Comment passer du consulting spécialisé dans la franchise à la franchise en tant que gérant ? Puis à la multifranchise ? Le parcours atypique de Marc Bellot, multifranchisé Attila.

Marc Bellot, multifranchisé Attila
Marc Bellot, multifranchisé Attila

« J’avais la quarantaine. J’ai toujours travaillé dans le secteur de la franchise. Le modèle me passionne. J’ai notamment travaillé chez Adhap Services du côté de la tête de réseau. J’ai ensuite intégré un cabinet conseil qui détenait la franchise Attila dans son portefeuille. Le concept m’a d’abord séduit en tant que consultant ». CV efficace pour Marc Bellot, aujourd’hui gérant de trois agences Attila. Pourquoi fut-il séduit ? « La conscience des intérêts convergents entre les deux partenaires, entre tête de réseau et gérant franchisé. C’est peut-être un peu tarte à la crème, mais au nom de mon expérience, ce n’est pas si fréquent que ça. Benoit Lahaye [fondateur de la franchise] a vraiment conscience de l’importance de l’intelligence collective qui rejaillit sur l’organisation de chaque partie prenante. »

Co-construire de nouvelles méthodes de gestion avec la tête de réseau

L’environnement métier lui correspondait aussi beaucoup, reconnaît Marc. Non pas qu’il fût un spécialiste de la toiture, mais évoluer en tant que patron dans un métier de service qui demandait une véritable expertise technique lui convenait. Le futur franchisé se positionne dès lors sur une création. Le choix de la proximité géographique avec le domicile a également pesé. « J’habitais à côté de Villefranche-sur-Saône.

Après quelques négociations, j’ai ouvert une agence Attila en juin 2011 à Trévoux. J’ai suivi le process habituel de la franchise. J’ai appris le métier. Je me suis réglé et j’ai créé mes normes pour me sentir à l’aise dans cette nouvelle aventure. »

Le développement est serein. Surtout, le gérant se constitue un pool de collaborateurs qui s’étoffe et lui donne la possibilité de prendre tout doucement de la hauteur pour approfondir ses projets dans la franchise. « Après plus de 18 mois de réflexion, j’ai décidé de partir dans la multifranchise. J’étais l’un des tout premiers membres du réseau à faire ce choix. Nous avons ainsi coconstruit le modèle de développement et de management, la création d’une holding qui gère les fonctions support notamment, avec Benoit Lahaye, pour mettre toutes les chances de notre côté. »

Le jeune franchisé défriche une nouvelle façon de participer à l’expansion du réseau. Aujourd’hui, les process sont bien calés pour s’installer en multifranchise, ce qui n’était pas le cas lorsque Marc Bellot a décidé de ce choix stratégique. « À l’époque, il a fallu comprendre comment assurer une transition sereine entre la posture d’un patron artisan, présent en permanence sur le terrain, et un patron qui va davantage piloter l’activité de ses implantations franchisées », décrit l’ancien consultant.

Le plus dur ? « Lâcher son bébé et en confier les rênes et l’opérationnel, accepter d’apprendre du terrain alors que nous n’y sommes plus. Et finalement, changer de braquet et d’état d’esprit, passer d’une réussite en cours avec une agence à une réussite en cours sur plusieurs implantations. »

Repartir de zéro même la troisième fois ?

L’ouverture à Saint-Rémy remonte à septembre 2016. S’ensuit le rachat de l’agence de Toulouse Nord, sise précisément à Castelnau d’Estrétefonds en 2019. « Avec le recul, mon parcours a toujours été tourné vers le management, le développement et la création d’entreprise… Le rachat de l’agence toulousaine a été le fruit d’un coup de cœur. Ma famille habite la région. Le franchisé m’a fait part de son projet de départ à la retraite. Après quelques audits, j’ai décidé de racheter », note Marc Bellot.

Pour ce franchisé pionnier, chaque projet est comme un retour au point de départ malgré l’expérience acquise. « Dans un réseau, nous bénéficions d’une structure organisée, d’outils, de prestations communes. L’organisation de chaque agence présente des similarités, mais la personnalité et la vision de chaque gérant donnent des entreprises différentes malgré cet ADN commun. Pour moi, il a été aussi difficile de racheter que de créer. »

Geoffroy Framery

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