagner, conseiller, informer et aider à trouver le fi- nancement nécessaire. C’est grâce à cette offre unique constituée d’enseignes à forte notoriété ou de concepts se développant sur de nouveaux marchés que les entrepre-neurs peuvent comparer, se projeter dans l’univers de la marque et donc rejoindre le réseau le mieux adapté à leurs ambitions.Le contenuQue vous soyez en phase de réflexion, en cours de rédaction de votre business plan ou à la recherche de votre financement, le salon Franchise Expo Paris et son Village créateurs d’entreprises sont faits pour vous.Les conférences du salon peuvent aider à se poser les bonnes questions :- Dans quel secteur d’activité êtes-vous dé- sireux et capable de fonctionner ? (alimen- taire, prêt-à-porter, services etc.)- De quels fonds propres disposez-vous ?- Etes-vous prêt à risquer votre patrimoine en créant votre entreprise ?- Quelle est votre capacité d’emprunt ?- Quelle est votre mobilité géographique ? - Quel est votre degré d’ambition ? Quels sont vos objectifs pour les 5 à 10 prochaines années ?.......Les nombreuses tables rondes recèlent de re- tours d’expériences : de ceux qui se sont lan-cés en couple, de ceux qui étaient salariés, des master-franchisés dans leur pays pour une marque étrangère....Le salon propose un programme de confé- rences gratuites et thématiques, de nombreux témoignages de franchisés et quelques inter- views de grands franchiseurs ainsi qu’une école de la franchise pour découvrir la formule. Les candidats franchiseurs, peuvent quant à eux assister aux nombreux ateliers organisés par le Collège des experts de la FFF, experts qui sont également prêts à les recevoir sur leurs stands.Aura internationaleFranchise Expo Paris compte un quart d’ex- posants d’origine étrangère (réseaux anciens très implantés en France ou nouveaux concepts à la recherche de master-franchi- sés). Tandis que 15% environ des visiteurs viennent de près de 100 pays. Les organisa- teurs souhaitent faire de leur manifestation la plateforme d’envol des concepts français vers les 5 continents et la porte d’entrée des réseaux du monde en Europe.4MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa Baromètre & TendancesRéalisée par la Banque Populaire en partenariat avec la Fédération française de la franchise (FFF), la 11e enquête annuelle de la Franchise, illustre par les chiffres la stratégie des franchiseurs, les attentes des franchisés et donne la température de leurs relations au sein des réseaux. EcoRéseau Franchise et Concept(s) revient sur les chiffres clés de l'étude, révélateurs de la modernisation des modes de consommation et de la digitalisation du commerce en réseau.uCôté franchisésChoix de l’enseigne : quelles sources d’informations ?Si 96% des franchisés s’enquièrent notamment de la réputation et de la so- lidité de l’enseigne de leur future franchise, deux medias prédominent pour capter de l’information fiable : « la presse professionnelle économique et franchise », qui connaît un bon spectaculaire de + 27% (39%), et internet qui recueille 31% des suffrages.Par ailleurs, les franchisés ciblent toujours le même registre d’informations qu’en 2013 : la rentabilité (77%), l’antériorité du réseau (68%), la satisfaction des franchisés (63%) et la déontologie de l’enseigne (58%). on remarque néanmoins que l’existence d’un magasin pilote est le seul type d’information à connaître une baisse significative avec plus de 5 points (39%).uCôté franchiseursQuels axes de développement pour les réseaux ?Si la quasi-totalité des réseaux ont incité leurs franchisés à mettre en œuvre un relais de croissance, on observe cette année un recul de ces mêmes incitations en matière d’ouverture de nouveaux points de ventes (-10%, 57% en 2014). En revanche, les invitations à développer une stratégie multicanale ont pro- gressé de 5 points, pour passer à 42%, tout comme le souhait des têtes de ré- seaux que les membres intègrent davantage de nouvelles technologies. dans les faits d’ailleurs, les franchisés sont 9% - soit 46%- à implémenter de nou- veaux instruments technologiques.Méthodologie : 405 franchisés du 5 au 17 juin 2014 et 200 franchiseurs du 5 au 27 juin ont été interrogés. 55% du panel appartient au commerce tandis que les 45% restants se consacrent aux services. L’enquête menée auprès du grand public a été effectuée auprès de 1 012 personnes de plus de 18 ans.Croissance du « web to store »ils sont 87%, côtés franchiseurs, à avoir développé un dispositif incitatif sur internet pour rendre le déplacement en point de vente plus alléchant. le paie- ment sans contact - carte bleue et téléphone (technlogies near Field Commu- nication)-, l’envoi de questionnaires de satisfaction, la consultation sur écrans tactiles des offres commerciales, sont les mesures les plus utilisées.Sources d’information*2014201320122011La presse professionnelle, économique et franchise39%12%11%16%Internet31%28%25%12%• Le site de la Fédération française de la franchise9%4%5%2%Les salons professionnels16%16%21%12%• Le salon Franchise Expo Paris15%14%20%8%Les franchisés du réseau16%13%10%12%Le bouche à oreille / par connaissance6%7%7%8%*Avant ces questions étaient posées à tous, alors qu’en 2014, elles ont été posées uniquement aux franchisés ayant une ancienneté dans le réseau de 5 ans ou moins.De la vigueur économique ?Pas de fluctuations significatives. Mais un léger regain à noter tout de même. 32 876 euros en moyenne en 2014, contre 32 700 euros l’année dernière, avec 24% se rémunérant au-delà des 40 000 euros. l’essentiel du revenu provient - à 88% - de l’activité tandis que 9% sont issus de dividendes. dans le même temps, le nombre de salariés en équivalent temps plein est de 6 contre 5,3 en 2013. Et 45 % des franchisés disent employer entre 2 à 5 sa- lariés.Entretien avec René Prévost, président de la FFF et directeur général de la franchise Speedy.La crise accable-t-elle les réseaux ?Rien ne saute directement aux yeux dans les chiffres, mais ceux-ci illustrent plusieurs phénomènes qui traduisent da- vantage une crise de confiance chez le client qu’une crise de la croissance à proprement parler. Le client veut être sûr de bien avoir dépensé. L’un des enseignements à tirer de cette étude, c’est que le client est plus arbitre qu’aupara- vant. Il réfléchit différemment. Mais franchiseurs comme franchisés s’adaptent, notamment par la mise en place de relais de croissance en investissant dans les nouvelles tech- nologies. 72 % des franchiseurs ont su faire évoluer leur concept. C’est une constante d’une année à l’autre qui té- moigne de la souplesse et de l’adaptabilité, notamment en termes d’accompagnement dans le point de vente. Chez le franchisé, cette capacité se traduit par une volonté de faire baisser les coûts. En 2014, le franchisé est moins dépensier quant à l’environnement de son point de vente et à la théâ- tralisation de son commerce, tout en veillant davantage à une gestion plus rationalisée de son stock. Une souplesserendue possible par une assistance assurée pour le back- office par le franchiseur. Dans le même temps, 51% des franchiseurs renforcent leur accompagnement. 7-8 ans en arrière, ces derniers duraient maximum 10 jours. Les for- mations étaient de 56 jours en 2011. Désormais, il s’agit de 70 jours avant même de débuter l’activité.Le paysage de la franchise évolue-t-il ?L’humain est de plus en plus au cœur de la franchise. Car même s’il s’agit de réitérer une recette et de dupliquer une réussite, le franchiseur doit donner envie à ses franchisés de rester tout en convainquant de nouveaux candidats de s’introduire dans le réseau. Et le franchisé doit, lui, fidéliser le client en lui donnant envie de revenir. Aujourd’hui, les franchisés s’intègrent plus au tissu local par exemple : 41% font partie d’une association de commerçants, 38% sont sponsors d’une association sportive. D’autres encore sont mécènes ou financent une association humanitaire. Le but est de réenchanter les centres villes en profitant de la puis-sance des réseaux, tout en résistant aux grands succursa- listes. Par ailleurs, cette étude se distingue des versions pré- cédentes par de nouvelles questions sur le sujet d’une stratégie RSE. A l’heure actuelle, 23 % des franchiseurs et 18% des franchisés admettent s’être déjà engagés dans cet aspect économique et sociétal.Le franchisé, plutôt rat des villesou rat des champs ?Cette étude révèle avant tout la stratégie d’implantation des franchises quant à l’adaptabilité et l’évolution des concepts et aux stratégies accrues d’implantations dans le tissu rural et les villes moyennes. On note une hausse de 2 points : 16% en 2016 contre 14 % en 2013 pour les villes de moins de 5 000 habitants, tandis que les villes de plus de 100 000 habitants connaissent une forte baisse, de 8%, pour arriver à un taux de 12% cette année. De même, on constate que l’effort se concentre aussi sur des points devente à la fois moins gourmands et moins ostentatoires.« Le client est plus arbitre qu’auparavant »6MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa A la Une - Les zones de transit pour les franchisesdu passant au chaland7 Gares, aires d'autoroute, aéroports... les zones de transit sont des laboratoires pour les enseignes qui y affutent leurs concepts. Succès garanti ?h00. réveil tout en douceur avec et des zones commerciales. l’effort sonnel qui y travaille. Pourtant, ne voit- des commerces et services de lyon aé- radio Coquelicot et ses chansons d’adaptation des enseignes ne passe on pas depuis peu des badauds s’arrêter roport. Sans oublier l’impression de se aux airs guillerets. après un café- pas seulement par le concept. il nécessite devant des pianos en libre accès dans sentir captif une fois rentré dans le ter-clope et une bise sur le front de ma également de se plier à la spécificité nos gares, de même que certains d’entre minal. dans cet environnement, mettremoitié, je file prendre le métro. arrêt à gare du nord puis direction roissy pour me rendre à un déjeuner d’affaires à Marseille. Je suis en avance et m’achète le quotidien qui me ressemble car je n’aime pas la presse gratuite des embouchures du métro. Coup de théâtre vraiment inattendu, la SnCF m’annonce un retard de 15 minutes de la navette transitant jusque Charles de Gaulle. J’en profite pour prendre un ptit déj’ avec au menu un café un peu trop serré et un croissant un peu trop cher, mais qui rempliront dûment leur office. arrivé à roissy, une fois passé les portiques de sécurité, je dispose encore de 40 minutes avant l’embarquement. l’espace duty Free me tend alors les bras à côté d’autres enseignes que je n’avais pas remarquées auparavant. Je m’autorise alors une coupe de cheveux en 10 minutes, puis récupère quelques médicaments pour la gastro de mon fils. on me dit également qu’un cabinet médical vient d’ouvrir à l’aéroport de Marseille. Peut-être la solution pour soigner le lumbago que je traîne depuis longtemps, faute de temps pour aller chez le kiné...Côté client pas de doute à avoir. les zones de transit n’en sont plus à proprement parler et se méta- morphosent en espaces de vie pour, transformant le passant en chaland. Une aubaine pour les commerces qui doivent cependant répondre à un cahier des charges différent des centres villesdes lieux dans les modes d’occupation. le jeu en vaut-il la chandelle ? décryptage.nous ne se sont-ils pas déjà laissés sur- prendre par une exposition à roissy Charles de Gaulle retraçant son histoire ?en place des commerces rentables est complexe. « Il faut prendre en compte l’état d’esprit des passagers et donc positionner les commerces là ou le stress est le plus faible : ce sont les salles d’embarquement. Ainsi, les surfaces com- merciales sont plus développées côté pistes plutôt que côté ville », poursuit le responsable des commerces et services de l’aéroport de lyon. aussi les ges- tionnaires des zones aéroportuaires ont- il pris conscience depuis une dizaine d’années de l’importance des revenus extra-aéronautiques (commerces et ser- vices). d’autant que les revenus propres au fret passager nécessitent une tarifi- cation concurrentielle aux coûts fixes importants qui ne génèrent pas ou peu de profit. En comparaison, commerces, parkings et immobilier nécessitent moins d’investissement mais génèrent des re- venus très importants. « Les revenus extra-aéronautiques permettent ainsi de faire de la marge et de financer le déve- loppement de l’aéroport : si on ne parle que des commerces, le taux varie entre 10 et 25% du revenu global de l’aéroport. Notre objectif est que les rentrées extra- aéronautiques atteignent 50% du revenu global », détaille Christophe Girard. lo- gique différente pour les gares qui cher- chent davantage à s’ouvrir sur la ville. Selon Gares & Connexions et aéroports de Paris, 3 000 gares sont recensées en France et accueillent en leur sein 2 mil- liards de passagers. la gare Saint-lazare,8MarS / aVril / Mai 2015Les zones de transit modernes in- ventent des stratagèmes plus élabo- rés que les classiques ballons de déco pour retenir le passant...LES ZONES DE TRANSIT SE METTENT SUR LEUR 31Gares, aires d’autoroute ou aéroport... Qu’importe la zone de transit, on admet communément que ces lieux grouillant d’hommes pressés ne respirent pas la convivialité. Stress du vol, sirènes ré- currente de la SnCF, fragrance délicate des toilettes autoroutiers, espaces des métros-rEr mondialement réputés pour leur « cosyness ». a priori, difficile de convertir ces lieux en de nouveaux tem- ples de la consommation et de les réha- biliter aux yeux des usagers et du per-Vous l’aurez compris, les zones de transit ont entamé leur opération séduction. Une nouvelle réputation est à construire et ces espaces façonnent les contours d’une nouvelle expérience client. Mais encore faut-il s’enquérir de la spécificité de ces lieux de passage. « Ce qui change entre une zone classique de chalandise et une zone de transit tel qu’un aéroport ? C’est très trivial. Les gens sont là pour prendre l’avion et non pas pour acheter. Si on comprend cela, on comprend les enjeux des commerces en aéroport », introduit Christophe Girard, responsable]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa A la Une - Les zones de transit pour les franchiseselle, brasse 500 000 personnes par jour, par exemple. la gare de tours capte 4,5 millions de passagers pour 300 000 ha- bitants ! les aéroports de Paris captent 88 millions de passagers par an. les pa- niers moyens s’évaluent à 15 euros pour les gares et 80 euros pour les aéroports. des chiffres qui illustrent le potentiel extraordinaire de ces zones de chalandise et qui corrèlent l’augmentation du trafic à la hausse des achats ; les commerces en aéroports connaissant une croissance de 10% par an.faires, même combat pour les profes- sionnels du travel retail. il s’agit d’abord d’être plus réactif que sur n’importe quel autre type d’implantation et d’adapter le concept à la typologie des usagers. a l’image de l’opticien afflelou qui a dé- veloppé des magasins éphémères sur autoroutes le temps de l’été en 2011. Une manière de gagner en visibilité à une époque de l’année où les Français désertent les centres-villes et s’adonnent au sport national estival : la patience sur autoroute engorgée. les stratégies peuvent donc porter sur le bar éphémère ou le corner. les enseignes s’efforcent aussi de distinguer des produits spéciaux. « Car nous sommes dans l’optique d’un achat d’impulsion. Très peu d’achats sont préprogrammés », explique Chris- tophe Girard. l’arsenal des marques s’élargit en conséquence et prend la forme de gammes dédiées. Confiseries, enseignes de gastronomie, cosmétiques... de nombreuses marques possèdent leur panel « retail travel Exclusive ». Une façon de distinguer singulièrement l’achat en aéroport de tout autre type de point de vente. les grands aéroports deviennent également une nouvelle vitrine pour le commerce de luxe. les marques premium profitant des échanges long-courriers pour attirer la clientèle haut de gamme.on est loin de l’image racornie des aé- roports vus comme des discounters de cigarettes et d’alcools. Mais n’oublions pas les travailleurs de l’ombre et l’en- semble du personnel de ces infrastructures qui font vivre ces lieux en leur donnant des airs de petites villes. l’aéroport deZones de transit rêvées par les promoteurs et enseignesDES LABORATOIRES COMMERCIAUX ?l’offre de service et de commerce s’étoffe de jour en jour dans ces zones de transit : restauration rapide sur aires d’autoroute, salle de fitness ou encore centre de maintenance de véhicules à l’entrée desUN DÉPOUSSIÉRAGE DE CONCEPTil existe des incontournables, une offre structurante classique : boutiques presse et livres et mix de restauration. les zones de transit couvrent en premier lieu des besoins basiques pour balayer toute la clientèle. « Côté pistes, c’est l’activité du duty free qui prédomine, par exemple », explique Christophe Gi- rard. Mais la donne change. les zones de transit sont aussi une manière pour les enseignes de tester de nouveaux concepts. autrement dit, il s’agit d’aller chercher le consommateur sur ses dif- férentes étapes de vie plutôt que d’attendre qu’il se rende à un point de vente sur son temps libre. tourisme privé ou d’af-lyon, par exemple, représente 5 000 personnes salariées, ce qui permet aux gestionnaires de lisser l’exercice com- mercial, d’autant que l’activité aéropor- tuaire est cyclique. « La métamorphose des zones de transit est également ar- chitecturale. Ces espaces s’ouvrent au monde extérieur », complète laurent Kruch, dirigeant du cabinet de conseil territoires & Marketing, expert à la FFF. de nombreuses enseignes à l’image des Subway, illy Café ou encore Quick décrivent un « U » autour de la Part-gares, etc. Ces haltes transitoires de- viennent des espaces de vie à part entière. Mais ici, pas de place pour le commerce traditionnel. les enseignes adaptent toutes leur savoir-faire à la spécificité dulieu:«ilyal‘ambivalencedene pas chercher uniquement ceux qui courent après le train. Les enseignes cherchent aussi à capter les riverains. Mais très souvent, on assiste à une réduction de l’offre, quel que soit le secteur d’acti- vité », analyse laurent Kruch. Pour les métiers de bouche, il s’agit donc d’offrir35% des achats en gare durent moins de 10 minutes. Ils sont d’impulsion, les produits doivent être adaptés10 MarS / aVril / Mai 2015dieu de lyon côté ville, tandis que les Joosbayoo, Paul et de neuville captent l’usager avant les quais par exemple. les travaux sont d’ailleurs en cours pour certaines zones. Entre autres, la gare de nantes (livraison en 2020), celle de lille Flandres, ou encore celle de Bordeaux Saint-Jean (livraison 2017) modernisent leur espace. la gare de la capitale des Flandres, deuxième gare de province après lyon, sera la première à changer d’écrin avec une fin des travaux pro- grammée à mai 2015. outre un espace plus connecté avec la ville, la zone de transit accueillera un business center et un centre commercial. Une véritable au- baine pour les commerces, d’autant que 25% des riverains à proximité des gares consomment dans ces dernières.un concept pourvu de moins de produits par exemple. Car les gares n’ont pas été conçues historiquement pour de la res- tauration. « Les laboratoires de fabri- cation sont donc souvent déportés hors du lieu de vente et les produits livrés sur site. Il faut aussi adapter le mobilier pour rendre l’offre plus lisible et l’achat rapide », détaille laurent Kruch. Cas pratique avec la Mie Câline, où Franck- Eric Poulain, directeur du développement, déclare : « effectivement, nous ne vendons que très peu de gâteaux ou de pâtisseries. En revanche, nous proposerons plus de pain si la gare est sujette à de nombreuses migrations pendulaires. On adapte la gamme. Il faut des produits réactifs en raison des importantes variations d’ac- tivité sur une journée. La formation sur]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°6www.ecoreseau.frA la Une - Les zones de transit pour les franchises PanoraMaces zones de transit est en général moins longue et l’acquisition du savoir-faire plus simple ». Par manque de temps, les usagers choisissent des produits peu im- pliquants où il existe peu de chance de se tromper sur l’achat. idem pour la coupe de cheveux en 10 minutes ou lesse réalise par appel d’offres : présentation du projet, flux, activités, conditions d’oc- cupation, proposition d’un loyer en fonc- tion du Ca et de la rentabilité. En d’autres termes, lyon et les autres aéro- ports régionaux dépendent du domaine public. Un cahier des charges impose donc la mise en concurrence pour les commerces en zone aéroportuaire. d’où un passage obligatoire par des consul- tations. « La logique d’un ensemblier est plus facilement rentable qu’une mul- titude de gérants indépendants. Car elle permet de pallier les fluctuations des flux en matière de revenus », note Chris-tophe Girard. Et force est de constater que le cas du franchisé classique ne se retrouve que très