Wall Street English : la loi, la master franchise et le bon partenaire

La récente législation sur la formation professionnelle semble dessiner de beaux jours pour les franchises concernées. Parmi lesquelles Wall Street English semble toute destinée à tirer profit de la réforme professionnelle. Explications.

Concept italien, Wall Street English décline sa première master franchise en France dès 1983. Le réseau a connu un développement mixte pour compter aujourd’hui 12 unités en propre et 38 centres franchisés. « C’est un très bon ratio en termes de développement. J’explique toujours à chaque candidat que, dans le choix d’une franchise, il faut surveiller son ratio entre unités en direct et en franchise. Si ce réseau possède un tiers des implantations, comme le nôtre, cette proportion garantit que chaque décision prise pour le réseau ne se fera pas à l’encontre de la profitabilité des franchisés ». Autrement dit, avec ce ratio, le franchiseur développe une logique de copartenariat.
À ce sujet d’ailleurs, le franchiseur mondial joue son rôle à fond : « Chaque année, notre franchiseur investit dans le développement produit. Nous sommes même à la pointe de la technologie. Ce en quoi nous nous démarquons des autres acteurs de la formation car selon une étude de la FFP, 2/3 des organismes de formation ont à peine commencé leur numérisation », remarque Nathanaël Wright, patron de la master franchise en France.

Faites votre calcul grâce à la nouvelle loi

« Nous envisageons entre 7 et 12 années de ciel bleu [c’est-à-dire le délai estimé entre l’application de la loi et sa potentielle reconduite si le président actuel est réélu, NDLR] grâce à la loi relative à la réforme de la formation professionnelle du 5 septembre 2018 mise en application dès le premier janvier 2019 », estime le master franchisé.
Contexte : sous l’effet de cette loi, chaque actif cumule 500 euros par an, cumulable jusqu’à 5 000 euros, voire 8 000 euros pour les personnes à faible degré de formation (niveau CAP et inférieur). Ce même actif se formera le cas échéant sans demander l’autorisation à son employeur. Changement majeur dans la réforme professionnelle.
« En 2019, personne ne part de zéro. Les heures du droit individuel à la formation – DIF – et du compte personnel de formation – CPF – sont converties. Nous avons calculé que la majorité des Français vont partir avec un socle moyen d’environ 2 700 euros. Un franchisé qui ouvre chez nous sait que les salariés, à 95 %, n’ont jamais utilisé leur CPF ni leur DIF et disposent donc de 2 700 euros pour se former, montant auquel il est possible d’ajouter 500 euros par an. « Pour nous, un centre qui fonctionne bien dégage 1 million d’euros. Ce qui représente 300 à 330 clients. En termes d’implantation, 300 à 330 clients doivent représenter 1 % de la zone de chalandise, soit 1 % sur une base de 30 000 actifs, ce qui correspond aux agglomérations de 50 000 à 100 000 habitants. »

Dans le cœur de métier

Wall Street English présente une double proposition de valeur : d’abord celle de progresser véritablement. « Nous avons mené une étude sur une base de 5 000 de nos participants pour constater que la progression sur notre échelle de niveaux est directement corrélée avec les paliers définis dans le cadre européen commun de référence. Ensuite, « nous allons plus vite que nos concurrents. Nos participants mettent 30 à 40 % de temps en moins pour atteindre les niveaux les plus élevés toujours dans ce cadre européen de référence », selon Nathanaël Wright.
Car la caractéristique fondamentale de ce réseau demeure son style de pédagogie, le slit blended learning. « Vous pouvez accéder à un cours seulement si vous avez assuré la préparation multimédia au préalable. Une personne qui arrive à son cours est donc déjà prête. Ce qui n’est pas le cas chez nos concurrents qui placent le multimédia en surcouche du cours en présentiel. Ajoutons qu’un accompagnement est prévu. Une équipe vous suit et valide votre progression », analyse le patron français de la master franchise.

Une bonne connaissance du marché avant tout ?

Le dirigeant ne cache pas rechercher de futurs master franchisés qui ont bien identifié une zone de chalandise de 60 000 habitants. « Nous cherchons des candidats intimement liés à un bassin économique, au profil vendeur-commerçant qui apprécient vendre aux particuliers et qui ne rencontrent pas de souci pour rencontrer plusieurs prospects par jour pour leur expliquer notre méthode et la manière dont ils vont se faire financer. Un apport de 100 000 euros est ensuite exigé pour un investissement total de 300 000 euros qui comprend les droits d’entrée, l’accompagnement, la formation, l’ouverture de l’école… Et dans ces 100 000 euros, une bonne part est réservée à la trésorerie du franchisé pour éviter tout impair de gestion. »

Un cap commun réglé à l’aune d’une relation de type gagnant-gagnant

Les royalties représentent 20 % du CA. « Nous animons un réseau de façon paternaliste. Nous prenons les royalties uniquement après que les paiements ont été libérés. C’est une exception pour la master franchise en France. Et caractérise notre état d’esprit. L’idée est que notre façon de percevoir et d’investir fasse sens économiquement pour le franchisé », note Nathanël Wright dont le réseau connaît en 2018 40 % de croissance.

Geoffroy Farmery

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