﻿<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="no"?><Search><pages Count="40"><page Index="1" isMAC="true"><![CDATA[4 Comprendre, Entreprendre, InnoverEcoRéseauFranchise & Concept(s) L’information entrepreneuriale, autrementSept./Oct./NOv. 2014 trimestriel - 4,90 €n°ecoreseau.frcédantfranchiseurReprise enfranchise, ménage à troisZone de chalandise et savoir-faire éprouvés, marque « dans le vent »... Reprendre un point de vente a des attraits, mais la relation franchiseur/cédant/repreneur mérite toutes les attentions...repreneurSegafredo Zanetti Quoi d’autre ?CRÉER AUJOURD’HUIImmobilierConcurrence et créativité sur le secteurBricolage & HabitatEngouement des Français prometteurInterview croiséeLa proximité au zénithRégine Macé     Jérôme OlivardDirectrice réseau    Directeur projetsFranchise & Concept(s)]]></page><page Index="2" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4EDITORIALEdito Sommaire 2«M Struggle for lifePANORAMA 4-11 Regard sur l’Actualité 4 International :- Joint Venture, un pari risqué 6 Ala Une :ourir ne doit plus être un luxe »... Slogan la publicité... en misant sur un point fort qu’ils dupli- choc d’Ecoplus Funéraire, qui propose quent. C’est la proximité pour certains, comme les salles des enterrements à bas prix aux consom- de fitness l’Orange Bleue ou les agences de services à lamateurs et qui fait un carton, sans mauvais jeu de mots. personne Shiva, deux réseaux mis en avant dans l’inter-Une preuve de plus que les réseaux de franchise ont une belle faculté d’adaptation. Car si les enseignes du com- merce associé font encore état d’une croissance de leurs ventes en 2013, la franchise, elle, est en recul par rapport à 2012, et les indicateurs du premier semestre 2014 n’an- noncent pas de retournement. Qu’à cela ne tienne, les ré- seaux se multiplient, se jouant d’ailleurs de la crise en attaquant aussi l’univers low-cost. En témoignent les Beauty Bubble et ses coupes de cheveux à 10 euros, Fit- ness Park by Moving et ses cours collectifs via écrans vi- déos, ou le fleuriste Happy qui mène une vraie réflexion sur les emplacements afin de cibler les jeunes urbains. Les réseaux s’aventurent dans tous les créneaux, du low cost jusqu’aux frontières du luxe, dans la beauté, la coiffure, le fitness, l’immobilier, le déménagement, la téléphonie,view croisée. C’est l’innovation de rupture pour d’autres, comme Century21, qui a bougé les lignes avec son man- dat exclusif ou ses systèmes d’estimations, et dont la saga est retracée. Et c’est surtout à chaque fois la force du ré- seau, que le franchiseur a pour mission de dynamiser (cf. business guides), et dans lequel le franchisé a tout à ga- gner de s’impliquer ; un point souligné par le couple Guers, qui tient un Bricomarché à Capvern (65), dans le portrait page 18. Autant de clés de succès, ou plutôt de ré- silience. Car si la franchise souffre, les autres meurent. Le cabinet d’études Xerfi vient encore de souligner la montée inexorable des chaînes organisées face aux petitsLa rédaction- Le ménage à trois de la reprise en franchise 8.CLUB ENTREPRENDRE 12-38 Baromètre & Tendances 13 Interview croisée :- Les services à la personne magnifiés 14 En immersion :commerces indépendants de centre-ville...- Segafredo Zanetti 16 Portrait d’Entrepreneur :- Thierry et Alison Guers, franchisés Bricomarché 18 Leçon de maux :LE CHAT by Philippe Geluck- Pétrin Ribeirou, pains perdus 20Créer aujourd’hui :- Immobilier 22 - Bricolage & Habitat 26 Business guides -Têtesderéseaux:donneruneâmeàl'aventure 30 - Membres de réseaux : vivre l'aventure 32 - Conseils juridiques :- L'actu juridique 34- L'excusivité territoriale 35Saga :- Century21 36 L’actualité des réseaux 38N°4franchise-concepts.ecoreseau.frFondateur & directeur de la publicationJean-Baptiste Leprince (jbl@lmedia.fr)RédactionCourriel : redaction@lmedia.frDirection de la rédactionMarie Bernard, Matthieu Camozzi, Olivier Faure, Aymeric Marolleau Conseiller éditorial : Julien TarbyOnt collaboré à ce numéro :Jean-Marie Benoist, Geoffroy Framery, Antoine Pietri, Olivier RémyChroniqueurs & éditorialistesLaurent Delafontaine, Jean-Baptiste Gouache, Michel Kahn, Laurence VernayDessinateurPhilippe GeluckSecrétaire de rédaction201/203, rue de Vaugirard – 75015 Paris Tél.:+33(0)143062316 Courriel : contact@lmedia.frProduction & EditingCourriel : production@lmedia.fr Responsable : Frédéric Bergeron Crédits photos : Fotolia, DRMarketing, publicité & partenariatsCourriel : marketing@lmedia.frDirecteur du développement – Associé :Damien Delachaux (damien.delachaux@lmedia.fr)Diffusion, abonnements & vente au numéroLMedia / EcoRéseau Franchise &Concept(s) 201/203, rue de Vaugirard – 75015 ParisTél. : +33 (0)1 43 06 23 16 - Courriel : abonnement@lmedia.fr Abonnement 1 an : 18,90 €TTC - Abonnement 2 ans : 35,90 €TTC Vente kiosque : Pagure PresseDistribution : PresstalisAdministration & gestionEcoRéseau Franchise &Concept(s) est édité parRCS Paris 540 072 139Actionnaire principal : Jean-Baptiste Leprince Commission paritaire : CPPAP n° 0219 T 92204 Dépôt légal : à parutionNuméro ISSN : 2271-7668Imprimeur : Léonce Deprez – imprimé en FranceToute reproduction, même partielle, des articles ou iconogra- phies publiés dans EcoRéseau Franchise & Concept(s) sans l’ac- cord écrit de la société éditrice est interdite, conformément à la loi du 11 mars 1957 sur la propriété littéraire et artistique. La rédaction ne retourne pas les documents et n’est pas respon- sable de la perte ou de la détérioration des textes et photos qui lui ont été adressés pour appréciation.EcoRéseau Franchise & Concept(s)Anne-Sophie BoulardJean-Eudes Sanson (jean-eudes.sanson@lmedia.fr)2SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014]]></page><page Index="3" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="4" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4PANORAMA Regard sur l’ActualitéL’AGENDA DE L’AUTOMNELa rentrée est aussi synonyme de manifestations majeures concernant l’entrepreneuriat, la franchise et le commerce associé. Résumé...des territoires et de leurs différents atouts. De nombreux visiteurs peuvent ainsi vivre leurs projets en régions, rechercher contacts et opportunités.nn LesalonCréeràLille,les15et17septembreauGrandPalais:200 partenaires et exposants, 100 conférences et ateliers or-ganisés, débats sur les nouvelles tendances de l’entrepreneu- riat, showroom sur l’innovation... L’évènement, fort d’une nouvelle signature pour cette 8ème édition, passe la vitesse supérieure. Quatre success stories locales seront d’ailleurs mises à l’honneur lors des Trophées Créer. L’objectif de ceSalon de l’entreprise (15ème édition) à La Rochelle, les 14 et 15 octobre 2014prix est de valoriser l’esprit entrepreneurial des créateurs et repreneurs des quatre territoires de la Région Nord-Pas de Calais : Littoral, Artois, Hainaut-Cambrésis et Flandres Métro- pole. Mais surtout une agora dédiée à la franchise et au commerce associé sera implantée dès l’entrée du Grand Palais. La raison ? Les deux modèles sont encore en progression dans la région. D’où les conférences très concrètes pour entrer dans le vif du sujet : « Fi- nancer son projet de création en réseau », « commerce associé, une autre façon d’entre- prendre en réseau »... Les visiteurs ont aussi la possibilité d’interroger des experts en face à face durant 30 minutes (avocats, expert-comptables...) et de rencontrer les quelques di- zaines d’enseignes à la recherche de candidats dans le Nord (Le Club Sandwich café, Tem- poris, Axeo Services, l’Orange Bleue....)Depuis 1999, ce Salon de l’entreprise s’est imposé comme un rendez-vous économique incontournable en région. Véritable carrefour d’échanges, il rassemble pendant 2 jours plus de 120 professionnels répartis au- tour d’espaces thématiques. Le but ? Préciser son projet, créer son entreprise, développer son business. Plusieurs thèmes seront abordés comme la pérennité des entre- prises, la négociation gagnant-gagnant, la transmission-reprise. Tout cela en présence de Michel d’Enghien durant les deux jours, spécialiste des négociations à Harvard et du secteur bancaire depuis plus de 20 ans, qui anime plusieurs conférences comme "Relation PME - Banque : Mode d'emploi". Il s’agit de découvrir ce que peut écrire un banquier sur les entreprises, son analyse des bilans comptables, les ratios qui décident de l’accès au financement...n Le salon des micro-entreprises à Paris, les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2014 au Palais des Congrès :n 27 octobre 2014, 27ème concours annuel « Meilleurs franchisés et partenaires de France » de l’IREF :L’évènement permet aux visiteurs de se former et de serenseigner grâce à un programme de 220 conférences,d’être conseillé par 250 experts de l’entrepreneuriat etde découvrir les solutions opérationnelles et les nou-veautés des exposants. « Notre but est d’aider toutesces TPE, parmis lesquelles se trouvent sûrement lesPME et ETI de demain », affirme récemment Alain Bosetti, le président du salon.Présidée depuis 2009 par Michel Kahn, l’IREF a été créée en1981, regroupant toutes les formes du commerce organisé in-dépendant : franchise, partenariat, concession, licence demarque, commission-affiliation, coopérative, groupement d’in-dépendants... Par son concours annuel ′′ Meilleurs Franchiséset Partenaires de France ′′, créé en partenariat avec le ministèredu commerce et de l’artisanat en 1987, l’IREF contribue aux échanges d’expériences et aux synergies entre les réseaux. Le 27 octobre aura lieu au cours d’une cérémonie la remise des trophées aux lauréats sélectionnés par le jury. Les enseignes seront connues prochai- nement.n Semainepourentreprendreenfranchise,du6au12octobre2014dans6à8villes: Initiée par la FFF, il s’agit avant tout d’une opéra- tion de communication et d'information auprès du grand public, destinée à mieux connaître la fran- chise. Les fondamentaux du concept seront pré- sentés, ses avantages ainsi que les engagements du franchiseur et franchisé. La FFF va mettre en place des conférences avec ses partenaires locaux de la création d'entreprise. Des franchisés ambassadeurs participant à l'opération ouvriront leur porte au grand pu- blic pour le renseigner. C'est l'opportunité de s’inspirer de l'expérience de ceux qui se sont déjà lancés dans l'entrepreneuriat en franchise. Lieux, dates et ambassadeurs fran-Qui est concerné ?chisés qui participent seront communiqués ultérieurement.Il s’agit avant tout de récompenser les unités performantes des grandes enseignes natio- nales, celles qui comptent dans le paysage commercial de la France. Soutenu par les Mi- nistères, et le monde économique, le concours est ouvert aux franchisés ou partenaires indépendants, présentés par leur franchiseur ou leur partenaire principal, et qui se sont dis- tingués au sein même de leur réseau par des actions exemplaires. Les candidats peuvent être parrainés par une personnalité (banquier, expert-comptable, avocat, CCI, mairie...). Pour concourir, inscription gratuite sur simple demande à contact@franchise-iref.comn TopfranchiseMéditerranée,17et18novembre2014àMarseille:Les conseils des spécialistes et les témoignages de ceux qui ont osé franchir le pas sont précieux. 100 concepts de franchise seront pré- sentés afin de nourrir l’envie d’entreprendre des visiteurs. Confé- rences, ateliers concrets et pratiques, animés par des spécialistes qui vivent la Franchise et la création d'entreprise au quotidien, viendrontn ForumfranchiseàLyon,9octobre2014àl’espaceTêted’Or-Villeurbanne: Cet évènement de la CCI est organisé dans le cadre dela semaine des entrepreneurs franchisés. Premier évè-nement rhônalpin dédié exclusivement à la franchise,cette journée gratuite est destinée aux porteurs de pro-jet, aux investisseurs et à tout public à la recherche d’informations sur la franchise et son modèle économique. Des conférences sur le financement, les contrats ou les empla- cements aident concrètement les visiteurs.émailler ces deux journées.n FranchiseEvent(&commerceassocié)àRennes,les9et10octobre2014:Les journées régionales de la création d’entreprise vont sûre- ment attirer 7 500 visiteurs désireux d’entreprendre en Bre- tagne, qui pourront rencontrer plus de 100 exposants & partenaires, acteurs reconnus du domaine de l’entrepreneuriat et spécialistes dans leurs métiers, mobilisés pour conseiller et apporter les solutions les plus adaptées : Réseaux d’accompagnement, Institutions, Acteurs territoriaux, Banques, Assurances, Experts- Comptables, Conseils, Equipements & services aux entreprises... Les 2 000 visiteurs intéressés par la franchise et le commerce associé dons son ensemble pourront échanger avec 20 à 30 enseignes de franchise, en restauration, immobilier, BTP, services aux en-n SalondesEntrepreneursNantesGrand-Ouest,les19et20novembre2014: Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10 000 visiteurs, 120 par-tenaires & exposants, 100 conférences & ateliers, 10 espacesconseils, 3 temps forts d'actualité, 30 modèles d'entrepreneurs.Les visiteurs qui sont des porteurs de projets, créateurs, futursfranchisés, autoentrepreneurs, repreneurs, jeunes dirigeants ou simples curieux pourront durant 2 jours échanger et se nourrir d’autres expériences.treprises, beauté & bien-être...n Espritd’entreprendreenNormandie,ParcExpoàRouen,20et21novembre2014: Cette manifestation est le plus important rendez-vous des entrepreneurs et de l’entreprise en Normandie. Elle s’adresse à tous les décideurs en entreprise, dirigeants, directeurs marketing et communication, directeurs com- merciaux, ainsi qu’aux porteurs de projets (futurs franchisés ou franchiseurs) en recherche de solutions concrètes et personnalisées pour l’accompagnement et le développement den Provemploi - Parcours France - le salon de l’emploi en région à Paris, le 14 octobre 2014 à l’espace Champerret :leur structure.A contre-courant des autres, le salon a la particularité d’assurer la promotion4SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014]]></page><page Index="5" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="6" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4PANORAMA International2Joint-Venture, un ami qui vous veut du bien...A la croisée des genres, le joint-venture demeure un mode de développement peu plébiscité par les réseaux. Explications...010. Année du divorce pour limite que l’imagination offre les avantages de la mas- un partenaire doté d’une les redevances classiques is- est relativement rare. Le joint- dans la relation à trois des partenaires. Ces derniers ter franchise tout en permet- connaissance solide du mar- sues du contrat de franchise venture relève souvent de la entre Mcdonald’s et pourront ainsi adapter le tant à la tête de réseau d’avoir ché, de la législation et des et d’autre part les dividendes gageure en matière de droitses deux partenaires indiens, contenu de leur coopération une visibilité et un contrôle procédures administratives. dans le cas de figure où l’ac- international. Quel droit sou-Vikram Bakshi et Arnit Jatia pourtant partis sur un joint- venture de 25 ans. La faute à des rumeurs évoquant un détournement de fonds de la part de Vikram Bakshi. Un exemple parmi tant d’autres qui atteste de la mouvance des rapports entre partenaires. Ce type d’association engen- drerait de nombreux tour- ments dans la durée pour deux grandes raisons : volonté d’un actionnaire de récupérer la barre en cas de vent en poupe ou au contraire envie de quitter le navire si l’en- treprise commune périclite. Semée d’embûches, la tech- nique n’en demeure pas moins dotée d’avantages...à leurs besoins », soulignesur le développement. LeD’ailleurs, « masterfranchisetivité franchisée est bénéfi- ciaire. Un moyen également pour le franchiseur de conser- ver une mainmise réelle sur le réseau exporté, puisqu’il sera actionnaire de la société placée à la tête du réseau lo- cal. Pour le partenaire local, cette mutualisation des risques permet également de surfer sur un concept adapté à son marché et ayant déjà fait ses preuves dans d’autres pays. Exemple de joint-ven- ture : la marque Monceau Fleur crée depuis 2010 des holdings détenant entièrement une société possédant la mas- ter franchise sur un territoire donné. La tête de réseau y est à chaque fois actionnaire minoritaire. Avantages de la technique : en premier lieu, rassurer le master franchisé sur les engagements de la tête de réseau. Puis faire sau- ter les freins de financement sur les opérations de départ, lorsqu’une entreprise n’est pas connue sur le marché lo- cal. Et enfin donner un gros coup d’accélérateur au dé- veloppement d’un réseau à l’étranger. Cela dit, dans de nombreux cas de figures, s’adosser à une entreprise lo- cale devient un prérequis lé- gal pour espérer pénétrer un nouveau marché. Certains pays imposent la création d’une coentreprise avec un partenaire. « C’est pratique- ment le cas de tous les pays en voie de développementverain ? Et que choisir en matière de cour arbitrale ? », questionne Pascal Lambert, dirigeant de Franchise expert. Et Olivier Gast de préciser : « le joint-venture n’est pas à la mode dans le monde de la franchise, simplement parce que ces pratiques induisent un apport d’actifs incorporels du franchiseur dans le contrat de joint-venture avec le mas- ter franchisé. Ce dernier ap- portant en général le cash. Le joint-venture de Danone, par exemple, avec son par- tenaire chinois, lui a coûté très cher ». Les cas pratiques ne courent donc pas les rues. Exemple beaucoup plus ac- tuel, celui du réseau lux’ cup- cakes (Luxembourg) et son implantation au Qatar. Ici, le franchiseur compte apporter son brevet dans le joint-ven- ture tandis que le fonds qatari est censé pourvoir au finan- cement des magasins dans la région du golfe persique. Si en apparences, le mode d’association semble gagnant- gagnant, il n’empêche que certains experts tirent la son- nette d’alarme pour prévenir de la vampirisation de cer- tains savoir-faire «Au- jourd’hui c’est une nouvelle politique des investisseurs qataris dans le secteur d’ac- tivité de lux’cupcakes. Ces fonds d’investissements cher- chent à récupérer des actifs incorporels à bas prix à l’image des chocolats Galler dont les actifs ont été repris sans investissements lourds pour un nouveau développe- ment au Liban et dans les pays du Golfe. C’est un moyen détourné et astucieux de récupérer les entreprisesGeoffroy FrameryUN MODE DE DÉVE- LOPPEMENT MULTI- FACETTES« Le joint-venture recouvre différentes formes mais consiste souvent en une so- ciété montée en commun en- tre deux partenaires, avec des règles libres qui permet- tent de répartir les risques et les responsabilités », définit Théodore Gitakos, dirigeant et associé-EPAC internatio- nal. L’ensemble des points qui régissent la vie au sein de cette même société peu- vent être inscrits dans les statuts ou faire l’objet de pré- cisions dans un pacte d’ac- tionnaires. Le pacte encadre ainsi la possibilité de cession de titres des partenaires. Au- trement dit, en cas de conflit, le pacte autorise par exemple le rachat par le ou les associés pour transformer en consé- quence le joint-venture mas- ter-franchisé en filiale du franchiseur. Le dit pacte pré- voit généralement un règle- ment des situations de désac- cord entre les partenaires afin d’éviter toute situation de blo- cage. En complément, la conclusion d’un contrat por- tant sur le savoir-faire entre son détenteur (franchiseur) et la structure commune scelle l’avenir des trois entités. « Le joint-venture permet un nom- bre de variations qui n’aSEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014"On va s'aimer. Sur une étoile, ou sur un oreiller... ou en Chine"Me Rémi de Balmann, asso- cié chez DMD avocats et ex- pert à la FFF. Le genre de joint-venture le plus usité prend la forme d’un rappro-pacte d’associés vient ren- forcer le tout. Ces déclinai- sons du joint-venture repré- sentent ainsi une alternative aux modes classiques de dé-et joint-venture ne sont pas antagonistes », souligne Me De Balmann. Effectivement, le premier point de vente peut être créé au départ, dansCertains experts tirent la sonnette d'alarme pour prévenir de la vampirisation de certains savoir-faireàchement entre une enseigne avec un opérateur local. Mais l’on peut également assister à la création d’une entreprise soutenue par un partenaire financier qui injectera les fonds utiles à la création du réseau et permettra d’accé- lérer le processus d’implan- tation du concept franchisé. Dans ce type de configura- tion, l’entreprise communeveloppement à l’international, au carrefour de la master franchise et du succursalisme.une société en commun entre tête de réseau et futur master franchisé. Tout est une ques- tion d’accord et de dévelop- pement. « C’est un moyen d’atténuer le risque financier lorsqu’un concept apparaît pour la première fois dans un pays », selon Théodore Gitakos. Les retombées fi- nancières peuvent parfois être conséquentes, avec d’une partqui possèdent un dispositif en place qui contraint les entreprises étrangères », note Olivier Gast, Conseil et expert en franchise, président du CEDRE, club de franchi- seurs.françaises et européennes. genoux », regrette Olivier Gast. Pour l’heure, lux’ Cup- cakes est toujours en phase de pourparlers et exigerait une somme d’un million d’euros de droit d’entrée. Sorte de lot de consolation si l’association se révèle in- fructueuse et conflictuelle.UN RECOURS PARFOIS NÉCESSAIRE...En matière de développement à l’international, le recours au joint-venture s’inscrit dans la même logique qu’une mas- ter franchise. Il s’agit pour la tête de réseau de trouver...MAIS PEU ENVOGUE !