rarement sur les zones de transit. « Difficile d’accéder à ce type d’implantation pour M. Lambda », renchérit laurent Kruch. autogrill, Com- pass Group, Elior Sighor,... les grands ensembliers se partagent ainsi les diffé- rentes zones en assurant par exemple toute la restauration sur une gare ou une aire d’autoroute. Ce qui explique, entre autres, la stratégie de déploiement de certaines enseignes uniquement sur zones de transit. En atteste, d’ailleurs, le retour de Burger King depuis quelques annéesprésent à reims, Marseille, lille et Paris. le point commun entre ces implanta-? la proximité avec une gare outions.une aire d’autoroute. Une logique d’en- semblier d’autant plus forte que ces der- niers peuvent également mutualiser leur personnel, malgré des exploitations multi- enseignes. reste caricaturalement, un choix final pour un franchiseur ou une enseigne : répondre directement à un appel d’offre ou s’allier avec un ensem- blier.Geoffroy Framerycours de macarons en 20 min, désormais accessibles à la gare Saint lazare. la conciliation entre l’urgence et la satis- faction prévaut. d’ailleurs, 35% des achats en gare durent moins de 10 mi- nutes, 65% moins de 20 minutes. Enfin, certains services seront mutualisés et multi-enseignes. Cette tendance est par- ticulièrement visible sur les aires d’au- toroute : la barre chocolatée hors de prix que vous mâchez tandis que votre moitié remplit la mustang de gazole et que Sullyvan vous tanne pour un Fast Food sont 3 achats distincts, l’un à des- tination d’un pétrolier, les deux autres vers un ensemblier ; mais le tout est commercialisé à la même caisse.DIFFICILE D’Y PLANTER SON ÉTENDARD ?a même enseigne et de taille similaire, l’implantation en zone de transit l’emporte de la tête et des épaules en matière de panier moyen et de Ca. toutefois, cela ne signifie pas une plus grande pérennité de l’activité, ni une meilleure rentabilité. d’abord parce que les loyers, indexés sur le Ca, peuvent passer du simple au double une fois installé en gare ou en aéroport. Ensuite, le commerce ne bé- néficie pas d’un bail classique - et donc pas de droit au bail - mais jouit d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public (aot). « Cette durée n’est d’ailleurs pas immuable, des travaux peuvent lever l’AOT », met en garde laurent Kruch. deuxième difficulté pour une enseigne, celle du casting pour entrer dans la zone de transit. la sélectionMarS / aVril / Mai 2015 11]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa Régions & territoires - Ile-de-FranceVitrines XXl pour les franchisesavec l’escalade effrénée de mètres carrés de commerces disponibles, les réseaux de franchises se réjouissent. Paris et ses couronnes fourmillent d’atouts et de terres prometteuses. Mais l’expansion économique a ses limites. Gare aux désillusions !titut d’aménagement et d’urbanisme (iaU) de la région en 2014, pour un total d’1,5 million de mètres carrés supplémentaires. autant de nouvelles aventures en perspective pour des ré- seaux de franchise en quête d’expan- sion. dans les zones densément peu- plées, il se passe 7 à 8 ans entre l’ini- tiation d’un projet et l’inauguration des lieux. a l’inverse, en grande cou- ronne, deux années suffisent pour que des investissements colossaux sortent de terre, ce qui explique cette folle dynamique.« la bulle immobilièr.Mathieu Neucarrés de boutiques, un espace de 1 000 mètres carrés sera exclusivement consacré à un pôle Fa- milles-Enfants id Kids, rassemblant les enseigne d’id Group (obaïbi, okaïdi, oxybul Eveil & Jeux, Jacadi). Une offre pour les 0-12 ans de textiles, jouets, livres, chaussures, produits de pué- riculture, mobilier et ateliers ludiques complètera le tableau commercial. le montant total du finan- cement de Vill’up atteint 110 millions d’euros. les investisseurs et commerçants comptent sur l’effervescence de la Villette et du quatrième musée de France que représente la Cité des Sciences et de l’industrie (3,1 millions de visiteurs par an), pour transformer leur projet en succès.ldans son rapport sur « le commerce organisé et la diversité commerciale », paru en octobre 2014, la CCi Paris Île-de-France relève les conclusions très favorables émises par Procos, la fédération pour l’urbanisme et le dé- veloppement du commerce spécialisé :Eldorado des franchises ?e créée par le développement des foncières génère des loyers commerciaux élevés, si bien que les enseignes préfèrent se déve- lopper en commerces franchisés, mo- dèle qui permet de disposer des capa- cités de financement nécessaires pour entrer dans les grands centres com- merciaux et négocier l’accès aux meil-e marché parisien de la franchise arrivera-t-il bientôt à saturation ? tutti Frutti ou encore the northPrès de 50 % des grands noms recensés à travers le monde ont désormais élu domicile à Paris. la flambée sans re- tenue de l’immobilier commercial ne ralentit en aucun cas la dynamique. Même les 10 000 à 18 000 euros du mètre carré par an du fameux triangle d’or de l’ouest parisien ne réfrènent pas l’ardeur des investisseurs.portunités continuent là aussi de fleurir. Quelque 356 000 mètres carrés de centres commerciaux ont vu le jour en 2013, dont le nouvel espace aéro- ville, situé en bordure de l’aéroport de roissy (200 boutiques sur 84 000 mètres carrés). l’ile-de-France compte 170 centres commerciaux. Un plafond ? Que nenni. les projets se poursuivent. 58 projets étaient sur la table de l’ins-Face n’en sont pas convaincues. les deux enseignes américaines, spéciali- sées dans les yaourts glacés pour la première et les équipements sportifs et de montagne pour la deuxième, font partie de la fournée 2014 des nouvelles marques implantées dans la capitale.a l’extérieur du périphérique, les op-leurs emplacements. »Symbole d’une mutationGrand projet Vill’upC’est l’une des grandes nouveautés de l’année. 24 000 mètres carrés d’espace commercial d’un nouveau genre, mêlant salles de cinéma, restaurants, boutiques, loisirs innovants. le promoteur apsys et différents partenaires mènent à bien le projet « Vill’up », avec l’ambition d’attirer 9 millions de visiteurs par an. Ce gigantesque centre inédit ouvrira ses portes fin 2015 au cœur de la Cité des Sciences et de l’industrie de la Villette à Paris. l’architecture privilégie la lumière, l’ouverture et se veut résolument innovante, à la hauteur du concept qu’abrite l’édifice.nementielle et commerciale de référence de la ca- pitale », comme l’indique Maurice Bansay, président fondateur de la société apsys. « Il s’agit de susciter la curiosité en misant sur une offre tendance et décalée. » l’une des attractions phares sera sans doute l’iFly. Entre les 25 boutiques et les 10 res- taurants et cafés, ce simulateur de chute libre coupera le souffle des amateurs de sensation forte grâce à son tube vitré haut de 28,5 mètres, dans lequel le vent souffle à 240 km/h ; à deux pas, du shopping pour toute la famille. des magasins d’équipements pour la maison, de prêt-à-porter, santé-beauté, bien-être côtoieront les marques qui séduisent les plus petits : en plus des 9 000 mètresavec son cocktail atypique de loisirs et commerces,« Vill’up a l’objectif de devenir la destination évé-12 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa Régions & territoires - Ile-de-Franceu Le jackpot des espaces à haute fréquentationSi la France a jusque-là moins misé sur les développements commerciaux colossaux à l’anglo-saxonne, les investissements franciliens changent la donne. après l’immense aéroville, la région offre aux marques le centre one nation, à quelques encablures du Château de Versailles. 70 000 mètres carrés, inaugurés en décembre 2013, synonymes de franc succès : 35 000 clients par week-end, 2 millions sur l’année, soit une fréquentation de 20 % supérieure aux prévisions. la cible est bien sûr les 11 millions d’habitants de la région, mais aussi la clientèle étrangère. la Foncière Catinvest, à l’origine du projet, compte sur un important travail de référencement auprès des voyageurs chinois et russes notamment.Ces centres poussent comme des champignons et chacun semble trouver sa place. les 165 magasins répartis sur les 86 000 mètres carrés de l’espace Qwartz, ouvert depuis avril 2014 à Villeneuve-la-Garenne, tirent leur épingle du jeu. tout comme ceux du récent centre l’ilo d’Epinay, en Seine-Saint-denis. Et les yeux sont déjà tournés vers le futur Europa City de Gonesse, le projet pharaonique du groupe auchan qui doit mêler sur 760 000 mètres carrés des centaines de boutiques et une zone de loisirs XXl. ouverture prévue en 2021.Qui dit haute fréquentation, dit gares et aéroports. « La région est bien lotie sur ce plan. Le trafic élevé est source de succès commerciaux. Il faut toutefois veiller à proposer des enseignes adaptées. La clientèle ne fait que passer. Il faut donc des actes d’achat rapides. Les boutiques en libre service, avec un minimum de confort, ou offrant des textiles peu qualitatifs fonctionnent bien », indique Guy Blanchart. a Paris, après la gare Saint-lazare, c’est autour de la gare Montparnasse d’opérer un relooking pour tendre la main à de nouveaux projets commerciaux.u Des mains tendues pour réussirla CCi Paris ile-de-France est un interlocuteur privilégié pour y voir clair, qu’on soit franchiseur ou franchisé. Elle harmonise lespratiques à l’échelle régionale et représente le contactprincipal en la matière. Ses prestations s’articulentautour de trois modules : « le premier consiste àtrouver le lieu optimal d’implantation. Nous réa-lisons pour cela des études de marché tenantcompte des critères du client, des zones de cha-landise pour déterminer les territoires propices.Le deuxième porte sur le choix de la boutique.Nous assurons alors une mise en relation avecune bourse de cellules vacantes. Enfin, nous pro-posons un service de recherche de franchisés pourles franchiseurs en s’appuyant sur notre réseaud’entrepreneurs, de cédants et autres acteurs repré-sentant un important vivier disponible », détaille Bastientellier, chef de projet Commerce au sein de la Chambre.la CCi accompagne également les intéressés sur la relecturedes contrats sur le plan juridique et financier, avant validation.autre soutien possible : des acteurs privés comme le réseau de cabinetde conseil et d’expertise-comptable in Extenso. Elaboration de business plan, plan de financement, définition de choix stratégiques sont autant de volets abordés. « Notre conseil se poursuit bien après le démarrage de l’activité. Un point très apprécié car, de plus en plus, nous avons affaire à des populations d’anciens cadres en reconversion sans expérience dans l’entrepreneuriat », remarque William taffoureau.u Des pièges à franchisesFranchiseurs, franchisés, à l’avenir, mieux vaut éviter les petites galeries marchandes qui jouxtent un hyper. Pour la CnCC (Conseil national des centres commerciaux), elles sont les perdantes de l’histoire. les grandes surfaces se dotent de drives, si ce n’est déjà fait. Une démarche qui conduit à une baisse notable de fréquentation. Certains espaces commerciaux sont pointés du doigt comme des pièges à éviter, à l’image du Millénaire, ouvert à aubervilliers depuis quatre ans. invisible depuis le périphérique, difficilement accessible, il souffre d’une situation qui est tout sauf un atout. « Une preuve que la proximité avec Paris ne garantit pas le succès », note William taffoureau, expert-comptable et responsable Franchise pour l’Île-de-France au sein du cabinet in Extenso.a l’opposé des développements dans les plus grands centres, il est préférable de parier sur des formats ayant une zone de chalandise très restreinte, comme en té- moignent les petites supérettes qui se sont multipliées dans la capitale. les moyennes surfaces ne sont plus l’avenir, « surtout lorsque leur positionnement est peu innovant », ajoute William taffoureau. l’essor du e-commerce est une autre raison de la diminution de fréquentation des zones commerciales ayant un positionnement trop traditionnel. S’il représente moins de 5 % du chiffre d’affaires du commerce de détail actuellement, sa part pourrait tutoyer les 25 % d’ici 2030.u Le « retailtainment » : l’aubaine des marquesUn nouveau nom pour un nouveau concept. retailtainment, c’est la contraction de « retail » (commerce) et « entertainment » (divertissement). le but est de mixer en un même lieu commerces et loisirs. le client reste14 MarS / aVril / Mai 2015plus longtemps dans le centre dédié, et donc consomme plus. le projet ti- tanesque de Gonesse Europa City repose sur cette idée. l’institut d’aménagement et de l’Urbanisme (iaU) se montre sceptique, mais le promoteur immochan est prêt à miser deux milliards d’euros sur ce concept innovant. « Si le commerce est vital pour l’équi- libre économique, l’offre culturelle et de loisirs représentera l’élément déclencheur de la visite », explique Christophe dalstein, directeur général d’EuropaCity. la Fédération Française de la Franchise (FFF) sensibilise ses adhérents à cette tendance décrite comme une solution pour « proposer une expérience commerciale attractive dans sa globalité, et ainsi contrer lesventes sur Internet. »dans son rapport sur « le commerce organisé et la diversité commerciale », la CCi Paris ile-de-France souligne dans cette dynamique la pertinence de voir coexister des com- merces complémentaires : « un centre de bronzage et d’esthétique peut s’associer avec un prestataire spécialisé dans les trampolines et structures gonflables pour enfants, pendant que leurs parents bénéficient de soins. » ou encore la tendance à coupler des offres de produits et services :« un salon de coiffure proposant par exemple des ateliers de coiffure. »u De l’Ouest vers le Centre et l’Estla région est riche en opportunités. les équipements de la personne, de la maison, les services à la personne, l’alimentation et la restauration se partagent la tête du marché. « Le succès des secteurs suit globalement la tendance à l’échelle nationale. On note une belle percée des enseignes de l’optique et des textiles qui ne cessent d’étendre leur réseau », se réjouit Guy Blanchart, vice-président de la Commission Commerce de la CCi Paris Île-de-France et vice-président de la CCi du Val d’oise. les marques de luxe continuent d’afficher des chiffres en hausse, portées par la vague du tourisme étranger qui garantit à lui seul 60 % des ventes du secteur. Mais le manque d’emplacements se fait sentir dans le très convoité ouest parisien, si bien qu’un phénomène de gentrification apparaît : à l’image de Pierre Hermé et Caudalie, qui ont élu domicile à Saint-Germain-des-Prés et dans le quartier du Marais, des marques fleurissent dans le centre et l’est de la capitale, nouveau territoire pour conquérir des parts de marché. the Kooples, Givenchy et d’autres icônes de la franchise haut de gamme, fraîchement installées, sont des symboles de cette tendance. le spécialiste britannique des produits cosmétiques Sakaré a ouvert fin 2014 sa première boutique à Paris. Et ce n’est pas un hasard s’il a précisément choisi le cœur de ce quartier.]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6PanoraMa International - Le bon timingCles réseaux « born global » existentaller chercher la croissance hors de nos frontières dès les premières années d'existence du réseau ? les spécialistes recommandent la prudence, mais certains n'hésitent pas à sauter le pas...ocorico ! a l’heure où le village. La mondialisation ne doit pas partagé par nicolas de Belilovsky : de nos frontières, avec des projets aux french-bashing fait rage, il est être un frein, il faut être prêt à prendre « l’aventure du grand large demande Etats-Unis, au Canada, ou encore en bon de rappeler que la France les marchés là où on peut les prendre. » de l’expérience et du temps. » En asie. la cofondatrice Sophia Metzest le pays le plus exportateur de con- il souligne notamment que « la notion cause, un environnement contraignant : reconnaît que le développement à l’é-cepts de franchise au niveau européen. Selon les chiffres de la Fédération française de la franchise (FFF), 37% de franchiseurs français sont présents à l’étranger avec plus de 10 000 points de vente au total. Une tendance qui s’explique facilement par la longue histoire de la franchise, dont l’apparition remonte aux années 1930 dans l’Hexa- gone. de grandes enseignes tricolores se sont implantées avec succès partout dans le monde : roche Bobois ou en- core Monceau Fleurs. d’autres, comme decathlon, Fauchon ou encore les Ga- leries lafayette, ont choisi de privilégier un développement en succursales en France et d’ouvrir des franchises à l’étranger.de secteur, de territoire, ont pris des réalités différentes. Il est plus facile pour un strasbourgeois de vendre à Stuttgart qu’à Brest. Idem à Perpignan, où il est plus facile d’exporter son concept sur le marché espagnol qu’àbarrière de la langue, législation et rè- glements propres au pays où la fran- chise est implantée, décalage culturel et éloignement physique, qui reste un facteur de risques dans le business. Si l’expansion hors des frontières demandeEtre ou ne pas être au Brésil demain, telle est la question...tranger n’est pas dépourvu d’obstacles :PRUDENCE, MÈRE DE SAGESSE ?Mais ces success stories ont un point commun : les réseaux ont connu un développement solide sur le sol français avant de partir à la recherche de nou- veaux marchés. Selon nicolas de Belilovsky, associé conseil et développement de réseaux en franchise chez Progressium, le développement à l’international représente plusieurs avantages. « Le premier est qu’il répond à l’ambition du chef d’entre- prise. Mais c’est aussi l’occasion d’amener de nouvelles idées dans le réseau : nouveaux produits, nouveaux services, nouvelles façons de travailler...« la législation diffère énormément, surtout pour une entreprise comme la nôtre où l’activité touche à plusieurs domaines. Le jeu vidéo n’est pas très réglementé, mais l’alcool l’est énor- mément. Il existe des questions d’âge légal mais aussi d’approvisionnement : en Suède, par exemple, on ne peut se fournir en alcool qu’auprès de l’Etat ». Elle justifie le choix d’un développe- ment international rapide par le risque de perdre des parts de marché. « Nous avons décidé d’exporter le concept dès que possible car nous savions que nous tenions quelque chose de nou- veau ; il était important d’investir des territoires avant que d’autres s’en em- parent ». aujourd’hui, le groupe réalise un chiffre d’affaires d’un million d’eu- ros, et espère rester en croissance, no- tamment grâce à sa présence à l’inter- national. Pour autant, les fondateurs n’auraient pas nécessairement privilégié une telle approche pour développer une autre activité. « Nous pouvons nous le permettre parce que nous avons créé une communauté très soudée et une réputation, grâce auxquels il nous est facile de communiquer. »Lille », analyse-t-il. Pour autant, les spécialistes de la franchise recomman- dent avant tout la prudence, notamment pour les jeunes enseignes. « Tout chef d’entreprise franchiseur rêve de voir son entreprise à Hong Kong, Rio ou Taïwan. Je ne pense pas que ce soit un conseil à leur donner », estimeSeulement 30% des franchiseurs tentent l’étranger quand ils l’ont décidé ; les autres réagissent en fonction des opportunitésCela l’enrichit considérablement ». Chantal Zimmer, déléguée générale Pour Michel Kahn, le président de de la FFF. Gare, surtout, à ceux qui l’iref, si les entrepreneurs français voudraient brûler les étapes : « si le sont de mauvais exportateurs de pro- concept n’est pas solide en France, duits, ils sont performants dans l’in- l’entreprise qui part à l’étranger peut ternationalisation des concepts. il ajoute se transformer en colosse aux pieds que le monde « est devenu un grand d’argile », ajoute-t-elle. Un constat16 MarS / aVril / Mai 2015une organisation opérationnelle robuste, le regard des franchisés étrangers entre aussi en ligne de compte : les candidats sont généralement plus sensibles aux marques reconnues qu’à un partenaire qui ne détient que quelques points de vente.UN DÉVELOPPEMENTEN FONCTION DES OPPORTUNITÉSC’est justement le manque de planifi- cation qui nuit généralement au succès international des jeunes enseignes. « Lorsqu’un franchiseur a monté 5- 10 points de vente en France et qu’il reçoit une sollicitation de la part d’un candidat en Belgique ou en Espagne, il est difficile de refuser... mais ceux qui réussissent le mieux sont les réseaux qui se développent hors de nos fron- tières au moment où ils l’ont décidé. Cela concerne seulement 30% des franchiseurs ; les autres réagissent en fonction des opportunités », observeQUESTION DE STRATÉGIECertains patrons de franchises am- bitieux décident néanmoins d’adopter d’emblée des visées internationales à leur stratégie. C’est le cas des créateurs du Meltdown, une chaîne de bars dédiés aux jeux vidéo et aux sports électroniques. après l’ouverture d’un premier lieu en 2012 dans le quartier de république à Paris, le concept se développe rapidement