Rester lucide malgré le confinement 24 heures sur 24

Représentez-vous par exemple les deux tours du cadran de l’horloge comme un cycle de 24 heures qui correspondrait peu ou prou aux quatre saisons que nous connaissons.

Claude Boiocchi, coach personnel, consultant en stratégie & formateur

Claude Boiocchi, coach personnel, consultant en stratégie & formateur, poursuit la publication de ses conseils pour tous.

L’un des effets négatifs du confinement et non des moindres est qu’il nous soustrait à la lumière naturelle sauf à disposer d’un balcon, d’un jardin ou d’une cour intérieure bien exposée. Mais c’est aussi l’occasion pour chacun de s’interroger sur ses activités diurnes habituelles et peut-être d’en faire la critique ou tout au moins d’en mesurer à nouveau la valeur réelle.

La chronobiologie, science qui étudie nos cycles en tenant compte du fonctionnement de notre organisme, nous enseigne que le respect de l’alternance jour/nuit est crucial pour notre santé et que c’est en tenant compte de ce contraste qu’il nous est possible de bénéficier d’un sommeil de qualité et réparateur, d’avoir de l’appétit, d’être plutôt de bonne humeur, d’avoir les idées claires, etc.

Or il se trouve que l’existence hypermoderne que beaucoup d’entre nous menons désorganise totalement cette relation harmonieuse et saine au cycle des 24 heures. Il va de soi que certaines professions induisent ce décalage et engendrent un déphasage que les employeurs doivent ou devraient compenser pour préserver la santé physique et mentale de leurs salariés ou intervenants. Mais nombreux sont ceux qui pour des raisons diverses et non essentielles se laissent influencer par les tentations diverses et variées jusqu’à disloquer leur emploi du temps quotidien et confondre l’agitation, l’abrutissement et l’hyperactivité avec l’exigence d’une vie bien remplie et enthousiasmante.

Ce que nous vivons actuellement est probablement l’occasion de prendre davantage en considération ce qu’habituellement nous sous-entendons lorsque nous nous souhaitons mutuellement de passer une « bonne journée ! » Représentez-vous par exemple les deux tours du cadran de l’horloge comme un cycle de 24 heures qui correspondrait peu ou prou aux quatre saisons que nous connaissons. Il y aurait donc un printemps qui démarrerait tôt le matin au lever du jour, puis un été qui se situerait en milieu de matinée et se terminerait une fois l’après-midi bien entamée. L’automne commencerait en début de soirée vers 18 heures et l’hiver serait la période essentiellement dédiée au repos, au calme, à l’obscurité, à l’apaisement.

Il va de soi que ces quatre moments s’évaluent différemment en fonction de votre personnalité, de vos activités et de vos contraintes, mais je vous invite à y songer et à mieux répartir certaines de vos pratiques en fonction de ces microsaisons. Vous réaliserez sans doute combien certains repérages simples contribuent à vitaliser votre existence et peut-être qu’au sortir de cette réclusion votre nouvelle manière de différencier l’aube du crépuscule vous aidera à ressentir pleinement la satisfaction d’une journée dynamisante et créative avant d’accueillir avec sérénité la nuit et ses innombrables bienfaits régénérateurs.

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