Les Trophées de l’Iref reportés

En raison de la crise sanitaire, le 33e concours Meilleurs franchisés & partenaires de France de l’Iref, prévu le lundi 16 novembre, a été reporté à une date ultérieure. Ce n’est que partie remise donc pour récompenser les réseaux qui se sont démarqués en cette période particulière et qui ont su rebondir grâce à des actions de soutien, utiles à leur réseau. Qui dit année inédite dit critères de distinction exceptionnels. Quatre catégories seront ainsi à l’honneur : la transformation numérique, le développement économique et commercial, l’action citoyenne et solidaire, et le management.

Deux questions à Michel Kahn, président de l’Iref

« L’effet télétravail va jouer »

Comment les réseaux ont-ils vécu ce deuxième confinement ?

Ils ont beaucoup travaillé et été exemplaires pour la plupart. Les réseaux ont mobilisé de l’intelligence collective pour parvenir à une meilleure performance en économie, marketing, organisation et surtout en… numérique ! De grands efforts ont été accomplis, tout a été optimisé et « scannerisé ». En réalité, la crise n’a pas changé grand-chose, simplement tout s’est accéléré, je pense aux comportements des consommateur·rices. Environ 2,5 millions de ménages se sont mis à l’e-commerce, 29 millions de ménages au total en France, les réseaux ont donc dû s’adapter. Même des restaurants étoilés ont dû se mettre au click and collect… Les réseaux, plus globalement, se doivent d’offrir un maximum de services pour se distinguer.

Et pour quelles perspectives ?

Bien sûr, les réseaux sont inquiets puisque la crise économique est en réalité devant nous. Il y aura des défaillances. Inquiets aussi parce que le pouvoir d’achat des ménages sera touché. Pour l’instant, on n’a pas vu l’impact sur le pouvoir d’achat, on parle même d’un surplus d’épargne des ménages, mais ça va arriver. Il faut savoir que pour les moins riches d’entre nous, certain·es démarrent le mois avec 65 % de frais fixes, soit un reste de 35 % pour, non pas finir le mois… mais le commencer ! Des choses positives quand même : le télétravail s’est accéléré et va impacter le commerce. Des gens qui travaillent habituellement à Paris le feront en province ou ailleurs, ce qui nourrira l’économie locale. En zone urbaine, c’est un emploi pour un habitant·e, et ailleurs un emploi pour deux habitant·es, on assistera à un effet télétravail.

Propos recueillis par Geoffrey Wetzel

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