Avec son modèle du centre auto qu’elle a grandement aidé à populariser, l’enseigne Feu Vert se développe en franchise depuis plus de quarante ans. Et continue d’attirer des entrepreneurs automobiles passionnés. Jean-Philippe Labé, néofranchisé Feu Vert du cru 2020 installé à La Teste-de-Buch (33), a rejoint le réseau en début d’année. Il se tourne déjà vers la reprise post-confinement.

Lancement en 1972, ouverture au développement en franchise et adoption du concept de centre auto en 1979… Feu Vert fait office de spécialiste français de l’entretien et de la vente d’accessoires automobiles. Avec ses quelque 456 centres auto répartis en France, en Espagne et au Portugal, l’enseigne cultive son maillage et diffuse sa fameuse « patte de l’expert ». Un rayonnement construit autour d’un concept simple et efficace, le centre auto, qui mêle sur un seul site de plus de 850 m² d’atelier de réparation et d’entretien automobile et de magasins de vente en libre-service. Sur les 350 centres Feu Vert français, 177 sont des centres en franchise.

Parmi les nouveaux venus au sein du réseau, Jean-Philippe Labé a ouvert son centre Feu Vert le 13 février 2020, du haut de ses 48 ans et de sa longue expérience du secteur automobile français. Il se décrit lui-même comme un « franchisé tout neuf ». Notre directeur connaît des premiers mois d’activité bien particuliers, à l’heure de la crise sanitaire. Certes, la covid-19 est passée par là, mais Jean-Philippe Labé se tourne vers ses prochains objectifs, fort d’un riche parcours dans l’automobile et de l’accompagnement de son nouveau réseau.

Le choix du centre auto en franchise

Et quel parcours ! Fils et petit-fils de carrossier, Jean-Philippe Labé intègre l’entreprise familiale de carrosserie en apprentissage, avant de passer un bac pro en carrosserie. « Je suis du milieu », résume-t-il. Un mordu d’auto, qui baigne dans le secteur des ateliers de carrosserie depuis l’enfance. Mais aussi un serial entrepreneur. Il enchaîne les postes à responsabilité au sein de grands groupes automobiles : « J’ai repris l’entreprise familiale qui est devenue agent Peugeot, puis je l’ai vendue en gardant la direction chez Opel, qui m’a confié en parallèle la direction de concessions automobiles. » Des concessions Opel à Mercedes, en passant par Chevrolet, notre franchisé souhaite ensuite se remettre à son compte. Il quitte Mercedes et remonte plusieurs affaires. Ce « jamais rassasié » prend finalement la direction de la franchise Feu Vert. Un choix de carrière que l’intéressé explique simplement : « Je me suis naturellement tourné vers le concept de centre auto, j’adore cette façon de travailler, tout va vite, on est sur des prestations courtes et j’y ai retrouvé tout ce qui m’amusait et me manquait : un atelier auto très réactif et un magasin avec du conseil de vente. » Le futur franchisé vend ses affaires en Île-de-France et accomplit le grand saut, pour entamer sa carrière d’adhérent dans la région bordelaise : « Même si je me suis retrouvé sans les atouts d’avant ni le même réseau, passer sous enseigne m’a assuré une notoriété immédiate. »

Feu vert pour la reprise

D’un côté, un franchisé au projet ambitieux, de l’autre un franchiseur décidé à l’accompagner. Jean-Philippe Labé et Feu Vert sont partis du bon pied. L’entrepreneur avait aussi présenté son projet de centre auto à Feu vert à son concurrent Norauto, mais c’est bien Feu Vert qui a décidé de lui faire confiance. Depuis, la relation franchiseur-franchisé est au beau fixe. Le franchisé se dit très satisfait du support de son réseau : « Le service développement réseau a été d’un accompagnement solide et sans faille, notamment pendant la phase d’étude. Le directeur régional du développement en franchise s’est beaucoup investi pour l’ouverture. »

Une relation maintenue durant le confinement et la fermeture du site sur consigne de l’enseigne. De l’euphorie de l’ouverture le 13 février à la brusque fermeture le 17 mars, Jean-Philippe Labé et ses huit employés encaissent le coup. Malgré tout, l’activité survit : « Sur le mois d’avril, l’enseigne a mis en place un numéro d’urgence où le personnel de santé et les particuliers pouvaient lancer une demande de dépannage, ça m’a permis de me sentir utile. » Place maintenant à la relance, qui s’annonce positive : « On a rouvert le 4 mai et depuis on est reparti sur les chiffres qu’on avait mi-mars. La progression est constante. On va avoir la saison pour nous aider. » Le tandem fonctionne. « J’ai choisi Feu Vert et je m’en félicite tous les jours. » Pourvu qu’il ne passe jamais au rouge.

Adam Belghiti Alaoui

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