« Dans le cas des franchises, ce mode de développement6]]></page><page Index="7" isMAC="true"><![CDATA[Devenir chef d’entreprise...Vous y pensez souvent ?REJOIGNEZ LE 1ER GROUPE FRANÇAIS DES SERVICES À LA PERSONNE !• Un marché en pleine croissance.• Un modèle qui a fait ses preuves. • Une équipe dédiée à votre service.Contactez nous au 01 73 01 13 94 ou par mail : regine.mace@shiva.frwww.franchise-shiva.frMENAGE • REPASSAGE • GRAND NETTOYAGE • GRANDES OCCASIONS]]></page><page Index="8" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4PANORAMA A la UneLe ménage à trois de la reprise en franchiseOn le sait. Dans l'optique d'une reconversion, la franchise plaît : zone de chalandise et savoir-faire éprouvés, marque « dans le vent » et historique du point de vente qui fait saliver. Mais dans la pra- tique, est-il si simple de reprendre une activité ? Ecoréseau se fait l'écho d'experts nous livrant pièges à éviter, pratiques abusives et conseils pour une passation d'affaires réussie.«Négalement mise à l’hon- neur lors d’une cession-re- prise qui distingue le monde de la franchise d’une reprise classique, la clause de préférence. Elle octroie un droit de préem- ption, autorise le franchi- seur à se substituer à un possible repreneur pour maintenir l’intégrité du ré- seau. Il peut alors s’agir d’une reprise prioritaire en succursale ou de la mise en place d’un candidat choisi par le réseau. « Mais, tout n’est pas écrit dans le contrat. Il existe des ques- tions qui se règlent hors du contexte légal », ajoute Pascal Lambert. Si la re- prise exige sur le papier l’accord de la tête de ré- seau, il n’empêche que le franchisé cédant peut inter- venir dans la phase de re- prise. Ainsi, le franchisé peut-il être « parrain » du repreneur. En particulier lorsqu’il s’agit d’un profil connu par l’animateur ré- gional, salarié de l’en- seigne et désireux de reprendre à son compte. Qu’il s’agisse de salariés ou de directeurs de maga- sins, la franchise Cash Ex- press, entre autres, fait partie de ces enseignes qui communiquent sur les bienfaits et les facilités deRepreneur, cédant et franchiseur:.. Qui mène la danse?ouveau pro- priétaire ! ». Cette ins-tière de rentabilité. Connaître la clientèle exis- tante en envisageant de fi-tion à trois, entre franchi- seur, cédant et hypothé- tique repreneur.Pascal Lambert, dirigeantvalide la candidature (droit discrétionnaire). Autre- ment dit, on ne peut pasde Franchise expert. particulier parce que lecription, souvent, fleurit au cœur et en périphérie des villes. Pour les badauds et habitués, c’est un change- ment, en façade, sans conséquence. L’enseigne reste la même. Et bien sou- vent le personnel est main- tenu. De l’intérieur, la reprise en franchise pré- sente de nombreux atouts. Perpétuer une affaire à ma- turité qui a atteint son rythme de croisière en ma-EnOn ne peut trouver un repreneur sans l'agrément du franchiseurdéliser de nouveaux clients. Se rassurer par l’historique et les diffé- rents exercices compta- bles. S’installer sur une zone convoitée de tous. Cependant la procédure n’est pas sans périls lorsque s’installe une rela-AGRÉMENT ET PRÉFÉRENCE :LE DERNIER MOTAU FRANCHISEUR« Quand on rachète une franchise, il y a une pre- mière barrière à lever, celle d’être agréé par le franchiseur », soulignecontrat qualifiant la rela- tion entre la tête de réseau et le franchisé est signé in- tuitu personae. Le candidat est ainsi présenté au fran- chiseur avec une fiche d’identité financière. Et la tête de réseau, sans moti- ver son choix, valide ou in-substituer un repreneur à l’ancien franchisé sans l’agrément du franchiseur. Cette-dite clause d’agré- ment permet ainsi de sécu- riser le réseau en ne permettant pas, par exem- ple, à la concurrence de s’y introduire. Autre notion8SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014]]></page><page Index="9" isMAC="true"><![CDATA[Indépendants, franchisés, rejoignez l’hyper centre-ville de Marseille.Une shopping expérience incomparable• La plus forte concentrationd’offre commerciale de Marseille • Une balade shopping dansun cadre exceptionnel• Une offre variée et évolutive • Les plus grands acteurs ducommerce français et internationalRejoignez nous aux côtés de H&M, Monoprix, Sephora, Monop’, Picard, Starbucks Coffee, Desigual, Naturalia, Mango, Oliviers & Co, Mc Do, Subway ...Et sur www.ruedelarepublique.frShopping+ de 300 boutiquesAccessibilitéMétro, tram, bus, parkings publicsProximité75 000 logements dans un rayon de 2 kms et 486 000 m2 de bureauxContact Agnès MullerTel : 01.56.88.35.64a.muller@convergences-cvl.com]]></page><page Index="10" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4PANORAMA A la Unela reprise des magasins en interne. Salarié depuis six ans, Sébastien Maillard a sauté le pas en reprenant deux magasins : « nous étions salariés depuis quelques années, ce qui nous a permis d’obtenirneur soit libre de ses mou- vements, on constate géné- ralement qu’il est rarement question de se séparer de l’équipe en place. Faute de temps souvent. Car, « au- delà du coût, embaucher, former et faire performervers la reprise : « Cela a été une histoire de feeling. Au préalable j’avais ren- contré des franchisés qui m’avaient alors décrit les rapports entretenus avec le franchiseur. D’une en- seigne à l’autre, j’ai pu ob-La reprise s'est envisagée comme une évaluation réciproque entre le franchiseur et moi-mêmel’agrément sans trop de difficultés. Avec Loïc Laine, nous nous sommes ainsi associés pour créer une société à la tête de deux magasins. Le plus compliqué ? Ce fut davan- tage le montage de la so- ciété du point de vue comptable. La phase de re- prise a pris un an dans sa totalité, surtout en raison des démarches ban- caires ». Se pose égale- ment la question de l’avenir des équipes en place lors d’une reprise. A ce sujet, bien que le repre-les effectifs prend entre 18 et 24 mois dans ce que l’on observe », observe Pascal Lambert.server des têtes de réseau ultra-libérales et d’autres plutôt directives ». Coup de cœur avec la direction de Cash Express. Le cou- rant passe très vite entre le franchiseur et le candidat. Un accord de principe avec le franchisé et une rencon- tre avec les dirigeants de Cash Express plus tard, François Preteseille, sans cooptation, reçoit l’agré- ment du franchiseur : « j’ai eu affaire à des personnes très à l’écoute de mon projet. Avec un respect des engage- ments, une transparence etREPRENEUR ENQUÊTEURD’abord embarqué dans l’aventure de la création en franchise, François Prete- seille, 55 ans, ancien cadre commercial dans l’agroali- mentaire, essuie quelques déconvenues. Des projets tués dans l’œuf. Fort de cette première expérience, l’ancien cadre commercial décide alors de se pencherQuestion de feeling avec le cédant ... Il faut parfois approfondir l'enquête avant de repren- dre le fonds...des personnes investies dans les démarches contrairement à mes trois projets de création en fran- chise, où certains points étaient chaotiques. La re- prise s’est envisagéesentielle : le candidat réu- nit-il toutes les compé- tences, valeurs et savoir-être qui correspon- dent au réseau ? « Parfois c’est assez surprenant, nous avons des candidatsfort potentiel, accompagné d’un contrat de franchise constituant lui aussi un atout non négligeable - ce dernier induisant services ou produits rattachés à une marque ou à une enseigne.Le cas d’un cédant cachottier qui oublie d’informer du futur centre commercial en construction non loin du magasin n’est pas si rare...comme une évaluation ré- ciproque entre le franchi- seur et moi-même ». Côté prix, la tête de réseau a également aidé le cadre en reconversion dans la réali- sation des bons diagnos- tics. Et si l’actuel gérant fut maître d’œuvre sur les négociations, ce dernier demeure reconnaissant des éclairages fournis par les animateurs du réseau. En six mois, au pas de charge et sans temps mort, l’af- faire a été pliée. Et Fran- çois Preteseille est devenu franchisé de Cash Express non loin de Blois. La re- prise d’une franchise re- pose donc sur une relation tripartite entre tête de ré- seau, cédant et repreneur. Une question demeure es-qui se proposent sur une dizaine de concepts et dans lesquels l’approche client est complètement diffé- rente. Quelle que soit l’op- tique, qu’il s’agisse de reprise ou de création, il est toujours plus judicieux de connaître les domaines dans lesquels on excelle et ce vers quoi on veut se tourner », note Franck Berthouloux, consultant chez Adventi Franchise, expert à la FFF (fédération française de la franchise). Des choix de reprise qui s’expliquent souvent par les sirènes économiques d’un fonds de commerce florissant : un historique pérenne de l’activité et un emplacement doté d’une zone de chalandise avec unL’attachement du client en- vers ces signes de rallie- ment représente un gros point fort pour le repre- neur.QUELQUES PASSAGES OBLIGÉS« Mais il est nécessaire de produire sa propre étude de marché, de déceler pourquoi certaines choses ont fonctionné et d’autres ont échoué », continue l’expert en accompagne- ment de développement des réseaux chez Adventi Franchise. Le cas d’un cé- dant cachottier qui oublie de vous informer du futur centre commercial en construction non loin de votre magasin n’est pas si rare...10 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014]]></page><page Index="11" isMAC="true"><![CDATA[n°4franchise-concepts.ecoreseau.frA la Une PANORAMAviolations de la clause de préférence. Le franchisé cède alors l’activité à un tiers dans des conditions financièrement plus avan- tageuses en comparaison de l’offre que lui a proposé le franchiseur. Dans ce cas de figure, la responsabilité contractuelle du franchisé est engagée. La tête de ré- seau est dans le droit d’ob- tenir la résiliation du contrat aux torts du fran-Est-ce lié à l’enseigne, au manager, à l’équipe en place...? Réitérer une af- faire prospère ou la déve- lopper davantage revient à identifier les facteurs clés de succès pour se projeter au mieux en tant que nou- veau franchisé. Pour le re- preneur, il s’agit donc de se demander comment amé- liorer les performances de l’enseigne. Les échanges avec le franchisé cédant sont primordiaux pour ob- tenir les chiffres, bilans et comptes de résultat. Autre point majeur : se question- ner sur les motifs qui ont poussé le cédant à mettre fin à sa collaboration en tant que franchisé. « Il s’agit d’une vrai enquête à mener, afin de constater si le son de cloche est le même des deux côtés. Constater la transparence d’une tête de réseau, c’est souvent bon signe, d’au- tant que le cédant exprime bien volontiers ses griefs lorsqu’il arrête son acti- vité », analyse Franck Ber- thouloux. Plusieurs choix se présentent alors au re- preneur. Il peut par exem- ple racheter le fonds de commerce ou opter pour le rachat des parts. Quel que soit le cas de figure, les impacts sont nombreux sur les plans juridiques, fis- caux et financiers. En cas de rachat de parts, le repre- neur acquiert non seule- ment l’actif, mais aussi le passif du cédant. Une ga- rantie d’actif et de passif doit alors s’envisager pour le repreneur afin de se pré- munir d’éventuels conten- tieux. A l’inverse, si le franchisé vend un fonds de commerce, il n’est pas né- cessaire de prévoir de ga- rantie de passifs car il n’y a pas de transfert de dette dans le cas présent. Du point de vue fiscal, si l’en- treprise est sous capitali- sée et soumise à l’impôt sur le revenu, il n’y aura pas de surimposition au titre des plus-values par exemple. Enfin, financière- ment, le fait d’acheter un fonds de commerce en ac- tivité peut faciliter le fi- nancement du prêt car l’établissement bancaire peut envisager le fonds en tant que nantissement. En dépit d’un coût plus impor- tant qu’une création, les banques seront générale- ment enclines au finance- ment car l’historique del’enseigne, la réputation de plus de faisabilité que de marre en création », conti- n’étaient pas les mêmes la marque et la garantie du blocages dans les cas de nue Charlotte Bellet. En avec le cédant. Ne tom-fonds de commerce sontreprise, il est cependant re- d’autres termes, le franchi-bons cependant pas dansAutre point majeur : se questionner sur les motifs qui ont poussé le cédant à mettre fin à sa collaboration en tant que franchisé.trois composantes impor- grettable de constater que seur se sert parfois de la une dichotomie, franchi- tantes qui favorisent les le process de recrutement clause d’agrément pour seur-méchant, franchisé- possibilités d’emprunt du d’un repreneur est plus mettre en place de nou- victime. D’autant que sur repreneur. lourd que celui d’un candi- velles conditions de re- le terrain, l’on observechisé.MAÎTRES CHANTEURS ?« Mais dans la pratique, l’agrément est souvent une clause de chantage. Les contrats n’obligent pas le franchiseur à motiver son refus. En règle générale, il y a alors renoncement au projet car les recours pour clause abusive sont des procédures longues et le futur candidat à la reprise se désiste souvent pour trouver une autre opportu- nité de reprise », souligne Charlotte Bellet, avocate associée chez TBM Avoc- tas, cabinet spécialisé dans le droit de la franchise. Dans les situations de ten- sions, le franchiseur re- court à ces pratiques pour faire ployer le franchisé en matière de prix de revente. Il n’est pas rare non plus que le franchiseur utilise les clauses d’agrément ou de préemption en cas de li- tige pour le paiement de factures. « Ces détourne- ments en matière de clause sont monnaie courante. Mais ce n’est pas la seule procédure sujette à abus. Le recours à une commis- sion de révision comprend une valorisation du fonds par le biais d’un audit réa- lisé par trois experts. Le coût et la durée de la pro- cédure sont également dis- suasifs pour le repreneur », précise Me Bellet. Cette commission se légitime lorsque le fran- chiseur estime que le prix de cession est anormale- ment bas ou élevé. Ces clauses peuvent effrayer le franchisé dans la mesure où elles constituent des ou- tils de blocage. « Il importe que le futur franchisé se sensibilise rapidement à ces enjeux juridiques, au- tant qu’il se préoccupe des droits d’entrée et de la re- devance. Si l’on constatedat à la franchise qui dé- prise, alors que les critères aussi de nombreux cas deGeoffroy FrameryÊtre entrepreneurs& MousquetairesC’est choisir une enseigne leader et entreprendre avec 3000 MousquetairesDavid et Christine BraultPropriétaires d’un Bricomarché Aubigny-sur-Nère (18)Choisir Bricomarché, c’est devenir son propre patron à 100 % mais aussi devenir Mousquetaires. C’est codiriger un groupement de plus de 3 500 points de vente et 146 000 collaborateurs. En participant aux décisions stratégiques du Groupement des Mousquetaires, vous décidez de votre propre avenir. Et parce que la réussite du Groupement passe d’abord par votre réussite, vous bénéficiez pendant votre installation, pour vos approvisionnements et votre développement de moyens et de services mutualisés performants. Rejoignez les Mousquetaires, l’un des premiers groupements d’entrepreneurs indépendants.SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014 11© Gutenberg - Networks]]></page><page Index="12" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="13" isMAC="true"><![CDATA[n°4franchise-concepts.ecoreseau.frBaromètre & Tendances CLUB ENTREPRENDREuLe commerce organisé, un géant...Le commerce organisé peut prendre divers formes : franchise, licence de marque, concession exclusive, commission-affi- liation, coopérative. Il totalise 107 800 points de vente, employant 1 342 000 salariés pour un CA de 190 milliards d’eurosLe carnet desnominationsen partenariat avec+ Progression des réseaux de franchise :Depuis 1995, le commerce organisé ne cesse de séduire les chaînes et les créateurs de concepts. En 10 ans, de 2003 à 2013, le nombre de franchises (ou concessions, licences de marques, commissions-affiliations...) est passé de 765 à 1 719.} MR.BRICOLAGE (GROUPE MR BRICOLAGE)Directeur des relations sociales groupeMadame Laetitia Pinault est nommée directeur des relations sociales groupe de Mr.Bricolage, à ce poste depuis avril 2014. Elle est sous la responsabilité directe de Monsieur Laurent Mandelli, directeur des ressources humaines du groupe. Elle est ainsi en charge de la gestion des différents services Ressources humaines pour toutes les entités du groupe, du service Paie, de la gestion des IRP groupe, de la ges- tion des contentieux prud'homaux et de la représentation du groupe au sein de la branche (Fédération française des magasins de bricolage).Laetitia Pinault , 38 ans, CAPA (2003), DESS affaires européennes et internationales (2002), DEA de droit économique et des affaires de l'université d'Orléans (2001), a réalisé le parcours suivant :n 2005-2014 : Cabinet d'avocats Pinault, avocat en droit social.n 2004-2005 : Cabinet Desanlis, avocat collaborateur en droit social.}LCL (GROUPE CRÉDIT AGRICOLE)Directeur régional BretagneMonsieur Patrice Dufour est promu directeur régional Bretagne de LCL (groupe Cré- dit agricole), à ce poste depuis juin 2014. Il est sous la responsabilité directe de Ma- dame Catherine Coroller, directeur du réseau Ouest de LCL. Il est ainsi en charge des 55 agences commerciales réparties sur les 4 départements de la région. Il rem- place à ce poste Monsieur Didier Rausa.Patrice Dufour a réalisé le parcours suivant :n 2010-2014 : LCL, directeur régional Picardie puis Nord - Pas-de-Calais.n 2001-2010 : Crédit lyonnais (devenu LCL en 2005), successivement responsable du développement commercial Ouest, directeur du marché des particuliers et pro- fessionnels Ille-et-Vilaine et Côtes-d'Armor, et directeur régional Val-de-Loire.n 1999-2001 : Crédit lyonnais Basse-Normandie, responsable du marché des pro- fessionnels.n 1991-1999 : Crédit lyonnais Pays de la Loire, directeur d'agence, puis directeur de groupes d'agences.n 1973-1990 : Crédit lyonnais Basse-Normandie, début de carrière dans des fonc- tions commerciales.