en franchise à lille, liège, aix et Bordeaux. les deux premières ouvertures à l’étranger, à Berlin et londres, se font sous forme de succursale, mais les créateurs veulent aussi se développer en franchise hors.Michel Kahn.Antoine Pietri]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6la restauration est l'un des secteurs les plus dynamiques et concurrentiels en matière de franchise. Pourtant certains réseaux parviennent encore à se démarquer et à étonner tout le monde, clients, concurrents et banquiers !ClUB EntrEPrEndrE Interview croisée - Réseaux de restauration l'appétit vient en mangeantEn quoi consistevotre activité au juste ?JFF : nous sommes boulangers de profession, c’est notre cœur de métier. a côté de cette activité, nous avons décidé de surfer sur la vague de la restauration rapide. nous pensons que la meilleure formule en matière de restauration rapide est d’acheter un sandwich chez son boulanger et de le manger sur place, dans un décor sympathique. C’est dans cet esprit que nous avons imaginé nos salons de thé : nous accueillons nos clients avec des fauteuils club, un feu de cheminée... on peut y déjeuner le midi avec des sandwiches et des for- mules comprenant boisson et dessert. l’après-midi, on peut venir boire uncréneau. En termes de tarifs, notre première formule est en-dessous de 7 euros. Concernant la pâtisserie, nous n’avons pas la prétention d’être sur du haut de gamme : je dirais que c’est une belle gamme de boulangerie, qui reste simple et bien faite.C’est aussi pour cette raison que nos qualitative.candidats à la franchise viennent nous PJ : nous considérons que c’est la voir et que nos partenaires bancaires forme d’exploitation la plus aboutie nous font confiance. notre manière sur le plan entrepreneurial. J’ai eu de nous développer joueaussi. nous avons choisila proximité avec nos fran-chisés. nous revendiquonsl’équipe la plus structurée,la plus étoffée. nous nedemandons pas à un col-laborateur de suivre 30 ou40 établissements sur unerégion, nous savons quecela ne fonctionne pas.dernier point : del arte atoujours été une enseigneinnovante, avec undéveloppement de produitsqui n’existaient pasjusqu’alors. Beaucoup deproduits, comme le cafégourmand, sont nés iciavant d’être copiés par nosconcurrents. nous avonsaussi été les premiers àtravailler le tiramisu surles chaînes.Pourquoi le choix d’un réseau de franchises ? JFF : le choix s’est fait de façon assez simple. nos magasins représentent uneJean François FeuilletteFondateur des Boulangeries Feuillette, 34 ansNombre de salariés : 125Chiffre d'affaires 2014 : 10 millions d'eurosJean-François et Laure se sont rencontrés à l'institut national de la boulangerie pâtisserie. Ils travaillent quelques années à Paris dans de grandes maisons, puis ne se voyant plus, ils décident de se lancer et d'ouvrir une boulangerie. Ils tombent sous le charme de la ville de Blois et reprennent en 2005 une petite boulangerie du centre-ville, le éâtre du Pain. En 2009, après avoir fait tripler le CA, ils ont enfin les moyens de s'offrir la boulangerie dont ils rêvaient, en périphérie de ville, sur axe passant avec quelques places de parking. C'est un succès et les ouvertures s'enchaînent: 2010 à La Chaussée saint Victor, puis Vendôme en 2012, Joué-lès-Tours en 2013 et Saint-Cyr-sur-Loire l'an dernier.thé et déguster un macaron.PJ : nous proposons un service de restauration à table, d’inspiration ital-PJ : nous sommes et avons toujours été une enseigne populaire et acces- sible. notre ticket moyen est d’envi- ron 17,50 euros ttC, ce qui est plutôt bas par rapport à la grande majorité de nos concurrents. il est crucial pour nous de nous situer en dessous de 20 euros. il est très difficile de conserver les clients lorsqu’on s’éloigne de ce prix. l’important pour nous est de travailler l’accessi- bilité de la carte.Une boulangerie Feuillette,c’est 2 millions d'euros de CA et20 personnes par magasin. Nous avons besoin de meneurs, de patrons, d’où le réseau de franchisesienne. nous sommes présents quasi- ment exclusivement sur la France. Même si nous considérons que la restauration italienne est l’une des plus faciles à internationaliser, il faut vérifier qu’il y ait la même acceptation de ce qu’elle représente et comment on la décline. aujourd’hui, nous avons deux restaurants à l’étranger : un établissement en irlande et un autre en arabie Saoudite.Quel est votre positionnement par rapport à vos concurrents ? JFF : Sur le créneau de la restauration rapide, nous nous plaçons clairement dans le haut de gamme, tant sur la décoration qu’au niveau des produits. on ne propose que du frais et notre pain est évidemment fabriqué sur place. nos boulangers sont sur place dès 2 heures du matin pour fabriquer les baguettes. J’estime que nous avons assez peu de concurrence sur ce18 MarS / aVril / Mai 2015par rapport à d’autres franchises de boulangeries, nous avons un nom. Feuillette, ce n’est pas un nom com- mercial. nous ne nous cachons der- rière personne. nous avons mis ce nom en place parce que nous avons envie de faire du qualitatif et de le faire savoir. nous avons aussi une histoire : avec mon épouse, nous sommes pâtissiers tous les deux, nous nous sommes rencontrés en formation et nous avons décidé de monter en- semble notre premier magasin de pâtisserie. nous avons démarré de zéro, avec un salarié boulanger. les choses se sont enchaînées petit à petit. aujourd’hui, sur nos cinq magasins, quatre font plus de deux millions d’euros de Ca.gestion importante, notamment en ter- mes d’équipe. Pour parler chiffres, une boulangerie Feuillette, c’est 2 mil- lions d’euros de chiffre d’affaires et 20 personnes par magasin. nous avons besoin de meneurs, de patrons. Cette mentalité est nécessaire pour que les magasins soient bien gérés, et in fine, pour que nous conservions notre imagela chance de travailler dans d’autres enseignes de restauration, et donc de connaître différents modèles de développement économique. Je suis convaincu qu’une franchise est beaucoup plus performante qu’une équipe de cadres, même si elle est très bien managée dans un envi- ronnement de chaîne.D’où tirez-vous votre légitimité ?JFF : tout simplement, je pense quePJ : tout d’abord notre légitimité par rapport à nos concurrents provient du fait que nous sommes présents en France depuis 30 ans. Je considère que la longévité est un gage de succès.]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°6Eprouvez-vous des difficultés à recruter des franchisés ?JFF : Pas du tout. nous avons la chance de pouvoir nous montrer dif- ficiles sur les profils des candidats. la première barrière est financière : il faut un apport financier relativement important, de l’ordre de 300 000 euros. il faut savoir que la création d’une de nos boulangeries représente un coût de 1 million d’euros. Surtout, il faut que nous sentions que le can- didat est commerçant, qu’il a le senswww.ecoreseau.frInterview croisée - Réseaux de restaurationClUB EntrEPrEndrE réseau et avec laquelle il réagit à ceplusieurs étapes : lorsque la personne a un projet en franchise, elle a généralement une short list d’enseignes avec lesquelles elle souhaite travailler. lorsque les candidats viennent nous rencontrer, nous sommes en concur- rence avec d’autres enseignes. C’est le moment de leur expliquer le modèle, ainsi que notre niveau d’exigences, qui est assez élevé. Ce niveau d’attente est important pour que les choses se déroulent bien : nous ne voulons pas ouvrir 15 établissements pour en fer-PJ : nous proposons plusieurs choses en la matière selon le profil du can- didat. En amont, nous proposons un accompagnement financier en option. Si le franchisé a déjà un parcours en- trepreneurial, il a souvent un contact bancaire privilégié. dans le cas con- traire, nous le présentons à nos parte- naires bancaires. il est ensuite pris en charge par le directeur régional qui va l’accompagner jusqu’à la phase concrète de préparation d’ouverture. le candidat est entouré par une mul- titude de partenaires : les équipes marketing d’abord, puis les équipes opérationnelles. Bien évidemment, celles-ci sont en charge du relais avec le Pôle Emploi local pour organiser le recrutement des équipes. l’accom- pagnement se poursuit pendant deux semaines après l’ouverture.Le feedback des franchisés est-il important pour vous ?JFF : Bien entendu. nous n’avons pas la science infuse en matière de boulangerie ou de pâtisserie. nous montrons à nos candidats ce que nous savons faire, parce que nous savons que cela fonctionne, mais si demain l’un d’entre eux crée un produit ouqu’on enclenche. nous ne voulons surtout pas nous couper de la base opérationnelle et entrepreneuriale du groupe.mer 20 l’année suivante.Existe-t-il des points législatifs à revoir concernant la franchise selon vous ?JFF : il s’agit plutôt d’une loi con- cernant le monde de la boulangerie. Beaucoup font comme nous et in- vestissent le créneau de la restauration rapide. or, un arrêté préfectoral oblige les boulangeries à ne pas vendre de pain pendant un jour de la semaine, ce qui nous empêche en théorie d’être ouverts sept jours sur sept. les restau- rants peuvent ouvrir toute la semaine, les points de restauration rapide comme les Mcdonalds également. il est ridicule qu’on nous l’interdise. d’autant plus que les clients ont leurs habitudes, ils veulent pouvoir manger dans leur restaurant préféré tous lesQuel accompagne- ment proposez-vous lors du lancement ?JFF : nous formons les responsables de magasins pendant un mois. Puis, la personne qui a sélectionné le candidat vient accom- pagner l’ouverture pendant une semaine. nous nous occupons également de l’emplacement, qui est un facteur crucial. le candidat peut évidemment nous faire des propositions sur ce plan, ce qui peut nous faire gagner du temps. Concer- nant l’aménagement, nous travaillons avec une charte architecturale très précise. Elle comprend des four- nisseurs identifiés pour les tables, les chaises, la vit- rine, les matières premières. le franchisé a l’obligation de traiter avec ces four- nisseurs, pour avoir la même qualité sur l’ensem-Philippe Jeanjours.PJ : de nombreux sujets doivent être traités, notamment au niveau du droit commercial. aujourd’hui, il n’existe pas de droit de la franchise. il y a des dispositions qui nous font un peuJe suis convaincu qu'une franchiseest plus performante qu'une équipe de cadres, même si elle est très bien managée dans un environnement de chaînepeur, comme lorsqu’on parle de re- qualification de contrat de travail en statut de gérant-salarié. l’élaboration d’un réseau de franchises ne se fait pas de la même façon qu’un réseau de succursales. demander à un fran- chisé voisin mais indépendant au niveau structure juridique de procéder au reclassement d’un salarié, alors qu’il travaille à l’enseigne d’à côté,Directeur Général Adjoint de Del Arte, 47 ans Nombre de salariés : 3 500 Chiffre d'affaires : 200 millions d'euros Philippe Jean a débuté sa carrière chez Sodexo, puis rejoint Hertz France avant de s'orienter vers la restauration en 2007. Il intègre alors Groupe Flo (Hippopotamus, Bistro Romain, Tablapizza, Taverne de Maître Kanter...) et devient directeur général de Bistro Romain. En 2010, il rejoint le groupe Pierre et Vacances comme directeur Europe du catering & retail food. Il est directeur général adjoint de Del Arte depuis 2013. Il y supervise l'animation stratégique et opérationnelle de l'enseigne, ainsi que le suivi et pilotage du développement et des opérations relatives aux franchisés.ble des magasins. Sur le plan financier, nous avons des partenaires privilégiés. nous commençons à obtenir des ac- cords de la part des banques, mais ce n’est pas toujours facile. lorsqu’on présente une boulangerie qui développe 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, les banquiers nous disent qu’ils n’ont jamais vu ça.met en place un service, nous sommes ouverts. Par exemple, l’un de nos premiers candidats a été restaurateur et traiteur. il est tout à fait à même de nous apporter des suggestions in- telligentes. il nous a proposé plusieurs améliorations dans l’aménagement du laboratoire. Si je considère que c’est efficace, nous le généraliserons à tous nos magasins. le but est de tirer l’entreprise vers le haut. a partir du moment où la démarche est intel- ligente, nous sommes prêts à donner notre accord.il est égale-du contact, ce qui n’est pas donné à tout le monde. nous attendons aussi d’eux qu’ils soient manuels, puisqu’ils suivront une formation pour fabriquer le pain.PJ : oui, surtout quand on a une his- toire comme la nôtre. Pizza del arte est une enseigne qui s’est développée suite à un rachat en 1995. depuis, il y a une relation quasi individuelle avec chaque franchisé. la proximité avec eux est prépondérante, et nous faisons tout notre possible pour récupérer un maximum de retours sur la manière avec laquelle vit lene peut pas fonctionner..ment délicat pour un franchisé d’in- former son personnel de sa volonté de céder son point de vente au moins deux mois avant la cession. il y a aussi le sujet de la gestion de clientèle. Est-ce qu’elle appartient à la tête de réseau ou au franchisé ? nous avons besoin de prises de positions fortes dans tous ces domaines.PJ : nous ne démarchons pas, hormis les annonces que nous publions sur internet. Ce sont les candidats qui viennent à nous. Je pense qu’il y aPropos recueillis par Antoine PietriMarS / aVril / Mai 2015 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Immersion - Domidom, le business de la dépendance Soins durablesCréé en 2003, domidom s'est taillé la part du lion dans le marché de la prise aen charge des personnes dépendantes. après avoir monté 30 succursales,le réseau a fait le choix de se développer en réseau de franchises. reportage.ujourd’hui, c’est ven- dans les tâches quotidiennes, Bourg la reine, Fontenay aux dredi : Valentine doit mais aussi pour leur apporter roses, Châtillon, Malakoff et rejoindre le domicile un peu de joie de vivre, pour Bagneux. Une répartition géo-20 MarS / aVril / Mai 2015de Monique, 86 ans, pour l’aider égayer leur journée. Cela passe graphique qui permet à certainesà faire sa toilette du matin, pré- parer son déjeuner, et peut-êtrepar des sourires, par le fait de prendre de leurs nouvelles, mêmedes 20 intervenantes de faire leur tournée à pieds.faire une petite promenade, si elle est en forme. « Nous es- sayons de sortir un peu quand elle est d’accord, mais ce n’est pas toujours facile. » Ce soir, elle ira rendre visite à anna, qui habite en résidence spécial- isée. Comme la grande majorité de ses collègues de l’agence de Châtenay Malabry (92), Valen- tine travaille à mi-temps pour domidom. Un emploi du temps qui lui permet de s’occuper de ses trois enfants le mercredi. Selon les semaines, elle prend en charge trois ou quatre per- sonnes âgées. des gens avec qui elle a noué des relations : « apparemment, ils demandent à ce que ce soit moi qui vienne m’occuper d’eux », sourit-elle. « Nous sommes là pour les aidersi nous savons qu’ils ne vont pas nous dire qu’ils sont très en forme. Nous prenons aussi des nouvelles de leurs enfants, de leurs petits-enfants... » trois visites de quelques heures chaque semaine, c’est la durée typique des interventions de do- midom, même si certaines situ- ations de dépendance, plus lour- des, imposent une présence quo- tidienne de plusieurs heures. l’agence de Châtenay Malabry fait partie des 52 franchises que compte le groupe domidom. Comme les deux tiers d’entre elles, elle a été créée il y a moins de trois ans, et a connu un développement rapide. Elle compte déjà plus de 100 clients, répartis sur l’agglomération et six communes environnantes :Jeu de mains, jeu qui fait du bienL’ATTRAIT DU PURE PLAYER HISTORIQUEle responsable de l’agence, Cyril njo, a participé à l’ou- verture en août 2012. après dix ans passés comme ingénieur commercial pour un opérateur de téléphonie, il souhaitait de- venir franchisé dans le secteur des services à la personne. « J’avais fait plusieurs pré- études sur différents secteurs, et je me suis rendu compte, en me projetant, que cette activité pourrait rester d’actualité dans les vingt ou trente prochaines années. C’est inévitable, compte- tenu de l’évolution des besoins et de la pyramide des âges », se souvient-il. « Cela répondait à mes critères : un secteur avec un investissement modéré, sus-]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[n°6www.ecoreseau.frceptible de se développer relative- ment rapidement et rester pérenne dans le temps. » il compare alors deux réseaux, Coviva et domidom, avant de se décider pour le second. « Le premier était trop jeune, et le bouquet des activités ne me conve- nait pas, notamment la partie livrai- son de repas qui impliquait d’inve- stir dans un véhicule aménagé », explique-t-il. autre facteur déter- minant : la solidité de domidom, qui détenait déjà à cette époque 30 enseignes en propre. « Cela leur donnait une certaine perspective, le concept était éprouvé ». En effet, le réseau est l’un des pionniers dans ce secteur en pleine explosion, qui traverse actuellement une véri- table mutation. alors que la dépen- dance des seniors était historique- ment prise en charge par des bénév- oles dans un cadre associatif, les entreprises spécialisées sur ce marché se sont multipliées, notam- ment avec la loi Borloo sur les services à la personne, et plus de 500 000 emplois ont été créés. dans ce contexte de professionnalisation, domidom a fait le choix de se po- sitionner en pure-player. « NotreImmersion - Domidom, le business de la dépendance ClUB EntrEPrEndrEobjectif est avant tout d’être et de domidom de se positionner en mentation du nombre d’apporteurs rester des spécialistes. Nous sommes leader, et grâce auxquels les points d’affaires... des réunions sont aussi dans la prise en charge de la dépen- de vente les plus récents bénéficient organisées deux à trois fois par an dance des senior, nous ne voulons d’une forte croissance. l’agence de en région en présence du directeurNous sommes dans la prise en charge de la dépendance des seniors, nous ne voulons pas nous diversifier dans des activités annexes, comme la garde d'enfants ou le soutien scolairepas nous diversifier dans des ac- tivités annexes, comme la garde d’enfants ou le soutien scolaire », explique damien Cacaret, co-fon- dateur du groupe.Châtenay Malabry, par exemple, réalise un chiffre d’affaires de 360 000 euros, en hausse de 117%. « Ce sont des chiffres conformes aux prévisionnels de Domidom », explique Cyril njo, qui se déclare « très satisfait » de son choix après deux ans de travail en tant que fran- chisé et un investissement initial de 80 000 euros. Sur le plan de l’animation du réseau, domidom a fait le choix de garder avec ses franchisés la même proximité qu’il entretenait avec ses succursales. Un réseau d’animateurs visite régulièrement les franchisés pour les aider dans les opérations : amélioration de la rentabilité, aide à la prospection commerciale, aug-de réseau. au quotidien, le fonc- tionnement des agences est simple, et il reste très similaire d’un point de vente à l’autre. Chaque centre domidom est régi par un respons-OPTIMISATION DE L’EFFET D’ENTRAÎNE- MENT DU RÉSEAUles quelques 2 100 salariés que domidom emploie dans ses agences (franchises et succursales confon- dues) se voient proposer des par- cours de formation visant à leur permettre de répondre aux besoins de patients atteints de pathologies lourdes, comme la maladie d’alzeihmer. Une stratégie et un positionnement qui ont permis àable d’agence.ministratif, de la politique de com- munication et de l’évaluation des besoins des clients, lui-même épaulé par une coordinatrice, qui gère le quotidien de l’agence et le planning des intervenantes. a partir de 3 000 heures de prestations, le centre se dote généralement d’une seconde coordinatrice., en charge de l’ad-MarS / aVril / Mai 2015 21Antoine Pietri]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Portrait - Charles Marinakis, Pdt. de CrediPro et Dg. de Century21 France Pro du prêt proUCharles Marinakis a su tout au long de son parcours explorer différents domaines, mais surtout les exploiter. Portrait.ne fois le parcours de habitation. « J’étais le plus jeune, L’OPPORTUNITÉ FLAIRÉE n’a été mis en commercialisation qu’à l’homme connu dans les c’est moi qui ai été chargé par mes Grâce à ces activités, ce créateur dans l’occasion du salon de la Franchise de grandes lignes, personne ne associés de développer le réseau », l’âme a été sensibilisé à la difficulté mars 2010. les concurrents sont rares.peut nier son côté entrepreneurial ex- se souvient le quinquagénaire. En 2006 de la recherche de financements pro- « Nous sommes les seuls à proposertrême. « Je suis tombé dans la marmite dès ma sortie des études en 1985, et même avant avec Lumi-Photo, société fabriquant des abat-jours comme des photos, que j’ai revendue au bout de 18 mois à cause des contraintes in- dustrielles. J’ai plongé par esprit