Temporis Bois-Colombes, l’intérim plein-emploi

Temporis Bois-Colombes : agence d’emploi, ruche, intérims impossibles… La franchise d’Emmanuel Morey vend de la ressource humaine en total respect.

L’agence Temporis de Bois-Colombes est une petite fourmilière malgré sa taille de TPE – sept salariés. À leurs bureaux, Rémi, le responsable d’agence, et son collègue Nabil n’arrêtent pas. Les téléphones bipent sans arrêt mais les deux hommes, dûment équipés de casques micro, gardent leur calme, répondent aux appels et parviennent en même temps à scanner des documents et à accueillir les personnes venues s’inscrire. Leur patron, Emmanuel Morey, n’est jamais loin et n’hésite pas à leur donner un coup de main en cas de besoin. Après
15 ans de carrière dans la finance, cet ancien responsable du pôle franchise du groupe Crédit Agricole SA a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat il y a huit ans. « Dans le cadre de ma mission, j’étais en relation avec des franchiseurs, dont le réseau Temporis que j’ai accompagné pendant trois ans. » Il a franchi le pas.

Créé en 2000 par Laurence Pottier-Caudron, le réseau Temporis compte 154 agences pilotées par une centaine de franchisés ou associés. Temporis se qualifie de « premier réseau national d’agences d’emploi », il est bien reconnu dans le secteur du travail temporaire et plus largement dans le monde de la franchise. Le réseau emploie près de 8 500 intérimaires et compte 4 000 entreprises clientes. C’est son concept qui a séduit Emmanuel Morey. « Il me correspondait. Je voulais être chef d’entreprise, travailler dans les RH, mettre mes qualités commerciales au service des autres, ceux qui cherchent du travail en l’occurrence », explique le franchisé. L’accompagnement apporté par le réseau a également joué un rôle important dans son choix de franchise. « Le métier d’intérim est très concurrentiel et complexe au plan juridique car la réglementation change constamment. Temporis nous apporte tous les outils nécessaires, dont la partie informatique et juridique. » En huit ans, Morey a développé deux structures, Temporis Généraliste – les métiers dans le secteur de transports et de la logistique – et Temporis Consulting, dédié au secteur tertiaire. Aujourd’hui, l’agence figure parmi les quatre leaders sur le marché du transport voyageurs (bus, cars, poids lourds). « Nous travaillons avec une cinquantaine d’entreprises actives comme Transdev ou Keolis », détaille le patron.

L’agence finance parfois les permis de poids lourds pour aider ses clients intérimaires.

Approche humaine

« Nous recevons beaucoup de demandes et il faut aller vite. Il n’est pas rare que l’on nous appelle mardi pour nous demander de trouver pour vendredi 40-50 conducteurs de bus », raconte Rémi. Les journées sont rythmées entre demandes des entreprises clientes et les intérimaires en attente de poste. Le téléphone grésille dès 9 heures le matin. Tombent les mails et les messages arrivés dans la nuit. « Nous recevons près de 300 appels par jour. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. »
S’ennuyer ? Chez Temporis, les intérimaires ne sont pas de simples numéros de téléphone dans la base de données. Ce sont des… clients. « Les entreprises nous offrent le marché, mais ce sont les intérimaires qui le remplissent. C’est grâce à eux que nous réalisons notre chiffre d’affaires. On va mettre autant de respect et de motivation à remplir une demande d’une entreprise que de recevoir un intérimaire », s’enflamme Nabil. Tous deux anciens intérimaires, Rémi et Nabil connaissent de l’intérieur les codes de la population intérimaire avec laquelle ils travaillent. Pour Nabil, « être intérimaire, ce n’est pas facile tous les jours. Il faut le comprendre ».

2 000 euros nets en moyenne

Les besoins des « clients intérimaires » ne se limitent pas à l’envie de travailler. « On les accompagne, on leur délivre du service », explique Emmanuel Morey. Toujours souriants, les trois hommes sont à l’écoute, que la question porte sur le contrat ou pas. Exemple fort : l’agence finance parfois les permis de poids lourds qui vont donner leur chance aux candidats et enrichir le fichier de l’offre. « On est un peu dans du social. Ces accompagnements annexes fidélisent nos clients intérimaires. Inutile de confirmer qu’ils/elles apprécient cette approche », valide Emmanuel Morey, parfaitement conscient que c’est cette considération humaine qui différencie son réseau de ses concurrents. L’agence fait travailler 190 intérimaires chaque mois. « Le salaire moyen est de 2 000 euros nets », calcule le franchisé. L’agence propose également à ses entreprises clientes des prestations de placement en CDD et CDI. Elle est alors payée à la commission. En 2018, le chiffre d’affaires a dépassé la barre des quatre millions et Temporis Bois-Colombes a été élue meilleure agence de formation « franchisé ». Sur place, ça se sent et ça se voit.

Anna Ashkova

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