}ELÉPHANT BLEUDirecteur du réseau franchiseMonsieur Patrick Mary a été nommé directeur du réseau franchise d'Eléphant Bleu, à ce poste depuis janvier 2014.}CAISSE D'ÉPARGNE RHÔNE-ALPES (GROUPE CAISSES D'ÉPARGNE) Directeur des services bancairesMonsieur Marc Bettinger est promu directeur des services bancaires de la Caisse d'épargne Rhône-Alpes, à ce poste depuis juillet 2014, en remplacement de Mon- sieur Jean-Luc Chabanne. Il est sous la responsabilité directe de Monsieur Jérôme Ballet, membre du directoire en charge des finances et des opérations. Il est égale- ment membre du comité de direction et du comité exécutif de la Caisse d'épargne Rhône-Alpes.Marc Bettinger , 44 ans, IESEG Lille, a réalisé le parcours suivant :n 2012-2014 : Caisse d'épargne Rhône-Alpes, directeur du contrôle de gestion et du pilotage.n 2007-2012 : Caisse d'épargne Nord France Europe, directeur du contrôle de ges- tion et du pilotage.n 2002-2007 : Caisse d'épargne, plusieurs fonctions de contrôleur de gestion.n 1996-2001 : Scalbert Dupont (groupe CIC), contrôleur de gestion.n Début de carrière comme adjoint au responsable dans un cabinet d'expertise- comptable.}EUROPCAR FRANCE (GROUPE EURAZEO)Directeur revenue & capacity management, marketing, e-commerce, communication, mobilitéMadame Florence Beyaert est promue directeur revenue & capacity management d'Europcar France, à ce poste depuis mai 2014. Elle est sous la responsabilité di- recte de Monsieur Didier Fenix, directeur général. Elle est ainsi en charge, pour les segments Loisirs non intermédiés : de la stratégie de revenu et de contribution ; de la stratégie marketing et distribution ; de la stratégie de communication et innova- tion. Elle définit les plans d'actions. Elle conserve par ailleurs sa fonction de direc- teur marketing, e-commerce, communication et mobilité, poste qu'elle occupe depuis 2013.Florence Beyaert , 34 ans, master marketing et communication du CELSA (2005), MSG de l'université Paris-Dauphine (2003), a réalisé le parcours suivant :n Depuis 2013 : Europcar France, directeur marketing, e-commerce, communica- tion et mobilité.n 2013-2013 : Europcar, directeur marketing, e-commerce et communication.n 2011-2012 : Disneyland Paris, marketing senior manager.n 2009-2011 : Disneyland Paris, travel industry marketing manager.n 2005-2009 : Disneyland Paris, european trade marketing partner.} MARKS & SPENCER FRANCEFood sales manager France et BeneluxMonsieur Julian Powell est nommé food sales manager France et Benelux de Marks & Spencer, à ce poste depuis juillet 2014.Marks & Spencer France est une filiale de la société britannique Marks & Spencer, spécialisée dans les articles pour la maison, les vêtements et l'alimentation.+ Progression des entreprises franchisées :Leur nombre ne cesse de croître, passant de 34 745 à 65 133 entre 2003 et 2013.... aux pieds d’argileSi les enseignes du commerce associé font encore état d’une croissance de leurs ventes l’an passé, la franchise, elle, a bien réalisé un CA 2013 en recul par rapport à 2012.uOn en parle...Les pressings Care & Shop, 100% naturel, inaugurent un nou- veau magasin dans le Nord.La Pizza de Nico confirme le succès de son développement avec plusieurs ouver- tures, en Alsace, mais aussi dans le sud à Fréjus ou Aix en Provence. L’attractivité de son business model s’est confirmée dans les galeries marchandes d’Unibail et Cora.Bon bilan de la première édition de Franchise Expo Connect des24et25juin2014:60 enseignes, 2 400 visiteurs à la fois sur le site et sur l’applica- tion dédiée, où les échanges étaient possibles avec les enseignes. Ce nouveau réseau social de la franchise a de quoi satisfaire Reed Expositions et la Fédération française de la franchise (FFF). Si ces salons en ligne ne remplacent pas les événements physiques comme Franchise Expo Paris ou le Forum Franchise Lyon, ils viennent parfaitement les compléter.FH Conseil : partenaire du 1er concours « passeport pour la Fran- chise » (www.concours-devenir-franchiseur.fr). Un beau succès pour la première édition qui sera renouvelée en 2015, car cette ini- tiative est révélatrice de talents.Le Pavillon de l’Immobilier : lancement d’une nouvelle en- seigne développée en licence de marque par d’anciens agents im- mobiliers du réseau Guy Hoquet l’Immobilier. Lancé en mai der- nier, l’enseigne vient d’ouvrir ses 4 premières agences. Un concept pionner dans l’univers de l’immobilier qui permet de créer à coûts réduits une agence avec un investissement 2 fois moins élevé pour un secteur d’implantation élargi de 3 à 10 fois supérieur à une agence traditionnelle.Hydroparts Assistance, réseau de spécialistes de l’entretien, réparation et contrôle des hayons éléva- teurs, un marché B to B de niche, vient de s’implan- ter en Ile de France, recherche activement des parte- naires franchisés sur des régions à très fort potentiel telles que l’Alsace, la Lorraine, la Gironde, l’Ile et Vilaine, ...Le Groupe ALESIA Minceur, qui regroupe une dizaine d’en- seignes spécialisées dans l’esthétique corporelle vient d’ouvrir à Nice son premier centre de vélo aquatique : Aquavelo, un énorme succès dû à l’attractivité et à l’exhaustivité de son offre alliée à des solutions de minceur du concept LipoPerfect.Doc’Biker : l’enseigne doublement lauréate en 2012, Coup de Cœur de l’Express et Espoir de la franchise, vient d’ouvrir son 16ème centre à Paris sous un format original : le Corner, im- planté dans une station-service Total dans le 15ème arrondisse- ment. Le succès de cette ouverture laisse présager de nouvelles implantations sous ce format.Baïla Pizza : concept de restauration à l’italienne, va réaliser une belle année avec une dizaine d’ouvertures. Des restaurants où tout est soigné, de l’aménagement de la salle jusqu’aux moindres détails de la carte. Restauration assise dans une ambiance « place de village italien » et vente à emporter.u SecteursMode-textile : premier semestre 2014 dans le vertSelon l'Institut Français de la Mode (IFM) qui publie chaque mois les chiffres de la consomma- tion textile et habillement des principaux réseaux de distribution de France, ces six premiers moissont signes de progression, autour de 1%, grâce à la bonne santé des magasins populaires, quand les indé- pendants multimarques sont à la peine.Services à la personne : garde d’enfants : du poten- tiel pour les réseauxL'INSEE vient de publier deschiffres qui montrent que, dansle secteur de la garde d'enfants,le nombre de personnes em-ployées a progressé de 11,2%entre 2008 et 2012 (+15,1% pourla garde à domicile), alors que l'effectif total de sala- riés de particuliers a lui diminué de 3,3%.uSave the date : 25 septembre. Conférence-débat sur la prévention des risques financiers des centrales d’achats et de référencementLe cabinet Simon Associés, AGT, Fiducial et Franchise Management convient les dirigeants de réseau à cet évènement portant sur le thème de l’identification des « leviers de création de valeur pour mieux prévenir les risques financiers des centrales d'achats, de référence- ment et structures de production ». Evènement qui aura lieu de 8 h 30 à 10 h 30 au centre d’affaires Regus Pa- ris-centre Saint Lazare.uTendance : les zones de transitInstituts de beauté, restauration,coiffure, conciergerie, prêt-à-porter, garde d'enfant... les enseignes des centres villes s’y installent de plus en plus. Dans l’étude « le com- merce en zones de transit - les nou- velles opportunités du commerce en gares, métro-RER, stations-services et aéroports » récemment publiée, Xerfi-Precepta fait le point sur cette tendance, qui a déjà généré près de5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013 et a des chances de progresser selon les prévisions, notam- ment sous l’impulsion des donneurs d’ordre comme ADP ou SNCF.uLe bon planLe site de l’Indicateur de la Franchise, organisme indé- pendant d’audit de satisfaction des franchisés, permet aux candidats à la franchise de se renseigner sur les ré- seaux de franchise audités. Mieux vaut prendre ses précautions, alors que les contrats de franchise courent sur plusieurs années. Les enquêtes réalisées par l’Indi- cateur de la Franchise mettent en avant le ressenti des franchisés au sein même des réseaux.VOUS AVEZ CHANGÉ DE FONCTION ?Nomination, les 200 000 décideurs qui font le business en France !SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014 13Faites part de votre Nomination àla presse et aux acteurs clés du marché sur www.nomination.fr]]></page><page Index="14" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Interview croiséePlus près de toi mon clientLe secteur des services à la personne est un univers où la proximité est cruciale. Le spécialiste du ménage à domicile Shiva, du groupe Acadomia, et le réseau de clubs de forme L'Orange Bleue ont tous deux fait le choix de la franchise pour s'offrir un développement rapide et se rapprocher de leurs clients. Paris réussis ?Pourquoi le choix d’un réseau de franchise ? Régine Macé : Lorsque nous avons démarré l’activité de Shiva, en 2002, nous avons commencé par une plateforme, et nous avons ouvert des suc- cursales. Assez rapidement, il nous est apparu naturel de nous développer sous une forme de réseau de franchises qui nous a permis d’accélérer notre développement. Nous avons recruté notre premier franchisé en 2005, et les pre- mières agences ont ouvert en 2006. Je n’irais pas jusqu’à dire que nous sommes pré- sents partout sur le territoire, puisque nous aurons seule- ment une petite centaine d’agences à la fin de l’année, mais cela nous permet d’avoir une vraie proximité. Il très important dans le secteur des services à la personne d’être présent sur place, d’être proche des clients. Il y a une autre raison qui nous a fait favoriser ce modèle : lorsque nous par- lons à un chef d’entreprise de qualité de service, de fi- délisation du client ou de fi- délisation du personnel de maison, nous parlons le même langage. Bien entendu, je ne dis pas que les salariés ne sont pas impliqués, mais je pense que les chefs d’entre- prises sont plus enclins à ne pas compter leurs heures et à s’impliquer dans la vie locale. Ce modèle nous a réussi, puisque nous enregistrons une croissance à deux chiffres surhaut de gamme. L’idée de la franchise s’est imposée d’elle- même, avec la création dès 2006 d’une licence de marque pour diffuser notre savoir- faire.Quel accompagnement proposez-vous à vos franchisés ?R.M : Aujourd’hui, nous ac- compagnons le franchisé dès qu’il vient nous rencontrertreprise devienne autonome sur les process, les discours, les contrôles qualité... Nous l’accompagnons aussi sur la partie commerciale pour qu’il se fasse connaître comme re- présentant de Shiva.L’Orange Bleue. L’accompa- gnement débute avant l’ou- verture et se poursuit sur la durée : nous passons voir chaque franchisé toutes les six semaines via des audits de qualité. C’est l’occasion de voir ce qui se passe dans le club, et s’il y a des points d’amélioration à mettre en place, sur la qualité des pres- tations par exemple.Est-il plus facile de manager vos collabora- teurs ou les franchisés ? R.M:Ilnes’agitpasdela même relation. Lorsque le siège prend une décision, les employés des succursales sont plus ou moins obligés de l’ap- pliquer. En revanche, quand on se trouve face à un chef d’entreprise, il faut trouver les bons arguments pour lui expliquer que cette décision a été prise dans l’intérêt com- mun, et donc dans le sien. Nous sommes toujours obligés de prouver ce que nous avan- çons à nos franchisés, qui sont avant tout à la recherche de performances. Notre force est que Shiva n’est pas seule-ment franchiseur, mais éga- lement exploitant. Nous tes- tons toujours en succursale ce que nous proposons à nos franchises, et nous avons donc les moyens de prouver l’intérêt des process que nous mettons en place, qu’il s’agisse d’un gain de temps ou de rentabilité. Je crois que la véritable diffi- culté pour manager un réseau de franchise est que nous dé- fendons l’intérêt collectif, etMême si nous sommes pré- sents dans les salles réguliè- rement et que nous essayons d’être au plus proche d’eux, le lien n’est pas le même. L’une des principales diffé- rences est aussi que les fran- chisés, souvent, ont du mal à se fixer des objectifs à long terme, contrairement aux col- laborateurs. Je tiens à préciser que 38% de nos partenaires sont multisalles : ils gèrent au moins deux clubs. Pour nous, ce chiffre est un gage de réussite. Si nos partenaires ouvrent plusieurs salles, c’est qu’ils y trouvent un véritable intérêt.Comment animez-vous votre réseau ?R.M : Après la période ini- tiale de six mois, pendant la- quelle le suivi est intensif, le responsable de région reste disponible pour répondre aux questions par téléphone. Il rend également visite au fran- chisé tous les trois mois au minimum. Nous avons un séminaire national une ou deux fois par an, et des réu- nions régionales où la direc- tion se déplace. Nous orga- nisons des comités de travail et de réflexion où nous abor- dons avec les franchisés et les succursales toutes les questions qui peuvent se po- ser, les évolutions qui peuvent survenir. Produits, process, communication, formation, fidélisation : tous les sujets sont abordés avec le réseau. Mais au-delà de ces rendez- vous officiels, chaque fran- chisé a le numéro de notre directeur général en direct, il est facile d’entrer en contact avec le siège pour toute ques- tion. Certains anciens fran- chisés craignaient qu’avec la forte croissance du réseau le contact soit plus difficile. Honnêtement, je ne pense pas que ce soit le cas au- jourd’hui. Pour aller plus loin, nous avons récemment mis en place un logiciel de communication interne. Au- jourd’hui, il nous sert à au-J.O : Notre idée est de pro- poser un club clé en main. Lorsqu’un partenaire choisit de rejoindre l’enseigne, nous l’aidons dans les différentes démarches : trouver le local,Nombre de salariés : 30Chiffre d'affaires : 40 millions d'eurosRégine MacéDirectrice réseau franchises de Shiva, 51 ansAprès une maîtrise d'Economie et un troisième cycle en marketing interna- tional, Régine Macé prend en 1999 la direction du développement de GE. En 2001, elle devient responsable du suivi financier des concessionnaires automobiles chez Suzuki France, avant de rejoindre Acadomia en tant que directrice des réseaux de franchise. En 2004, Acadomia entame une diver- sification vers le monde des services à la personne avec la création de Shiva. Cinq ans plus tard, Régine Macé rejoint cette filiale en tant que directrice du développement et du réseau de franchise.Nombre de salariés : 60Chiffre d'affaires : 70 millions d'eurosJérôme OlivardDirecteur projets, L’Orange Bleue, 36 ans Titulaire d'un brevet d'Etat des métiers de la forme et d'une licence de Staps, Jé- rôme Olivard a débuté sa carrière en 2002 en tant que professeur de sport à Rennes à L'Orange Bleue. Il devient directeur de centre un an plus tard, puis prend la direction des six centres que l'enseigne compte à Rennes. En 2006, il passe responsable des licenciés, puis directeur des implantations quatre ans plus tard. Il occupe le poste de directeur de projets depuis l'an dernier. Jérôme Olivard a également été intervenant en fac de sport pendant plusieurs années sur les mé- tiers de la forme, prodiguant des cours de management et de gestion d'entreprise.en tant que simple candidat. Montage du business plan, recherche de local, premiers recrutements : nous sommes présents à ses côtés à chaque étape du parcours. Nous sommes là pour répondre à toutes les questions qu’il peut se poser durant cette période. Vient ensuite la période de formation : trois semaines en continu, plus une à deux se- maines juste avant l’ouverture, ce qui permet d’être complè- tement immergé dans les pro- cess. A l’ouverture, le res- ponsable de région accom- pagne le chef d’entreprise de manière très soutenue pendant les six premiers mois. Le but du jeu est que le chef d’en-14 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014les entreprises qui participe- ront à l’agencement du club... Nous l’aidons aussi à trouver la banque adéquate pour le suivre dans son projet. Idem pour le recrutement : nous avons une école, l’ENCP, avec un agrément jeunesse et sport de l’Education Na- tionale, qui forme les jeunes au diplôme obligatoire pour pouvoir encadrer l’activité physique dans les salles. Nous nous occupons du recrutement de nos enseignants via cette école. Pour toutes ces mis- sions, le futur partenaire est formé et participe à une for- mation d’une quinzaine de jours qui lui permet d’ap- prendre à piloter un clubque nous nous trouvons face à une multitude d’intérêts in- dividuels. C’est aussi la raison pour laquelle nous avons mis en place des comités de tra- vail : ils nous aident à trouver le bon équilibre entre intérêt collectif et intérêt général. J.O : La relation est très dif- férente. Il existe un lien de subordination avec les col- laborateurs, tandis que les franchisés sont des chefs d’entreprises. Ils sont libres de gérer leur société comme ils le désirent, même s’ils ont des process à respecter en termes d’image et de re- lation avec la tête de réseau. Les franchisés sont forcément plus difficiles à manager.les deux dernières années. Jérôme Olivard : Tout a commencé en 2006. Thierry Marquer, le directeur général du groupe, possédait six clubs en propre. Il est parti du constat qu’il était le seul à proposer ce type de services, à savoir un produit peu coû- teux, mais avec un service de qualité, notamment grâce à la présence de professeurs di- plômés d’Etat. Cela n’existait nulle part ailleurs dans le monde de la remise en forme : dans les autres salles on trouvait des tarifs moyens ou]]></page><page Index="15" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="16" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE En immersion - Segafredo ZanettiWhat else ?700 boutiques dans le monde, de Tokyo à Bologne en passant par Berlin, Dubaï et... Marne-la-Vallée, V le spécialiste du café au CA d’un milliard d’euros en 2013, qui prépare son entrée en bourse, a ouvertson 25e magasin en France en octobre dernier, à deux pas de Disneyland Paris. Reportage...al d’Europe, près de espresso. « Il y a aussi une 100 000 mètres car- clientèle russe qui veut de rés pour l’un des l’espresso, mais dans deplus grands centres commer- grands gobelets... Il a falluciaux du Vieux Continent. Vous ne le saviez sans doute pas, mais en entrant niveau 1 porte du Danube, avant de passer par la Volga puis la Seine, tout au bout de la pro- menade de marbre sous ver- rière avec ses faux balcons en carton-pâte issus de l’uni- vers Disney, c’est l’Italie ! Avec, comme ambassadeur, point de G. Clooney, mais le 25e coffee shop Segafredo. Ici, tout commence par un espresso, avec trois « s », origine 100% italienne oblige.s’adapter », précise Sylvie Houé, directrice du dévelop- pement France des Coffee Shop à l’heure où Segafredo Zanetti peut s’enorgueillir d’être le fournisseur officiel de Mc Do pour une bonne partie de l’Europe, des hôtels Hilton... et depuis peu de Disneyland Resort Paris. Affairée devant sa machine, Anne-Sophie, la barista la plus expérimentées des cinq employés, prend le temps d’une confidence. « J’ai vrai- ment découvert le café ici. J’ai eu des expériences chez Free et dans les cosmétiques, mais aujourd’hui, j’ai trouvé ma place. Je suis fière de re- présenter le vrai café, d’en parler, de le vendre et heu- reuse que l’on me fasse confiance », explique la jeune femme de 24 ans, diplômée en tourisme international. Elle peut même avoir un brin de fierté puisqu’elle est déjà la créatrice d’un café frappé limoné qui lui a valu une in- vitation aux championnats du monde des barista en Italie en juin dernier et la com- mercialisation de son produit dans l’ensemble de l’enseigne à l’été 2015. Un challenge organisé par la marque et une implication qui illumine le visage de Manon, qui prend soin de constituer son équipe au fil des mois. « Notre métier est difficile, nous sommes ouverts de 8h30 à 21h, parfois 7j/7 puisque nous sommes au rythme du centre, alors je veille à ce que chacun ait une vie privée dans ce métierMOYENS À LA HAU- TEUR DES AMBITIONS Pas un corner à proprement parler puisque cet imman- quable espace ouvert se trouve au beau milieu d’une petite place. Fauteuils rouges d’inspiration Thonet revisités ou banquette, c’est au choix. L’univers est clairement celui du bistrot moderne et élégant. «FaceàlaFnac,auboutde cette immense allée qui voit passer près de 18 millions de personnes chaque année et à proximité du Village qui regroupe les restaurants, c’est un emplacement stratégique, unique aussi, puisqu’il a fallu placer des choses carrées dans un cercle », résume Ma- non Mercier-Schrijvers, la gérante. L’écrin ? Trente deux places dans un espace com- plètement optimisé, dans le- quel il a aussi fallu trouver quelques centimètres carrés pour le local technique. Le coût pour un kiosque comme celui-ci ? 