d’au- tonomie, d’indépendance, et parce que j’avais besoin de prouver la véracité de mes convictions », déclare Charles Marinakis en préambule. le fondateur et président du réseau CrediPro, qui exerce son savoir-faire dans le domaine du courtage en financement profes- sionnel, n’en était pas à son coup d’es- sai. dans son parcours les expériences et projets se sont succédés, et même cumulés, car celui qui est aussi dg. de Century21 France ne manifeste pas de réticences à chevaucher 2 voire 3 montures la fois.il rachète 100% des parts d’Horeca. En 2010 il vend ses parts de Century21 Entreprise et Commerce à son associéfessionnels, tant du côté des repreneurs que des opérateurs et agences immo- bilières, qui n’y sont pas toujours for-un développement en franchise, contrai- rement aux autres qui se développent en partenariat ou en licence de marque. Le fait d’avoir été précurseurs et d’avoir pratiqué le courtage depuis 20 ans est un vrai plus », s’enthou- siasme-t-il. l’avenir rêvé ? « S’imposer comme un acteur incontournable au- près des PME, qui ne viennent pas encore spontanément à nous »LE TEMPS DES GRANDES MANŒUVRESaprès sa première aventure, il n’hésite pas à mener une affaire avec une marque canadienne de prêt-à-porter, créant 5 boutiques au Coton. Ce qui ne l’empêche pas en parallèle d’ouvrir des magasins de bijoux-fantaisie, jusqu’à 7 au total ! le fait de revendre aux Canadiens l’établissement le fait basculer dans l’immobilier profession- nel. En 1989 il intègre comme négo- ciateur l’agence indépendante Horeca, évoluant dans la transaction de fonds de commerce de bars et restaurants, puis ce diplômé de dauphine et de l’Ecole des Cadres en devient associé en 1991. C’est en 1999 qu’il accomplit le grand saut : « l’agence s’était déve- loppée, avait pris de la consistance, et à cette date j’ai eu l’opportunité de rencontrer les dirigeants du réseau immobilier Century 21, qui n’avait pas de branche professionnelle à l’époque. Je me suis associé avec eux pour créer Century 21 Entreprise et Commerce et ma propre agence est devenue le pilote de cette structure. » ils ont alors développé ensemble un réseau de franchise autonome et com- plémentaire à celui de la transactionet accepte de poursuivre sa collabora- tion en accompagnant l’activité de Century21 France. En 2013, il devient finalement dg. de Century 21 France sur proposition du Président et accepte avec lui de relevé le défi de la mutation du métier d’agent immobilier, ce qui passe par le projet « oxygène » « quiProfil de franchisé recherché...mées. C’est pourquoi, au début des années 1990, il créé une société de courtage en crédit, appelée iFC (in- ter-Finance-Commerces), qui sera en quelque sorte « l’ancêtre » de CrediPro, dont le nom est plus parlant dans un secteur encore peu connu. « A l’époque, il s’agissait d’intervenir à petite échelle,« DÉLÉGATIONENCADRÉE »le réseau vit au travers de ses réunions régionales et des échanges. Mais son dirigeant a aussi des idées bien précises quant aux membres qui doivent le composer pour que la mécanique fonc- tionne. « Nous recherchons des profils d’anciens banquiers bien-sûr, des per- sonnes issues du monde de la reprise d’entreprise comme les assureurs, les agents immobiliers ou les consultants par exemple, et qui ont déjà été confron- tés à la difficulté de la recherche de financement ; mais plus largement des personnes qui connaissent l’univers des entreprises et de leurs probléma- tiques pécuniaires ». Selon lui la rela- tion avec les franchisés n’est pas plus compliquée à gérer que celle qui pré- vaut avec les collaborateurs, « à condi- tion de bien positionner le curseur à l’origine. Il importe de faire partager ses convictions, sa philosophie, sa stratégie, ce qui pose des limites. A l’intérieur de celles-ci, les membres du réseau son autonomes dans le pi- lotage au quotidien », précise celui dont la prouesse du double management tient à sa propension à déléguer, no-Le courtage en crédit ne s’était pas professionnalisé pour les entreprises. Notre savoir-faire décliné en franchise a pallié ce manqueonique22 MarS / aVril / Mai 2015intègre l’évolution digitale de ce métier et la création de nouveaux outils adap- tés qui nous permettront de reprendre 10 ans d’avance sur la concurrence, que ce soit dans la transaction rési- dentielle ou professionnelle ». dans l’intervalle, en janvier 2010, il crée le réseau CrédiPro France, premier réseau national en franchise de courtiers en crédits pour les professionnels, passant de la transaction au financement.et je ne lui donnais pas vocation à se développer en réseau. Le courtage en crédit s’est structuré, professionnalisé pour les particuliers. Mais étonnam- ment beaucoup moins pour les entre- prises. Un besoin se faisait clairement sentir », explique celui qui se trouve aujourd’hui à la tête d’un réseau de 25 franchisés, premier opérateur fran- çais en crédit professionnel avec 160 millions d’euros prêtés. le concepttamment en la personne de Vér. Gentilhomme, directrice du réseau CrediPro. la suite de l’histoire pour ce fonceur invétéré ? « Je ne sais pas encore, mais elle se déroulera vrai- semblablement en France, où CrediPro doit améliorer son assise. Les diffé- rences de règlementations constituent un vrai obstacle à l’internationalisa- tion ». téméraire mais lucide.Matthieu Camozzi]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Leçons de maux - Réseau de vente de meubles Fly internet m’a (presque) tuerCla franchise Fly tente un nouveau départ, après être passée très près de la fin en 2014. Principaux responsables : une concurrence forte dans un secteur en difficulté et une arrivée tardive sur le web.’est en 2008 que les choses rendait les économies d’échelle conduire, parfois, à ignorer les signaux services, l’enseigne s’est coupé l’herbe ont commencé à se gâter pour compliquées », soulignait Philippe envoyés par ces derniers, qui ne sous le pied.Fly, l’enseigne-phare du groupe rapp, co-président de Mobilier cachaient pas vraiment leur opinion.Mobilier Européen (qui possédait Européen, dans un entretien accordé Malgré ces évolutions, les choses CHUTE LOGIQUEégalement atlas et Crozatier). Jusqu’alors, l’enseigne, lancée en 1978, avait connu une croissance quasi- ininterrompue. Bâtie sur un concept de meubles modernes à bas prix destinés prioritairement à une clientèle jeune, elle a devancé de trois ans l’arrivée du premier magasin ikéa en France. le concept remporte un franc succès dans un secteur difficile, au point de comptabiliser, en 2008, 144 magasins (122 en France dont 67 en franchise, et 22 en Suisse et Espagne), dont certains sur de très grandes surfaces. « Fly avait su capter le secteur des produits design à bas prix », estime Michel Kahn, président de l’iref.en décembre dernier. Face à l’omniprésence des trois géants – et notamment le marketing efficace, lesL’enseigne a perdu ses couleurs à un moment donné. ça va changer...économies d’échelles et les collections d’ikea -, la voix de Fly disparaît petit à petit du paysage, faute de moyens. Mobilier Européen a tenté de rester dans la course en ouvrant des magasins en région parisienne et en rachetant les implantations suisses (qui remportent un certain succès), sansempirent en 2012, avec la baisse du marché du meuble, durement touché par la conjoncture (contraction du pouvoir d’achat des Français, chute des mises en chantier de logements neufs et baisse des transactions immobilières dans l’ancien...) Selon la Banque de France, ses ventes ont baissé de 13% depuis 2012. Même le leader ikea a vu son chiffre d’affaires régresser de 4,3% lors de l’exercice 2012/2013. Fly lance alors un nouveau plan pour se renouveler : nouveau logo, nouvelles collections, et – enfin – une vraie présence numérique.Fin 2013, enfin, une bonne nouvelle : après des mois de recherche pour trouver un partenaire et consolider le secteur, un accord est signé avec Conforama, qui prévoyait la mise en commun de la logistique ainsi qu’une montée au capital dans Mobilier Européen. Malheureu- sement, cette deuxième étape était prévue pour avril 2015. trop tard pour sauver Mobilier Européen qui, confronté à des pertes sévères malgré la vente à Conforama de ses enseignes en Suisse, décide de se placer en procédure de sauvegarde en juin dernier. a la mi- septembre, le groupe est placé en redressement judiciaires ; les offres de rachat se multiplient, mais aucune ne reprend l’intégralité du groupe. le 21 novembre, le tribunal de Mulhouse valide les offres de rachat sélectionnées. Parmi les trois enseignes, Fly est celle qui s’en tire le mieux : 41 magasins en propre sur 60 sont conservés par le repreneur, nF Holding. Et tous les emplacements exploités en franchise sont repris.VIRAGE MAL NÉGOCIÉCar en plus de la forte pression concurrentielle, Fly a souffert de l’arrivée tardive d’internet dans son offre : le site e-marchand a été mis en ligne en 2013, bien après ceux des concurrents. Philippe rapp reconnaît « avoir raté le virage Internet ». Et si cela n’a pas été la cause de la chute de la maison Mobilier Européen, il faut bien admettre que cela n’a fait qu’empirer les choses, car le consommateur ne se retrouvait plus dans l’offre de l’enseigne. « Ses comportements sont en pleine mutation, explique Michela partir de 2008, l’enseigne commence à perdre du terrain face à ses concurrents principaux : ikea, But, et Conforama – sans oublier la montée en puissance de Maisons du Monde et d’alinea. alors que ces groupes sont monomarques, « Mobilier Européen avait trois marques, ce quiNOUVEAU SOUFFLEINTERNET TARDIFAutres enseignes du groupeLe devenir d’Atlas et deCrozatierLes deux autres enseignes de Mobilier Européen ont elles aussi été rachetées partiellement. L’offre de reprise déposée par cinq franchisés d’Atlas (représentant 8 magasins) a été validée, et les autres franchisés de l’enseigne sont en passe de les rejoindre. Les autres magasins de l’enseigne ont soit fermé leur porte, soit se sont faits racheter (par Con- forama fin 2013 et par But fin 2014). En ce qui concerne Crozatier, Casalys, une structure regroupant des cadres de l’entreprise, a repris quatre des ma- gasins en propre ainsi que les contrats de franchise. Dans les deux cas, les nouveaux propriétaires ont l’intention de faire perdurer les marques et n’ex- cluent pas de les développer.24 MarS / aVril / Mai 2015Le consommateur, surtout le jeune,a un vouloir d’achat mais pas un pouvoir. Son premier réflexe est de comparer sur le net. Fly a payé cher son retardla société est en fait menée par nicolas Finck, ancien directeur financier de Mobilier Européen, qui veut faire perdurer la marque. Un vrai défi, dans un marché toujours instable. « Face à la banalisation de l’offre, la stratégie de Fly sera d’amener les critères du design au mass market, pour permettre à chacun d’avoir des produits personnalisés à un coût raisonnable », expliquait nicolas Finck en décembre dernier. Ce n’est pas le seul changementrésultats. En 2009, la direction tente de redresser la barre en restructurant le réseau, voulant gagner plus de surface. S’ouvre également une période de diversification dans la décoration, les meubles de cuisine et le jardin. Une réorientation qui ne fait pas l’unanimité dans le réseau. « La franchise induit une hiérarchie verticale entre le franchiseur et ses franchisés », rappelle Michel Kahn. Cela peutKahn. Confronté à une offre pléthorique et à une multiplication des sollicitations, le consommateur a aujourd’hui un vouloir d’achat mais pas un pouvoir. » le premier réflexe est d’aller sur internet, pour comparer les prix, faire son choix, voire acheter avant d’aller en magasin. Une évolution qui, en plus, concerne surtout les jeunes, qui sont le cœur de cible de Fly. En ne proposant pas ceste le nouveau directeur : l’organisation est également remise à plat, avec la création d’une holding (Fly Group) chapeautant une entité unique, Fly SaS, qui gère les magasins. Pour les 728 salariés de l’enseigne dont les postes ont été sauvés et pour les quelques 700 employés des franchisés, c’est le début d’une nouvellequ’appor.aventure.Jean-Marie Benoist]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Créer aujourd’hui - De 2014 à 2015, nouveaux défis pour la franchise 4 travaux herculéensadeuxièmement, crise oblige, les têtes de réseaux cherchent à optimiser le business model de leurs franchisés ou partenaires. tout est bon désormais pour améliorer le compte d’exploitationalors que les acteurs de la franchise sortent groggy de 2014, les franchiseurs lancent ou amplifient quatre grands chantiers pour se relancer en 2015.de consulter sur écran tactile des offres non présentes dans le point de vente. de plus, 56% des franchiseurs ont sauté le pas du e-commerce, en faisant de leur site internet un outil de vente. Pour ne pas faire d’ombre à leurs fran- chisés, ces derniers conservent dans 42% des cas (+8 points) la relation commerciale avec les clients internautes sur leur territoire. la FFF note ainsi que « le commerce électronique est bien aujourd’hui majoritairement une affaire commune au franchiseur et à ses franchisés ».sur internet (87%) et via une application smarphone (40%). les réseaux sociaux progressent aussi, puisque 82% des franchiseurs les ont intégrés dans leur stratégie de communication, et que 53% ont mis en place un suivi de la réputation de la marque. la FFF détaille les actions : « 83% ont créé une page Facebook dédiée à leur point de vente, 29% organisent des évènements via les réseaux sociaux et un sur cinq twitte régulièrement sur l’actualité de son point de vente ».En outre, le multi-canal poursuit sa progression, puisque 53% des fran- chiseurs ont mis en place une telle stratégie en 2014, alors qu’ils n’étaient que 43% en 2013 et 37% en 2012. les canaux privilégiés sont la venteDIVERSIFICATIONLes têtes de réseaux font marcher leurs cellules grisesBilan2014 , année symbole de la résilience de la franchisePendant 10 ans, de 2002 à 2012, la franchise a connu une croissance ininterrompue de ses effectifs. Bon an, mal an, 2 000 à 3 000 unités supplémentaires sont venues grossir ses rangs. Et puis en 2013, pour la première fois, le mouvement s’est grippé et le nombre de points de vente franchisés n’a augmenté que de 74 unités (65 133 en 2013, contre 65 059 en 2012), malgré l’arrivée de 61 enseignes franchiseurs supplémentaires (1 719 en 2013, contre 1 658 en 2012). Le chiffre d’affaires cumulé des réseaux de franchise a même reculé de plus de 3 milliards d’euros, pour s’établir à 47,4 milliards. La faute à une mauvaise croissance, à une stagnation de la consommation et du pouvoir d’achat, ou encore à la hausse de la pression fiscale. Malheureusement, les indicateurs économiques nationaux sont restés dans le rouge en 2014. La croissance est demeurée sous les 1% et la consommation des ménages a reflué de 0,2% (après -0,3% en 2013) selon l’INSEE. Sur le front des faillites d’entreprises, le baromètre du cabinet Altares livre un bilan mitigé. Côté positif : le nombre global de défaillance s’est tassé de 0,8% sur l’année (et même de 5% au quatrième trimestre), et moins de 4 600 PME ont déposé le bilan, soit le plus bas niveau depuis 2008. Côté négatif : les petites entreprises de proximité, qui comptent un ou deux salariés (coiffeurs, salons de beauté...) continuent de souffrir, puisque leurs dépôts de bilan ont bondi de 18% sur l’année.Toutefois, dans la mesure où le nombre moyen de salariés par franchisé en équivalent temps plein est de 6 en 2014 (5,3 en 2013), ceux-ci semblent plutôt épargnés.Surtout que les spécificités des réseaux permettent aux franchisés de surnager dans le marasme : « les franchisés résistent mieux que les commerçants indépendants, car c’est une formule sécurisante en temps de crise », assure Michel Kahn, le président de l’IREF. La raison ? La franchise permet aux commerçants de faire corps : mutualisation des achats, optimisation des stocks, actions promotionnelles...De fait, les chiffres annoncés par la FFF montrent un regain de forme en 2014, avec 77 franchiseurs et 3 038 franchisés supplémentaires par rapport à 2013. Quand au chiffre d’affaires cumulé, il est passé de 47,4 à 51,45 milliards d’euros. L’enquête annuelle réalisée par la FFF et Banque Populaire montre aussi un retour à plus de normalité, puisque le revenu annuel moyen net des franchisés est resté stable, à 32 876 euros en 2014, après 32 700 euros en 2013. De plus, le CA médian des franchisés est monté à 500 000 euros en 2014, contre 400 000 euros l’année précédente et 475 000 euros en 2012. L’étude indique aussi qu’en 2014, « les franchisés sont un tiers à déclarer une augmentation de leur CA ».près une année 2014 difficile pour la franchise (cf. bilan), qu’attendre de 2015 ? Pourune garantie : « les consommateurs cherchent le produit et le prix qui leur conviennent le mieux sur Internet avant de se rendre dans le magasin qui le leur propose. Mais ils peuvent passer devant la vitrine de l’emplacement n°1 sans même lui jeter un regard » constate Michel Kahn.Michel Kahn, président de l’irEF,« cette année sera l’occasion d’une restructuration complète, car les ré- seaux se sont engagés dans des ré- flexions de fond. Les systèmes sont en train de s’adapter aux nouvelles condi- tions du marché ». ainsi, les têtes de réseaux ouvrent quatre chantiers stra- tégiques.Pour répondre aux nouvelles pratiques de leurs clients, franchiseurs et fran- chisés intensifient la digitalisation de leurs réseaux. Par exemple en mettant en place sur leur site internet des dis- positifs de web-to-store, afin d’inciter leurs clients à se rendre dans les points de vente du réseau : géolocalisation des points de vente, promotion des opérations évènementielles et promo- tionnelles dans les magasins sont les solutions les plus courantes. Plus ra- rement, les enseignes proposent à leurs clients d’acheter en ligne et de retirer leur produit en magasin, ce qui consti- tue une façon habile d’augmenter le panier moyen. Certains réseaux vont jusqu’à permettre à leurs clients de consulter les stocks en magasin. 