Alain Duret, la franchise Cash Converters en famille

Tout l’art de coter les objets...
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Jamais deux sans trois

En trois ans, la famille Duret a réalisé trois ouvertures et ce malgré 200 000 euros de dégâts sur la seconde ouverture. Retour sur cette histoire familiale en franchise.

Dans le Sud de la France, Alain Duret avec sa femme Marie et leurs deux enfants Hugo et Anthony sont sur le point d’ouvrir leur troisième point de vente Cash Converters. Une belle histoire familiale qui a débuté en 2014.

Réflexion familiale sur le tard

« J’ai fait carrière dans la promotion immobilière, j’ai ensuite été dirigeant d’un grand groupe dans le nettoyage industriel. Aujourd’hui, je m’occupe du développement et de la communication, un de mes fils a pris en charge l’administration, l’autre est responsable opérationnel et se concentre sur les achats et les marges réalisées sur les produits ; enfin mon épouse se consacre au secteur de la bijouterie et des métaux précieux. Sept employés polyvalents complètent notre structure », détaille le père de famille. Une organisation léchée pour des performances qui donnerait le sourire à n’importe quel franchiseur. «  Notre première ouverture a eu lieu en juillet 2014. Nous avons atteint très vite notre seuil de rentabilité et nous avons surperformé notre prévisionnel. Nous avions été raisonnables sur les chiffres, alors que nous bénéficions d’un très bon emplacement ». L’application de la méthode apprise par ses deux enfants en stage chez d’autres franchisés, aurait ensuite fait la différence. « Nous sommes aujourd’hui les leaders dans l’achat et la revente d’or, dans un réseau de 130 magasins », s’enthousiasme Alain Duret, qui dit aujourd’hui beaucoup s’amuser et prendre du plaisir en franchise. Cette réussite s’inscrit au départ dans une réflexion familiale pour donner un petit coup de pouce professionnel aux enfants. « J’ai débuté dans la franchise alors que j’arrivais déjà à l’âge de la retraite. Mes deux enfants avaient fait des études mais ils se cherchaient encore et ne savaient pas trop vers quoi s’orienter. Finalement, nous avons mûri le choix ensemble. Pendant cette phase de réflexion, je restais persuadé qu’il fallait être adossé à une enseigne pour faire du commerce de proximité. Je me suis ensuite intéressé à plusieurs secteurs. Celui du marché d’occasion offrait de belles perspectives, au regard de sa croissance ces dernières années. C’est un métier qui m’était tout à fait inconnu. Nous avons commencé par des visites chez des franchiseurs en famille. Et nous nous sommes très vite aperçus que cela nous plaisait… à tous », se remémore Alain Duret.

Temps record entre la prise de contact et l’ouverture

Le candidat à la franchise se rapproche alors des trois grands noms spécialisés dans le négoce de produits d’occasion, tout en multipliant les démarches en parallèle pour trouver un local.

D’ailleurs, la famille obtiendra le feu vert pour s’implanter dans le centre commercial de Grasse dès avant de signer le contrat de franchise. Un argument de poids au moment de choisir l’enseigne.

« J’appelle les franchiseurs le vendredi. Seul Cash Converters m’a rappelé le jour même. On me fixe alors un rendez-vous pour le mois suivant. Je leur explique que d’ici là, le choix sera peut-être déjà fait. Et finalement, j’obtiens un rendez-vous au siège 48h plus tard à Paris. Notre projet était ficelé. Deux mois après la signature du contrat, nous avons ouvert notre point de vente. Un record pour la franchise », précise Alain Duret.

Les mois se succèdent sans écueil à l’horizon, si bien que la famille décide avec le franchiseur d’ouvrir un second point de vente. « En juin 2015, nous réalisons notre seconde ouverture. Mais après trois mois d’activité, notre magasin subit de graves dommages : plus de 200 000 euros de dégâts, en raison des inondations qui ont lieu sur la région. Les procédures avec les assurances et la franchise se déroulent à merveille. Nous avons été très bien remboursés. Nous décidons alors de déménager dans un nouveau centre commercial à Mandelieu les Tourrades », témoigne le gérant. Aujourd’hui, la famille s’apprête à ouvrir un troisième point de vente, tout en changeant de stratégie d’implantation. Le troisième point sera la version micro, un Cash Converters City, à proximité de la gare de Cannes.

Complexité du métier à ne pas sous-estimer

Aujourd’hui, Alain Duret est élu au comité d’enseignes et représente les franchisés auprès de la tête de réseau, signe que le multi-franchisé ne fait pas qu’appliquer le savoir-faire. Il le fait vivre aussi. Le dirigeant toutefois alerte : « il existe une réelle complexité métier. La multitude de familles de produits exige une connaissance fine de chacune. Et certaines d’entre elles sont sensibles : par exemple, les téléphones portables représentent 25% du CA de nos magasins. Pourtant, sur ces produits, les marges ne sont pas très fortes et cette famille de produits exige un SAV performant.

La difficulté de notre métier est de bien acheter pour avoir le moins de difficulté. Mais cela ne signifie pas acheter le moins cher possible car il faut rappeler que le vendeur est bien souvent aussi client de l’enseigne. » Chaque franchisé, pour être mieux guidé dans sa démarche de négociation, peut s’appuyer sur l’Intranet. Chaque produit va être scanné. Et l’Intranet va renseigner le prix d’achat du produit, le délai et le prix de vente sur le réseau national. « Cela permet de donner une cote au produit. Le prix sera ensuite déterminé par rapport à notre stock », note Alain Duret. Un outil entre autres, qui légitime le passage en franchise.

Chiffres clés

Le réseau Cash Converters représente plus de 800 magasins dans 23 pays, avec 125 magasins en France et 6 en Suisse. L’investissement – stock inclus et hors pas de porte – est estimé à 250 000 euros, et l’apport personnel lui, à 100 000 euros. La marge brute est évaluée à 51%. Le CA moyen est de 1,2 millions d’euros TTC. Le contrat court sur une durée de 9 ans. La redevance est fixe (1 450 euros) et les droits d’entrées sont de 35 000 euros.

Geoffroy Framery

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