5 000 à 6 000 euros d’investissement au m2, hors pas de porte, une donnée gar- dée secrète au sein de ce cen- tre commercial nouvelle gé- nération – « de ceux qui of- frent le meilleur rendement mais qui sont compliqués », assure Manon. Le centre est à la fois bailleur et partenaire d’« un petit monde qui a ses propres codes et qu’il faut connaître ». Une configura- tion particulière pour un fran-Un îlot de café à l'horizon...chisé particulier. Si la marque italienne a pour habitude de rechercher les bons « spots » avant de lancer un appel à candidatures pour son ex- ploitation, à Val d’Europe, les choses se sont passées différemment. Manon a en effet été associée au projet d’installation très en amont.responsabilités. J’y ai vu aussi la rigueur parce qu’à côté (sic), on a le roi des standards de qualité ».ouvert en octobre dernier, Manon dresse un premier bi- lan de son kiosque qui, s’il est à proximité du Village, ne subit pas la concurrence frontale des Illy, Starbucks ou Columbus Café. « Les clients viennent ici pour la qualité de notre café, c’est déjà une belle satisfaction.de lait, les senza (déca), les deux frappés, les macchiato, les cinq chocolats, les thés, les glaces aussi... »KIOSQUES QUALITATIFSLe café selon Segafredo ? Une recette jalousement gar- dée, mais la même qualitéICI ON PARLE ANGLAIS, ITALIEN, RUSSE...En ce début de matinée, les cafés défilent sur le comptoir, avant d’être servis en salle... ou pas, quelques clients conservant le réflexe du café pris debout en trois minutes chrono. « Le signe distinctif et le rendez-vous des Italiens, s’amuse Manon. En général, l’un vient goûter le café. S’il est bon, les autres arrivent... » Chacun ses habitudes de consommation. Ce qui signi- fie de la pédagogie aussi, en- tre ceux qui croient tout savoir et ne démordent pas de leur 100% Arabica, le client qui n’y connaît rien et qu’il faut guider entre le verre d’eau et le petit chocolat ou encore celui à qui il faut expliquer qu’un espresso, soit c’est très court, soit ça n’est pas unC’est un emplacement stratégique, unique aussi, puisqu’il a fallu placer des choses carrées dans un cercle16 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014« Deux ans et demi exacte- ment, suite à la proposition d’un ami qui était pressenti mais qui a fait un autre choix d’investissement », explique cette quadra, née aux Pays- Bas, où elle a été formée au management dans l’hôtellerie, avant son arrivée en France en 1991 pour honorer un contrat de travail avec Disney afin de gérer l’hôtellerie du parc. « J’y ai eu de grossespartout dans le monde, à partir des trois plantations exploitées par le torréfacteur italien, au Brésil, au Pérou et au Costa Rica. Du Robusta pour le goût et la persistance en bouche et de l’Arabica pour les qualités aromatiques, l’assemblage présenté avec élégance. L’espresso ? Un produit phare, toujours, même si l’enseigne doit s’adapter à la demande. Après avoirNous réalisons 70% de notre chiffre d’affaires autour du café, 10% avec la sandwi- cherie et 15% avec les gâ- teaux, une offre de bière et de vin venant compléter la carte. Mais la part de l’es- presso, qui reste le produit d’appel et notre savoir-faire, tend à diminuer au profit des produits gourmands : les six cafés dont un gourmand nu- telino avec Nutella et crèmeant en terme d’ho-trèsexige.raires. Nous évitons les dé- coupages alambiqués, et as- surons trois jours de repos pour quatre jours travaillés dont au moins deux consé- cutifs. Les salaires ne sont pas très élevés, donc cela fait partie du contrat moral ; c’est le deal ».Olivier Rémy]]></page><page Index="17" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="18" isMAC="true"><![CDATA[19&20 NOV.2014 NANTESENVIE DE VOUSLANCER EN FRANCHISE ?salondesentrepreneurs.comfranchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Portrait d’Entrepreneur - Bricomarché, Groupement des Mousquetaires Un pour tous...Thierry et Alison Guers gèrent depuis 2007 un Bricomarché dans les Hautes-Pyrénées. Le choix de la franchise, et plus particulièrement du groupement des Mousquetaires, permettrait de garder l’indépendance tout en trouvant une vraie famille professionnelle. La preuve ?Les Guers sont venus à la franchise par le bouche-à-oreille. UnLe couple, qui était proprié- Thierry et Alison ont alterné fournie à la fin de la forma- de magasin, des aides, des taire et gérant d’une école 15 jours de formation et 15 tion : un point de vente de responsables de caisses... de conduite, voulait égale- jours de pratique dans tous plus de 3000 m2 (1685 m2 Autant d’éléments qui ont ment rester indépendant. Et les points de vente de la ré- couvert, autant en extérieur), favorisé un démarrage sansavaient choisi le bon réseau. Les mots d’ordre semblent être « facilitation » et « en- traide ». Outre l’accompa- gnement lors de l’entrée, etami de longue date de Thierry était devenu adhérent Bricomarché, et « il nous a transmis sa passion pour l’enseigne au fil des discus- sions, explique Alison Guers. Nous avons mûri nôtre dé- cision pendant quelques an- nées, qui nous ont également servi à accumuler les fonds nécessaires à l’investisse- ment de départ, et puis nous nous sommes lancés ».le profil présenté par la fran- chise leur garantissait cette liberté, tout en leur offrant la force d’un réseau où l’en- traide est une priorité – « in- dépendant dans l’interdé- pendance », comme le ré- sume Alison.gion. Cela leur a permis de à Capvern, dans les Hautes- heurts. rencontrer les adhérents lo-caux, de tisser des liens pro-fessionnels et amicaux, etCITÉDES CONGRÈSPLONGÉE PAR PALIERSLe couple a entamé son par- cours d’agrément en décem- bre 2006, et est devenu agréé en juillet 2007. En septem- bre, la formation a débuté au Parc de Tréville à Bon- doufle (91), le siège de l’en- seigne. Pendant six mois,de vraiment prendre la me- sure de leur future franchise. À la sortie de la formation, le couple s’estimait prêt, mais voulait se faire la main. Ils ont alors profité de la possibilité donnée aux pos- tulants de prendre en main un magasin en portage (dé- tenu par la branche régionale de la tête de réseau). Cela leur a également permis de trouver le magasin idéal – une liste des magasins dis- ponibles dans le réseau étaitLe choix de l’enseigne a été rapide : ils connaissaient déjà l’univers de la marque, grâce à leur ami adhérent, et cela correspondait à l’af- finité de Thierry pour le bri- colage.Un événementQuand il y a trop d'attente à la caisse, cela se voit...CODE INVITATIONPyrénées (65). Juste à côté de chez eux - trente-cinq minutes de route : ils n’ont du coup pas eu à déménager. « Nous penchions d’abord vers une surface plus petite,S’IMPLIQUER DANS LE GROUPESi la reprise a été facile, elle a connu néanmoins un acci- dent. Au bout de dix jours, un employé a eu un gravela formation, cette aide de tous les instants démarre même avant l’installation, avec par exemple un appui pour démarcher les banques – le réseau, une fois le dossiert L'ÉVÉNEMENT N°1DES CRÉATEURS & DIRIGEANTS D'ENTREPRISESNmais nos début dans le ma- gasin partagé nous ont fait prendre confiance, et l’oc- casion était trop belle, se souvient Alison. Et notre apport nous le permettait ». Le magasin existait depuis 1987. Avant les Guers, il a connu trois adhérents, puis trois années en tant que ma- gasin en portage. À leur ar-accident du travail. Une si- tuation inédite pour le couple. « Nous avons appelé la per- manence régionale de Bri- comarché, qui nous a apporté une aide inestimable », sou- ligne Alison. Elle a tout mis en place : le contrôle qualité, une cellule psychologique pour le personnel, les dé- marches nécessaires avec les assurances... Pour les Guers, cela a été le signe qu’ilsrempli, s’en charge. Une fois le franchisé installé, régu- lièrement, des équipes vien- nent visiter le magasin, pour effectuer des bilans de santé. Les informations récoltées, et leurs analyses, sont mises à profit pour le bien de tous. L’information circule libre- ment au sein du réseau : sur un portail intranet, chaque franchisé a accès aux données fournies par les autres. LaNNaananttetesss Graannd-OOuuesttPartenaires Associés AvecMédias OfficielsSEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014INVITATIONSPartenaires Officiels1erNaneGrd-esPendant six mois, 15 jours de formation / 15 jours de pratique dans les points de vente de la région#SalonEntrepreneurs rivée, du coup, il était déjà @SDEntrepreneurs très structuré, avec un chef18Crédit photo : Shutterstock, Inc.]]></page><page Index="19" isMAC="true"><![CDATA[n°4franchise-concepts.ecoreseau.frPortrait d’Entrepreneur - Bricomarché, Groupement des Mousquetaires CLUB ENTREPRENDREquelques mois à peine en tant qu’adhérent, se lance dans la gestion, et siège main- tenant au conseil d’adminis- tration régional. Alison a at- tendu un peu plus longtemps – la priorité était alors leur nouveau-né. Aujourd’hui, elle effectue un suivi de pos- tulant, les accueillant, faisant le point, et organisant des réunionsaveceux.Unefaçon de rendre l’aide qui leur a été donnée au départ de leurtête de réseau se charge éga- lement de la publicité. Elle élabore les campagnes, aux- quelles les points de vente choisissent de participer, et accompagne pour les projets spécifiques. « Nous avons, un moment, essayé de faire des campagnes locales, mais après enquête, nous nous sommes aperçu que cela ne produisaitpasderéelledif- férence », explique Alison. Avec toute cette assistance, et la force de l’enseigne Bri- comarché - elle fait partie du Groupement des Mous-quetaires, ce qui lui offre des avantages considérables, entre autres pour la sélection des fournisseurs -, le magasin tourne très bien. Les Guers sont très satisfaits, au point d’être prêt à tenter l’aventure d’un second magasin. Mais le réseau ne les a pas seule- ment séduits par les résul- tats.Tréville ; et la branche ré- gionale organise tous les mois de septembre un week-groupe. Un support, chez Bricomarché, est un adhérent qui travaille également pourdans le groupe. « Ils viennent s’ajouter et renforcer les équipes de permanents, ex-Bricomarché met l’accent sur la création d’un esprit de groupe dans son réseau : en sus des réunions métiers, « une grande réunion an- nuelle est tenue, au Parc deChaque adhérent réserve deux jours par semaine pour exercer une fonction dans le groupe.end à l’ambiance détendue, la branche régionale de l’en- plique Alison. Cela permet pour partager autre chose seigne – pour la tête de ré- de créer et de renforcer les que du temps de travail », seau, en fait. Cela fonctionne liens avec les autres fran- sourit Alison. Mais surtout, sur un principe de tiers chisés ». Très vite, le couple le réseau offre à ses adhérents temps : chaque adhérent ré- est séduit par l’idée et paraventure...la possibilité de s’impliquer directement dans la vie duserve deux jours par semaine les opportunités que cela re- pour exercer une fonction présente. Thierry, au bout deJean-Marie BenoistCsprit réseauultivel’eEEvénementsliogrErâceà>Radapté et fédérateurcecedui>Ruaceruached’unlieehpconventionsuoénoseorvosrunionseptcuoénose>Oc conviviale,fedeartofre>Otfedetuainatethmuhhentique, tiaAs appropriées éiaintatvt>Asiaintatvtesaeéiraux mssaeéirsCoockFlitateurktailsFagrRuptcCuâOneooffncfcurrehhrvrvedrmmlledtàrrotteecersrssrooihhssveedésesessluuuggC’’nazliouiiiusdsdnlnloronnnaccriset’eeeiiiollciivvttsEeaséeunthméémattiéééaciéEeSExperrtiiseSéFiche d’identitéé its-déjeuners CominairesDive PrsitPtroximmientivBricomarchévsitPcixproexirmttiitsseé Incee CohésionémernnffentiérencePeesetAématiquesAdrreesssesEmmbbléCCouverturenationaleCeououvevertrtururenaenatitiononalaléEremnbc- Date de création : 1979- Numéro 1 des réseaux d’indépendants de bricolage- Numéro 4 français des enseignes de bricolage- Chiffre d’affaires de l’enseigne en 2013 : 1,95 milliard d’euros - Nombre de points de vente : 511 en France, 125 en Europe (92 en Pologne, 33 au Portugal)- Les 4 formats : 1 000 m2, 1500 m2, 2300 m2, 3500 m2- Nombre de références en marques propres : 6 200- Chiffre d’affaires moyen par points de vente : 3,5 M €- Nombre de salariés par point de vente : de 15 à 50Les conditions d’accès au réseau Bricomarché- Apport personnel minimum : 100 K€ - Niveau d’investissement : > 300 K€ - Droit d’entrée : néantGroupement des Mousquetaires- 6 enseignes : Intermarché, Netto, Bricomarché, Brico Cash, Roady et Poivre Rouge- Chiffre d’affaires global carburant inclus : 39,9 milliards d’euros (cumul TTC avec carburant à fin décembre 2012)- Chiffre d’affaires unités de production : 3,71 milliards d’euros - Surface de vente : 5,5 millions de m2- Nombre de points de vente : 3 551Source : Groupement des MousquetairestAddresssesleHôtels Particuliers, Musées, Bateaux, Centres d’Affaires Nous contacterElior Evénements : 01 58 01 12 12 evenements@elior.comwww.elior-evenements.comSEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014 19]]></page><page Index="20" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Leçon de mauxPétrin Ribeirou, pains perdusLe savoir-faire, source de nombreux contentieux, demeure bien Csouvent malmené dans le monde de la franchise. Entre le concept et le terrain, il y a souvent un monde. Cas pratique avec le Pétrin Ribeirouet ses franchisés frondeurs.oncilier une méthode la décision de suspendre son dé- du CEDRE, club de franchi- est finalement validé parce qu’il de travail artisanale avec veloppement. Puis les résiliations seurs. Une procédure juridique, a permis à des franchisés de une force de frappe de contrats s’enchaînent. C’est longue d’une décade, qui a vrai- connaître un succès d’affairescommerciale et une stratégie l’engrenage. Une cinquantaine semblablement donné le tournis certain dans un secteur d’activitémarketing modernes. Faire du nouveau avec du traditionnel. Un credo source d’un développe- ment prospère pour l’enseigne Le Pétrin Ribeirou pendant les années 90’. Sur le papier, cela sonne bien : une franchise qui axe son développement sur un savoir-faire de fabrication dis- criminant et délivre une formation initiale de deux mois (étude du produit, marketing, gestion, tech- nique de commercialisation). Le tout accompagné d’une assistance technique et logistique ainsi que d’un suivi régulier. En sus, des conditions de travail qui distin- guent Le Pétrin Ribeirou des autres boulangeries : un agen- cement du magasin qui permet aux clients d’épier les gestes du boulanger. Des pains au levain avec l’incorporation intégrale du germe de blé et une vente réalisée au poids. Une volonté manifeste de faire dans le pain de qualité, dans un secteur d’activité très porteur à l’époque. Un tableau qui transpire l’idylle entre fran- chiseur et franchisés qui va ra- pidement se crisper et se muer en une joute légale qui durera plus de 10 ans.en tout. Des attaques contre la tête de réseau, qui au terme d’un combat judiciaire d’une dizaine d’année, sont balayées par une décision du 20 septembre 2011, rendu par la cour de cassation. Et une plus récente de la Cour d’appel de Paris datant de 2013. L’autorité reconnaît la réalité dutant à la tête de réseau qu’à ses opposants. La Cour d’appel de Paris prononce en 2010 la nullité du contrat de franchise de Pé- trin-Ribérou pour défaut de sa- voir-faire, considéré à l’époque comme manquant d’originalité. La pareille avec le concept Mar- keting. Selon les analyses d’ex-qui leur était étranger. Par ail- leurs, les éléments du savoir- faire, peu accessibles au grand public, ont également été qual- ifiés d’originaux dans leur as- semblage : mode de panification, méthodes de travail et de com- mercialisation. Tout a été revu au peigne fin pour constater que l’ensemble des caractéris- tiques était suffisamment décrites dans un contrat. Contrat qui se matérialisait sur le terrain par une transmission réelle du sa- voir-faire, via une formation et une assistance. Enfin le bout du tunnel juridique pour le fran- chiseur.UNE RÉBELLION QUI COÛTE CHERCréée en 1996, la SARL L’Ile Aux Pains s’est rapidement dé- veloppée grâce à un savoir-faire concédé par la holding Séguy, du nom du fondateur, qui s’était inspiré des techniques tradition- nelles de boulangers de l’Avey- ron. « Le Pétrin Ribeirou », marque commerciale de la SARL, connaît alors une belle progression jusqu’au début des années 2000. Mais, le tournant de millénaire ne s’opère pas de façon heureuse pour la tête de réseau, alors acculée par une fronde interne, le grief portant en particulier sur l’absence de savoir-faire. Un conflit entre franchiseur et détracteurs sur no- tamment les notions de terminaux de cuisson et boulangerie et l’ap- port réel de savoir-faire. Le contentieux n’est pas sans consé- quence. Le réseau prend d’abordLe problème avec la fronde des boulanger, c'est qu'ils sont armés...perts datant de 1999 et 2000, la cour avait également statué dans deux cas sur trois, en faveur des franchisés en admettant l’absence de formation et d’as- sistance. Une décision de justice qui prend à contre-pied d’autres procès qui avaient donné raison à la tête de réseau sur le même sujet de discorde. A Dole en 2008 et à Besançon à 2010. Mais la décision de la Cour de cassation en 2011 et la volte- face de la Cour d’appel de Paris en 2013 redéfinissent les contours du savoir-faire de la marque de boulangerie. Les rai- sons invoquées ? Entre autres, le savoir-faire du Pétrin RibeirouUNE NOTION JURIDIQUE QUIÉVOLUE« Si les avocats avaient plaidé le nouveau règlement européen et sa nouvelle définition du savoir- faire : simplement « nécessaire et utile », le débat aurait peut- être glissé sur des questions plus importantes comme « le savoir- réussir », les marges, le compte d’exploitation du franchisé », avance Olivier Gast. A titre de comparaison, notons que cette notion de savoir-faire, centrale en France, n’existe pas aux Etats- Unis. D’ailleurs, le dernier texte du règlement européen d’exemp- tion de 2010 va dans le sens du mode de fonctionnement améri- cain