2015 pourrait être l’année de la digitalisation des points de vente, avec la générali- sation du paiement sans contact ou via téléphone portable, et la possibilitéDIGITALISATIONPremièrement, ils doivent faire face à des comportements nouveaux de la part des consommateurs. Michel Kahn en fait le détail : « le consommateur est aujourd’hui submergé d’offres. De- puis une quinzaine d’années, son pou- voir d’achat a très peu augmenté, tandis que l’offre qui lui était proposée a connu une inflation considérable. De plus, les systèmes low-cost ont ga- gné du terrain ». Si bien que les clients deviennent de plus en plus difficiles à fidéliser, traquant les bonnes affaires sur internet et attendant les soldes pour lâcher leur souris. du coup, le mythe de l’emplacement n°1 lui-même vacille et ne représente plus toujours26 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Devenez franchisée Body’minute.Vous êtes une femme active ? Devenez chef d’entreprise ! Créez une entreprise rentable avec nous..5 choses à savoir sur Body’minute 390 instituts de beautéUne formation sur mesure de 9 semainesUn groupe de femmes au service des femmes350 000 abonnées qui nous font confianceLe numéro 1 en publicité nationale, performance, formation et gestionN’hésitez pas !Possibilité de location-gérance à Paris et en région parisienneDemandez notre plaquette de renseignementsFranchisés sur www.bodyminute.com4 rue de Sèze - 75009 ParisTel. +33 1 53 30 71 10 - Mail. developpement@bodyminute.fr]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrECréer aujourd’hui - 2014 à 2015, nouveaux défis pour la franchisedu commerçant. Chaque ratio financier est étudié au microscope et l’on mise sur les économies d’échelles propres aux réseaux : « les achats groupés sont optimisés et l’on noue de nouveaux types d’accords avec les fournisseurs, dont on fait des partenaires », explique Michel Kahn. dans la gestion des stocks, on a aussi davantage recours aux flux tendus. Certaines têtes de ré- seau ont aussi mis en place une fonction pour négocier à la baisse tous les baux commerciaux des franchisés lorsqu’ils arrivent à échéance.surprennent parfois les têtes de réseaux. « Ils réfléchissent davantage que par le passé avant de choisir le bon réseau et ils sont surinformés », remarque Michel Kahn. de fait, pour faire leur choix parmi les 1 800 réseaux, leurs sources d’information se sont multi- pliées : ils vont sur internet, lisent les magazines spécialisés, arpentent les salons, consultent les fédérations... la FFF note que « l’étude de la ren- tabilité de l’enseigne (77%) ainsi que de l’antériorité du réseau (68%) sont toujours les principales informations recherchées au moment de la créationJuridiqueDeux nouveautés pour franchiseurs et franchisésPour l’avocat François-Luc Simon, spécialiste de la franchise, « 2014 n’a pas connu de grandes révolutions sur le plan de la jurisprudence. Mais deux évolutions réglementaires peuvent intéresser les franchiseurs et les franchisés ».Premièrement, c’est la loi Economie Sociale et Solidaire (dite loi « ESS ») du 31 juillet 2014 instaurant un « droit d’information préalable » au bénéfice des salariés attachés au fonds de commerce, et d’un délai permettant à ces salariés de présenter une offre en cas de cession du fonds. « Le gouvernement est parti du constat que de nombreux patrons de petites entreprises ne trouvaient pas de repreneur au moment de céder leur entreprise, et que cela menaçait de nombreux emplois. Or, des salariés au sein de l’entreprise pourraient être intéressés de reprendre le flambeau », analyse François- Luc Simon. En pratique, Le propriétaire doit informer les salariés de son intention de céder le fonds, au plus tard deux mois avant la cession envisagée dans les entreprises de moins de 50 salariés, ou concomitamment à la saisine du comité d’entreprise dans les entreprises de plus de 49 salariés, afin de permettre à un ou plusieurs salariés de présenter une offre d’acquisition. Cette nouvelle réglementation n’entre pas en contradiction avec le droit de préemption du franchiseur qui peut être inclus dans certains contrats de franchise : si l’offre du franchiseur est égale ou supérieur à celle des salariés, c’est alors le franchiseur qui achètera l’entreprise à son franchisé. Deuxièmement, les acteurs de la franchise ont suivi avec attention en 2014 la publication du décret Pinel du 3 novembre 2014 et ses conséquences sur le bail com- mercial. En effet, il encadre de façon impérative la répartition de certaines charges, taxes et obligations entre le bailleur et le preneur, interdisant la pratique dite du « triple net », selon laquelle le bailleur répercutait sur le preneur la totalité des charges, taxes et impôts attachés au local pris à bail. « Cette loi vient protéger les locataires des propriétaires qui profitaient de leur poids économique pour leur imposer la totalité des charges : grosses réparations, taxes, redevances... explique François-Luc Simon. Cependant, il existe un vrai risque pour que les propriétaires compensent ces dépenses supplémentaires en augmentent le loyer. C’est un contour- nement possible de la loi ».la quasi-totalité des franchiseurs in-Les sites Internet comportent de plus en plus de dispositifs web-to-store afin d’inciter les clients à se rendre dans les points de ventecitent aussi leurs franchisés à mettre en œuvre au moins un relais de crois- sance. Cela se traduit en particulier par le développement de nouveaux produits et services : « par exemple, les vendeurs de cigarettes électroniques proposent des coques de téléphones, des câbles téléphoniques, des bougies et tout autre produit dans le domaine olfactif ; un vendeur de chaussures pour enfant se diversifie avec des ha- bits, des accessoires ou encore des jouets », illustre Michel Kahn. Certaines agences immobilières optent pour la gestion immobilière et la vente de fonds de commerce. autres relais de croissance couramment utilisés : l’ou- verture de nouveaux points de vente et l’intégration de nouvelles techno- logies.du projet de franchise. La satisfaction des franchisés du réseau (63%), la déontologie de l’enseigne (58%) ainsi que l’existence de magasins pilotes (39%) font également partie des préoc- cupations des futurs franchisés ». de plus, les franchisés ont en moyenne consulté 2,3 réseaux avant de sélec- tionner leur future enseigne. En outre, l’étude annuelle de la franchise pointe que « les franchiseurs trouvent les franchisés plus professionnels, motivés et participatifs ». réseaux et fédération tentent de répondre à cette exigence. Pour tirer son épingle du jeu, l’iref a par exemple récemment créée avec Bureau Veritas un label pour certifier du sérieux de ses têtes de réseaux.viennent davantage coopératifs, aux antipodes de la tradition de la franchise du dominant-dominé », assure Michel Kahn. le président de l’irEF cite en exemple la Pizza de nico, un réseau qui a mis en place « une chaîne de valeur pour donner force aux hommes et aux équipes à travers des séminaires spécifiques et des réunions dédiées ». dans ce réseau, chaque franchisé occupe une fonction dédiée au service de l’en- seigne : achats matière premières, com- munication, informatique, r&d... Une façon de responsabiliser chacun.répondent à 62% avoir renforcé les mesures d’accompagnement vis-à-vis des franchisés. » ainsi, les outils d’ani- mation les plus utilisés sont les com-RECRUTEMENTQuatrièmement, les franchiseurs s’ac- tivent à réformer les structures de com- munication au sein de leurs réseaux. ainsi, « Les systèmes managériaux de-de même, la FFF note que « dans le contexte actuel de crise, les franchiseurstroisièmement, les candidats à l’entrée ont aussi de nouvelles approches quiAymeric MarolleauANIMATIONmissions ou groupes de travai. les franchisés, les conventions, l’intranet et les journaux internes. la FFF ajoute que « le rôle des animateurs dans le réseau est devenu une évidence incon- tournable ». Elle recense ainsi une moyenne de quatre animateurs dans les réseaux de plus de 20 points de vente, et 1,3 animateur dans les réseaux de moins de 20 points de vente.l avec28 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Créer aujourd’hui - Franchises, quelles tendances pour 2015 ? l Vents contraireses dynamiques de secteurs promettent d’être très inégales en 2015. Mieux vaut se renseigner avant de se lancer.a France n’a jamais compté autant de réseaux et de franchisés. Selon droite : la date de création du réseau (souvent différente de la création de la FFF, ces derniers étaient 68 171 fin 2014, répartis en 1 796 l’entreprise),lenombredefranchisésenFranceetunefourchetted’investissement franchiseurs pour un Ca qui a dépassé le cap symbolique des 50 en K€ pour s’installer, selon la Fédération Française de la Franchise et ob-milliards d’euros. Vous trouverez indiqués entre parenthèses de gauche à servatoire de la Franchise.n HÔTELLERIE / RESTAURATION TRADITIONNELLEDans le dur... dans l’hôtellerie, pour les 30 réseaux qui regroupent quelque 1 734 franchisés, difficile de voir l’horizon se dégager, quand bien même ce secteur a enregistré 3 réseaux supplémentaires en un an. Un marché « gelé » qui diffère de celui de la restauration traditionnelle, qui tente de résister avec des fortunes variées. Subissant la crise de plein fouet, le secteur, qui compte 93 enseignes (soit une de moins qu’en 2013 mais avec une centaine de franchisés en plus), voit une clientèle de plus en plus attentive à la prestation et au service pousser les portes de ses restaurants pour un plaisir qui devient un véritable luxe pour beaucoup. des clients attentifs à la qualité des produits dans l’assiette, qui sont plus que jamais passés au grill –impact des émissions tV oblige - au moment de payer la note. dans ce contexte, pas de surprise, donc, à voir les véritables professionnels s’en tirer mieux que les autres, alors que la franchise semble clairement apporter des garanties de sérieux, d’organisation et de marketing efficace vis à vis des indépendants. Cela permet à Memphis Coffee de marquer 2014 de son empreinte, à la Boucherie de poursuivre son développement et aux concepts italiens de continuer à faire recette.+ En vue : Bistro régent, la Pataterie, Memphis Coffee, la Boucherie...n RESTAURATION RAPIDE / COMMERCE ALIMENTAIREFast mais good ! l’imagination en termes de concept n’a aucune limite, notamment dans ce secteur qui pèse 4,2 Mds€, mais la réalité économique rattrape tout de même régulièrement les concepts mono-produit. Et si la force de la franchise dans la restauration rapide permet d’assurer les marges, l’exposition et la faculté à sentir les nouvelles tendances pour effectuer les ajustements nécessaires, c’est aujourd’hui celle du bon qui fait recette. En revisitant le burger, le très Français Big Fernand met aussi à l’honneur la « french touch » et un bout de terroir. Un burger qui a la côte, sur place ou en livraison, comme en témoigne le développement des Mythic Burger et autres Speed Burger. les poids lourds de la restauration rapide, Mcdo, KFC et autre Subway (n°1 mondial de la franchise), qui ont vu le retour de Burger King en 2014, n’ont qu’à bien se tenir. Quant à la pizza (la boîte à Pizza, Pizza Hut, domino’s, le Kiosque à Pizza...), elle continue à bien se porter, merci pour elle ! le Bagel se plaît visiblement lui aussi très bien en vitrine, pas très loin des burritos et des sandwicherie d’expérience comme la Croissanterie ou Brioche dorée... des centaines de concepts différents qui misent de plus en plus sur la qualité des produits ; pas étonnant que ce secteur, qui représentait près de 4 837 franchisés fin 2014, figure parmi ceux qui ont encore le plus progressé en 2014 (+23 réseaux et + 361 franchisés selon le décompte FFF). Une montée en gamme que recherchent aussi sans doute les clients déjà habitués des cavistes et qui trouvent désormais du choix parmi les épiceries fines qui se portent très bien elles aussi.+ En vue : Big Fernand, Brioche dorée, la Croissanterie, Mythic Burger Subway...Les enseignes : amorino (2004, 59, 200-230K€), Bagel Corner (2011, 1, nC), BiboVino (2014, 4, nC), Big Fernand (2013, 250-300K€), Brioche dorée (1992, 154, 300-400K€), Cavavin (1985, 138, 75-100K€), Chocolats roland réauté (2008, 34, 250-400K€), Class’croûte (1987, 124, 400-450K€), Cœur de Blé (1967, 135, 250K€), Coffea (2008 29, 180K€), Columbus, Café & Co (2003, 83, 350K€), Comptoir del Gusto (2013, 2, 200-250K€), Comtesse du Barry (1974, 28, 60-120K€), Crêperie d’amélie Crêpes (2010, 3, 35-180K€), délices lamarque (2013, 6, 65-75K€), de neuville (1986, 120, 128K€), domino’s Pizza (1989, 227, 250K€), Fauchon (1975, 2, nC), Francesca (1997, nC, 200 K€), Fresh Burritos (2013, 9, 140-300K€), illy (2007, nC, nC), intercaves (1978, 125, 95- 110K€), Jeff de Bruges (1986, 326, 100-250K€), la Boîte à Pizza (1991, 130, 180-220K€), la Croissanterie (1977, 220, 300K€), la Cure Gourmande (1989, 30, 150-450K€), la Mie Câline (1986, 213, 344K€), leonidas (1960, 334, 60- 110K€), les chocolas Yves thuriès (2000, 46, 60K€), lina’s (1999, 9, 135- 255K€), Mc donalds (1979, 1000, 700-750K€), Moulin de Païou (2005, 30, 500K€), Mythic Burger (2014, 11, 200 K€), nicolas (1989, nC, nC), Pascal Caffet (2011, 5, 220K€), Paul (2003, 172, 450-650K€), Pita Pit (1995, 1, 120- 140K€), Pizza Sprint (2002, 82, 130-150K€), Point Chaud (1981, 2, 300- 400K€), Pomme de pain (2007, 109, 300 K€), Quick (1989, 300, nC), Speed Burger (2003, 43, 160-200K€), Speed rabbit Pizza (1993, 90, 140-160K€), Subway (1974, 500, 200K€), tout & Bon (2014, 4, 100K€), Urbun (2011, 1, 250-500K€)...Les enseignes : akena (1992, nC , nC), au Bureau (2003, nC, 300-800K€), B&B Hôtels (1996, 18, 50K€), Balladins (1985, nC, nC), Best Western (1946, 314, nC), Bistrorégent(2011,20,300-500K€), BrasserieFlo(1968,19,500-1500K€),Brit Hotel (2000, 100, nC), Buffalo Grill (1980, 99, 600-1000K€), Campanile (1976, nC, nC), Comfort (1993, 77, nC), Courtepaille (1961, 62, 500-800K€), del arte (1980, 99, 600-1000K€), El rancho (1995, 10, 350K€), Esprit Sushi (2009, 60, 39-Choisir son secteur en2015 pour se lancer en franchise sans se rensei- gner. Oui pourquoi pas...49K€), Flunch (1999, 37, 900K€), Formule 1 (1985, nC, nC), Garden ice Café (2003, 20, 350K€), Hippopo- tamus (1968, 90, 500- 1200K€), ibis Budget (1992, 242, 40-45K€), ibis Hôtel (1974, 275, 70-80K€ par cham- bre), ibis Style (2007, 112, nC), Kyriad (2000, 185, nC), la Boucherie (1987, 89, 400K€), la Pataterie (2003, 150, 375K€),la taverne de Maître Kanter (1974, 33, 950K€), le paradis du fruit (1986, 6, 800K€), Matsuri (1986, 5, 850-1100K€), Memphis Coffee (2010, 44, 850K€), Mercure (1975, 154, 90-110K€ par chambre), novotel (1967, 43, 100-120K€ par chambre), Planète Sushi (2009, 32, 300 K€), Poivre rouge (2010, 77, 600K€), Première classe (1989, nC, nC), Pullman (2007, nC, nC), Quality (1993, 34, nC), Segafredo Zanetti (2000, 25, nC), Sushi Shop (2006, 30, 300-350K€), tablaPizza (1993, 13, 700-1200K€)...30 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Créer aujourd’hui - Franchises, quelles tendances pour 2015 ?n AMÉNAGEMENT / DÉCORATION DE LA MAISONLe meuble à la peine, l’occasion en plein boum ! Si le marché du meuble ne se porte pas très bien, le secteur est en train de réagir à l’image des But et autre Conforama qui lancent leurs concepts « city ». Et s’ils ne vendent pas exactement la même chose, ce sont les spécialistes de l’occasion, bon communicants sur l’éco- responsabilité au passage, qui font un carton : l’historique Cash Converters est toujours leader, suivi par son très dynamique challenger Cash Express, et d’une kyrielle d’enseignes spécialisées dans l’achat-vente. Même écho du côté des solderies qui poursuivent leur développement en restant très offensives sur les ouvertures, de Centrakor (qui vise 300 magasins), à la Foirfouille en passant par le Marché aux affaires. de quoi s’équiper et se meubler à moindre coût pour des pro- fessionnels qui doivent aussi être concurrentiels avec le net. Quant à la révélation du galeriste photo Yellowkorner il y a quelques mois, il poursuit dans son créneau. Une info importante pour finir : la FnaC et darty mènent une politique de déve- loppement en franchise pour densifier leurs réseaux. À suivre de très près donc.+ En vue : Cash Express, Centrakor, Yellowkorner« J'ai tout dépensé dans les murs. Donc le mobilier pour l'instant, tu l'imagines ! »Perspectives et modélisation des savoirs. le moral morose des artisans ne saurait effacer d’un coup de truelle les perspectives de ce secteur. Parce que la France manque de logements d’abord. Parce que la loi de Finances 2015 confirme les initiatives de l’État pour l’amélioration de l’habitat ensuite, notamment en matière d’isolation et de consommation d’énergie, soutenant l’activité par la mise en place de la réglementation. Et parce que ce secteur, encore très hétérogène entre constructeurs purs, prestataires de diagnostics (qui ont émergé notamment à la faveur de l’évolution de la législation), concepteurs de cuisines, spécialistes du chauffage, fenêtriers et piscinistes, voit surtout des métiers qui se modélisent : le nettoyage de toiture s’est fait une place (à l’image attila Système), comme l’isolation des combles (isotoit, isocomble...), les poêles à bois et autres chaudières dernière génération bénéficient des coups de pouce écologiques alors que des entreprises comme daniel Moquet incarnent ces métiers de proximité en leur donnant de la visibilité. Un ensemble de métiers qui requièrent d’ailleurs plus encore des profils de commerciaux que de techniciens, car si les besoins sont réels, l’offre est importante et le client parfois un peu perdu.+ En vue : attila Sytème, daniel Moquet, isocomble, irrijardin, technitoit...Les enseignes : attila Sytème (2006, 35, 140K€), aäsgard (2014, 1, 278K€), art et Fenêtres (1994, 200, nC), Belisol (2005, 25,75-150K€), Bis rénovation (nC, 4, 170K€), Cheminées Godin (nC, nC, nC), Cheminées Poëles Philippe (nC, nC, nC), Clair de Baie (2001, 15, 90K€), Cuisinella (1992, nC, 300- 400K€), Cuisines aviva (2003, nC, 170K€), Cuisines Plaisir (2006, nC, nC), Cuisine Plus (1984, 59, 350K€), Cuisines raison (2001, 58, 45K€), Cuisines Schmitt (1989, 433, 210K€), dal’alu (1982, 154, 50K€), daniel Moquet (2004, 83, 250K€), Ekolux (2010, 8, 270-320K€), France Soufflage isolation (2014, nC, 62K€), Hase (2014, 1, 50K€), Grosfillex (1994, 111, 130K€), invicta Shop (2010, nC, 90K€), irrijardin (2001, 70, 150 K€), isocomble (2013, 2, 75K€), isoltoit (2014, nC, 40K€), ixina (1997, 95, 380K€), Kionéo (2011, nC, 50K€), la maison des travaux (2008, 60, 20K€), Maisons arlogis (1997, 17, 150K€), Maisons Kerbea (2006, 15, 40K€), Maisons Kozi (2013, nC, 200K€), Maisons Phénix (2008, 85, 200K€), Maisons Pierre (2007, 40, 180-200K€), Mikit (1984, 118, 30-90K€), Mobalpa (1986, 259, 300K€), Mondial Piscine (2003, 40, nC), natilia (2010, 32, 120-180K€), Piscines Magiline (1995, nC, 100-300K€), Piscine desjoyaux (1984, 158, 90K€), re- par’stores (2009, 63, 45 -K€), rénovcanalisation (2013, 5, 10K€), Supergreen solutions (2014, nC ? nC), technitoit (2013, 1, 85K€), tryba (1984, 285, 75K€), tryba énergies (2009, 11, 60K€), turbo Fonte (2008, 21, 80K€)...Les enseignes : ambiance styles (1991, 100, 350K€), Bazarland (1989, 30, 350- 400K€), BoConcept (1993, 31, nC), But (2004, 76, nC), Carré Blanc (1984, 128, nC), Cash Converters (2001, 125, 150 K€), Cash Express (2002, 110, 160-350 K€), Centrakor (2006, 229, 100-200K€), Comptoir de famille (1980, 40, nC), Conforaman MINI SUPER ET HYPERMARCHÉS(1967, nC, nC) Culinarion (1971, 27, 170-190K€), Cuir Center (1976, 68, 200- 300K€), docks du meuble (1987, 41, 150-200K€), Easy Cash (2001, 93, 250- 500 K€), Game cash (2005, 63, 100-150K€), Gifi (2008, nC, 200-350 K€), Guy de- grenne (2006, 25, 180K€), France literie (2007, 51, 100-250K€), Habitat, (2012, nC, nC), Happy Cash (2007, 58, 200K€), Heytens (2014, 1, nC), la Bovida (2009, 3, 100-125K€), laUn secteur en folie. dire que la guerre fait rage dans la grande distribution est un euphémisme. Guerre des prix, des positionnements (autour du développement du drive notamment), des alliances aussi qui se multiplient pour acheter aux prix les plus bas. Fin 2013, c’est Carrefour –qui se développe selon les concepts hyper mais aussi City, Contact Express, Market ou encore Montagne, qui s’engageait avec Cora/Match, les duos auchan/Système U et Casino/intermarché les ayant précédés dans cette voie. Un secteur qui a fait un bond de 15 enseignes supplémentaires en un an pour... + 2 098 franchisés dont la moitié provient du groupe Casino qui a joué sur une croissance des formats de proximité (Spar, Vival, Sherpa), « qui traduit la volonté du groupe de réagir à la stagnation des ventes dans les grands formats. Carrefour et auchan, eux, ont continué de développer également leurs formats de proximité (Carrefour Express, Carrefour City, Carrefour Market et a2pas , Simply Market) » analyse rose-Marie Moins de la FFF. Un secteur tout feu tout flamme à l’image de certaines enseignes comme Coccimarket, qui a enregistré une centaine de franchisés en 2014... dans les supermarchés Picard surgelés a des chances de contribuer à cette ébullition, passant en effet en franchise !+ En vue : Coccimarket, dia, netto, Promocash, Simply Market, Vival...Caverne des particuliers (1984, 43, 100K€), la Foir’fouille (1975, 173, 450-600K€), la Compagnie du lit (2006, 14, 100-300K€), la trocante (1990, 32, 200K€), ldlC (2012, 2, nC), l’inventaire (1996, 53, 50-100K€), Marché aux affaires (2004, 79, 150-200K€), Meubles Gautier (2005, 100, 230K€), Planète Cash (2008, 18, 150- 250K€), tousalon (1976, 35, nC), troc.com (1987, 136, 140K€), Villa Verde (2006, 52, nC), Yellowkorner (2010, 20, 150-180K€)...Les enseignes : BigMat (1981, 314, 1500K€), Bricomarché (1979, 509, nC), Bricorama (1992, 50, 600K€), Carrefour City (nC, nC, 400K€), Casino shop (2013, nC, 200K€), Casino super- marché (1960, nC, nC), Ca- tena (1982, 150, 800K€), dia (2002, 230, 1000K€), Fran- prix (1970, nC, 800K€), in- termarché (1969, 1803, nC), la Vie Claire (1952, 170, 75-220K€), Mr Bricolage (1980, 380, 200K€), netto (2001, 325, 120K€), Promo- cash (2007, 139, nC), Simply market (1982, 61, 1200- 1800K€), SPar (1955, nC, 250-450K€), SPar (1955, nC, nC), Vival (1999, 800, 30K€), thiriet (1985, nC,n BÂTIMENT / CONSTRUCTION / HABITATGrâce aux supérettes de quartier, plus de chances de rencontrer la voisine du dessus...400K€), Weldom (1993, 198, 1000K€)...32 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Créer aujourd’hui - Franchises, quelles tendances pour 2015 ?n IMMOBILIERC’est pour bientôt, la relance ? Besoin primaire mais aussi rêve pour une majorité de Français, le logement est aujourd’hui un marché stagnant alors que les taux d’intérêt sont historiquement bas. Un secteur hyper concurrentiel (57 réseaux selon la FFF pour 3 464 franchisés et 1,54 Mds€ de Ca) entre professionnels de la pierre qui ont beaucoup travaillé sur leur propre image pour l’améliorer, par les grands noms du secteur, Century21 et Guy Hoquet en tête, par les messages délivrés à la télévision par le M6 boy Stéphane Plaza – qui lance sa propre franchise –, contribuant à la réhabilitation de l’agent im- mobilier. dans ce contexte, les grands franchiseurs apportent leur expérience, un réseau souvent dynamique, des méthodes éprouvées mais aussi des ressources (sur le plan juridique notamment) qui ne sont pas à sous-estimer. À côté d’eux, et alors que tous ont dû faire face à la concurrence des offres du web, entre particuliers notamment, le nombre de franchisés mandataires (comme Safti, optimhome...) a connu un boom ces dernières années, misant sur la proximité et souvent une connaissance très précise du marché local, voire déjà un réseau de clients potentiels très étoffé (en milieu rural notamment). Mais un palier a sans doute été atteint pour un secteur qui comptait 57 réseaux fin 2014 pour près de 3 500 franchisés. la loi Pinel (ex-duflot) doit aussi favoriser le retour des investisseurs et la relance. Pour bientôt ?