Des réseaux anciens, qui n’en sont pas moins dynamiques dans leurs secteurs…
Des réseaux anciens, qui n’en sont pas moins dynamiques dans leurs secteurs…

C’est dans les vieux pots…

Les enseignes connues depuis de nombreuses années sont toujours attractives pour les candidats en 2016. En voici les raisons.

Des enseignes occupent les premiers rangs depuis de nombreuses années, mais n’en perdent pas moins tout leur attrait pour les candidats franchisés, qui y perçoivent de nombreux avantages.

Des secteurs porteurs en 2016

Certaines enseignes, bien que très anciennes, ont la chance d’évoluer dans des secteurs renouvelés par le contexte. Dans ces cas être un acteur traditionnel est assurément un avantage. En outre, « les concepts qui ont un vécu ont plus d’attraits sur le papier que les nouveaux. Il n’est pas sûr que dans quelques années ce qui est tendance ne stagnera pas », précise Sylvain Bartolomeu, associé au sein du cabinet Franchise Management. Les services à la personne remplissent tous les critères. En effet, 4,5 millions de ménages ont recours aux services à la personne et 2,8 millions de ménages en auront besoin dans les années à venir. « Aujourd’hui, nous enregistrons 33 000 structures agréées dont 20 000 entreprises, et 4,8 % de l’emploi en France. Le vieillissement de la population va porter le secteur », souligne Alain Bosetti, fondateur du salon des services à la personne. Selon lui, nous allons bientôt être témoins de regroupements des enseignes et de l’arrivée ou du retour de grandes entreprises dans le secteur. Ainsi le groupe La Poste a décidé de renforcer son offre avec une prise de participation majoritaire dans le groupe Axeo, acteur des services à la personne. Les plateformes intermédiaires issues de l’économie du partage y perceront également. « D’ici cinq ans, nous aurons un secteur plus mature avec plus de formations, d’enseignes, de grands groupes et la mixité d’interventions humaines et technologiques  », annonce l’entrepreneur. De son côté, Laurent Delafontaine, associé-fondateur d’Axe Réseaux et membre du Collège des experts de la FFF, remarque aussi l’envolée des services aux entreprises. « Le bel exemple est la franchise Greenwishes qui propose aux entreprises un service de tri sélectif, de collecte et de recyclage de leurs déchets de bureau. Actuellement, les candidatures affluent ». Les soins de la personne fonctionnent également très bien car ils nécessitent peu d’investissements.  Les secteurs liés à l’alimentaire sont également porteurs. La restauration rapide reste une valeur sûre. « Surtout le secteur de la pizza, car les Français se placent dans le trio de tête des plus gros consommateurs de ce produit », explique Sylvain Bartolomeu. De même, tous les métiers du bâtiment sont en train de rebondir. « Par exemple, l’enseigne Daniel Moquet tourne bien, car elle référence des artisans avec une offre transparente », souligne Sylvain Bartolomeu.

Ne pas changer, mais se renouveler

Selon les chiffres FFF CSA/Banque Populaire, parmi les franchiseurs ayant fait évolué leur concept au cours des cinq dernières années (rénovation du concept architecture, nouveau processus de vente, nouveaux services …), 82 % déclarent que l’impact a été positif sur leur CA. 46  % en ont fait le constat dès la première année et même 22 % dès les premiers mois ! La parution du digital a amélioré le suivi des clients. Par exemple, Speedy a parfait sa performance grâce aux rendez-vous en ligne. O2 a développé un système de gestion de plannings qui sont performants et facilitent le travail des employés. « Les enseignent repensent leur stratégie du cross canal », constate Sylvain Bartolomeu. En effet, ces innovations sont même parfois intrigantes et attirent le client. Comme la livraison par drones ou encore par canoë de Domino’s Pizza. Ou encore, Speed Burger qui lance la livraison par vélo électrique. Le but : réduire l’impact environnemental de l’enseigne et assurer un délai de livraison toujours plus rapide en ville. « Pour les franchisés, le vélo est une alternative de déplacement économique et pour les livreurs, une variante appréciée par rapport au scooter », précise le groupe. Les franchises repensent aussi leur concept visuel et réaménagent le parcours de leurs clients au sein de leurs locaux. « Prenez par exemple le McDonald’s  sur les Champs Elysées à Paris », cite Laurent Delafontaine. Picard repense également le parcours client. Sur l’exercice 2015-2016, le spécialiste des surgelés a fait progresser son CA de 1,9%, à 1,4 milliards d’euros. L’enseigne plus que centenaire multiplie les innovations et cherche de nouveaux marchés. Picard s’apprête ainsi à lancer toute une série d’innovations, lançant des “coins repas” dans deux magasins. Il s’agira d’un espace dans lequel la clientèle pourra déjeuner après avoir acheté ses produits. Cet espace restauration sera évidemment équipé de fours micro-ondes. De plus, Picard va installer des distributeurs automatiques de plats surgelés dans des entreprises et des résidences universitaires. Une douzaine de produits seront proposés, dont deux desserts. La communication interne a aussi été repensée grâce au numérique. Les réseaux établis mettent de plus en plus à jour leurs informations, qui sont immédiatement consultables par le franchisé. « Ils ont également pensé au e-learning  (formation en ligne) qui permet de former à distance les membres du groupe. Par exemple, les enseignes Sushi Shop et Guy Hoquet l’utilisent beaucoup », ajoute Laurent Delafontaine.

Le poids de l’expérience déterminant

Le choix d’un emplacement adapté reste la condition essentielle à la réussite d’un projet. Et les réseaux établis ont des compétences en la matière, notamment au niveau du géomarketing (cf. l’Enquête). Les candidats franchisés perçoivent de plus en plus ces petits détails garants du succès. « Il ne faut pas céder aux émotions. Il faut aller voir au moins trois enseignes du même secteur d’activité et rencontrer trois franchisés par enseigne. Ainsi, vous aurez une bonne vision non seulement du secteur mais aussi de la concurrence », conseille Laurent Delafontaine. « Ne raisonnez pas comme un client mais comme un entrepreneur », ajoute Sylvain Bartolomeu.

Anna Ashkova

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