en « dégradant » cette notion de savoir-faire qui de secret, subs- tantiel et identifié est passé à la simple notion « d’utilité ». « Le système américain préfère se concentrer sur le contrôle qu’a le franchiseur sur ses franchisés ou vérifier que la vente de fran- chise est réalisée par les fran-savoir-faire du Pétrin Ribeirou. L’enseigne créée par Jean-Pierre Séguy décide la même année de stopper son développement en franchise malgré 55 points de vente et de fabrication, dont 35 en franchise.rs, sans mensonge et enLE SAVOIR-FAIREAU CŒUR DE LA DISCORDE« L’enseigne Pétrin Ribeirou s’est rabattue vers le succursa- lisme suite à un échec du réseau en franchise, en partie causé par la contestation du savoir- faire de la part des franchisés », note Olivier Gast, Conseil et expert en franchise, présidentchiseu.pleine transparence », poursuit Olivier Gast. D’autres enjeux pour des réseaux qui comptent parfois des milliers de franchisés. Et une comparaison qui pousse à se questionner sur les évolutions légales qui régissent les relations entre tête de réseau et franchi- sés...Geoffroy Framery20 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014]]></page><page Index="21" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="22" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Créer Aujourd’huiNeo immoLe secteur de l'immobilier est l'un des plus dynamiques en matière de commerce organisé. La crise sans précédent qu'il a connue se résorbe peu à peu et laisse émerger de belles opportunités pour qui sait anticiper. La création du statut de mandataire a ouvert le secteur à tous sans condition de diplôme.ALe professionnalisme et les outils mis à disposition par les réseaux est d'autant plus précieux que la concurrence entre professionnels s'intensifie...Par Marie Bernardprès avoir connu une crise historique, le secteur immobilier devrait enfin assister des taux d'intérêts particulièrement bas produisent un effet incitatif sur les acquéreurs à un rebond tant attendu ! Si le milieu était risqué pour les néophytes il y a encore potentiels. Vente à bas prix et faible taux d'intérêt, 2014 est bien l'année des bons plans ! quelques mois, les perspectives sont aujourd'hui nettement plus positives. La Néanmoins, après s'être stabilisés sur l'année 2014, les prix devraient augmenter l'annéehausse des prix attendue pour l'année à venir se fonde sur deux facteurs. D'une part, la prochaine suite à l'augmentation de la demande. Principal effet bénéfique de la crise, une rétention des biens anciens due à la baisse des prix sera libérée lorsque la demande tarification mieux équilibrée par les professionnels, ces derniers ayant prix consciences montera à nouveau. D'autre part, la pénurie de logements neufs profitera au marché. qu'ils devaient limiter leur marge pour contribuer au rebond. C'est dans un marché assaini Preuve que cette reprise frétille déjà, le nombre de transactions enregistré en 2013 a que peuvent donc s'aventurer les candidats à la franchise sur le secteur immobilier... augmenté de 2,3% et cette tendance à la hausse se confirme sur l'année 2014. Pour l'heure,n TERREAU DE RÉSEAUX SANS CESSE RENOUVELÉSc’est le cas notamment de la marque Agence privée, un jeune réseau qui compte déjà 50 affiliés -, ont fait le choix de fédérer les indépendants sans les contraindre à perdre leur personnalité propre. « Notre but consiste à réunir des agents immobiliers indépendants afin de mutualiser les coûts et de partager notre savoir-faire. Nous proposons aux affiliés des outils informatiques, des formations, une aide à la prise en charge de nouveaux mandants, la publicité...», explique Nicolas Blanchin créateur du concept. La force du challenger réside dans une formule originale dont le coût est peu élevé et s’adapte aux attentes de chaque profession- nel. « Les grosses agences exigent un droit d’entrée de l’or- dre de 40 000 euros. Nous ne demandons pas de droit d’entée, mais des royalties sous forme d’abonnement men- suel. Le montant se situe entre 100 et 500 euros en fonction de l’étendue de l’assistance », explique le dirigeantcessaire ». Pas question d’imposer aux adhérents d’exercer sous l’enseigne de la marque. « Certains exercent dans des agences indépendantes de qualité qui sont connues pour leur savoir-faire. En prenant le nom d’une grosse enseigne, on efface cette histoire et cela est dommage ». Après deux ans et demi d’exercice, Agence Privée compte 54 agences affiliées. Le dynamisme apporté au secteur par l’apparition du métier de mandataire compense la réduction des objectifs de développement des agences traditionnelles suite à la crise. La création d’un statut de mandataire indépendant a changé la donne...n MANDATAIRE, L’ELDORADO DES INDÉPENDANTS SANS CARTE PROFESSIONNELLELes détenteurs de la carte professionnelle de- vront prouver la valeur ajoutée de leurs services s’ils veulent survivre à l’arrivée massive d’un nouvel acteur, le mandataire. Celui-ci a contraint les principaux acteurs à une réorgani- sation de leur activité. Le regroupement en ré- seau de ces négociateurs sans carte professionnelle ne cesse de grignoter des parts de marché. L’absence de barrière à l’entrée a fait de cette profession un eldorado pour les ex- clus de la « carte P » ; il s’agit pour la plupart de profils ne répondant pas aux critères d’ob- tention, notamment en termes de diplômes. Pour prouver leur valeur ajoutée et justifier leurs taux de commission plus élevés, les agences immobilières classiques tentent de mettre en avant l’argument de la qualité de ser- vice, grâce à un plus haut niveau de compé- tences. Un organisme de contrôle a même été créé à cet effet, il est doté de pouvoirs de sanc- tion. Il oeuvre également en vue d’une exten- sion des contraintes des agents immobiliers aux agents mandataires. Les réseaux de mandataires immobiliers proposent une formule dans la- quelle les acteurs ont tout à gagner. Ces com- merciaux indépendants travaillent de chez eux. L’absence de charges fixes liées habituellement à l’ouverture d’un bureau permet de récupérer une large partie de la commission facturée. En travaillant selon ce mode d’organisation, ils ta-S’il est un secteur particulièrement bien organisé en réseau, c’est l’immobilier. Le maillage des grandes enseignes y est important, et certaines regroupent plus de 1 000 implanta- tions sur le territoire français. Parmi les leaders figurent Orpi avec ses 1 200 implantations, Laforêt, ERA ou Century 21, au regard du nombre d’ouvertures. La fédération fran- çaise de la franchise (FFF) recense pas moins de 60 réseaux dans le secteur. Pas facile donc pour un candidat de faire son choix, d’autant plus que la notoriété de la marque est loin d’être le premier critère à privilégier... Les outils mis à disposition, le soutien logistique, ainsi que les formations proposées arrivent en tête des avantages convoités par les agents et mandataires. Mais si la qualité des outils est es- sentielle, le prix à payer est parfois trop élevépour une agence indépendante qui veut intégrerun réseau. Pour un leadeur, il faut compter undroit d’entrée minimum de 20 000 euros aux-quels s’ajoutent les frais d’investissement clas-siques. L’apport personnel avoisine souvent les80 000 euros. Pour certains, ce prix est prohi-bitif. Ils se tournent alors vers des franchisesplus récentes et moins gourmandes. C’est lecas de Dr House, qui par sa marque décalée,fait sourire et attire un public jeune. Son fon-dateur, Stéphane Escobossa a créé le réseauvoilà un an seulement, suite à la demande d’au-tres agents souhaitant exercer sous la marquede son enseigne alors installée à Boulogne Bil-lancourt. « Personne ne joue ce décalage àl’échelle nationale, s’étonne le franchiseur. Lesgros réseaux utilisent volontiers des acronymesdont nul ne connaît réellement la significa-tion : IAD, ERA, ORPI... Chez nous, la mention« Dr » évoque une compétence de spécialiste ».Le nom qui fait référence à la série Américainene manque d’ailleurs pas de faire sourire lesclients et de marquer les esprits. « La marquepermet d’entamer une discussion avec leclient », constate Stéphane Escobossa, qui pro-fite largement des opportunités du web pouraccroître sa notoriété. « Nous avons 5 000 amissur facebook ». L’enseigne mise avant tout surune ambiance « club » et un esprit d’équipequi fait parfois défaut aux gros réseaux.« Nous reversons 5% aux mandataires », explique en ce sens le fondateur. Pour conserver cet esprit confidentiel, il mise sur un plafond de 500 membres. D’autres acteurs -22 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014Des chasseurs immobiliers en font peut-être un tantinet trop...d’Agence Privée. Nous permettons ainsi à de petites struc- tures d’entrer dans une économie 2.0. Beaucoup sont situées dans des villages où la présence d’un bureau est encore né-blent sur 70 à 98% de la commission, contre 35% environ dans une agence classique. Sur le terrain, ils remplissent les mêmes missions que les négociateurs en agence. L’absence]]></page><page Index="23" isMAC="true"><![CDATA[ladresse-bienvenue.comNOS DIFFÉRENCESFONDENT VOSPERFORMANCESLes 5 raisons évidentesde rejoindre le Réseau L’ADRESSE1 1 Homme = 1 Voix. Défendons ensemble les intérêts de chacun 2 Le Réseau vous accompagne et vous soutient3 ÊTRE FORMÉ TOUT AU LONG DE SA CARRIÈRE Un catalogue de formations sur-mesure4 MUTUALISER POUR OPTIMISERUne plateforme unique de services à prix coûtant5 UNE MARQUE VISIBLE DANS LES GRANDS MEDIAS Offrir une visibilité et générer du trafififific en Agencesopportunités d'implantations géographiques disponibles heures de Conseil 1 8 0 0 0Réseau National ImmobilierPlus de32 000Plus de 250 7 200Plus de heures de formations pour nos Sociétaireset d'Assistance aux AgencesDéévveloopppemmeenRent tejjooiggnnneezzz--nnoService Dnoous !01 64 53 8833 8el83 3developpeemmepeenntt@@llaaddrresse.comwww.fairefaire.fr © 2014, Photos : Fotolia]]></page><page Index="24" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Créer Aujourd’huide frein financier, l’ouverture à tous sanscondition de diplôme a largement contri-bué à l’engouement pour la profession.Lorsque la création d’une agence immobi-lière nécessite un investissement global de80 à 120 000 euros, le mandataire n’a be-soin d’aucun apport initial. L’ouverture àtous ne s’est pas faite avec les faveurs dela profession. On lui a rapidement reprochéson manque de professionnalisme, la failledont se servent aujourd’hui les agencespour marquer leur différence. En réponseà cette attaque, la nouvelle profession acréé en février 2013 le Syndicat des Ré-seaux de Mandataires en immobilier (SY-REMI). Objectif ? Accompagner lacréation et la vie des réseaux du secteurvers une démarche de professionnalisationet de développement économique, à traversnotamment la mise en place de formationsobligatoires et la signature d’une charteéthique. Le réseau compte actuellement 10000 mandataires indépendants. Malgré cetindéniable attrait financier, le modèle del’agence immobilière traditionnelle restedominant sur le marché hexagonal. Uneétude Xerfi révèle en effet que les réseauxmandataires ont réalisé seulement 6 % destransactions dans l’ancien en 2012. Cettepart de marché pourrait néanmoins grimperpour se situer entre 9 et 12 % à horizon2015. Ce commerce sans vitrine révolu-tionne la pratique du métier classiqued’agent immobilier. A cela, la structurationde l’outil Internet n’est pas étrangère. Il estmême le principal moteur de son dévelop-pement. On compte à ce jour environ cinquante réseaux mandataires ! Quel intérêt pour un indépendant de s’affilier à un réseau ? Associer son nom a une marque est-il bien utile pour installer sa crédibilité ? Si les professionnels souhaitent s’adosser à un réseau, c’est avant tout pour bénéficier d’un savoir-faire et d’une aide logistique. Lorsqu’il est affilié, le mandataire dispose en effet de tous les moyens du réseau pour promouvoir les biens qui lui sont confiés, dans la limite de sa zone géographique. La qualité d’un bon réseau se me- sure avant tout au nombre et à la qualité des outils mis à la disposition des affiliés. L’offre minimale inclut un logiciel immobilier adapté à une activité de mandataire, un site per- sonnalité, les outils et l’assistance juridiques, les documents administratifs à l’entête du réseau, des cartes de visite. Ce confort de travail représente un coût fixe pour le mandataire, mais qui est rapidement rentabilisé au regard du chiffre d’af- faires que permet de développer cette assistance. Parmi les réseaux les plus développés à ce jour, on compte les acteurs historiques tels que CapiFrance. Lancé en 2002, il compte à ce jour 1 400 mandataires et est à ce titre le premier réseauhome staging, promotion... la liste est longue. De quoi combler les attentes de tous les profils de candidats. Bien que les places soient plus rares, le choix d’un positionnement de niche est souvent porteur. Catherine Catenacci, fon- datrice de Côté Acheteurs, est à l’origine du métier de chasseur immobilier. Cette agent ex- périmentée a inventé son métier. Manque de temps, éloignement géographique, manque de connaissance du lieu de recherche, les agents proposent aux acquéreurs de dénicher pour eux le mouton à cinq pattes. L’ultra spéciali- sation de l’activité restreint les zones de déve- loppement du concept aux grandes métropoles où aux zones touristiques. « Aujourd’hui, nous souhaitons orienter notre développement dans les départements de la Gironde, la Loire At- lantique, la côte d’Azur ou encore le Morbi- han », explique la fondatrice du réseau. Le profil des recrues ? Pas d’expérience spéci- fique exigée, en revanche le candidat doit jus- tifier d’une parfaite connaissance de la région, d’une bonne implantation dans le secteur, d’une grande implication et de la capacité à obtenir la carte professionnelle. « Nos clients n’habitent pas sur place. Ils attendent qu’on leur donne des conseils sur la ville, ils exigent une grande disponibilité de leur agent », ex- plique Catherine Catenacci. « Nous proposons aux affiliés une formation initiale de deux à trois semaines sur tous les aspects du métier : juridique, commercial, utilisation des outils côté Acheteur... ». Principal intérêt de l’affilia- tion, le site Internet du réseau récolte 80% des clients. Pour accéder aux services du leader, deux modes d’adhésion sont possibles. Le pre-Certains agents immobiliers savent faire rêver dans le futur, d'autres non...français. L’acteur poursuit un développement actif et fixe un objectif de 200 nouveaux conseillers par an. Ses actions de recrutement sont actuellement orientées vers les branches « Commerces et entreprises », ainsi que « Gestion de patri- moine ». L’entreprise propose à ses franchisés une formation initiale de cinq jours, puis une formation de perfectionne- ment de trois jours. Des formations gratuites et illimitées sont également accessibles, soit au total 35 modules et plus de 100 heures par an pour les plus motivés ! De quoi tourner court aux critiques concernant le manque de compétences.n LE CHOIX D'UNE NICHE, PARI GAGNANT !Si jusqu’à peu les agences immobilières régnaient en maître sur le secteur, on assiste à une segmentation du marché et à l’apparition de nouveaux métiers développés en commerce organisé : chasseur immobilier, créateur de patrimoine, fi- nancement, immobilier d’entreprise, diagnostic, coaching,mier consiste dans le versement d’un droit d’entrée de 10 000 euros, ainsi que le financement de la formation à hauteur de 4 000 euros. Au total, 14 000 euros sont nécessaires pour un contrat de cinq ans. Les plus expérimentés pourront opter pour un contrat de licence de marque. Dans ce cas, pas de droit d’entrée, mais le versement d’une redevance de 12% est prévu, ainsi que le règlement des formations selon une formule à la carte. Comptez 200 euros par jour. Pour ceux qui souhaitent exercer cette activité en économisant les frais d’adhésion à un réseau, attention ! « Beaucoup de chasseurs s’installent et ferment six mois plus tard », prévient Cathe- rine Catenacci. « Souvent, ils n’ont pas budgété les sommes suffisantes pour assurer leur survie... » Enfin, bon nombre de réseaux cherchent à diversifier leurs sources de revenus en ajoutant à leur offre des activités annexes telles que la gestion locative ; des prestations dédiées aux produits de luxe ou encore aux produits de l’immobilier professionnel. Pas de doute, 2015 est une année porteuse pour investir le sec-.teur !24 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014]]></page><page Index="25" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="26" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Créer Aujourd’huiHabitat : une infinie variété de métiers !cL'équipement de la maison représente le deuxième poste de dépense que les français souhaitent déve- lopper, juste après les voyages. Rien d'étonnant si l'on découvre que pour 93% de la population, réaliser des travaux permet de se sentir mieux chez soi. Autre bonne nouvelle pour les acteurs du secteur, les dis-ussions familiales autour des projets liés à l'habitat sont associées à la notion de plaisir... De quoi assu- rer de beaux jours à ceux qui envisage d'intégrer un des nombreux réseaux du secteur !Par Marie BernardL.Le marché de l'équipement de la maison a connu un fort développement au cours des dimanche. Plus grand choix de produits, tarifs abordables, multiplication des innovations... il estdernières années. L'apparition des RTT n'est pas étranger à cet engouement des français, devenu possible de réaliser soi-même une grande partie des travaux. Pour le reste, des conceptsbricoleurs par nature, pour les projets autour de leur résidence. Nombre de produits ou novateurs et ultra spécialisés offrent de plus en plus de possibilités aux particuliers pourservices jusque-là réservés aux professionnels sont désormais accessibles aux bricoleurs du améliorer leur habitat.n BRICOLAGE : FORTE TENDANCE À LA CONCENTRATIONgroupe Adeo, propriétaire de Leroy Merlin, Bricoman et Weldom et le groupe Kingfisher France qui détient quant à lui Castorama, Brico Dépôt et Mr Bricolage. Ce dernier est le troisième acteur du marché du Bricolage en France. Avec 700 points de vente dont 85% détenus par des indépendants, il constitue le premier réseau du marché. Ceux qui s'y intéressent doivent tabler sur un apport personnel de 200 000 euros pour un investissementPlus de la moitié des Français déclarent réaliser eux-mêmes les travaux d'intérieur et d'extérieur de leur habitat. Cette tendance s’est accentuée avec la crise ce qui fait aujourd'hui le bonheur des enseignes de bricolage. "Notre offre répond particulièrement bien aux attentes des propriétaires quiglobal de 5,7 millions d'euros. Les moins fortunés pourront alors se tourner vers l'autre enseigne phare, Brico Marché, dont le recrutement est particulièrement actif dans l'ouest de la France. Une ouverture sous cette marque nécessite un apport per- sonnel de 100 000 Euros. Pour ceux qui souhaitent accéder à une enseigne plus petite et moins coûteuse, une bonne nouvelle : la France est sous-équipée en magasins de bri- colage en zones rurale et rurbaine.n AMEUBLEMENT : PRUDENCE !Le secteur de l'ameublement est probable- ment l'un de ceux qui a le plus souffert de la crise ces dernières années. La baisse du nombre de transactions immobilières n'y est pas étrangère. Pourtant, un ménage français consacre un budget moyen annuel de 463 euros pour l'achat de meubles. Le marché du meuble conserve une croissance atone, voire en très légère hausse grâce à une prise en compte des nouvelles attentes des consommateurs. Ils ont étoffé leur offre en proposant des meubles de