+ En vue : Century21, Era, orpi, Safti, SolvimoLes enseignes : 3%.Com (2010, 85, 1K€), abithéa (2005, 30, 45K€), anne Carole immobilier (2000, 16, 110K€), arthurimmo.com (2011, 118, nC), avis-immobilier (1999, 150, 100-120K€), Century 21 (1987, 900, 150K€), Cimm immobilier (2002, 80, 30K€), Côté Particuliers (2008, 40, 70K€), Elyse avenue (2005, 20, 75K€), Engel&Völkers (2007, 8, 250K€), Era immobilier (1993, 350, 80K€), Foncia (2007, nC, 120K€), Gemofis (nC, 16, nC), Guy Hoquet l’immobilier (1994, 480, 105K€), Guy Hoquet Entreprises et Com- merces (2012, 10, 120K€), idimmo (2000, nC, 10K€), immosky (2005, 12, 20K€), imoconseil (2005, 149, nC), imogroup (1997, 51, 5K€), l’adresse(nC, 250, 80K€), le Pavillon de l’immobilier, laforêt (1991, 750, 150 K€), logedis (2010, 3, 70K€), Murs et fonds.com, orpi (1966, 1250, 120K€), op- timhome (2007, nC, 5€), Procom (2008, 35, 100K€), Proxica (nC, 20, 30K€), reservoir immo (2012, 1, 55K€), Safty (2010, 700, nC), Solvimo (2003, 145, 100K€) Stéphane Plaza immobilier, Swixim (2005, 7, nC), Victoria Keys (2007, 3, 100K€)...n COIFFURE / ESTHÉTIQUE / BIEN-ÊTRE / SANTÉUne marmite à idées qui défie la crise. 150 réseaux pour 6 500 franchisés, ce secteur, qui demande des investissements peu importants pour certaines activités, est prolifique. À côté des salons de coiffure low cost, les nails bars et autres salons d’esthétique ont poussé comme des champignons. la stratégie des fran- chiseurs, leurs concepts (du sans rendez-vous notamment) et leurs prix d’achat font la différence, à l’image des leaders du secteur comme Body Minute et Esthetic Center. les parfumeries tirent aussi leur épingle du jeu, comme nocibé, n°3 de son segment derrière Sephora et Marionnaud. les spas possèdent encore un potentiel de développement, tout comme les enseignes de nutrition où naturhouse s’est particulièrement fait remarquer ces derniers mois, et les réseaux de cigarettes électroniques poursuivent leur progression : déjà bien lancés depuis 2013, 7 nouvelles enseignes ont émergé en 2014.+ En vue : Beauty success, l’onglerie, Clopinette, naturhouseLes enseignes : atmosphair (2002, 2, nC), Beauty Bubble (2011, 35, 20-30K€), Beauty Success (1995, 187, nC), Body Minute (1998, 354, 130K€), Citron Vert (1999, 80, 90-110 K€), Clopinette (2012, nC, 65-70K€), Coiff & Co (1995, 290, nC), dessange (1976, 204, nC), dr Pierre ricaud (2000, nC, 80-100K€), Edsylver (2014, 4, 55K€), Esthetic Center (1998, 160, 130K€), Fabio Salsa (1996, 90, nC), Franck Provost (1975, 340, 120 K€), Guinot (1963, 29, 30K€), Jean- louis david (1961, 355, 160 K€), J Well (2011, 4, 20K€)le boudoir du regard (2010, 2, 35K€), l’onglerie (1984, 111, 60 K€), Mary Cohr (2002, 10, 80K€), na- turhouse (2006, 436, 80 K€), nocibé (1992, 100, nC), Passion beauté (1992, 186, 400-500K€), Saint algue (1985, 264, 75-100 K€), twenty nails (2013, 1, 50- 100K€), Yves rocher (1970, 196, 100-130K€), tchip coiffure (1996, 470, 60- 110K€), theraform (2000, 76, 60-70K€)34 MarS / aVril / Mai 2015Certaines personnes dynamisent à elles toutes seules certains secteurs...]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°6www.ecoreseau.frCréer aujourd’hui - Franchises, quelles tendances pour 2015 ? ClUB EntrEPrEndrEn MODE ET ÉQUIPEMENT DE LA PERSONNEToujours Fashion ! le textile ? Pas facile ! Voici plusieurs années maintenant que les chiffres montrent un recul dans ce secteur mastodonte qui compte le plus grand nombre d’enseignes de la franchise avec 359 réseaux répertoriés (soit 20% des 68 000 franchisés de France) et où, malgré tout, les investissements se poursuivent. la concurrence est féroce pour tirer son épingle du jeu, mais les franchisés Etam, Bonobo/Cache-Cache and co peuvent aussi compter sur un système spécifique qui laisse la gestion des stocks et des invendus à la tête de réseau. au total, le secteur compte 7 572 franchisés qui pèsent 4,3 Mds€ de Ca annuel et 20%. Un secteur qui se renouvelle sans cesse et donne les tendances, à côté duquel les lunettiers, historiques mais aussi les low-cost, ont encore de beaux jours devant eux, misant notamment sur la notion de service ce proximité.+ En vue : Babou, dim, orchestra, Vêt’affaires...Les enseignes : alain affelou (1979, 894, 200K€), atol (1970, 650, 300K€), autour de Bébé (1993, 80, 480K€), Bébé 9 (1966, 170, 375K€), Bonobo (2006, 140, 200- 300K€), Bréal (2003, 193, 170-200K€), Cache-Cache (1985, nC, 250-350K€), Carnet de Vol (1989, nC, 50-120K€), Celio (1993, nC, 180-260K€), dim (2007, 11, nC), Eram (2010, 28, 180-200K€), Grain de Malice (2010, 20, nC), Grand optical (2007, 95, 350K€), Générale d’optique (1993, 190, nC), Guess (2002, 45, nC), Jules (1991, 73, 360-400K€), Kiabi (2005, 124, 400K€), Krys (1966, nC, 200- 250K€), la Compagnie des Petits (1992, 17, 70K€), le tanneur (2004, nC, 100K€), le temps des Cerises (1998, nC, nC), lissac (1919, 213, 200K€), lynx optique (1968, 120, nC), optic 2000 (1962, 1211, nC), Mellow Yellow (2009, nC, 80- 150K€), Mexx (1991, 21, nC), Morgan (1991, nC, nC), olly Gan (1984, 35, 60K€), optical Center (1991, 286, nC), optical discount (2001, 51, nC), orchestra (2000, 780, 350K€), Phildar (1956, 152, nC), rougeGorge lingerie (1998, 58, 100- 150K€), Scottage (2005, 86, 120-200K€), texto (1995, nC, 150-200K€), the Kooples (2008, 66, 120K€), Un jour ailleurs (1985, 158, 140K€), Vêt’affaires (2011, 135, 250-350K€), Vision Plus (1982, 350, nC)...n SERVICES À LA PERSONNEUn marché mûr mais une offre de plus en plus précise. la conjugaison des besoins (allongement de la durée de vie, journées longues pour les parents et in- quiétude face au marché du travail, manque de crèches... ) et d’une forte volonté politique qui incite fiscalement les ménages à y avoir recours, a vu exploser l’offre des services à la personne depuis 10 ans au point qu’elle peut parfois sembler supérieure à la demande. Et ce d’autant que les professionnels du secteur notent l’impact d’une crise qui incite les ménages à se concentrer sur l’essentiel. le soutien scolaire, le ménage et le jardinage restent de solides piliers de l’activité, mais, dans le même temps, les segments de marché se précisent et les prestations s’étoffent qualitativement autour des quelque 194 réseaux qui regroupent 4 850 franchisés (soit 20% des 68 000 franchisés en France tous secteurs confondus), dont une petite quinzaine de nouvelles enseignes (dont Bonjour services, adomis, amelis groupe Sodexho...) en 2014. Sur la garde d’enfants d’abord, un phénomène parti pour durer sur la prochaine décennie en raison notamment du manque de crèches ; sur l’aide aux seniors, aussi, la silver économie étant au cœur de la réflexion des enseignes. axeo Services, l’un des leaders du marché, lance ainsi axea Vita qui se concentre sur la mobilité réduite et les handicaps, en proposant des solutions d’aménagement intérieur des logements pour les particuliers et les maisons de retraite. Studio Santé a pour sa part développé l’accompagnement des soins médicalisés post-hospitalisation via Suite de soins. d’autres types de services comme l’aide au déménagement et le stockage poursuivent aussi leur développement pour un secteur large où la FFF note aussi une tendance à la mi- cro-franchise.+ En vue : aPEF, axeo Services, o2, adhap, déménagerseul, Shiva....Les enseignes : acadomia (1999, 23, 100-120K€), adèle (2001, 2, 34K€), adhap Services (2001, 150, 100-120K€), Âge d’or Service (1992, 181, 100- 120K€), amelis (2014, 5, 100-120K€), apef Services (2006, 82, 60-70K€),MarS / aVril / Mai 2015 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Créer aujourd’hui - Franchises, quelles tendances pour 2015 ?axeo Services (2006, 140, 45-60K€), BabyChou services (2006, 41, 40K€), Bastide (2008, 28, 220-280K€), Centre Services (2010, 20, 55-65K€), Confiez- nous (2009, 21, 40-55K€), déménagerseul (67, 2006, nC), domicile Clean (2008, 80, 30-50K€), distriClub Médical (1984, 52, 120-150K€), Générale des services (2007, 40, 75K€), Hexa Service (2012, 8, 75-90K€), les Menus Services (2006, 22, 100K€), Merci+ (2006, 50, 60-70K€), o2 Home services (2006, 168, 62K€), Petits-fils (2012, 21, 55K€), Senior Compagnie (2010, 43, 60-70K€), Shiva (2006, 91, 80K€), StudioSanté (2007, 35, 90K€), Vivaservices (2012, 17, 50-60K€), Viens Jouer à la Maison (2011, 7, 170-190K€), Zen seniors Services (2012, 12, 50K€)...Les enseignes : ada (1984, 435, 100K€), a+ Glass (1993, nC, nC), autobella (2001, 65, nC), auto Parts international (2009, 28, 380K€), autosmart (1999, 25, 75-100K€), BH Car (2011, 45, 10-25K€),Bouticycle (1995, 27, 180K€), Car Go (1999, 385, 45K€), Culture Vélo (2000, 87, 250K€), delko (1999, 73, nC), doc’Biker (2011, 8, 150K€), Ecolave (2009, 44, 17,2K€), Eléphant Bleu (1987, 400, 140-420K€), Etape auto (1999, 43, 115-215K€), Europcar (1949, 270, 200K€), Ecowash mobile (2007, 25, nC), Euromaster (2008, 50, 115-155), Ewigo (2014, nC, 50K€), Feu vert / Feu Vert Services (1979, 178, 650K€), Foulées (2013, nC, 90K€), Glastint (2001, 67, 120-130K€), Hydroparts assistance (2010, 20, 45-50K€), liberty auto (2011, 19, 40K€), Midas (1979, 285, 220-250K€), Mondial Pare-brise (1999, 226, 50-60 K€), Moto Expert (1997, 33, nC), norauto (1981, 93, 350K€), Point S (1971, 450, 120K€), roady (2004, 123, nC), rent a Car (1996, 213, 80-100K€), Siligom (1998, 83, 45K€), Speedy (1991, 180, 160K€), transakauto (2008, nC, 35K€), Ucar (2000, 113, 100K€), Vélo Station (2004, 513 80K€)...À fond la forme ! le secteur du sport représente 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel sur le territoire français et la franchise n’est pas en reste. Malgré un porte-monnaie serré, les Français n’ont d’abord pas renoncé à s’équiper. intersport en profite, alors que le géant décathlon va se développer en franchise. davantage sédentaires et incités par les messages de prévention autour du « manger-bouger », ils sont aussi toujours plus nombreux –bien que le turnover soit important- à pousser la porte des salles de sports. Selon les pro- fessionnels du secteur, 200 ouvriraient chaque année. Et si certains concepts comme le Powerplate semblent avoir vécu, l’aquabiking a introduit une nouvelle offre - vis à vis de la clientèle féminine notamment avec prestations soignées voire haut de gamme ; le crossfit fait un carton chez les urbains. Un marché ex- ponentiel où la franchise impose ses standards, son expérience et sa communication, dans un contexte de guerre des prix, de positionnement –entre femmes par exemple chez Curves ou Freeness - et d’amplitude des horaires (de plus en plus de 6h à 23h et parfois jusqu’à 24h/24), auxquels des services, comme Fitness Boutique, viennent s’adosser. Ce secteur est par ailleurs aussi celui des loisirs : les jouets d’abord qui se portent particulièrement bien ainsi que les plaines de jeux, même si ce business est un peu plus à la peine.+ En vue : intersport, King Jouet, l’orange Bleue, Moving, Vitabike, Waterbike...« Je ne mangerai plus jamais de raclette... »Olivier Remyn SERVICES AUX ENTREPRISESPlace à l'éco-attitude ! 106 enseignes, la barre des 2 000 franchisés largement dépassée (2 149 en 2014), le secteur est varié même s’il ne représente que 3% des franchisés français. Et, si les prestations de communication et de publicité ont vu leurs lignes budgétaires souvent gelées du côté des PME, certaines résistent et même plutôt bien comme Club Passtime. C’est le cas aussi des fournisseurs de portage salarial et des spécialistes de recrutement rH dont certains se sont fait particulièrement remarquer ces derniers mois comme aquila rH. Et si la maintenance informatique correspond à un besoin vital pour les entreprises qui, là peut-être encore plus qu’ailleurs, exigent de la réactivité, c’est peut-être du côté de l’éco-responsabilité et du recyclage – à laquelle la nomenclature législative incitera peut-être encore davantage dans les mois à venir – qu’il faut voir le déve- loppement des marchés de B to B en parallèle de celui du B to C : Cartridge World, mais aussi, derrière ce grand succès, les jeunes recycl’me et Greenwishes, sont des modèles de développement à suivre de près dans une économie très por- teuse.+ En vue : aquila rH, Cartridge World, Club Passtime, Greenwishes...Les enseignes : actioncoach (1997, 35, 100 K€), adéquat (2008, 5, 145 K€), aquila rH (2010, 11, 60-80 K€), Capi Consult 2010, 19, 30K€), Cartridge World (2003, 150, 75- 85K€), Cohésion international (2006, 68, nC), CrediPro (2010, 23, 50-60 K€), distri Club Médical (1975, 52, 120-150 K€), Ecotel (1976, 37, 175-200 K€), Evidencia (2014, nC, nC), Greenwishes (2013, 2, 65K€), Homebox (2006, 44, nC), illico travaux (2000, 33, 20-40K€), Mail Boxes Etc. (1993, 6, 70-100 K€), norbert dentressangle (1985, 52, 120K€), recycl’me (2014, nC, 25K€), rH Solutions (2008, 25, 50K€), Signarama (2002, 30, 45K€), temporis (2000, 106, nC), WSi (1997, 57, 60K€)...n SPORT/LOISIRSn AUTOMOBILE/ MOTO/CYCLESLes enseignes : Club Moving (1991, 52, 800K€), Curves (1995, nC, 80-120K€), décathlon (nC, nC, nC), Endurance Shop (2011, 46, 150k€), Eurekakids (2011, 12, nC), Fitness Park (2009, 25, 150-200K€), Freeness (2010, 9, nC), FootsalDiversification obligatoire ! Un marché de l’automobile qui fait grise mine, impactant directement un secteur qui fait partie des achats « contraints », où le consommateur cherche autant le prix que la rapidité et la fiabilité du profession- nel... les centres autos, passés par des hauts et des bas au cours des dernières années – notamment avec l’arrivée de l’électronique embarqué dans les véhicules pour lesquels il a fallu s’équiper -, n’ont aujourd’hui d’autre choix que de se di- versifier... sans perdre leur cœur de métier. À l’heure où les spécialistes du pneu font de la révision et que les cadors du diagnostic révisent des vélos électriques, la tendance de la mobilité (vélo donc, mais aussi scooter électrique) se confirme, le client cherchant aussi dorénavant l’information avant de pousser la porte des centres. Pour les norauto, Midas, Speedy, Feu Vert, Point S and co, le référencement des pièces et l’ergonomie des sites internet sont devenus un argument majeur pour la vente. Un marché des centres de réparation rapide qui réagit donc et qui côtoie celui des centres de lavage (pour 4 mais aussi 2 roues, avec la tendance écologique), des loueurs, des centres spécialisés sur les deux roues (comme doc’Biker), des techniciens du pare-brise, des centres de contrôle technique... Quelque 70 réseaux dans ce secteur, que sont venus compléter no- tamment les intermédiaires de vente de véhicules d’occasion (transakauto, Ewigo, BH Cars...), lesquels profitent d’un marché au plus haut, tandis que l’apparition des auto-écoles en franchise (qui vont bénéficier du passage de la conduite accompagnée de 16 à 15 ans) ouvre de nouvelles perspectives.+ En vue : BH Car, doc’Biker, Eléphant Bleu, Ecowash, Ewigo, Midas, Speedy 36 MarS / aVril / Mai 2015(2009, 2, 200K€), Go Sport (1978, 28, nC), intersport (1924, 620, nC), JouéClub (1966, nC, nC), King Jouet (1989, 98, nC), Mo- ving Express (2011, 14, 300K€), l’appart Fitness (2011, 16, 70- 120K€) lady Fitness (2005, 23, 100- 150K€), lady Moving (2006, 43, 125- 175K€), l’orange Bleue, mon coach fit- ness (2006, nC,200K€), Max aventure (2011, 1, 420-520K€), rugby Store (2009, nC, 70K€), Sport 2000 (1966, 567, 450K€), Swimcenter (2006, 11, nC), Vitabike (2012, 18, 150-200K€), Waterbike (2011, 78, 190-240K€)Youpi Parc (2011, nC, 160- 250K€)...]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[DEVENEZ FRANCHISÉSGAGNER en Franchise recherche des futurs franchisés sur la Toute la France dans les domaines suivants services à la per- sonne, service à la personne dépendante, services aux entre- prises intérim et recrutement, conseils aux entreprises, conseil en digital marketing, courtage en travaux, économie d’énergie, restauration rapide, snacking, chocolat, commerce alimen- taire de proximité, beauté cosmétique, automobile, réparation moto, prêt à porter, loisirs, sport...]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6es franchiseurs ne peuvent pas faire l’économie d’une communication de marque. de l’agence 1min30. la notoriété de la marque est un élément fort d’adhésion : à savoir- d’ailleurs, « l’obligation de communiquer est contractuelle, comme le précise la faire comparable, le franchiseur qui se développera le plus sera celui qui aura la meilleure loi Doubin », souligne Jean-luc Boncenne, directeur de l’agence 40° sur la marque, au sens large (appétence, notoriété, rayonnement...) S’il est toujours possible deClUB EntrEPrEndrE Business guides - Têtes de réseauxnotoriété et contrôlela communication est essentielle au développement lLa communication ne passe pas seulement par des d’un réseau pour assurer la notoriété de la marque«affiches ou des spots publicitaires, mais aussi par deset recruter de nouveaux franchisés.services bien conçus comme la carte fidélité »banquise. la communication nationale fait l’objet d’une redevance, payée par les se charger de sa communication en interne, l’expertise requise et la complexité du travailfranchisés. les fonds récoltés ne doivent servir qu’à cet effet, « et le franchisé doit pouvoir en tirer un profit direct. Une bonne communication est essentielle à la vie d’un réseau » précise Fabienne Hervé, directrice de FH Conseil. « C’est un critère de choix important pour les candidats à la franchise », souligne Gabriel dabi-Schwebel, directeurrendent en général avisé le recours à un prestataire externe, surtout s’il existe des spécialistes du secteur. En effet, pour un réseau, la communication ne se résume pas à des campagnes nationales : il faut également organiser la gestion des nouveaux médias, gérer la communication interne, assurer la cohérence du discours du réseau.Franchise à 360°n COMMUNICATION NATIONALE : CONNAÎTRE SES POINTS FORTS« La communication nationale présente un triple intérêt : cela génère du trafic chez les franchisés, accroît la notoriété de l’enseigne, et donc optimise le recrutement », explique Charles-Henry ternynck, directeur de l’agence de commu- nication Symbol. la communication nationale sert donc principalement à valoriser la marque portée par le réseau. Ce sont plutôt des opérations de type institutionnel, qui vont se décliner sur des supports à large diffusion – mais il faut que les médias utilisés soient en lien avec la répartition géo- graphique du réseau : faire de la pub sur un territoire où il n’y a pas de franchisé présent créé la déception - cependant, la mise en place d’un site marchand rend cette considération caduque. il faut aussi prendre en considération le coût des campagnes : par exemple, en-dessous de 100 points de vente, une campagne télévisuelle a peu d’intérêt. Certains réseaux, du coup, mettent en place une redevance commu- nication évolutive. Quant aux thématiques à aborder, elles vont dépendre de l’activité de la franchise et des valeurs qu’elle souhaite mettre en avant : « il faut faire savoir son savoir-faire », résume Fabienne Hervé, directrice de FH Conseil. Et ne pas oublier que la communication ne passe pas seulement par des affiches ou des spots publicitaires : elle se fait également grâce à des services bien conçus. Par exemple, « c’est au franchiseur de mettre en place la carte de fidélité, continue Fabienne Hervé. Car si, lors d’un dé- placement, un client veut utiliser sa carte fidélité dans un autre point de vente mais ne le peut pas, cela donne une mauvaise impression. Il faut mettre en place des systèmes de compensation. »temps ses obligations contractuelles. les technologies nu- mériques aujourd’hui permettent de mettre en place aisément des systèmes efficaces. « Nous avons mis en place une solution, baptisée Web to Print, qui permet à chaque adhérent de personnaliser en ligne ses documents à partir de modèles, en y rentrant ses informations spécifiques ; après l’envoi d’un PDF de validation, le franchisé commande ses éditions et les reçoit directement, décrit Charles-Henry ternynck. Plus de gestion de commandes par le franchiseur, et vos partenaires bénéficient de tarifs très attractifs. »parLaurentDelafontaineassocié fondateur axe réseauxMembre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchisePourquoi la franchise augmente la notoriété d’une enseigne ?la franchise est un système contractuel historique qui permet à un entrepreneur de dupliquer le succès d’un autre, moyennant une contribution financière. Pour autant, ce contrat implique (entre autre) de pos- séder une marque commerciale dûment protégée. C’est un élément clé que regardent aussi attentive- ment les candidats à la franchise, car dans le com- merce de biens et services, la forte notoriété d’une marque a toujours été un élément stratégique et la raison d’exister des agences publicitaires. Basique- ment, il faut faire connaître son produit pour donner envie de l’acheter !depuis une dizaine d’années, la puissance d’internet et des réseaux sociaux bouleverse en