style. D'autres mobiliers sont en revanche incontournables pour un confort de vie, c'est le cas de la li- terie. Jérôme Bonnouvrier, responsable de développement des réseaux Place de lasouhaitent réaliser eux-mêmes leurstravaux d'habitat ou qui désirent lesfaire réaliser par une personne de leurentourage, explique Karim Houchi,responsable du recrutement du réseauWeldom. En période de crise, le do ityourself prend tout son sens". Dans cemarché parvenu à maturité, l'apportd'un réseau s'avère souvent crucial. "Avant toute intégration d'un nouveaumagasin au sein du réseau, nous réali-sons une étude de marché très affinée",insiste Karim Houchi. "Lorsque nousdécidons de réaliser une implantation,nous sommes en mesure de garantirqu'un marché existe et que l'entrepre-neur pourra prendre ua moins 20%des parts de marché sur sa zone deproximité. En plus de son exigencesur la qualité des projets, l'enseignedu groupe Adeo compte avant tout surle profil des entrepreneurs qu'ellerecrute pour assurer la rentabilité dusite. "Notre exigence se porte princi-palement sur les aptitudes entrepre-neuriales du candidat. vient ensuite lamotivation. Celle-ci s'évalue au regardde la cohérence de la démarche." Exitles profils d'opportunistes. Autre pointclé, pour le responsable du recrutementde l'enseigne, la fibre commerçante."Un vrai commerçant sait se plier en quatre pour satisfaire ses clients. Il détient des qualités relationnelles qui lui permettrons de satisfaire et fidéliser son client et d’embarquer son équipe dans son projet commercial." Objectif pour l'enseigne: investir les petites et moyennes villes de France.Seul un quart de la population fait réaliser ses trav ;aux par un professionnel il s'agit majo- ritairement des personnes de plus de 70 ans ainsi que des tranches de populations aisés. Les autres, à défaut de mettre eux-mêmes la main à la planche, ont recours à un membre de la famille ou à une connaissance, ce qui n'est pas toujours une garantie de réussite... Ce goût des Français pour les petits travaux a permis au marché de résister à la crise. Le bilan réalisé par la Fédération des magasins de bricolage (FMB) révèle que le marché hexagonal est resté stable en 2013 malgré une légère baisse du volume de ventes des clous, carrelages ou moquettes. La baisse de 20% des mises en chantier de logements neufs a certes pénalisé les enseignes d’ameublement, mais le maintien du nombre de transactions immobilières dans l’ancien a permis de conserver une dynamique. Pour ceux qui souhaitent s'aventurer dans le créneau, sachez que deux groupes se partagent 80% du marché : le26 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOvEMBRE 2014Certains particuliers font appel plus vite que prévu à des réseaux...literie et Tousalon mise sur une parfaite connaissance du produit. « Nous ne recherchons que des personnes ayant précédemment exercé sur le secteur du meuble. La personne doit avoir été chef d’entreprise ou commerçante ». Le dirigeant du point de vente devra en effet mettre en avant la qualité du savoir-faire français. « Nous réalisons un gros travail avec les fournisseurs pour réaliser des collections exclusives ». Pour ouvrir une concession Place de la literie, le droit d'entrée s'élève à 5 000 euros. La redevance est de 680 euros. L'apport personnel représente 25 à 30% de l'investissement global, soit 50 000 euros environ. L'en- trepreneur peut tabler sur un retour sur investissement à échéance de trois ou quatre ans.n HOME STAGING : UN NOUVEAU MÉTIERSi aux Etats-Unis, le Home Staging est utilisé dans 90% des transactions, il n'est en France qu'à ses débuts. L'activité est désormais reconnue comme l'art de faciliter les transaction par l'aménagement d'un bien. Le professionnel a pour mission de « neutraliser » l'immeuble en le dépersonnalisant, en le désencombrant, en réalisant les réparations nécessaires ainsi]]></page><page Index="27" isMAC="true"><![CDATA[Comme nous,Devenez entrepreneurNadège et Thierry , Adhérents du Weldom de Nyons.REJOIGNEZ une enseigne nationale en plein développement qui prône des valeurs fortes et pérennes :Simplicité, proximité, efficacité et satisfaction client.CONTACTEZ-NOUS :Direction Développement - KARIM HOUCHI - Tél 06 46 15 30 48 - karim.houchi@weldom.fr Rejoignez-nous sur www.weldom.fr - rubrique « franchisez-vous »]]></page><page Index="28" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Créer Aujourd’huiqu'en inventant de nouveaux aménagements. Les potentiels acquéreurs pourront ainsi mieux se projeter. L'objectif consiste à réduire le délai de mise en vente et limiter la marge de négociation du prix. Aveo, leader du marché français, propose aux intéressées de développer leur business en concession avant de passer en franchise. Pour saisir cette opportunité du marché, il faut tabler sur un CA situé entre 80 000 et 100 000 € la première année, puis 120 à 150 000 la deuxième. L’enseigne espère un taux de pénétration de 1 à 2 % sur une zone de 100 000 ménages. Soit un potentiel de 50 à 70 prestations par an. Preuve de l'avenir du créneau, le Home Staging est déjà considéré comme une activité à forte valeur ajoutée par les agents immobiliers lors de la prise de mandat.décoration. L'enseigne compte à ce jour une vingtaine d'affiliés. L'apport personnel est de 25 000 euros pour un investissement global de 60 à 100 000 euros. Nul besoin d'avoir fait ses preuves dans ce secteur d'activité pour se lancer dans l'aventure. Autre enseigne prometteuse : Toujours vert. Si le réseau est jeune - il a été créé en 2012 - il compte aujourd'hui une quinzaine de concessions. Son fondateur mise sur les solutions d'aménagements extérieurs sans entretien. Pour avoir une chance d'intégrer le réseau, le candidat doit avoir un profil commercial et disposer d'un apport personnel de 27 000 euros pour un investissement global de 37 000 euros...n MARCHÉ DU SPA ET DE LA PISCINELe marché du Spa et de la piscine affiche des taux de croissance à deux chiffres en France depuis le début des années 2000. Le particulier considère le spa et la piscine comme des équipements loisirs dans sa maison. Un contexte favorable au développement de concepts tel Irrijardin. L'enseigne se situe en périphérie d'agglomération et propose des produits de piscine, arrosages, spas, ainsi qu'un conseil technique et un suivi des prestations. 82 points de vente ont déjà ouvert en France. Pour devenir franchisé, nul besoin d'être un spécialiste de l'eau. La connaissance des techniques et des produits font l'objet d'une formation de 11 semaines. Les candidats doivent également passer l'épreuve des chantiers école et une période probatoire de six mois en magasin. Pour rejoindre le réseau, ils doit tabler sur un apport personnel minimum de 30 000 € pour un investissement global de 240 000 euros maximum. Sylvain viard et Alice Tredez ont ouvert tous les deux une franchise Irrijardin à Saint Maximin. Lui est un ex-ingénieur, elle ex-salariée dans les ressources humaines. « J’avais une très forte envie d’entreprendre et de relever le challenge, tout en restant dans ma commune », raconte Sylvain. « Nous avons apprécié le concept de l’enseigne Irrijardin, où commerce et conseils sont intimement liés. En tant qu'usagers, nous devions faire des kilomètres pour trouver des produits pour la piscine. Nous avons délibérément choisi de nous installer dans la zone commerciale proche de la sortie d’autoroute ». Ainsi, si le pari du commerce organisé est souvent un mode de reconversion à moindre risque, il séduit aussi les jeunes entrepreneurs.Et puis il y a ceux qui veulent le faire eux-mêmes, le dimanche matin, parce qu'ils n'ai- ment pas leurs voisinsDébats politiques sur le nucléaire, augmentation de la facture d'électricité, flambée des pris des énergies fossiles... les EnR ont plus que jamais le vente en poupe. S'il est toujours possible de mieux isoler son habitat et de réduire les besoins en énergie, on ne peut se passer d'un confort minimal. Côté particuliers, tous les moyens sont bons pour réduire le coût. Brisach, leader du marché des cheminées et des poêles dispose de 140 points de vente sur le territoire. Là encore, pas besoin d'une expérience de chauffagiste ou de cheministe pour tenter l'aventure. Gilles Capella, responsable du développement France du réseau, pose comme premier critère le caractère entrepreneurial du candidat. « Nous cherchons des personnes qui seront de bons gestionnaires de centre de profit, mais qui devront également exercer des fonctions de management et de commercial ». Une durée totale d'un mois de formation est nécessaire avant de démarrer. Les cours ont lieu dans la concession-école.n ENTRETIEN DES EXTÉRIEURS : LA MULTIPLICATION DES CONCEPTSDe nombreuses enseignes spécialisées sur le secteur de l'aménagement extérieur et les activités de paysagistes se sont développées au cours des dernières années. Entrepreneurs paysagistes spécialisés dans l’aménagement d’allées, cours et terrasses chez les particuliers... Daniel Moquet s'est imposé comme acteur phare dans le domaine du revêtement de sol. A ce jour, le réseau compte une centaine de franchisés et nombre de secteurs sont encore vierges sur le territoire. « Nous recherchons des personnes qui ont des aptitudes à la vente aux particuliers et qui soient capables de manager des équipes de proximité », explique Hervé Rota, animateur du réseau. Pour l'heure, Daniel Moquet reste le seul acteur crédible du secteur. L'absence de local commercial rend le concept accessible aux petits budgets. Pour une installation, comptez un apport personnel de 40 000 euros pour un investissement global de 200 000 euros. Ceux pour qui l'apport initial constitue un frein peuvent toutefois postuler à un poste de gérant évolutif avec pour objectif d'accéder au statut de franchisé à échéance de trois ans.. Autre concept prometteur, Cardinal Jardin. Ce réseau de partenariat propose une approche innovante du métier de paysagiste grâce à une prise en charge globale des extérieurs. L'offre intègre les allées, le mobilier de jardin, les éclairages, laLes profils s.28 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOvEMBRE 2014n LES ULTRA NICHES FONCTIONNENTOn estime en France le parc de volets roulants à plus de 59 millions. Une mine d'or pour la franchise Repar'Store, unique acteur du marché à proposer un service de réparation. Après une formation de six semaines dans un centre de formation, les franchisés sont opérationnels pour exercer cette activité. Point fort de l'enseigne, elle dispose de sa propre centrale d'achat dont les produits sont commercialisés sur le site « La Boutique du volet » qui compte quelques 1 500 références. N'ayant pas besoin de local d'activité, les candidats peuvent tabler sur un apport faible, de l'ordre de 5 000 euros. Ils disposent d'un véhicule utilitaire transportant plus de 300 pièces. Cela leur permet de réaliser dans un délai de 48h des réparations sur tous types de volets roulants. Le réseau compte actuellement 75 agences. Autre créneau, niche, celle de la vente et de la pose de carrelage. L'enseigne Carrelage Moins Cher affiche un objectif de 10 ouvertures par an et privilégie pour son dé- veloppement le centre et le nord de la France. Limite non négligeable, dans cette enseigne comme dans beaucoup d'autres positionnements de niche, les profils de spécialistes sont privilégiés : « le candidat doit avoir la fibre commerciale et présenter un goût pour la décoration. Il est important qu'il ait une expérience dans le domaine du carrelage », estime Marcel Lago, responsable communication du réseau.n LE DÉVELOPPEMENT DURABLEélectionnés reçoivent en outre une formation Qualibois reconnue par l'Etat. « Les candidats que nous recevons sont souvent dans une phase de reconversions professionnelle », constate Gilles Capella. « Pour autant, nous ne sommes fermés à aucun profil, nous les étudions tous. Le métier d’origine a pas ou peu d’importance ». Une fois formé, le candidat devient concessionnaire. Si le droit d'entrée est fixé à 25 000 euros, le montant de l'investissement global varie entre 150 000 et 2 millions d'euros. Un coût important, mais qui présente l'avantage d'être investi sur un marché stable. La marque s'est fixée un objectif d'une ouverture par mois. De 140 points de vente actuellement, elle compte passer à 200 d'ici trois ans et c'est dans l'ouest de la France que se situent les zones de développement privilégiées.]]></page><page Index="29" isMAC="true"><![CDATA[VOUS AVEZ LE SENS DU COMMERCE ?OUVREZVOTRE GARAGE DELKOENTRETIEN - RÉPARATION - MÉCANIQUE - TOUTES MARQUESÀ partir de 40 000 € d’apport Surface entre 300 et 500 m2Une enseigne en forte croissanceUn marché stable et sécurisantUne forte rentabilitéUn site e-commerce générateur de trafic283 Avenue des Monts Auréliens ZAC Saint Charles - 13 710 FUVEAUTél. 04 42 29 29 62 - Fax 04 42 29 09 81E-mail : recrutement.franchise@delko.frRedevance d’exploitation : 5% du CA HTUn concept clé en mainUne entreprise à taille humaine La force d’un réseau nationalwww.delko.fr]]></page><page Index="30" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Business Guides - Têtes de réseauxonstruire son réseau de franchise n’est que la première étape d’un long chemin pour le franchisés, l’élaboration de la stratégie à long terme, l’animation... Le but est que franchisés etSDonner une âme à l’aventureimplement respecter les obligations légales ne suffit pde groupe, à l’aide de divers outils de communication et de management.C.Par Jean-Marie Benoistas : il importe d’insuffler un véritable espritfranchiseur. Après avoir convaincu des entrepreneurs sur la validité du concept, il faut franchiseur avancent de concert pour le bien du réseau, dans lequel ils sont tous les deuxensuite, si il veut que son enseigne perdure et croisse, faire vivre son réseau. La phrase investis. Cela est impossible sans une bonne communication, qui passe en général par des ani-recouvre en fait de multiples aspects et non des moindres : le recrutement de nouveaux mateurs.Franchise à 360°n COMMUNIQUER... ET ÉCOUTERSi le franchiseur se doit d’être à l’écoute de ses franchisés, il a tout à gagner à adopter une attitude plus volontariste en ce qui concerne la communication à l’intérieur du réseau : il faut aussi communiquer quand tout va bien, pas uniquement pour résoudre des problèmes. Plusieurs outils sont disponibles pour maintenir une communication saine et ouverte dans son réseau, et dans notre société actuelle axée sur le multi- canal, il vaut mieux en avoir plusieurs à sa disposition, chacun ayant son rôle à jouer.Le plus classique et le plus répandu est la convention annuelle. Elle est indispensable pour réunir tous les acteurs du réseau – et leur rappeler qu’ils font partie d’un ensemble : c’est l’occasion de fédérer tout le monde autour des valeurs de la marque. Elle peut être complétée par des séminaires, et avoir un ton plus ou moins studieux – il peut être bon parfois de se réunir pour autre chose que le travail ! Mais elle ne suffit pas par elle-même. Affichant une fréquence plus élevée, un journal interne, permettant de porter aussi bien sur l’actualité de l’enseigne que sur celle des franchisés, est un excellent moyen de transmettre certaines informations. Pour toutes les autres, l’outil le plus adapté aujourd’hui est sans conteste le portail extranet. Il permet de mettre à dispo- sition, à peu de frais et en disponibilité immédiate des fran- chisés, toutes les informations indispensables pour la vente des produits ou services proposés par l’enseigne : informations sur la présentation des produits pour la vente, leur transfor- mation dans le cadre de la prestation de service, l’uniformité, la gestion administrative et financière, l’organisation et la structure de la société, du compte d’exploitation, de la PLV ( promotion sur le lieu de vente), de la mise en place des outils publicitaires et de la coexistence avec les sites marchands des franchiseurs...Tous ces outils prennent en charge la communication du franchiseur vers le franchisé. Mais il faut également que la communication puisse s’effectuer dans l’autre sens, ainsi qu’entre les franchisés eux-mêmes, l’idée étant de créer une véritable synergie entre les différents membres. Pour cela, des espaces de discussion peuvent être ouverts sur l’extranet du réseau ; ceux qui veulent aller plus loin pourront aller jusqu’à la mise en place d’un réseau social interne.pandue est l’organisation de comités régionaux, constitués par les franchisés de la région. Cela présente un double avantage : non seulement cela favorise l’intégration du fran- chisé dans le réseau en installant une entraide locale, mais cela veut dire également que bon nombre de problèmes sont résolus au niveau local.par Laurent DelafontainePar la suite, garder le contact avec chaque franchisé indivi-Associé fondateur Axe RéseauxMembre du Collège des Experts de la Fédération Française de la FranchisePQuel contrat pour lancer son enseigne en franchisearmi les réseaux se développant en partenariat, et compte tenu de l'évolution de la jurispru- dence, nous découvrons ces dernières années denouveaux intitulés de contrats qu'il est difficile de com- prendre et distinguer.Pour rappel, un contrat de franchise exige de posséder une marque commerciale, d'avoir développé et expoité avec succès des outils composant le savoir-faire, de pouvoir former et animer un réseau de partenaires à ce savoir-faire, et enfin, d'avoir prouvé économiquement la valeur du concept dans un site pilote et sa capacité à être développé par un tiers partenaire.Il y a peut-et̂ re d'autres moyens pour faire respecter son concept...Certaines de ces conditions étant parfois manquantes, le contrat de franchise peut alors devenir un "contrat de coopération" ou de "partenariat" ou encore un "contrat de mise à disposition du concept commercial". Sans jugement technique sur ces derniers, force est de constater qu'ils sont difficiles à mettre en œuvre: in- compréhension des candidats, méfiance des banques, rejet des institutions, désintérêt des médias,... Le fran- chiseur se retrouve avec un contrat "sur mesure" alors que le marché lui préfère le "prêt-à-porter".n ASSISTER ET ORGANISERLégalement, un franchiseur a un devoir d’assistance et de transmission du savoir-faire envers ses franchisés – c’est l’un des attraits principaux de la franchise pour les entrepre- neurs. Ceux-ci ne sont pas seuls dans leur aventure, et disposent de toute une infrastructure pour les soutenir. Il est donc essentiel pour le franchiseur de rendre cette assistance la plus efficace possible, d’autant que cela constituera un élément clé pour le recrutement de nouveaux partenaires. Cela veut dire aller au-delà de ce qui est requis par la légis- lation : par exemple, adopter et maintenir à jour des pro- grammes de formations continue ad hoc, ainsi que des chartes et guides en tout genres, en n’hésitant pas à innover si besoin avec des formations en ligne ou en utilisant des terminaux mobiles, pour s’adapter aux nouveaux usages des franchisés.Mais l’assistance commence dès l’ouverture du point de vente. Outre le recours à des animateurs, qui guident au quotidien le nouvel arrivant, une pratique de plus en plus ré-duellement est essentiel. Dans toutes les franchises, les ani- mateurs du réseau vont régulièrement visiter les différents points de vente. Cela permet à la franchise de contrôler la bonne application de son concept, mais il faut, idéalement, que ces visites ne donnent pas l’impression de n’être que des contrôles. C’est également l’occasion d’échanger en direct avec l’entrepreneur et d’évoquer les points de blocage éventuels, de répondre à des questions précises, de prodiguer des conseils... L’augmentation des interactions numériques, principalement utilitaires, permet de transformer cette visite en un moment d’échange humain.Soyons simple, si l'enseigne n'a pas encore tout à fait réunis les conditions de franchise mais qu'elle possède une marque protégée, la licence de marque est un bon contrat pour les premiers partenaires d'un réseau. Pour conclure avec la définition du Larousse: "fran- chise: qualité de quelqu'un qui agit avec loyauté".de nombreuse.ou des commissions de travail auxquels participent des re- présentants des franchisés. Il revient aux franchisés de donner leur avis, de faire remonter leurs attentes et leurs propositions à la tête de réseau. Les sujets abordés peuvent aller des produits sélectionnés à l’informatique, l’utilisation de la mobilité, les évolutions du marketing... Les franchisés sont une source essentielle d’idées ; leur donner un espace structuré où s’exprimer va les impliquer davantage dans la vie du réseau.30 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014Enfin, valoriser les contributions des franchisés est important pour la bonne santé du réseau – et pour sa longévité. Ainsi,s enseignes ont créé des comités consultatifs]]></page><page Index="31" isMAC="true"><![CDATA[REJOIGNEZ UN RÉSEAU LEADER DE CAVISTESProgression moyenne du chiffre d’affaires de 11% en 2013 (ventes à périmètre constant).ILS NOUS ONT DÉJÀ REJOINTSPour une activité “ plaisir ” enrichissante et valorisante dans un secteur porteur et durable...Rejoignez une équipe de plus de 125 partenaires en France et une enseigne reconnue dans le monde du vin.VOUS SOUHAITEZ SAISIR L’OPPORTUNITÉDE RÉALISER VOTRE PROJET D’ENTREPRISE AVEC UN APPORT PERSONNEL DE 50 000 EUROS ?Les Atouts d’Inter Caves :1. Une enseigne leader.2. La force du Groupe Richard, une maîtrise totale de la production à la distribution. 