partie cette si- tuation, car l’espace médiatique est devenu virtuel et sans limite.Pour preuve, le bon référencement d’une marque sur Google, la recommandation d’un restaurant sur tripadvisor, le nombre de followers sur twitter ou la photo sur instagram d’un sac à mains porté par Beyoncé, vont directement favoriser les ventes. En accélérant son développement par la franchise, une enseigne verra automatiquement croître sa no- toriété. d’une part, du fait de l’augmentation de points de vente physique et donc de la visibilité, mais aussi du fait des actions mises en œuvre par la tête de réseau sur internet, et donc du buzz qui en dé- coule sur la toile.les franchiseurs les plus innovants ont bien compris cette évolution et recrutent non plus des « publici- taires», mais des « community managers » !38 MarS / aVril / Mai 2015n GARDER LA COHÉRENCE DU DISCOURS la carte de fidélité n’est pas la seule chose qui doit fonctionner partout. il en va de même de tout ce qui fait l’identité du réseau, et cela inclut les codes visuels et verbaux - les signes distinctifs de la marque. Ce n’est pas à chaque franchisé de faire un effort de création (sans oublier le fait que la communication n’est pas le fort de tout le monde) : il est impensable de les laisser agir à leur guise, leurs actions ayant des conséquences directes sur la notoriété de l’enseigne. du coup, le franchiseur doit proposer à son réseau un kit de communication, rassemblant des outils performants, moins chers à l’unité que ce que les membres pourraient trouver en local. Cela lui permet de contrôler jusqu’à un certain point la communication du franchisé, et de remplir en mêmen MAÎTRISER LE DIGITALl’arrivée des nouvelles technologies a également multiplié la puissance de communication des franchises, en leur offrant un nouvel espace à investir : le web et les réseaux sociaux. Encore faut-il s’y prendre de la bonne manière. En ce qui concerne le digital, il faut en fait élaborer une vraie ligne édi- toriale. « Et même s’inscrire dans une démarche de média : en fait, sur le web, l’entreprise produit et diffuse du contenu, comme un média traditionnel, souligne Gabriel dabi- Schwebel. Il faut donc de la cohérence et de la régularité. » instaurer des rendez-vous réguliers est essentiel pour construire une audience stable. du coup, toute marque nationale se doit d’avoir un site web qui ne se contente pas d’être une vitrine : il faut qu’il soit dynamique, avec des blogs, des newsletters, couplé avec des réseaux sociaux qui relaient les informations en provenance des sites locaux... les mêmes soucis de co- hérence se posent que pour les médias plus classiques, d’autant qu’il est impossible d’interdire à un franchisé d’avoir un site web ou une page Facebook. il est du coup fortement recommandé d’encadrer les pratiques (un bad buzz est si vite arrivé !) : « toutes ces règles doivent être intégrées dans le contrat de franchise », précise Jean-luc Boncenne.n COMMUNIQUER AVEC SES FRANCHISÉS Enfin, une franchise ne doit pas oublier de communiquer vers son réseau. là aussi, un discours fort et cohérent fera beaucoup pour fédérer les franchisés autour de la marque. « La communication interne est essentielle, et va main dans la main avec l’animation du réseau », indique Fabienne Hervé. Ecouter ses franchisés, recueillir leurs idées, leur parler clairement des événements et évolutions qui agitent le réseau, suppose d’avoir mis en place des outils ad hoc, qui peuvent aller des conventions nationales et régionales à un réseau social interne.Par Jean-Marie Benoist]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Business guides - Membres de réseauxS’inscrire dans le tissu localle franchisé doit assurer sa communication au niveau local. Mais, s’il est libre de ses choix, respecter la cohérence du message de son réseau est essentiel,ugmenter la notoriété de la marque est l’apanage du franchiseur, mais cela n’achète pas. Mais une bonne communication locale ne se limite pas à la bonne ne veut pas dire que les franchisés n’ont pas besoin d’avoir recours à des tenue de son point de vente. Certes, « le franchisé bénéficie d’opérations conçues spécialistes de la communication pour leur propre usage. En un sens, ils in- au niveau national, qui ont une cohérence forte multipliée sur différents supports,aet durant les six mois qui suivent » aussi bien sur les médias classiques que sur le web.« La communication à l’ouverture est indispensable avant, pendant,carnent le message national auprès du consommateur final. Cela passe parfois par décrit Jean-luc Boncenne, directeur de l’agence 40° sur la banquise. En termes dedes détails très simples – « respecter les valeurs et engagements pris par la tête de réseau auprès du consommateur, comme les horaires d’ouverture, la fraîcheur des produits... », souligne Fabienne Hervé, directrice de FH Conseil. Un certain nombre de points sont simplement du bon sens, comme avoir une vitrine propre, qui montre bien les produits, ou encore un magasin accueillant aussi bien du point de vue de la décoration que de la politesse des employés – même si le clientcoût et d’efficacité, c’est beaucoup plus économique pour un franchisé que pour un entrepreneur indépendant. » Mais ces opérations ne couvrent pas nécessairement tous les besoins en communication du franchisé. il a notamment un rôle complémentaire à jouer : s’inscrire dans le tissu local. Et pour cela, le recours à des professionnels de la communication peut s’avérer judicieux, car « faire de la pub » est moins aisé que ce que l’on pense.n RESTER COHÉRENT AVEC SA MARQUEle premier écueil est qu’un franchisé n’est pas complètement un entrepreneur indépendant : il ne fait pas totalement ce qu’il veut. Cela va aussi pour la communication. Etant porteur d’une marque, il doit en respecter les codes - un univers graphique et lexical bien particulier. Et il faut que le franchisé respecte ce cadre. Heureusement, pour simplifier la tâche, les franchiseurs proposent du matériel clé en main : flyers, affiches, stands pour animation au point de vente... Un vrai kit de communication, utilisable pour tous types d’opérations. « Apporter les outils fait partie du contrat de franchise, souligne Gabriel dabi-Schwebel, di- recteur de l’agence 1min30. L’agence de communication d’un franchisé, en un sens, doit être le franchiseur. » ou, du moins, l’agence de communication du franchiseur – faire appel à ses services est souvent plus économique que de s’adresser à une agence locale. « C’est une règle de base : toute opération proposée au franchisé doit être plus efficace et plus économique que ce qu’il ferait par lui- même », souligne Charles-Henry ternynck, directeur de l’agence de communication Symbol. de plus, lors d’opé- rations événementielles initiées par la tête de réseau, l’agence de la franchise – qui a le plus souvent élaboré le matériel – peut aider les franchisés à utiliser les divers outils et supports mis à sa disposition (animation au point de vente, affichages, radios et journaux locaux...)« Il appartient au franchisé de faire rayonner sonmagasin au niveau local, estime Fabienne Hervé. Certainsfranchiseurs imposent d’ailleurs un investissement annuelen communication locale. » il y a bien lieu de faire unedistinction, car les messages jouent sur des registres dif-férents. Si le franchiseur se charge de la notoriété de lamarque, le franchisé travaille sur l’intégration au tissulocal. l’ouverture du magasin constitue notamment unévénement de taille en termes de communication locale.« La communication à l’ouverture est indispensableavant, pendant, et durant les six mois qui suivent »,souligne Charles-Henry ternynck. le franchiseur, danscertain cas, préparera un package à destination desmédias locaux, mais le franchisé devra vraiment investirle terrain pour vraiment s’installer. il faut, dans l’idéal,faire partie des associations de commerçants, participeraux événements locaux et le faire savoir. Car cela montrele dynamisme de l’enseigne. Une agence de communicationlocale pourra aider le franchisé de plusieurs façons : or-ganiser un stand pour une foire (se réunir à plusieursfranchisés sur une même région permet de faire des éco-nomies mais complique la gestion), cibler de façonexacte les médias régionaux ou locaux (radio, presse...)appropriés au message que l’on veut faire passer, établirune vraie stratégie de communication tenant compte desspécificités locales... Bref, tout un programme que lefranchisé ne peut pas nécessairement assurer par lui-même. Sans oublier qu’il lui échoit – le franchiseurn’ayant le plus souvent pas accès à ses bases de données– d’assurer des relations clients de qualité, avec des Jean-Marie Benoistn S’INTÉGRER DANS LE TISSU LOCAL Cependant, un franchisé ne peut pas vraiment se contenter uniquement des opérations lancées par la tête de réseau.n OCCUPER LE WEBSi la plupart des agences de communication spécialisées dans le monde de la franchise proposent des prestations liées au web, certaines vont plus loin et proposent de créer – pour le franchiseur – un site de marque qui pourra être décliné dans des versions locales pour le franchisé. Ce qui, pour ce dernier, lui permet de bénéficier d’un site web fonctionnel, cohérent avec celui de sa tête de réseau et bénéficiant d’un référencement optimisé (grâce à la géolocalisation des recherches). avoir un site web – qu’il soit local ou une section du site de la marque – est essentiel aujourd’hui, tout comme être présent sur les réseaux sociaux. Mais il faut les utiliser avec discernement. « Un site web local est pratique, mais il ne faudrait pas qu’il attire une clientèle qu’il ne peut pas satisfaire car hors de la zone géographique du franchisé », souligne Gabriel dabi-Schwebel. Et surtout, les informations et données postées sur le site et les réseaux doivent être cor- rectement sélectionnées et rédigées. il y a là un paradoxe : « le franchisé ne s’exprime pas au nom de la marque na- tionale », rappelle Jean-luc Boncenne, mais qu’il le veuille ou non, il l’engage lorsqu’il s’exprime ; et en cette ère digitale, les bad buzz sont vite arrivés... il vaut mieux donc, pour sa présence online, suivre de près son franchiseur et ne pas hésiter, le cas échéant, à en confier la gestion à un spécialiste.Franchise & PartenariatRecruter ses franchisés / partenaires ... tout un art !systèmes de carte de fidélité, de parrainage, ou d’offres promotionnelles spécifiques.parle recrutement est une étape primordiale pour construire son réseau de franchise ou de partenariat. les futurs cocon- tractants devront être sélectionnés avec soin puisque c’est principalement sur eux que reposera la réussite commerciale du réseau. dès lors, il sera minutieusement préparé et une véritable stratégie devra être mise sur pied.En second lieu, la sélection des futurs franchisés / partenaires qui seront retenus et ce, selon les critères définis à l’aide d’outils d’évaluation. En tout cas, le franchiseur doit maî- triser les motivations poussant les candidats à intégrer son réseau afin de les utiliser lorsqu’il recrute. Voici quelques leviers fréquents : une activité plaisante, valorisante, une ren- tabilité durable, l’indépendance, l’affinité avec le produit/service.Michel KahnEn premier lieu, les phases du recrutement seront définies ainsi que les informations qui seront délivrées aux candidats, tout comme celles qui devront être obtenues de ces derniers. Un soin particulier sera apporté à la rédaction du message de recrutement qui devra véhiculer une image positive, l’en- vie d’en savoir plus, sans dévoiler trop d’informations, mais atteindre la cible afin d’être efficace et ... sélectif.Un bon franchiseur ne doit pas seulement savoir exploiter sa formule, à son seul profit. En tant que tête de réseau, il doit se montrer opérationnel et pertinent dans l’art de mon- ter, développer et animer son réseau. Car savoir commer- cialiser son concept, c’est le deuxième métier du franchiseur.Consultant expert en franchise et partenariat, Président de l’irEF - Fédération des réseaux Européens de Partenariat et de Franchise,auteur de « Franchise et Partenariat » (dunod. Paris, 2009)40 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="41" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="42" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Business guides - L’actu juridiquePetits ajustements« Eh les gars ! Fallait lire EcoRéseau Franchise et Concept(s), il y avait une brève sur votre différend ! »durant le trimestre le droit s’est encore adapté à de nouvelles situations dans et autour des réseaux. Petit topo rapide.n L’IMPACT DE LA LOI MACRONExaminé depuis le 26 janviers à l’assemblée nationale, la loi Macron comporte certaines mesures qui auront un impact sur les franchises : celle sur l’expertise en matière d’urbanisme commercial, celle sur le travail du dimanche et en soirée dans les commerces et, de façon plus générale, les mesures concernant les investissements, les licenciements et la justice au travail.En ce qui concerne l’urbanisme commercial, l’autorité de la concurrence va hériter de nouvelles compétences. aujourd’hui, l’implantation de commerce est régie par les élus locaux et consignée dans des documents d’urbanisme, tel que le PlU. Parfois, les besoins des consommateurs passent au second plan au profit de critères de développement économique. Pour y remédier, l’autorité de la concurrence agira «afin de s’assurer que l’implantation de commerces respecte les conditions d’une concurrence équitable et offre au consommateur un véritable choix.» En pratique, elle pourra être saisie par le préfet, le ministre de l’économie ou par elle-même pour donner un avis sur les projets des documents d’urbanisme ayant trait au commerce avant leur validation définitive.En ce qui concerne le travail le dimanche et en soirée, les mots d’ordre sont assouplissement et volontariat. les dérogations municipales porteront sur 12 jours (au lieu de cinq) ; sur ces 12 jours, les commerces pourront de droit en travailler cinq. le volontariat des salariés, ainsi que leur compensation spécifique, sont posés comme condition sine qua non à l’ouverture, quelle que soit le type de zone (touristique ou PUCE).il faut également noter une volonté de simplifier et d’harmoniser l’épargne salariale pour la rendre plus accessible aux petites entreprises, de raccourcir les délais des prud’hommes avec une formation continue pour les conseillers. Enfin, lors d’une procédure de redressement judiciaire, le juge pourra en dernier recours obliger la vente des actions au profit de personnes présentant un plan crédible de sauvetage. En contrepartie, les nouveaux actionnaires auront l’obligation de mettre en place et de financer un plan pour maintenir l’activité ainsi que le plus d’emplois possible.périence professionnelle. la Cour a considéré ces manœuvres comme dolosives, et a prononcé la nullité du contrat de franchise. Pour se prémunir contre de telles éventualités, il est possible de faire signer au franchisé des déclarations sur la qualité de l’information précontractuelle reçue à l’occasion de la résiliation conventionnelle d’un contrat de fran- chise.n NÉCESSITÉ DE FOURNIR UN DIP COMPLETUn arrêt de la Cour de Paris de décembre dernier (Ca Paris n°13/24671 du 29 octobre 2014) vient encore confirmer la nécessité de fournir au franchisé une information pré- contractuelle complète et franche. En l’occurrence, un franchisé avait signé un contrat de franchise, suivi d’un protocole transactionnel de résiliation de ce contrat, pour enfin conclure un contrat de licence d’enseigne et de partenariat commercial. Un an après sa résiliation conventionnelle, le franchisé a assigné le franchiseur pour nullité du contrat de franchise en raison d’un diP mensonger et incomplet. En l’occurrence, l’annexe 6, la « trame d’état local », n’était pas renseignée, et les comptes fournis, en plus de ne présenter qu’un exercice, étaient ceux d’une filiale du franchiseur et non ceux du franchiseur lui-même – ce qui est contraire aux demandes de l’article r.330-1 du code du commerce. de plus, les dirigeants avaient menti en se présentant comme titulaires d’un dESS de gestion de patrimoine, un élément déterminant dans la décision du franchiseur compte tenu de la jeunesse du réseau et de la description succincte de leur ex-n UN CONTRAT DE LICENCE N’A PAS À ÊTRE PUBLIÉaux termes d’un contrat de franchise, un franchiseur a consenti une licence d’exploitation de sa marque à son franchisé. À la suite de livraisons impayées, le franchiseur avait obtenu la résiliation du contrat de franchise aux torts exclusifs du franchisé ainsi que sa condamnation au paiement des factures impayées. le franchisé a fait appel et, entre- temps, a été placé en liquidation judiciaire. la Cour de cassation de Paris a considéré que les droits conférés au franchisé sur la marque ne sont pas remis en cause en l’absence de publication du contrat de licence au registre national des marques. Cela n’est susceptible d’affecter que son opposabilité aux tiers. de plus, le franchisé ne présentait aucun grief tenant à des difficultés d’opposabilité ou d’utilisation de la marque. de façon préventive, les franchiseurs peuvent publier leur contrat de licence de marque afin de s’assurer de son opposabilité et d’assurer la défense de la marque contre la contrefaçon.Veille juridiqueJean-Marie Benoistdifférents termes entre le franchisé et le franchiseur. Enfin, autre coup de trafalgar pour les réseaux, selon l’ar- ticle 341-2, les clauses de non-concurrence et de non-réaf- filiation se verraient interdites. la protection du savoir-faire du franchiseur ne suffirait plus à les justifier. a noter que la clause de non-réaffiliation, qui interdit à un franchisé de rejoindre une enseigne concurrente à la fin de son contrat, est actuellement limitée à une année, et celle de non-concurrence au point de vente du partenaire. En re- vanche, la loi Macron ne précise rien sur la question de l’emplacement du local qui reste en suspens, ni sur le droit de préemption dans le cas d’une cession du point de vente par le franchisé.42 MarS / aVril / Mai 2015parl’amendement de l’article 10 du « projet de loi croissance et activité » fait grand débat dans le monde des réseaux. En effet, d’une part, la loi vient limiter la durée des contrats d’affiliation à 9 ans.n EXÉCUTION À TERME DU CONTRAT DE FRANCHISE, SUITEEn juillet dernier, le tribunal de Montpellier avait pris une ordonnance rappelant que le juge des référés peut contraindre le franchisé à exécuter jusqu’à son terme le contrat de franchise (Franchise & Concepts n°5). récemment, dans un cas similaire (un franchisé met fin unilatéralement à ses contrats, avant terme, sans notifier de griefs vis-à-vis du franchiseur), le tribunal de Pontoise est arrivé à une décision similaire, argumentant que « le contrat conclu doit être exécuté par chacune des parties tant qu’il n’en a pas été statué par les juges compétents et que nul ne peut se faire justice à soi-même », et qu’il s’agit donc « d’une violation caractérisée du contrat de franchise par (le franchisé) constitutive d’un trouble manifestement illicite ». Une résiliation anticipée doit donc im- pérativement être motivée, sous risque de se voir contraint à poursuivre le contrat.n RECLASSEMENT D’UN SALARIÉSelon le code du travail, la validité d’un licenciement pour inaptitude dépend notamment de la conduite préalable de recherches sérieuses de reclassement, devant s’effectuer au sein de l’entreprise, des entreprises entre lesquelles une permutation en tout ou partie du personnel est possible et enfin du groupe – ce qui s’applique aux entreprises indépendantes membres d’un même réseau de franchise. En revanche, cela ne s’étend pas aux partenaires commerciaux. la Cour d’appel de lyon l’a rappelé en déboutant la demande d’un salarié licencié qui reprochait à son employeur de n’avoir pas cherché de reclassement dans sa centrale d’achat.Loi Macron et Franchise : 3 coups au cœur du systèmeLaurence Vernayavocateassociée co-gérantedu CabinetSaJEPourquoi ajouter ce nouveau délai alors qu’il existe déjà dans la loi doubin et le droit de la concurrence deux ré- glementations qui posent des limites de temps aux contrats d’approvisionnement à caractère exclusif ?toujours dans la logique de redonner de la liberté aux fran- chisés et commerçants indépendants, la loi Macron espère mettre fin à la tacite reconduction dont disposent certains contrats d’affiliation. Si le texte de loi entre en vigueur, chaque fin de contrat entraînerait une renégociation des]]></page><page Index="43" isMAC="true"><![CDATA[n°6es futurs franchisés portent un regard acéré sur le montant du droit verture, le nombre de jours d’accompagnement... », explicite Me remi de d’entrée des réseaux. la plupart de ces derniers (franchises, conces- Balmann, avocat associé du cabinet d M & d, membre du collège des ex- sions, affiliations, partenariats, commissions-affiliations...) exigent une perts de la FFF. Sur le principe il est bien difficile pour le franchisé de négo-Business guides - Paiement du droit de renouvellement ClUB EntrEPrEndrE Come-back négociéwww.ecoreseau.frle paiement d’un droit de renouvellement de contrat... Une exigence qui peut faire grincer des dents. Focus.somme précise que la presse et les revues spécialisées recensent scrupuleu- cier cette somme, puisqu’elle est censée provenir d’un savant calcul. la tête sement. Cette exigence est acceptée de tous, car « derrière le droit d’entrée de réseau ne doit rien faire au hasard. il faut additionner le droit d’entrée, le se trouvent des prestations et des coûts assumés par la tête de réseau. Le coût de formation et le droit d’assistance pour obtenir la redevance forfai- calcul de ces droits dépend de plusieurs critères et peut s’estimer en toute taire. « Souvent ces 3 postes sont ventilés en toute transparence », révèle rationalité, comme l’état de mûrissement, la notoriété, l’assistance à l’ou- l’expert.n PAIEMENT D’UN DROIT DE RENOU- vaut pour les parties aborder cette phase avec plusla franchise maîtriséeVELLEMENT PLUS DÉLICATde délicatesse.En revanche les fonctionnements semblent plus disparates concernant le paiement d’un droit de re- nouvellement, lorsqu’un des membres du réseau décide de poursuivre son activité sous l’enseigne après la fin de son contrat, et donc de signer un nouveau contrat avec la société de tête de réseau. « Cette exigence dépend bien souvent de la philo- sophie et du système de développement du ré- seau », précise Me remi de Balmann. tout d’abord il n’existe pas un « droit » au renouvellement au sens juridique du terme, c’est à dire le pouvoir d’obliger son cocontractant à renouveler le contrat. le franchiseur comme le franchisé peuvent libre- ment souhaiter de ne pas renouveler l’expérience une fois le contrat arrivé à son échéance. Certains réseaux admettent le principe du renouvellement tacite, ou du renouvellement express, mais mieuxn FORMULES GAGNANTESPour l’homme de droit « il est positif de remettre les choses à plat, de dire si l’aventure peut perdurer et sous quelles conditions. au bout de 5-6 ans, cer- taines modifications doivent être enregistrées, car le contrat a évolué en même temps que le réseau ». la règle est que les délais doivent être raisonnables et suffisants, tout le monde se rencontrant généra- lement 6 mois avant. « Attention, lors d’un renou- vellement le franchiseur est tenu de délivrer un nouveau DIP, comme l’a exigé la Cour de cassa- tion. Son absence ne va toutefois pas annuler le contrat, puisque le franchisé était déjà dans le ré- seau », ajoute Me remi de Balmann. Quant à la partie pécuniaire, il est évident que le franchisé ne va pas payer une formation et une assistance à l’ou- verture. reste donc uniquement le droit d’entrée. « Des réseaux affirment qu’un contrat renouvelé induit le versement d’un droit d’entrée dans son in- tégralité. Ce n’est pas toujours un abus, car le sa- voir-faire peut être réactualisé. Mais il est généralement commercial d’en fixer un montant moindre », conseille l’avocat. il est en tout cas sou- haitable pour le franchiseur de dispenser une nou- velle formation de mise à jour du savoir-faire, notamment afin d’expliquer les évolutions du concept et de vérifier que le franchisé applique tou- jours à la lettre les méthodes du réseau. « La négo- ciation semble envisageable sur ce point, j’ai déjà été sollicité. Mais attention à ne pas tomber dans des discussions de chiffonniers. Généralement le franchiseur suit une politique déterminée à l’avance, il lui est difficile d’en dévier et de faire du cas par cas. La relation doit rester stable, il n’est pas utile pour le franchiseur de préciser qu’un nouvel arrivant paierait un droit d’entrée complet à la place de l’ancien franchisé », met en garde le spécialiste. le paiement du droit de renou- vellement est acceptable, à condition qu’il soit plei- nement expliqué et justifié. il en va de la légitimité de la tête de réseau. « Mieux vaut que tout soit ins- crit d’emblée dans le premier contrat », ponctue l’associé deparJean-BaptisteGouacheavocat associé - Gouache avocatsMembre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchiseGare à la législatite !législatite = maladie grave que vient de contracter M. MaCron.Produit des conséquences collatérales néfastes pour les enseignes, dont la prohibition des clauses de non- concurrence post-contractuelle, récemment adoptée au terme d’un vote de l’assemblée soumis à l’article 49-3.Cette mesure va provoquer un mercato des franchi- sés aux conséquences non évaluées.Elle nuira à la massification des achats nécessaire pour peser dans la négociation commerciale avec les fournisseurs et qui profite au consommateur. Elle fragilisera les enseignes dont le savoir-faire est largement intellectuel, en ne leur permettant pas d’éviter la dispersion et la banalisation de leur sa- voir-faire qui pourra être exploité par l’ancien dis- tributeur.Cette réforme pénalisera les franchiseurs en phase de démarrage et les plus petits réseaux. a cet égard, un sous amendement a été adopté en séance de l’as- semblée nationale du 30 janvier pour en limiter le champ d’application de ce texte « à un type d’orga- nisation [...] au-delà d’un certain seuil de chiffre d’affaires [...] », seuil à fixer par décret : le mal est si bien perçu de sorte qu’un remède est déjà envi- sagé !Cette réforme, qui renforce significativement la sanction des pratiques restrictives de concurrence, est inutile. l’arsenal des pratiques restrictives de concurrence, dont la notion de déséquilibre signifi- catif, était suffisant pour que les juges sanctionnent les pratiques contractuelles anti-concurrentielles, sans bouleverser des équilibres de marché fragiles en mettant un terme à des pratiques contractuelles éprouvées.Droit d’entrée révélateurDes flux d’argent à décortiquerLe business model du franchiseur ne peut être remis en cause si bien que la négociation reste impossible concernant le droit d’entrée. Mieux vaut donc prendre ses précautions et se renseigner avant de se lancer. Des droits d'entrée de 50 000 euros pour des franchises de prestations de services aux particuliers ou aux entreprises semblent par exemple exagérés. Cela signifie que le franchiseur empoche un maximum d'argent dès le départ, de peur de ne pas avoir le temps d'en récupérer suffisamment avec la rede- vance sur CA à plus long terme. Les comparaisons au sein du même secteur et les enquêtes visant à comprendre à quels services les sommes correspondent semblent les bienvenues. De même mieux vaut se méfier des réseaux qui font leur publicité en annonçant une absence de droit d’entrée et de redevance. « Cela sous-entend que le modèle économique est celui d’une centrale d’approvi- sionnement, qui réalise ses marges sur les achats des franchisés. En soi ce n’est pas choquant, mais s’il n’existe pas de droit d’entrée, cela signifie aussi qu’il n’y a pas de savoir-faire. De même s’il n’y a pas de redevance, il n’y a pas d’appui de la part du réseau », précise Me Remi de Balmann, avocat associé du cabinet D M & D, membre du collège des experts de la FFF. Pour le franchisé cela ne veut pas automatiquement dire qu’il doit partir en courant, mais en tout cas qu’il doit se méfier, car le slogan tourne le dos à l’idée classique de réseau.Julien TarbyMarS / aVril / Mai 2015 43]]></page><page Index="44" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE Saga - SpeedyGarage à idées«Va donc, va donc chez Speedy ! ... Speedy... ! » Un spot publicitaire dedédiésauxamortisseurs,batteries,freins et vidanges. 1992 sonne l’arrivée des pneumatiques ; 2004, le lancement de Speedy Fleet à destination des flottes d’entreprises, 2005, l’activité climati- sation ; et 2006, Speedy Glass. Jusqu’en 1991, la marque connaît un développe- ment en direct, mais le succursaliste change son fusil d’épaule. la même année, le groupe grandit par croissance externe en acquérant 82 centres du réseau Plein Pot. le réseau décide alors d’un développement mixte. C’est la naissance du réseau de franchises. « La mayonnaise prend avec l’ancien réseau Plein Pot qui profitera sous notre en- seigne, de la force de frappe de notre développement en direct », souligne rené Prévost, directeur général de la franchise avec 33 ans d’ancienneté et président de la FFF (Fédération Française de la Franchise). la croissance continue avec le rachat en 2004 des 43 centres du réseau axto. En 2005, l’enseigne compte alors 115 franchisés pour 340 succursales. Comme l’ont in- diqué certains slogans politiques de l’époque, le changement s’opéra en 2012. Jacques le Foll rachète l’entreprise qu’il souhaite « remettre en marche ». débute dès lors un plan d’investisse- ments et de redéploiements stratégiques. l’actuel président reprend la marque Speedy. le modèle de développement s’inverse peu à peu, avec comme objectif de développer le réseau de franchises de manière plus soutenue tout en passant du statut de « fast fitters » à celui de centres d’entretien complet du véhicule : 2012 sonne aussi le rappel de l’identitéSpeedy passe le contrôle technique avec EcoRéseau et démontre que l’élargissement des activités métiers et le développement mixte entretiennent avec sûreté sa pérennité.quelques secondes qui reste dans la tête toute la journée et que l’on fredonne inconsciemment. Pas besoin de détenir un véhicule pour connaître l’enseigne : des bonhommes en bleu de travail au liserai rouge, les mains pleines de cam- bouis, un sigle sphérique du même bleu à l’anneau d’argent, le tout signé par une marque rouge distincte qu’on saurait tous redessiner de mémoire. aujourd’hui, l’enseigne possède plus de 550 centres dont 13 dans les droM (département et région d’outre-Mer) et 56 à l’étranger. Un maillage partic- ulièrement serré pour un des leaders de l’entretien automobile depuis près de 40 ans déjà. Malgré ce développe- ment mené tambour battant, l’enseigne a connu une série de changements, non sans effets sur l’expansion des réseaux de franchises et de succursales. l’oc- casion de revenir sur l’histoire du Car Fitter, son évolution vers un modèle mixte d’implantations et ses élargisse- ments commerciaux pour faire face aux discounters et à la concurrence historique, dans un contexte où les us- agers roulent de moins en moins.Si rapide qu’on les surnomme« Speedy Gonzales »un peu vieillissante de la marque, qui connaît alors un lifting de luxe pour plus d’une centaine de points de vente. Parfois jusqu’à 100 000 euros pour remettre un atelier à neuf. Malgré une presse qui n’encense pas toujours les choix de l’enseigne, Speedy ferme très peu de centres – une dizaine, pour des raisons d’arrêt d’activité ou d’expro- priation par les villes - et ambitionne40 nouvelles ouvertures supplémentaires pour l’année 2015. Preuve que la mé- canique de l’enseigne est bien huilée. « A terme, nous souhaiterions avoir un réseau mixte équilibré et performant », souligne rené Prévost.UNE VAPEUR DOUCEMENT INVERSÉEtout commence près de Paris à Bois- Colombes en 1978. l’activité des centres se concentre alors exclusivement sur les pots d’échappement. les élargisse- ments de la palette de métiers com- mencent dès 1983 avec des servicesETRE À 10 MINUTES DE CHAQUE CONDUCTEUR« Ce développement soutenu repose44 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="45" isMAC="true"><![CDATA[n°6notamment sur l’implantation de Speedy sur les baies techniques des stations-services des pétroliers. Cela nous permet de bénéficier d’emplace- ments de premier ordre qui seraient inaccessibles sans ces accords », pré- cise le directeur de l’enseigne. 13 answww.ecoreseau.frde ferraille ». Désormais nous effec- tuons un vrai diagnostic qui passe par l’utilisation systématique des nou- velles technologies et de l’électronique embarquée des véhicules. Pour Speedy, cela s’est traduit par la création d’un centre de formation afin de mettre régulièrement à niveau chacun de nos collaborateurs », note rené Prévost. Un programme et une qualité de formation d’ailleurs adoubés par les pairs du milieu. Cette mise à jour perpétuelle des compétences et l’élar- gissement des activités métiers con-Saga - Speedy courent à faciliter le recrutement duClUB EntrEPrEndrE tions dans l’ensemble des pays .oùGeoffroy Frameryfranchiseur. « Désormais, les garag- istes indépendants souhaitent plus facilement rallier notre bannière, car nous faisons le même métier à la dif- férence d’être supportés par la force d’un réseau mixte », poursuit-il. toute- fois, 2014 ne fut pas l’occasion d’asseoir davantage le réseau hexag- onal. les yeux des dirigeants furent tournés vers le Maghreb et l’afrique, malgré les difficultés tant conjonc- turelles que structurelles : « nous avons cherché à renforcer nos posi-nous sommes déjà présents. Nous op- tons pour un développement en mas- ter-franchise. Toutefois les destina- tions lointaines posent problème en matière d’approvisionnement, avec d’une part notre dépendance aux im- portateurs ou d’autre part, la difficulté de mise en place d’une plateforme logistique », analyse le dirigeant.de partenariat avec BP et 3 avec total. le réseau dénombre actuellement 49 centres reposant sur ce type d’im- plantations ; formidables vitrines pub- licitaires. d’autres spécialistes se gr- effent également sur ce type de parte- nariat. a la tête de ces points de serv- ices, l’enseigne place des couples de gérants qui reçoivent comme tout franchisé la formation nécessaire à la bonne tenue du site et à l’accueil du client. Un atout manifeste en termes d’exposition. Partout ailleurs, le but avoué de l’enseigne est d’im- planter un centre à moins de 10 min- utes de chaque automobiliste. Côté nouvelles implantations, cela corre- spondrait à l’ouverture de 200 nou- veaux centres à l’enseigne rouge et bleu, car pour l’heure, 80% des con- ducteurs se trouvent à 15 minutes d’un point Speedy !RENFORCER LA FORMA- TION ET LES POSITIONS À L’INTERNATIONAL« Avant nous étions des «changeursMarS / aVril / Mai 2015 45]]></page><page Index="46" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°6ClUB EntrEPrEndrE La parole aux réseauxDans chaque numéro, EcoRéseau Franchise & Concept(s) vous propose de prendre la parole,de revenir sur un événement ou sur un fait d’actualité qui vous intéresse ou vous concerne.MAIS AUSSI...après total, leclerc, autogrill et nS Stations, la Croissante- rie a inauguré en janvier dernier un nouveau restaurant. En par- tenariat avec le pétrolier aVia, c’est sur l’aire de la réserveToujours Vert, spécialisé dans la vente et la pose de gazon synthétique ornemental, expose pour la 1ère fois à Franchise Expo Paris. né en 2009 et lancé en concession en 2012, toujours Vert va mettre à profit ces 4 jours pour présenter son concept, positionné sur un marché à fort poten- tiel, et sa gamme de gazons synthétiques exclusive, au rendu « plus vrai que nature ». objectif, poursuivre l’expansion dusituée sur l’autoroute a6, à une vingtaine de kilomètres d’auxerre, que le premier point de vente issu de cette collaboration a vu le jour. l’enseigne annonce également de nombreuxautres projets à venir avec avia.www.lacroissanterie.fr/franchisedoc’Biker, réseau spécialisé dans la réparation rapide et l’en- tretien des deux-roues motoriséstutti Frutti Frozen Yo- gurt, spécialiste des yaourts glacés en libre service - avec plus desans rendez-vous, conforte sa place de n°1 sur la capitale avec l’ouverture courant fé- vrier de son 10ème centre parisien, tout en poursuivant son développement à l’échelle nationale.réseau qui compte aujourd’hui 13 agences.900 points de vente dans 48 pays - s'implante en Europe et notamment en France. les premières boutiques ouvriront leurs portes d'ici cet été à Bordeaux, toulouse et rosny 2. Fondé en 2008, le concept tutti Frutti se décline en format kiosque et boutique. Son succès est fondé sur deux idées : proposer un produit de qualité, entièrement naturel et sain, et rendre l'expérience consommateur unique et amusante grâce au système de libre-service total. www.tuttifruttify.comPour plus de renseignements :Ecolave : le spécialiste de la préparation esthétique automo- bile, qui compte une quarantaine d’agences en France, s’ex- porte désormais via la master-franchise, en Suisse et au Maroc.www.docbiker.com/devenir-franchiseRepar’stores, 94 agences aujourd’hui, a pour objectif de dé- velopper sa notoriété afin de conquérir toute la France. l’en- seigne a ainsi lancé une campagne tV en début d’année sur les chaînes du groupe France télévision et Canal +. Une opé- ration qui va être renouvelée dans le courant de l’année. deuxième élément clé de sa stratégie, le véhicule-atelier. Puissant vecteur de communication pour les franchisés, il a été totalement relooké pour le rendre visible et reconnaissa- ble par tous.Spécialisé dans l’entretien et l’équipement des véhicules des consommateurs depuis 1972,différenciée par son offre multi-spé- cialiste de servicesFeu Vert poursuit son développement et conti- nue de recruter. avec plus de 130 prestations assurées par des spécialistes formés aux der- nières technologies – et notamment la digitali- sation -, un magasin Feu Vert comporte toutes les pièces d'entretien liées à l'usure du véhi- cule et à sa sécurité ; les conducteurs peuvent aussi trouver tous les articles destinés à l'équi- pement du véhicule. d’autre part, un nouveau concept Feu Vert Services dédié exclusivement à l'entretien des véhicules, d'une surface de 300 m2 et doté de 4 baies de travail et d’un accueil client se développe en parallèle du réseau tra- ditionnel depuis 2007. www.franchisefeuvert.fr/Hydroparts Assistance couvrira prochainement 6 nouveaux départements : l’aisne, les ardennes, l’Eure, l’indre-et- loire, la Saône-et-loire et la Vienne. Portant à 36 le nombre de départements où l’enseigne assure un service irréprocha- ble d’entretien, contrôle et dépannage des hayons élévateurs sur site, 7/7 et 24/24.auprès d’un public actifs et Séniors, l’enseigne Générale des Services s’appuie depuis 1999 sur un double constat : les clients ont besoin de di- vers services et apprécient la rela- tion de confiance avec un seul et même interlocuteur. Fort de ses 15 années d’expérience et avec plus de 40 agences sur le territoire, Géné- rale des Services est l’un des pion- niers dans la gestion du quotidien des familles et des séniors. le ré- seau national, fortement impliqué dans la Silver Economie, se déve- loppe et recherche des créateurs d’entreprises sur les quelques sec- teurs encore disponibles. www.generaledesservices.comau car de tour accompagne les clients dans la vente et l’achat de leur véhicule pour leur permettre de changer d’auto-Le groupe de fleuristes plus connu pour ses trois enseignes (Monceau Fleurs, rapid'Flore et Happy), 350 magasins et un volume d'affaires de 118 millions d'euros, prendra le nom Emova Group ) partir du 1er avril. "Une marque de groupe qui nous permettra, un jour, d'autres activités que le végétal", déclare le président laurent Pfeiffer. a noter aussi que le concept « nouvelle génération » au bleu émaillé de l'enseigne Monceau Fleurs a fait son apparition en aquitaine, au Haillanprès de Bordeaux et en région Centre, à Bourges.mobile en toute sérénité, l’agence se chargeant de la ventede«aàZ»afinqueleclientnes’occupede rien. Ce service ne nécessite aucune immobilisation de la voiture et permet au client de conserver sa mobilité. Fort de la réussite du point de vente pilote, au Car de tour souhaite désormais créer un réseau national d’agence automobile en franchise. franchise@aucardetour.frLe Pavillon de l’Immobilier ouvre 2 nouvelles agences à taverny (95) et à Malakoff-Montrouge (92) sous un format original : « la succursale », nouveau modèle de création d’en- treprise inédit dans l’univers des agences immobilières. Sans engagement de durée de contrat, ni redevance de fonctionne- ment, « la succursale » est un tremplin permettant d’accéder à l’exercice de ce métier en réduisant de moitié l’investisse- ment initial dans un cadre identique à celui d’une agence.© NIVIERE/SIPAOFFRE D’EMPLOIRapid’Flore, s’offre une belle visibilité en nouant un partenariat avec le comité Miss France pour une durée de trois ans. lors de son couronnement en décembre dernier, Miss France 2015, a donc reçu un magnifique bouquet signé rapid’Flore, en direct du Zénith d’orléans devant 8,5 mil- lions de téléspectateurs selon Médiamé- trie. Un record depuis 2006 !le Cabinet MICHEL KAHN CONSULTANTS - (www.michelkahn.com) expert spécia- lisé en Franchise & Partenariat, recherche pour accompagner son expansion 2 consultants juniors et 1 consultant partenaire associé. les candidats devront témoigner d'au moins 5 ans d'expérience dans les secteurs du droit, du marketing ou de la distribution, de préfé- rence auprès de réseaux de franchise ou du commerce organisé indépendant.Envoyer CV + lettre + photo à : michel.kahn@michelkahn.com46 MarS / aVril / Mai 2015]]></page><page Index="47" isMAC="true"><![CDATA[en toute]]></page><page Index="48" isMAC="true"><![CDATA[]]></page></pages></Search>