3. Un accompagnement avant et après l’ouverture de votre magasin.4. Une formation technique et commerciale de 5 semaines.5. Une assistance commerciale et produits constante.6. Un soutien promotionnel permanent.Adressez votre candidature à recrutement@intercaves.fr ou contactez-nous au 01 41 32 16 20 et demandez Sandra. Pour en savoir plus : www.franchise-intercaves.frRCS Nanterre B 311 999 312]]></page><page Index="32" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Business Guides - Membres de réseauxVivre l'aventureLe contrat n’est que la première étape. Il faut, si l’on v.eut se donner les meilleures chances de réus- Lsir, véritablement vivre le réseau de l’enseigne, ce qui signifie parfaire ses relations, aussi bienavec la tête de réseau qu’avec les autres franchisés.Par Jean-Marie Benoiste statut du franchisé est, par nature, mixte : il est à la fois un entrepreneur indépendant, et Pour y arriver, voici cinq conseils qui s’appliquent tout au long du parcours du franchisé dans le fait en même temps partie intégrante d’un réseau, qui peut lui apporter soutien et réseau.assistance. Bien s’intégrer, sur le long terme, dans son réseau est une des clés du succès.n RESPECTER LE CONCEPT DU FRANCHISEURCela peut sembler une évidence, mais si une franchise a développé un certain concept, c’est parce qu’elle a déjà remporté un certain succès. La sélection des produits, le placement de certains meubles dans l’espace de vente, le choix d’une certaine communication, etc. ont fait l’objet de mûres réflexions de la part de la tête de réseau, qui de plus dispose d’informations beaucoup plus complètes que le franchisé, puisque rassemblant les données de tous les magasins de l’enseigne. Après tout, le consommateur est attiré et fidélisé par une marque – au moins dans un premier temps. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de faire preuve d’initiative, mais il s’agit là de cohérence dans les choix : le franchisé a opté – tout autant que le franchiseur – de faire partie d’une aventure en commun. Profiter uniquement des conditions d’achats de produits et de services et faire cavalier seul ne peut pas fonctionner sur le long terme.Ce partage d’information vaut également pour les innovations – comme un nouvel outil in- formatique – que le franchisé développe par lui-même, et qui peuvent se montrer bénéfiques pour tout le réseau. Et ce qui bénéficie au réseau bénéficie à tous les franchisés.n UTILISER CE QUI EST DISPONIBLEEn contrepartie de la redevance versée par le franchisé, la tête d’enseigne met à disposition un éventail (plus ou moins large selon les réseaux) de produits et de services, allant des outils de gestion à des formations, en passant par de la documentation, des chartes, des guides, des outils de communication tels qu’un portail intranet... La liste peut s’avérer très longue. Utiliser toutes ces ressources ne fera que faciliter le dialogue avec la tête de réseau et avec les autres franchisés, en fournissant une base de référence commune, et en multipliant les occasions d’échange. Cela implique également de participer régulièrement aux événements organisés par la tête de réseau, qui permettent de garder le contact avec les valeurs de l’enseigne.n CRÉER DES LIENS AVEC SES VOISINSNe s’intéresser qu’au franchiseur serait ignorer la moitié de la richesse que le réseau de franchise peut offrir. Comme ils ne sont pas concurrents, mais confrères, les autres franchisés du réseau constituent un inestimable réseau d’aide et de conseil. Il y a de fortes chances pour que bon nombre des problématiques rencontrées aient déjà été résolues par d’autres, et recourir à leur avis peut faire gagner un temps précieux. Souvent, les enseignes mettent en place des réunions régionales, qui sont un espace de rencontre et d’échange qui peut permettre aussi bien de résoudre des problèmes techniques que de se remonter le moral. Une bonne entente avec ses voisins et collègues peut même mener à des collaborations informelles, comme des coups de mains ponctuels, voire des remplacements en cas d’urgence ou de maladie. Bien sûr, comme toute relation, si l’on veut qu’elle marche, il faut donner de soi et ne pas faire que demander, et être également prêt à faire profiter ses collègues de son expérience. Un franchisé est un entrepreneur indépendant, certes, mais il est aussi membre d’une équipe.n PARTAGER LES INFORMATIONS ET LES INNOVATIONSUne relation réussie fonctionne dans les deux sens. Pour aider leurs franchisés, les têtes de réseaux mettent à leur disposition quantité d’informations en sus de celles demandées par la législation, par exemple sur les résultats des autres magasins de l’enseigne. Mais en échange de ces données, le franchisé se doit de faire remonter toutes les informations (comme les réactions des consommateurs ou les dysfonctionnements repérés) ou les bonnes pratiques issues du terrain. En revanche, il vaut mieux éviter d’exprimer les critiques éventuelles à l’extérieur du réseau. De façon générale, les franchises mettent en place des outils de dialogue adaptés, tels que les commissions de travail ou des solutions de repor- ting.n PARTICIPER À UNE ASSOCIATION DE FRANCHISÉ (SI ELLE EXISTE) Au-delà de l’entraide, créer des relations avec les autres franchisés peut également aboutir à prendre une part plus active dans la direction prise par l’enseigne. Si la tête de réseau définit le concept et décide en dernier ressort des évolutions à apporter, rien n’interdit aux franchisés de soumettre leurs idées. Et pour cela, une association de franchisés est un cadre idéal – si elle existe. Si, par le passé, les associations n’étaient pas toujours bien vues par lesFranchiseenseignes (car souvent créées à l’occasion de conflits), c’est d.Conçue comme un espace d’expression libre et sans tabou entre franchisés, l’association semble complémentaire des animations mises en place par la tête de réseau. Elle permet par ailleurs de structurer l’information, de l’organiser et la trier avant de la présenter à cette dernière. Enfin, elle peut devenir un vrai laboratoire à idées, en fonctionnement permanent, contrairement au comité de travail. Dans certains réseaux, la collaboration entre une association de franchisés et le franchiseur a favorisé des innovations et solutions pratiques, comme la création d’outils informatiques, voire l’évolution du contrat de franchise. En période de crise, l’association peut également jouer un rôle d’aide matérielle ou de conseil aux franchisés en difficulté, en partenariat avec la tête de réseau.& Partenariat To be or not to be ... franchisé. Telle est la question !32 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014pardes habitudes qui auraient pu être prises dans le domaine d’activité choisiréaliser ses propres objectifsSans être un sacerdoce, le statut de franchisé est donc très exigeant. Si le candidat se rend compte qu’il ne remplit pas l’ensemble de ces critères, nous lui conseillons de renoncer à intégrer un réseau, au risque de s'y sentir mal à l'aise et de courir à l'échec. Il faut savoir que l'alchimie de la réussite dépend pour l'essentiel des qualités humaines.e moins en moins le cas.L’indépendance juridique du fran- - Avoir l’esprit suffisamment souple comme avec ses pairs franchisés, chisé implique qu’il est seul respon- pour assimiler la formation dispen- mais aussi faire preuve de suffisam-sable de son projet de création d’entreprise ; aussi le candidat doit- il en premier lieu se demander s’il possède bien les qualités requises pour entrer en franchise. Un travail d’introspection préliminaire s’avère donc nécessaire, encore faut-il savoir ce que sont ces fameuses qualités. Voici la composition d’une « étoffe de franchisé » :sée- Etre en mesure de faire abstractionment d’esprit d’initiative pourMichel Kahn- Posséder à la fois les qualités de stabilité, de dynamisme et d’adapt- abilité requis par le secteur choisi, mais aussi la nature évolutive du systèmeConsultant expert en franchise et partenariat, Président de l’IREF - Fédération des Réseaux Européens de Partenariat et de Franchise, Auteur de « Franchise et Partenariat » (Dunod. Paris, 2009)- Etre capable de se soumettre à une discipline de réseau et d’appliquer le concept élaboré par d’autres que soi- Etre enthousiaste, mais aussi per- sévérant- Etre capable d’agir en réelle inter- dépendance avec la tête de réseau]]></page><page Index="33" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="34" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE Business Guides - Conseils juridiquesL’actu juridiqueLes règles du jeu évoluent. Mieux vaut se tenir au courant des derniers petits ajustements dans le mondemerveilleux, mais parfois controversé des réseaux...n NOUVELLE IMPLANTATION ET ABSENCE D’EXCLUSIVITÉ TERRITORIALEUne décision récente rendue par le tribunal de Nanterre (9 mai 2014-05-22 - Affaire n°2014F00145) vient encore ren- forcer la notion d’exclusivité territoriale. Les juges estiment que même en l’absence d’une telle clause, « le fait par un franchiseur de causer à son franchisé un préjudice concurrentiel n’est pas en lui-même illicite, il n’en est pas de même en cas d’abus par le franchiseur de l’exercice de ses droits ». En l’occurrence, un franchisé qui ne bénéficiait d’aucune exclusivité territoriale aux termes de son contrat reprochait néanmoins au franchiseur d’avoir signé un contrat avec un tiers pour l’exploitation de la franchise à partir d’une adresse proche. Le tribunal lui a donné raison, relevant notamment que le franchiseur avait reconnu la difficulté de la zone de chalandise dans l’état du marché local adressé au franchisé demandeur, et que ce dernier n’avait pas été prévenu de la signature du nouveau contrat. Compte tenu de ces facteurs,Encore un franchisé qui n'a pas vu passer une clause dans le contrat parce qu'il ne lit pas Ecoreś eau...Jean-Marie Benoistcoopérative, mais sous une autre enseigne, indépendante. La Cour d’Appel a estimé que la clause d’exclusivité ne s’appliquait qu’à l’enseigne faisant l’objet du contrat d’affi- liation, et que donc l’arrivée d’une nouvelle enseigne ne constituait pas une atteinte à l’exclusivité territoriale. Une décision également motivée par le fait que le nouveau magasin, selon la Cour, n’imitait pas le concept d’origine.Veille juridiqueparLaurence VernayAvocateassociée co-gérantedu CabinetSAJEALe défaut d’assistance du franchiseur doit êtredémontré par le franchisévec le droit d’utilisation de la marque et le transfert du savoir-faire, l’assistance technique et/ou commerciale du franchiseur au franchiséest le troisième élément obligatoire inhérent au contrat de franchise. Des arrêts récents confirment la tendance pragmatique des juges du fonds qui apprécient la valeur des réseaux à leur efficacité mais aussi à la bonne foi des parties. En effet, La Cour d’appel de Paris dans son arrêt du 27 février 2013 rappelle que le franchisé qui ne réclame aucune assistance pendant une longue pé- riode ne pourra pas ensuite se plaindre du non-respect de son obligation par le franchiseur : « le franchisé est un entrepreneur indépendant qui assume et porte la responsabilité de ses résultats d’exploitation, finan- ciers et commerciaux ». Il ne peut reprocher au fran- chiseur un manquement à ses obligations dès lors qu’il ne démontrait pas que ses difficultés seraient imputa- bles à un défaut d’assistance. Par ailleurs, dans le do- maine des centres de bronzage, deux jurisprudences récentes, favorables au franchiseur, apportent un éclai- rage sur les modalités de preuve. En effet, la Cour d’Appel de Paris dans ses décisions du 22 janvier et du 2 juillet 2014 considère que le franchiseur a correcte- ment accompli son devoir d’aide au franchisé en re- cherchant à le soutenir malgré un environnement règlementaire devenu hostile à son activité. Pour mo- tiver sa décision, elle s’appuie sur les échanges de mails démontrant que la tête de réseau a dispensé au franchisé des recommandations « dont il n'est pas dé- montré qu'elles aient été superficielles ou inapplicables » et lui a proposé plusieurs solutions (diagnostic de per- formance commerciale, enquête anonyme, outil de re- lance marketing..). Enfin, elle indique que le franchiseur a soutenu son franchisé en ne lui deman- dant le règlement des redevances pendant plusieurs mois. On soulignera enfin le comportement fautif du franchisé mis une nouvelle fois en avant par le juge. Dans la première et la troisième affaire, la Cour indique l’absence de demande ou la demande tardive de soutien du franchiseur, dans la seconde affaire, elle relève que le franchisé avait refusé de participer à des opérations marketing proposées par le franchiseur.n OBLIGATION DE RECLASSEMENT DANS LE RÉSEAUDans certaines circonstances, la recherche des possibilités de reclassement d’un salarié doit s’apprécier « à l’intérieur du groupe auquel appartient l’employeur concerné », et donc s’étendre à toutes les entreprises dont les activités, l’organisation ou le lieu d’exploitation leur permettrait d’ef- fectuer des permutations de personnel. C’est notamment le cas lorsque le salarié est victime d’un accident du travail, et déclaré inepte à reprendre l’emploi qu’il occupait précé- demment, comme le rappelle un arrêt de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence du 6 juin 2014 (RG n°12/04674). Suite à une agression à main armée, la salariée d’un franchisé avait été déclarée inapte à tout emploi dans l’entreprise, no- tamment celui d’hôtesse de caisse (son précédent travail). Licenciée, elle a ensuite saisi le Conseil des prud’hommes, qui a fait droit à ses demandes, considérant que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, et abusif. L’employeur a fait appel de la décision, mais la Cour a estimé qu’il lui ap- partenait de démontrer l’impossibilité de permutation de personnel avec d’autres entreprises auxquelles il est lié par un contrat de franchise, et qu’à défaut, il était considéré comme n’ayant pas assez étendu ses recherches.le juge a estimé que l’ouverture du nouveau point de vente risquait de mettre le franchisé déjà installé en difficulté, ce qui constitue un abus de droit, dans le sens où le contrat de franchise doit être exécuté de bonne foi et dans l’intérêt commun des parties.n LES BANQUES PEUVENT AVOIR UN DEVOIR D’INFORMATIONUne franchisée dans le domaine de la restauration rapide avait, lors du lancement de l’opération, sollicité des banques pour financer ses investissements dans le cadre de l’exploitation de sa future activité. Celle qui a accepté s’est présentée comme une spécialiste du monde la franchise, et avait demandé la caution personnelle de la dirigeante. Moins de deux ans après, l’entreprise a fait l’objet d’une procédure collective. La dirigeante a alors assigné la banque en justice à divers titres. Si la perte de chance de ne pas emprunter n’a pas été reconnue, la Cour d’Appel de Paris a considéré que la banque n’avait pas communiqué les informations pertinentes à la franchisée, lui faisant perdre ainsi une chance de ne pas se porter caution. En effet, la banque étant une spécialiste de la franchise, avec un pôle dédié et un partenariat avec la fédération française de la franchise (à laquelle appartenait l’enseigne de restauration rapide), elle disposait (ou pouvait disposer) d’information précises sur le réseau, et aurait dû informer la franchisée sur l’insuffisance des informations précontractuelles remises par le franchiseur.n L’EXCLUSIVITÉ TERRITORIALE S’APPLIQUE À LA MARQUE SEULEPar essence limitatives, les clauses d’exclusivité territoriale, qui sont monnaie courante dans les contrats de franchises, portent atteinte au principe de la liberté du commerce et de l’industrie. La Cour d’Appel de Paris a rappelé, dans un arrêt du 11 juin 2014 (RG n°11/21197), que leur application fait en conséquence l’objet d’une interprétation stricte. Si l’affaire concernait un affilié d’une société coopérative, les implications sont également valables pour le monde de la franchise. L’affilié en question avait vu s’implanter, sur son territoire, un concurrent, ouvert par un autre adhérent de lanes a encore confirmé, s’il en était34 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014la Cour d’Appel de Ren.besoin, que les griefs concernant un contrat de franchise ne peuvent pas être trop tardifs. L’affaire opposait un franchisé qui assignait en nullité du contrat de franchise son franchiseur, suite à la résiliation du contrat. Mais le contrat avait déjà couru, sans aucune plainte, pendant cinq ans déjà ; la Cour a logiquement considéré que cette circonstance ne favorisait pas la crédibilité de la version du franchisé, les vices reprochés étant évidents et apparents pendant toute la durée d’exécution du contrat.n ACQUISITION D’UN FONDS DE COMMERCE APPARTENANT À UN RÉSEAU CONCURRENTUn arrêt de la Cour d’Appel d’Agen du 11 juin 2014 (RG 12/00812) a établi la légalité du rachat de fonds de commerces de franchisés de réseaux concurrents. La pratique, qui permet de conquérir des parts de marché, ne constitue pas un acte de concurrence déloyale. Mais certains facteurs nuancent la décision. Tout d’abord, le franchiseur qui avait « perdu » les fonds de commerce au profit de son concurrent bénéficiait d’un droit de préférence, qu’il avait choisi de ne pas exercer ; et surtout, on n’a pas prouvé que les achats résultaient d’un démarchage systématique et de manœuvres déloyales. Dans ces conditions, les acquisitions ont été considérées comme relevant de la libre concurrence entre acteurs économiques.n PAS DE GRIEFS TARDIFSÀ l ‘occasion d’un arrêt du 22 avril dernier (RG n°12/08326),]]></page><page Index="35" isMAC="true"><![CDATA[n°4franchise-concepts.ecoreseau.frBusiness Guides - Conseils juridiques CLUB ENTREPRENDREL’exclusivité territoriale, forteresse en papier ? C Cetteclausen'estpasunélémentdevaliditéducontratdefranchise.Ellen'estimposéeparaucuntexte.ependant, on la retrouve dans l'essentiel des contrats car elchisé. Mais gare aux subtilités...U.Matthieu Camozzile présente des garanties importantes pour le fran-n contrat de franchise se fonde en priorité sur le savoir-faire, l’assistance et le transfert de droits distinctifs de la marque. L’absence d’une clause d’exclusivité territoriale ne peut être un motif d’annulation du contrat. « Certains réseaux ne font aucune précision dans leurs contrats. Mais ils restent très rares, car le franchisé a besoin de se sentir un minimum protégé », précise Flore Sergent, avocat au Barreau de Paris, du cabinet Simon Associés. Grâce à une telle mention celui-ci bénéficie d’une protection au sein d’une zonegéographique qui peut être discutée lors des négociations concernant le contrat de franchise. Elle lui permet de se protéger de toute concurrence sur la clientèle présente dans cette zonede chalandise. Il a la garantie que le franchiseur ne va pas installer un concurrent ou une succursale.n PLUSIEURS DÉCLINAISONSQuand elle figure sur le contrat, l’exclusivité territoriale peut présenter beaucoup de nuances. « C’est le contrat qui déli- mite le périmètre, pas la loi. Cette clause est d’interprétation stricte, on n’extrapole pas une limitation de la liberté de concurrence », insiste l’avocate spécialisée. La zone doit être précisément délimitée, le plus souvent définie en fonction notamment de la taille de l’agglomération dans laquelle est situé le point de vente, de l’attractivité de la zone, des flux de clientèle ou de la proximité d’éventuels concurrents. Le futur franchisé doit d’ailleurs analyser précisément ces divers éléments avant de s’engager. De ceux-ci dépendront les pers- pectives économiques de son projet. La bonne connaissance géomarketing est un incontournable aujourd’hui pour un dé- veloppement en bonne harmonie.La franchise maîtriséeapparaissent le plus, car les franchisés se croient protégés. La violation pure et simple de l’exclusivité territoriale reste dans l’ensemble assez rare », ponctue la spécialiste.n DROITS DE PRÉFÉRENCEIl est également possible lors des négociations de préciser que le bénéfice d’un droit de préférence est donné au fran- chisé sur un territoire voisin, dans le cas où une opportunité d’implantation se présenterait. Ce type de clause peut être prévue par le franchiseur au sein de la zone d’exclusivité ter- ritoriale attribuée, notamment en cas d’évolutions commer-parJean-BaptisteGouache- La clause moins protectrice est l’exclusivité de franchise, qui empêche l’implantation d’un autre franchisé. « En re- vanche une succursale pourra s’installer, ou une distribu- tion des produits dans des magasins multimarques pourra être organisée. Dans ce système une grande liberté est lais- sée au franchiseur », complète Flore Sergent. C’est là toute la subtilité : il importe de bien différencier l’exclusivité d’exploitation de l’exclusivité d’implantationAvocat Associé - Gouache AvocatsMembre du Collège des Experts de la Fédération Française de la Franchise- Vient ensuite l’exclusivité d’enseigne qui est légèrement plus contraignante, puisque tous les magasins qui portent le nom de l’enseigne sont prohibés sur la zone du franchisé. « Cela concerne donc les autres franchisés, mais aussi les succursales. C’est peut-être l’option qui est la plus utili- sée ».e modèle de la franchise a démontré son efficacité universelle pour l’organisation des réseaux de distribution. Il n’en demeure pas moins sujet à- Troisième alternative, l’exclusivité de produit, qui n’est pas très fréquente. Beaucoup de franchiseurs sont réticents à la concéder. Le franchisé doit donc être vigilant sur la ma- nière avec laquelle l’exclusivité de produit est rédigée dans le contrat. Le contrat peut réserver cette exclusivité à une seule gamme de produits, ce qui laisse le franchiseur libre de diffuser d’autres types de produits dans des magasins concurrents.certaines fragilités auxquelles il faut veiller.Pour qu’un franchiseur prospère, il faut des candidats à la franchise et des financements bancaires pour leurs in- vestissements. Dans l’environnement économique mo- rose qui prévaut, trouver des candidats finançables est une gageure. Se développer suppose de se démarquer des autres enseignes en innovant pour séduire et conclure.Il faut aussi de la sécurité juridique. Il convient que les pouvoirs publics prennent conscience du caractère nui- sible de textes porteurs d’insécurité juridique, tel l’arti- cle L. 7321-2 du Code du travail qui permet à un franchisé de bénéficier du droit du travail s’il revend dans un local au concept du franchiseur des produits fournis par le franchiseur à des conditions ou prix impo- sés. Notre fédération se bat sur ces sujets et doit avoir le soutien de tous les franchiseurs.Il est encore indispensable que les enseignes « blindent » leur contrat. La balle est ici dans leur camp : à elles de se préserver des nullités et des résolutions pour inexé- cution. La rédaction du contrat doit être tournée vers la recherche de la sécurité et anticiper les pièges du conten- tieux. Le risque juridique associé au contrat et les consé- quences financières de sa réalisation doivent être maîtrisés. Le contraire serait une légèreté blâmable du franchiseur."Si tu viens vendre tes crêpes dans ma zone, je t’aplatis comme l'une d'entre elles"LPour que prospère la franchiseSeulement aucun de ces trois systèmes ne protège le fran- chisé de l’implantation d’un magasin qui fait partie du ré- seau, mais qui adopte une autre marque (par exemple un Ibis à côté d’un Mercure, alors que les deux chaînes font partie du groupe Accor, ndlr.). « C’est à ce niveau que les conflitsciales. Le franchisé détenteur de cette protection se voit offrir un droit de préférence dans un délai convenu, généralement de deux à trois mois, afin de faire valoir son droit à toute nouvelle proposition de nouvelle unité qui lui serait soumise ou qu’il pourrait proposer à son franchiseur. Le non-respect de cette obligation ? Il donne droit à la partie lésée d’engager une action en concurrence déloyale, visant d’une part la ces-Le cas à part des ventes sur Internet(cf. Franchise et Concept(s) n°2, « Subtilité numérique » p33)La vente en ligne est par définition ouverte à tous et ne peut pas s'inscrire dans une zone délimitée géographiquement. Un problème pratique se pose donc quant à la coexistence d'une clause d'exclusivité territoriale et d'une commercialisation par le franchiseur de ses produits ou services en ligne. Mais pour résumer les juges considèrent que la création d'un site n'est pas assimilable à un point de vente implanté dans le secteur protégé (CA Toulouse, 11 déc. 2007). Le franchiseur ne viole donc pas l'exclusivité d'enseigne accordée au franchisé.sation d’un trouble concurrentiel, mais pouvant auss.lieu à la réparation d’un dommage qui en résulte.i donnern GARDE-FOULes obligations ne sont évidemment pas unilatérales. Géné- ralement le contrat de franchise prévoit une clause faisant interdiction au franchisé de déplacer ou modifier le lieu de son point de vente agréé par le franchiseur, sans un accord exprès et écrit de ce dernier, qui doit au préalable valider le nouvel emplacement par des études géomarketing.SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014 35]]></page><page Index="36" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLUB ENTREPRENDRE SagaCentury21, ça fait un bail...1Le n°1 de la transaction immobilière, qui peut compter sur son réseau de 850 agences, a réalisé deux millions de projets en 25 ans. Au cœur d’un secteur d’activité compliqué, il veille à sa réinvention permanente.987, Los Lobos font Gérard Duez. Sur la base de nance. Nous avons mis en bueront, dans les années où il était entré en 1987. exclusifs. Développer les ser- lever les foules avec quelques années d’expé- place le mandat exclusif. Sur- 2000, à faire de Century21 L’intéressé a « une angoisse : vices aussi : ménage à l’entrée La Bamba. Pour les rience, Century21 Cerim est tout, nous avons inventé le une référence et à asseoir sa ne pas devenir Kodak ». Alors et à la sortie, organisationanalystes financiers, en re- né. Avec un concept et une système d’estimation qui notoriété. « En allant au- il s’active. Ancrage dans l’his- des pendaisons de crémail-vanche, ça déchante : c’est l’année du « black monday ». Un krach pour le Dow Jones américain sous la pression d’une brutale remontée desmarque made in USA. Le sens de la contradiction ? Hervé Bléry, directeur général de la première heure, qui sera président de 2007 à 2009,n’existait pas. Personne n’y avait jamais pensé avant... » Deux premières clés sur le trousseau. De vendeur de biens, Century21 crée un nouveau métier en mettant en évidence la prestation de service.delà des statistiques décla- ratives, nous sommes devenus une véritable source d’info pour les médias », reconnaît Hervé Bléry, qui a longtemps veillé à l’application rigou- reuse des méthodes de ma- nagement maison.toire des villes et des événe- ments locaux, et volonté d’ac- compagner une véritable ré- volution digitale. Le site cen- tury21 France, créé en 2000, a ainsi été décliné en sites agences en 2006 puis en sites clients ces derniers mois « Nous ne sommes pas des agences de voyage. Nous n’avons pas encore trouvé le moyen d’acheter sur le web, mais 85% des recherches se font aujourd’hui par le net, analyse Laurent Vimont, pré- sident depuis 2009 et tou- jours... locataire. L’objectif pour 2014 : 22 millions de visiteurs uniques. Nous sa- vons que parmi tous ces ou- tils, certains n’existeront plus dans dix ans mais, si nous n’y venons pas, nous allonslères, aide aux formalités ad- ministratives... Nous ne de- vons pas nous comporter comme de simples passeurs de clés » appuie avec le sens de la formule le quinqua aux allures d’ancien GO. Les chif- fres lui donnent raison : en léger recul fin 2012 (à 27,4 M € pour un résultat net de 3 M€), le CA a progressé au cours des trois années précédentes, passant de 23,6 à 28,8 M€. Le mes- sage est convaincant, même si certains de ses collabora- teurs quittent la maison, à l’image de Fabrice Abraham parti diriger Guy Hoquet, pro- priété du groupe Nexity. À l’heure où l’immobilier a été annexé par le PAF avec Sté- phane Plaza, les chevaux de bataille ne manquent pas, àEt en plus ils ont un porte-clé maison...connaî.maines. Oui, il y a des gens qui ne sont pas compétents. Je ne milite pas pour une sanction par le diplôme, mais quand on a une formation initiale de 100 heures, on a un bagage. C’est l’avenir de notre profession qui en dé- pend. »taux d’intérêt. Pas vraiment une bonne nouvelle pour le marché immobilier. Pourtant, c’est bien là que tout com- mence pour Michel Trollé etraconte : « nous avons fran- chisé des agences existantes, j’animais les stages pour les patrons d’agence. Nous avons misé sur la fierté d’apparte-Olivier Remy36 SEPTEMBRE/OCTOBRE/NOVEMBRE 2014DES COULEURS PAR- TICULIÈRES QUI PLAISENTLa progression est soutenue : 100 agences en 1988, le dou- ble l’année suivante puis 80 à 100 agences en plus par an jusqu’à 900 unités. « Nous ne nous étions jamais vrai- ment sentis franchiseurs. No- tre idée était de considérer ceux qui montaient dans le bateau comme des parte- naires, en portant une atten-LAURENT VIMONT ET L’OBSESSION KODAK La formation, une trademark revendiquée par les hommes en veste jaune depuis de longues années. « Nous avons beaucoup de demandes, in- siste-t-on au siège, mais nous faisons des choix. Au- jourd’hui, les créateurs re- présentent 30% des nouvelles intégrations, avec six mois de formation à la clé. Nous assurons 35 stages par an,Nous savons que parmi tous ces outils, certains n’existeront plus dans dix ans mais, si nous n’y venons pas, nous allons mourirtion particulière à l’homme derrière la carte de visite. Avec une obsession : être la marque leader », assume le « sage », comme il est sur- nommé au siège de Vert St- Denis, en Seine-et-Marne. À la question des contraintes de la franchise US, la réponse est nette : « Century21 USA, c’était très secondaire. Nous avons très vite adapté le sys- tème, tout simplement parce que, culturellement, nous sommes très différents ». De la vente de pierre tellement « frenchisée » que, si l’en- seigne peut aujourd’hui se targuer d’un taux de notoriété spontanée de 90% - faisant d’elle l’une de marques les plus top of mind de France, personne ne sait que le concept, créé en 1972, a été importé de l’autre côté de l’Atlantique. L’un des coups de génie sera la mise en place d’une analyse comparative du marché. Prix, indicateurs, statistiques et analyses contri-sans oublier des animations permanentes par des consul- tants en agence, qui sont tou- jours issus du réseau ». Le tournant du développement informatique est bien pris au début des années 90 sous la direction notamment de Gé- rard Coudre, qui va mettre en place l’informatisation du réseau, poussant aussi au ra- chat d’un fournisseur pour disposer d’un logiciel spéci- fique. Un outil qui va aussi permettre la remontée d’in- formation systématique sur chaque transaction, et le clas- sement des agences et des collaborateurs. Alain Dinin (ex-PDG de Nexity) va don- ner une nouvelle impulsion au groupe en reprenant le ré- seau en 2006. Il va miser sur un self-made-man maison, réputé pour régler les pro- blèmes en deux coups de cuiller. Son nom : Laurent Vimont. Un maître nageur qui a gravi les échelons de- puis la petite agence de Melunmourir. Nous ne pouvons pas attendre. Les succès qui se faisaient en 25 ans dans les années 80 se font en dix ans désormais ».commencer par le fichier Amepi qui regroupe les man- dats exclusifs pour « davan- tage de transparence ». Une griffe aussi contre « ces mes- sages comminatoires adressés par le gouvernement aux in- vestisseurs » et la loi ALUR, « un choc de complexification au prétexte d’informer ». Et l’image contrastée de l’agent immobilier ? Laurent Vimont n’esquive pas le sujet. « L’agent immobilier n’a ja- mais eu bonne presse, comme les hommes politiques ou les garagistes... mais on lui re-ASSURER LE PRÉSENT TOUT EN PENSANT AU FUTURD’autant que si le marché stagne, les acteurs n’ont de cesse de muter aux côtés des agences traditionnelles. Au carton des portails Lebon- coin.fr ou Seloger.com « avec lesquels il y a une synergie à trouver », se greffe la concur- rence frontale des agressifs meilleursagents.com ou 123web, mais aussi celle, sur le terrain, des mandataires aux commissions moins oné- reuses. L’ambition du pro- gramme « Oxygène », lancé en 2011, est de rénover le modèle et d’augmenter le ser- vice client en commençant « par rendre visible ce qui ne se voit pas, notamment dans le cadre des mandatst des qualités hu-]]></page><page Index="37" isMAC="true"><![CDATA[Investissez en toute franchise !Détendez-vous... ...même le prix vous repose !www.akena-franchise.com 02 28 07 07 10]]></page><page Index="38" isMAC="true"><![CDATA[franchise-concepts.ecoreseau.frn°4CLuB EntREPREnDRE L’actualité des réseauxDans chaque numéro, EcoRéseau Franchise & Concept(s) vous propose de prendre la parole, de revenir sur un événement ou sur un fait d’actualité qui vous intéresse ou vous concerne.Feu Vert Services Nouveau concept de l’enseigne de centres auto Feu VertGroupe Michel Simond Plus de 10 000 transactionsréalisées depuis la création du groupeLe groupe Michel Simond, crée il y a plus de 20 ans, est un réseau spécialisé de conseil en cession et reprise de commerces et entreprises. Présent sur l’ensemble du ter- ritoire français à travers 65 cabinets d’affaires et avec plus de 300 consultants implantés en région, le groupe a réalisé plus de 10 000 transmissions depuis ses débuts. www.msimond.frMythic Burger Nouveau réseau de burger « premium »A l’image de Feu Vert, le réseau Feu Vert Services - composé de 28 centres (24 sont exploités en succursales et 4 en franchise) - tend à se développer sur l’ensemble du territoire Français avec un concept de 300 m2 pour 4 postes de travail, exclusivement dédié aux interventions rapides avec ou sans rendez-vous sans surface de vente.De nouvelles ouvertures sont prévues prochainement, le dernier centre ayant ouvert ses portes à Sigean (11) le 8 juillet dernier. www.franchisefeuvert.frGuy Hoquet Immobilier Les Petits Déjeuners de la FranchiseAfin d’évoquer votre projet de carrière et vous présen- ter ses spécificités, le réseau Guy Hoquet l’Immobilier - 500 agences en France - organise régulièrement des pe- tits déjeuners.L’objectif : faire découvrir le marché de la franchise immobilière à des créateurs, cadres en reconversion, négociateurs confirmés, agents indépendants, etc. http://entreprendre.guy-hoquet.comSur un marché français du burger en pleine explosion, Mythic Burger - franchise créée en janvier 2014 par le Groupe FL Finance - se positionne sur le segment du burger haut de gamme. Les produits, soigneusement choisis et spécifiquement créés par Mythic Burger directement, peuvent être emportés, consommés sur place ou encore livrés.Inter CavesUn réseau en progressionL’enseigne propose une offre authentique et gourmet de burgers réalisés à partir des meilleurs ingrédients :- des viandes fraîches française sélectionnées par un célèbre maître boucher et cuites à la flamme ;Réseau de 125 cavistes en France, Inter Caves - enseigne reconnue dans le monde du vin - définit le métier de caviste comme un métier "plaisir", enrichissant et valorisant dans un secteur portable et durable. En 2013, Inter Caves affiche une progression moyenne de 11%.- un pain artisanal ;- des frites fraîches maison accompagnées de sauces aux recettes uniques et originales.Forte d'une dizaine de restaurants à ce jour, la franchise prévoit une vingtaine d'ouvertures en 2015. www.mythicburger.com/franchiseL’enseigne sera présente au Forum de la Franchise, 1er évènement en Rhône-Alpes dédié exclusivement à la franchise, et y présentera notamment son nouveau concept. www.franchise-intercaves.fr38 SEPtEMBRE/OCtOBRE/nOVEMBRE 2014]]></page><page Index="39" isMAC="true"><![CDATA[]]></page><page Index="40" isMAC="true"><![CDATA[Découvrez notre Nouveau Showroom Haut de GammeJFC DUFFORT Motors ApprovedPORSCHE 997 Carrera3.6L 325CV BVMGris Kerguelen / Cuir Noir 30/01/2007 - 67 200 km 39 900 €PORSCHE BOXSTERFLAT6 2.7L 265CVBlanc / Cuir Noir 11/04/2013 - 40 900 km 51 900 €BMW X6 40d Luxe3.0L 306CVBeige / Cuir noir 07/06/2012 - 48 900 km 48 900 €AUDI A5 Sportback ambiente2.0TDI 150CV MULTITRONIC Noir / Cuir noir15/04/2014 - 4 500 km36 900 €En savoir plus sur notre label JFC DUFFORT Motors ApprovedLe ShowroomUn espace de 1 500 m2Un conseil personnaliséDes solutions de financement 100 véhicules disponiblesLes GarantiesVéhicules de - de 5 ans Avec - de 60 000 KM Une garantie de 12 mois 158 points de contrôleNous rachetons votre véhiculeVous souhaitez vendre votre voiture ?Nos experts JFC DUFFORT Motors Approved estiment gratuitement sa valeur avant de vous faire une offre d’achat.Votre véhicule est vendu et payé en 24H, sans obligation d’en acheter une nouvelle.JFC DUFFORT Motors vous garantit sécurité, simplicité et rapidité :Pas de risque d’impayéPas de risque de litige avec un particulier indélicat Pas de contrôle techniquePas d’annonce à déposerPas de risque de vol, car ou home jacking Reprise immédiate de votre voiture Paiement express par virement en 24hJFC DUFFORT Motors Approved 23 bis avenue de Saint-Germain 78560 Le Port-Marly www.jfcduffortmotors.comFrédéric Fraquet fredericfraquet@jfcduffortmotors.com T 01 39 58 67 55]]></page></pages></Search>